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La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

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La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014, 09:07

La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? «Oui», répondent avec force le philosophe et la romancière Joy Sorman, car si le statut juridique des animaux a changé, la souffrance, que l’homme leur impose, demeure. Plaidoyer.

Le moine et l’écrivain. Matthieu Ricard s’est battu pour que le statut juridique des animaux change en France et partage sa réflexion dans son dernier essai.

 

Madame Figaro.– Vos derniers ouvrages (1) nous interpellent sur la souffrance animale. Pourquoi cette cause vous touche-t-elle tant ?

Matthieu Ricard.–Parce que « les animaux sont mes amis… et je ne mange pas mes amis », répondait le Prix Nobel de littérature George Bernard Shaw. Notre incohérence éthique me frappe. Nous adorons nos chiens et nos chats, et la faune sauvage nous émerveille. Mais chaque année, 60 milliards d’animaux terrestres et 1 000 milliards d’animaux marins sont tués pour notre consommation. C’est d’autant plus inacceptable que les études scientifiques montrent les capacités intellectuelles et émotionnelles d’une grande partie de ces espèces. Mon livre est un appel pour cesser de considérer les animaux comme une sous-catégorie d’êtres vivants. Et je ne suis pas le seul. De plus en plus de voix s’élèvent, non des « animalistes » forcenés, mais des intellectuels et des artistes dont la compassion se tourne vers les animaux. C’est pour cette raison que j’ai aimé votre roman, Joy Sorman. En nous projetant dans la peau et la tête d’un être mi-homme, mi-ours, exhibé dans les cirques et les zoos, votre livre étend notre imagination et favorise l’empathie.

 

Joy Sorman.–Matthieu Ricard, vous êtes le lecteur idéal de ce roman ! Mais j’avoue que ce thème de la souffrance animale ne m’a pas toujours touchée. Je me suis d’abord intéressée à l’animal comme motif romanesque et figure esthétique. Vous parlez d’empathie, Matthieu : j’aime ce mot car, pour moi, c’est le fondement de l’écriture. Écrire, c’est se mettre « dans la peau de » pour créer une possibilité de rencontre et de connaissance. Dans ce roman, j’ai choisi un ours, mais cela aurait pu être un enfant, un homme, un caillou ou un nuage. Pourquoi l’animal ? Parce que c’est une figure riche et inspirante aujourd’hui pour penser l’altérité. En me documentant, j’ai pris conscience que les animaux étaient des blocs de vie, de chair et de sang, qui ressentent la douleur, le froid et la faim. Au fond, on a créé des catégories entre les animaux compagnons, ceux créés par l’homme pour se nourrir et les bêtes sauvages, pour s’arranger avec la réalité. Revenir à une vision vitaliste et concrète de l’animal nous aiderait à les regarder un peu plus comme nos égaux.

 

Comment avez-vous eu l’idée de ce héros à moitié ours ?

J. S. –En allant au zoo. J’avais envie d’écrire sur ces endroits étranges, cette présence trouble de l’archaïque dans un univers contemporain hypercivilisé. Ces bêtes sauvages au milieu de la ville représentent à la fois la défaite de la nature et la victoire de la modernité dans ce qu’elle a de plus cruel. On les regarde comme des merveilles, l’incarnation de la beauté, d’une nature perdue, de la bestialité en nous. On les admire, et en même temps notre regard est aussi celui de l’homme qui asservit la bête sauvage, qui la nie, qui l’enferme derrière une vitre ou des barreaux. Ce double regard de fascination et de cruauté me perturbe beaucoup.

 

M. R.– Rassurez-vous, chez moi aussi, la compassion pour les animaux n’a pas été spontanée. Enfant, je faisais griller des fourmis en concentrant les rayons du soleil avec une loupe. Jusqu’à 14 ans, j’allais pêcher en Bretagne. Il m’a fallu des années pour prendre conscience que, comme nous, les animaux ne veulent ni souffrir ni mourir. Aujourd’hui, quand je vois un poisson tiré hors de son élément vital par un crochet de fer qui lui transperce la bouche, j’ai le cœur serré. Car il a des terminaisons nerveuses et des neurotransmetteurs identiques aux nôtres.

 

Matthieu Ricard, avec une vingtaine d’intellectuels vous vous êtes mobilisés pour que le statut juridique de l’animal change en France. Le code civil le définit non plus comme un « objet meublé mobile », mais comme un « être sensible ». Qu’en pensez-vous ?

M.R. – C’est une avancée symbolique. On revient de loin ! Descartes et Malebranche pensaient que donner un coup de pied à un chien revenait à taper sur une machine, et que sa réaction était purement mécanique. Le médecin et physiologiste Claude Bernard ouvrait des animaux vivants devant ses élèves en affirmant qu’ils ne ressentaient rien.



