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Les Dieux Voyagent Toujours Incognito Laurent Gounelle

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Les Dieux Voyagent Toujours Incognito Laurent Gounelle

Message par Invité le Ven 28 Nov 2014, 14:39

Les Dieux Voyagent Toujours Incognito

Laurent Gounelle       

Analyse du livre :

« Dieu voyage toujours incognito », c’est le titre du dernier roman de Laurent Gounelle. On y découvre l’histoire d’Alan Greensmore qui a perdu le sens de sa vie mais a été retenu de mettre fin à ses jours par un homme qui va alors le guider afin de lui permettre, par des mises en situation, de dépasser ses inhibitions, ses peurs et ses conditionnements et sortir d’un chemin tout tracé qui ne lui apportait plus satisfaction. Auteur de L’homme qui voulait être heureux qui a connu un succès international et spécialiste des sciences humaines, Laurent Gounelle nous propose là un roman agréable à lire où la trame de l’histoire réussit à tenir en haleine le lecteur malgré certaines situations clairement présentes pour transmettre un enseignement sur le développement personnel ; cela fait partie de son projet et c’est loin d’être inintéressant !

 

Vers la fin du roman, le personnage principal doit prononcer un discours à l’occasion d’une assemblée générale. Or c’est pour lui quelque chose d’a priori insurmontable que de dépasser son manque de confiance en lui pour essayer de convaincre un auditoire imposant. Mais l’objectif étant là, il s’y prépare au mieux. Il participe même à une séance de formation de l’Institut Speech-Masters. Il soigne ses arguments et écrit l’intégralité de ce qu’il prévoit dire. Quand l’échéance arrive, l’auteur Laurent Gounelle nous gratifie d’une dizaine de pages qui non seulement relatent la teneur du discours du personnage Alan Greensmore mais aussi son ressenti en tant qu’orateur. A vrai dire, jusqu’à la lecture de ces lignes, je n’avais pas un instant imaginé faire de ce roman lu pendant mes vacances l’objet d’une note pour ce blog, mais je me suis dit qu’étaient exprimées là des idées qui pouvaient être utiles à l’art de prêcher. Je reproduis donc ici quelques extraits des pages 389 à 400 avant d’en faire quelques commentaires.

 

« Je parvins enfin à la tribune, point de focalisation de l’attention, en plein centre de la scène. J’étais terrorisé, l’ombre de moi-même. Je mis les feuillets à plat sur le pupitre, puis réglai la hauteur du micro. Ma main tremblait, et mon cœur battait à tout rompre : je sentais mon sang affluer dans mes tempes au rythme de ses pulsations. Il fallait absolument que je me recentre un minimum avant de commencer… Respirer, respirer. Je relus mentalement les premières phrases de mon discours. Je le trouvai subitement mauvais, inadapté, mal balancé… [...] C’est incroyable comme une salle remplie de gens porte en elle une sorte d’énergie qui lui est propre. C’est plus encore que la somme des émotions et des pensées individuelles qui la composent. C’est une énergie collective, émanant du groupe tout entier comme d’une entité distincte. [...] Les mots de Dubrovski me revinrent, m’apparaissant comme une évidence qui s’imposait à moi. Mais ce n’était plus une technique à appliquer. Juste une philosophie à adopter. « Embrasse l’univers de ton prochain, et il s’ouvrira à toi ». Embrasse l’univers de ton prochain… Nous n’étions pas des individualités qui s’affrontaient, nous étions des êtres humains reliés par les mêmes aspirations, la même volonté, le même désir de vivre et de vivre mieux. Mais comment partager ce sentiment avec eux, comment leur expliquer ? Comment trouver en moi la force de m’exprimer ? L’image des Speech-Masters passa devant mes yeux : je possédais quelque part au fond de moi les ressources nécessaires. J’étais capable, si je l’osais, d’aller vers ces gens, de leur parler, de les ouvrir à mon sentiment profond… La tribune devant moi m’apparut alors comme une barrière, une entrave, une protection incarnant notre opposition. Je tendis la main et saisis le micro, le détachant de son pied, puis je contournai la tribune, y abandonnant mes feuillets, et avançai vers la foule, seul et désarmé, lui offrant ma vulnérabilité. [...] Il m’apparut comme une évidence que je ne pouvais pas réciter mon texte. Ecrit depuis huit jours, il était déconnecté de l’instant présent, dissocié des émotions du moment. Je devais me contenter d’accepter les mots qui me venaient à l’esprit. « On parle avec son cœur » avait dit Etienne. [...] Je me sentais porté par ma propre sincérité. Je ne faisais qu’exprimer ce en quoi je croyais au plus profond de moi. Je ne prétendais pas détenir une vérité, mais je pensais ce que je disais, et cela me suffisait à me donner la force nécessaire pour continuer. [...] Ces mots me revinrent à l’esprit : « On ne peut pas changer les gens. On peut juste leur montrer un chemin, puis leur donner envie de l’emprunter » ».