Cela dit, je trouve tragiquement risible qu’il ait fallu attendre l’année 2014 pour comprendre qu’un mouton n’est pas un tabouret qui bouge. Le grand primatologue japonais Tetsuro Matsuzawa a montré que les chimpanzés peuvent mémoriser quinze chiffres qui apparaissent sur un écran dans un ordre différent. C’est prodigieux ! Les étudiants les plus entraînés y parviendraient à peine. Les scientifiques ont battu en brèche l’idée que les animaux n’auraient ni intelligence ni imagination. Bien sûr, ils ne peuvent pas composer des fugues de Bach ! Et un ours ne peut pas écrire un roman. Mais prenez une barge rousse. Elle peut parcourir 10 000 km d’Alaska en Nouvelle-Zélande en s’orientant uniquement grâce aux étoiles. Moi, je me perds tout le temps dans Paris ! Sur certains points, les animaux sont nettement supérieurs à nous.

J.S –En lisant votre essai, Matthieu, la question de l’hypersensibilité animale m’a passionnée. Pour écrire mon roman, je me suis documentée sur les cinq sens de l’ours, son ouïe surdéveloppée et son odorat incroyable. À côté de lui, nous sommes sourds et sans flair, infirmes au monde sensible. Nous n’avons accès qu’à une partie de cette réalité. J’ai l’impression qu’un animal capte bien mieux le monde dans sa matérialité. Au fond, l’humanité vit une toute petite partie des capacités du vivant.

 

L’animalité fascine les artistes. Comment l’analysez-vous ?

J.S. –« Toi, l’ours, tu es tout ce que nous avons abandonné », dit une femme dans mon roman. L’animalité reflète ce fond d’indompté et de part sauvage que chacun porte en soi. Je l’ai ressenti dans l’écriture. La figure animale m’a permis une liberté et une fantaisie que je ne m’autorisais pas avec la psychologie humaine. En passant par l’ours, je me suis libérée. L’hybridation homme-animal traverse aussi les films de Christophe Honoré (Métamorphoses), de Naomi Kawase (Still the Water) ou Apichatpong Weerasethakul (Oncle Boonmee). Quand l’humanité est en crise, l’animal revient comme une figure de sagesse. Les rôles s’inversent, comme si la sauvagerie était humaine et la raison, animale. Dans mon roman, je prête à l’ours un cerveau humain pour qu’il exprime cette sagesse immémoriale, que nous avons oubliée.

 

Stella McCartney, Franz-Olivier Giesbert…, de plus en plus de personnalités se mobilisent et deviennent végétariennes. Pourquoi cette sensibilité nouvelle à un combat qui, il y a vingt ans, faisait plutôt sourire ?

M.R –La moquerie a toujours été présente dans les changements de culture. Moi qui suis végétarien, il y a vingt ans, quand j’allais au restaurant, on me proposait du poisson. Je répondais : « Mais ça ne pousse pas dans les arbres ! » Notre système de civilisation a avancé sur beaucoup de points : abolition de l’esclavage, déclaration des droits de l’homme, de la femme, de l’enfant… Mais on bloque actuellement devant 1,6 million d’autres espèces vivantes. Pourquoi la personne humaine aurait-elle une valeur non négociable et l’animal une valeur nulle, sauf marchande ? L’étape suivante naturelle du progrès de notre civilisation sera le respect des animaux. C’est le défi moral du XXIe siècle. Et les signes encourageants se multiplient. Le nombre de végétariens augmente dans le monde, surtout chez les jeunes, on en compte un demi-milliard aujourd’hui.

 

J.S. –Les mentalités évoluent aussi du côté des carnivores. Les nouveaux bouchers comme Hugo Desnoyer ou Yves-Marie Le Bourdonnec militent pour une limitation drastique de notre consommation de viande. Ils se battent pour que les bêtes soient bien traitées et qu’on cesse de les gaver d’hormones ou d’antibiotiques. C’est une nouvelle façon de considérer l’animal.

 

M.R. –Mais la compassion s’arrête au bord de nos assiettes. Le message ultime de mon livre est une humble requête pour ne pas fermer les yeux sur ce qui passe derrière les murs des abattoirs. Dans son essai « Faut-il manger les animaux ? », l’écrivain Jonathan Safran Foer raconte qu’un jour il a cherché à savoir d’où venait la viande que mangeait son fils. Mais impossible d’entrer dans des abattoirs industriels ! Ils sont surveillés comme des camps militaires. Il n’a réussi à s’introduire que de nuit, et de façon clandestine.

 

Que répondez-vous lorsque l’on vous dit que la prédation fait partie de la nature ?

M.R. –Dans ce cas, inutile de parler de civilisation humaine ! Dans la nature, la prédation est limitée. Les lions dorment 18 heures sur 24 et chassent quand ils ont faim. On est loin de l’augmentation démentielle de notre consommation de viande. Tout le monde y perd. L’élevage représente la deuxième cause d’émission de gaz à effet de serre. Des études montrent également le lien entre une consommation excessive de viande et l’augmentation de certains cancers.

 

 

Dans votre roman, Joy Sorman, la cruauté est du côté de l’homme, et l’humanité, du côté de l’animal. Pourquoi ce choix ?

J.S. –Je voulais souligner le désir de conquête de l’humanité. C’est la vision de Descartes : « Se rendre maître et possesseur de la nature. » Asservir tout ce qui n’est pas l’humanité. Mon personnage est une figure du paria, de l’hybride, du monstre, de l’étranger. Il y a une humanité dominante, qui écrase tout ce qui n’entre pas dans son schéma, dont les animaux.

 

M.R. –Vous avez raison. Les pouvoirs technologiques ont accru notre pouvoir d’agir sur le monde. Depuis les années 1950, nous sommes entrés dans une nouvelle ère géologique, l’Anthropocène : cela signifie que notre impact va définir l’avenir de la planète. Mais notre responsabilité grandit au fur et à mesure de notre pouvoir. L’intelligence, cet outil que l’évolution nous a conféré, peut nous servir à construire comme à détruire. C’est une responsabilité immense, qui exige aujourd’hui d’élargir notre sentiment de considération aux animaux et aux générations futures.

 

(1) Matthieu Ricard : Plaidoyer pour les animaux, éd. Allary.

 Joy Sorman : La Peau de l’ours, éd. Gallimard.
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par chantemesse le Sam 29 Nov 2014, 15:41

Très beaux texte, je voudrais ne plus manger de viande.
Mais ma compagne qui travaille à la ferme, ne veut pas sens passer.

J'ai longtemps pêché, mais je détester la chasse.
Car mon père pêché, même si c' étais des moments de convivialité, je le regrette asse maintenant.

Je pense que le seul moyen c'est de changer la maniéré de voire les choses.
Par ce que même si cela nous mais mal à l'aise de tuer un animal, le cerveau s' habitus et nous trouvons toujours sa normal.
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par randonneur le Sam 29 Nov 2014, 16:46

@chantemesse a écrit:Par ce que même si cela nous mais mal à l'aise de tuer un animal, le cerveau s' habitus et nous trouvons toujours sa normal.
On finit par tuer un animal sans la moindre émotion , par habitude .
Je regrette aussi ce moment de ma vie , une telle insensibilité .
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par Lodro Ganden Losang le Sam 29 Nov 2014, 22:25

@randonneur a écrit:
@chantemesse a écrit:Par ce que même si cela nous mais mal à l'aise de tuer un animal, le cerveau s' habitus et nous trouvons toujours sa normal.
On finit par tuer un animal sans la moindre émotion , par habitude .
Je regrette aussi ce moment de ma vie , une telle insensibilité .
J'étais moi aussi pecheur quand j'étais enfant, j'avais conscience de la souffrance des poissons, mais on me disait que c'était une sage occupation. Aujourd'hui, je ne sais pas comment j'ai pu prendre plaisir à ça, je ne tue meme plus un moustique, et ma compassion va jusqu'aux ravageurs qui bouffent mes plantes.

L'essentiel est de prendre conscience de la souffrance que nous produisons pour pouvoir enfin simplement y renoncer.



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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par chantemesse le Dim 30 Nov 2014, 07:35

Mais comment faire quand une personne est sociopathe ou psychopathe. 
Je m'explique se sont des personnes comme vous et moi qui n'ont aucun sentiment.

Je pense qu'ils en ont mais ils sont bloqué généralement du un à traumatisme très violent dans l'enfance ou même voire à la naissance. (Dexter série qui explique comment un psychopathe réapprend à avoir des sentiment)

La méditation peut elle aider des personnes aussi atteint ?

Je crois que je m'éloigne du sujet, mais c'est un point que je voulais aborder
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par Lodro Ganden Losang le Dim 30 Nov 2014, 10:15

Bonjour Chantemesse,

La compassion doit s'étendre à toute vie, les psychopathes inclus, ceux-ci ont au moins l'excuse de ne pas maitriser leurs émotions et sentiments. En ce moment meme, j'entends les chasseurs qui "s'amusent" , ils n'ont pas l'air d'avoir conscience qu'ils occupent leur dimanche au meurtre, c'est une forme de psychopathie selon moi;
Je ne suis pas médecin, mon diagnostique s'arrete là, mais je suis persuadé qu'ils ont des proches pour qui ils ont des sentiments forts, comment réagiraient-t'ils si on leur donnait la chasse?
Pour en revenir à ta question, je suis convaincus que la méditation peut aider ces personnes si elle est bien pratiquée, c'est à dire laisser la pleine conscience prendre place dans leur esprit.
Il faut cependant tenir compte des avis médicaux, les médecins ne sont pas toujours bons, mais deux avis valent mieux qu'un, et je sais qu'il existe de nos jours des traitements efficaces notament  pour la skyzophrénie;
Mais effectivement on s'éloigne un peu du sujet, n'hésite pas à créer un autre sujet, ou à me contacter si je peux t'aider à trouver des réponses aux questions que tu te pose.

cordialement

Lodro 



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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par MionaZen le Lun 01 Déc 2014, 15:16

Je voudrais souligner un point, c'est qu'il n'y a pas que pour des questions d'alimentation que les animaux souffrent du fait de l'action de l'homme.
Ivoire, fourrure, cuir sont aussi des causes de souffrances atroces chez les animaux dont on pourrait tous aisément se passer !
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par chantemesse le Lun 01 Déc 2014, 15:47

"je sais qu'il existe de nos jours des traitements efficaces notament  pour la skyzophrénie"
Je ne sais pas si tu t'es trompé sur ce point là ou si j'ai mal interprété t'a phrase.

La schizophrénie n'a rien à voir avec les sociopathes ou les psychopathes ce mot fais souvent peur, car mal compris.
Sinon il y' aurai une personne sur cent qui serais un tueur en série :p.
Leur pensée sont très présente et ils ont énormément de mal à rester présent.
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par manila le Lun 01 Déc 2014, 18:35

@Lodro Ganden Losang a écrit:Bonjour Chantemesse,

La compassion doit s'étendre à toute vie, les psychopathes inclus, ceux-ci ont au moins l'excuse de ne pas maitriser leurs émotions et sentiments. 




Bonjour,
Bien sûr que la compassion s'étend à tous , psychopathes inclus . Mais les psychopathes , comme tous, vivent aujourd'hui les conséquences de leurs actes passés . Il n'y a pas une catégorie de personnes qui ne seraient pas responsables de leurs actes .
Et, les psychopathes , comme tous , peuvent renverser la vapeur . Ils peuvent , comme tous les êtres humains qui en ont la motivation , décider de tourner leur esprit , leur motivation ,vers l'Eveil et agir dans ce sens .

Et , j'ajoute quand même que pour tous , maîtriser émotions et sentiments ne se fait pas en quelques secondes , c'est le fruit d'un travail , qui prend du temps . Plus de temps pour certains , moins pour d'autres . Mais pour y arriver , nous devons tous sérieusement bosser .
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par Lodro Ganden Losang le Lun 01 Déc 2014, 23:32

@chantemesse a écrit:"je sais qu'il existe de nos jours des traitements efficaces notament  pour la skyzophrénie"
Je ne sais pas si tu t'es trompé sur ce point là ou si j'ai mal interprété t'a phrase.

La schizophrénie n'a rien à voir avec les sociopathes ou les psychopathes ce mot fais souvent peur, car mal compris.
Sinon il y' aurai une personne sur cent qui serais un tueur en série :p.
Leur pensée sont très présente et ils ont énormément de mal à rester présent.
Bonsoir chantemesse,

Je me suis mal exprimé, je voulais simplement souligné que de gros progrès ont été fait dans le traitement médical des pathologies d'ordre psychiatrique d'une manière générale, si j'ai évoqué la skyzophrénie c'est parce-que j'ai connu quelqu'un dans ce cas.
Il est bien évident que chaque maladie et chaque cas sont différents.
je te prie de bien vouloir m'excuser pour ce malentendu.

Amicalement

Lodro


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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par manila le Mar 02 Déc 2014, 14:27

Voilà plusieurs fois que je vois se dérouler les titres .....à la question du titre " La compassion doit-elle s'étendre à toutes formes de vie ? , chaque fois que je la lis , je me dis "Evidemment , c'est quand même les voeux de refuge et d'aspiration à l'Eveil qu'on redit chaque jour , non ?

  " Je prends refuge en le Bouddha, le Dharma et la Sangha , jusqu'à l'Eveil , pour le bien de tous les êtres " .

" Tous les êtres " , ce sont tous les êtres sensibles de tous les états d'existence .
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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

Message par chantemesse le Mar 02 Déc 2014, 18:24

Il n' y a aucun soucis, je voulais juste éclaircir une phrase tu n'as pas à t'excuser Smile.

Je pense que l'homme est moins indulgent avec un animal par ce qu'il le crois moins intelligent, ce qui est d'ailleurs faut de mon point de vue.

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Re: La compassion doit-elle s’étendre à toute forme de vie ? (Matthieu Ricard)(

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