 

Ces extraits mis bout à bout, qui expriment le ressenti du personnage principal lors de son discours, me semblent contenir de nombreuses vérités qui pourraient s’appliquer à la prédication, même si bien entendu un discours en assemblée générale et une prédication en Eglise sont assez radicalement différents. Je veux néanmoins souligner quelques éléments qui pourraient être utiles aux prédicateurs : Tout d’abord, l’importance de gérer ses propres émotions, ce qui peut passer par un travail physique : la respiration notamment, autant que psychique : l’acceptation de sa propre vulnérabilité. Il me semble aussi intéressant de signaler l’évocation des premières phrases du discours. Il me semble important de travailler la première phrase, et de savoir précisément ce que l’on va dire. Certes, il faudra savoir en changer si besoin en fonction de la situation, mais être au clair sur sa première phrase contribue à vivre les derniers moments avec de prendre la parole avec plus de sérénité. Concernant le rapport aux notes ou au texte rédigé de la prédication, il est ici souligné l’importance de savoir s’en détacher, non que l’inspiration lors de la préparation ne soit pas présente, mais il s’agit en prêchant de ne pas être déconnecté du moment présent, de l’ « énergie collective » (pour reprendre l’expression) du groupe d’auditeurs rassemblés, et j’ai envie de rajouter, la puissance de l’Esprit Saint. Cela induit une forme de décentration de soi pour une meilleure présence pour et avec les auditeurs, et ensemble pour un meilleur accueil de la présence de Dieu. Il s’agit de développer une forme d’empathie que cette belle formule met en évidence : « Embrasse l’univers de ton prochain et il s’ouvrira à toi ». Je mentionnerai encore l’importance, même si cela peut paraître une évidence, de croire soi-même à ce que l’on prêche « au plus profond de soi », avec « sincérité ». Car « on ne peut pas changer les gens. On peut juste leur montrer un chemin ». C’est dans la mesure où nous-mêmes serons de véritables disciples du Christ, qui suivent celui qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6), que notre prédication donnera envie à nos auditeurs d’emprunter à leur tour ce chemin et de marcher avec Jésus.

 

Au-delà de ces quelques pages en lien avec ce discours que fait le personnage principal, le roman dans son ensemble peut paraître étonnant en rapport avec le titre du livre. Il n’y est pas question de Dieu, alors pourquoi affirmer en titre « Dieu voyage toujours incognito » ? Peut-être justement parce que Dieu est présent sans forcément toujours se donner à reconnaître. Les voies d’action de Dieu peuvent parfois être surprenantes. La transformation du personnage principal du livre en est un témoignage. Appliqué à la prédication, on peut affirmer que nous ne savons pas forcément quand et comment les auditeurs peuvent être touchés ou interpellés. Et tant mieux, car Dieu désire malgré nos faiblesses et nos limites nous utiliser pour être ses porte-paroles, afin de pouvoir semer un message d’espérance dans les cœurs. Peut-être même que Dieu pourra se cacher dans une parole sans artifice, une attitude adaptée, un geste discret, un regard sincère… qu’importe : Dieu voyage souvent incognito !
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tindzin
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Re: Les Dieux Voyagent Toujours Incognito Laurent Gounelle

Message par tindzin le Ven 12 Déc 2014, 09:54

L’énigme de Dieu :
 
Bonjour, merci pour ce message. Il est possible du coup que je lirais ce livre.
 
 
En fait ça tombe bien par rapport à un texte que je viens d'écrire ce matin à l'intention de mon épouse et que je viens de publier déjà sur ce site et dans le post: "L'absence de preuve!"
 
 
Bonne journée à vous toutes et tous.
 
 
tindzin
 
 
L'énigme de Dieu..!!!
 
Mon épouse qui est musulmane a accepté en toute connaissance de cause de se marier avec moi, tout en sachant que ma croyance s'exerçait dans un système où l'islam n'aurait pas sa place, pourtant de temps à autre elle tente de me convaincre que si je voulais bien durant l'espace d'un mois, croire sincèrement avec mon cœur, en Dieu, des "choses" spécifiques et quantifiables comme obtenir miraculeusement de l'argent, surviendraient.
 
Le problème en fait pour ma part est d'ordres divers.
 
Premièrement pour elle qui pourtant est croyante, elle n'a jamais obtenu d'argent de manière miraculeuse. Pour ma part je n'ai eu aucune objection de me convertir à l'islam étant donné que pour moi non seulement Dieu n'existe pas, mais en plus mon intime conviction est que dans les systèmes théistes ce qui existe avant tout pour le système lui-même, c'est sa domination de certains êtres humains sur d'autres, par l'entremise de croyances où l'on fait intervenir un Dieu unique.
 
Du coup, chaque croyance ayant son véritable et unique Dieu, c'est la guerre de la suprématie d'un système théiste sur l'autre, ou comme l'a habilement résolu l'hindouisme, les croyants d'autres systèmes peuvent se mêler à toutes personnes appartenant à leur système, puisqu'elles sont alors désignées hors système.
 
Dieu, le créateur unique de toutes choses. Donc une entité individualisée et pensante, eh bien comme diraient les jeunes d'aujourd'hui: "ça ne le fait pas..!!!"
 
Premièrement si c'était moi Dieu, je souhaiterais être connu et reconnu. Donc j'apparaîtrais aux vus, au sus et aux yeux du plus grand nombre, en fait de tout le monde et je définirais avec des balises bien visibles au loin, où se trouve mon Disneyland.
 
Secondement je ne me serais pas compliqué en individualisant les systèmes en fonction du milieu culturel: Védantisme, hindouisme (bien que l'hindouisme aie une multitude de Dieux, qui sont autant de représentation de l'énergie, toutes ces représentations divines sont en fait les facettes du Dieu unique Brahma qui à sa tête est représenté par une trinité Brahma, Vishnu et Shiva, tout comme l'est dans le christianisme la trinité le père, le fils et le Saint-Esprit), judaïsme, chrétien, soufisme, islam, zorohasrtisme, Djaïnisme, bouddhiste, Bön, etc, etc, et je passe sur les croyances mortes, de plus intimistes et de meilleurs.
 
Non, si j'étais le Dieu unique créateur de ce monde et de tout l'univers et d'autres, j'aurai créé non seulement un système unique, clair, facile à comprendre et à assimiler dans toutes les langues, par tous les peuples et dans tous les mondes que compte cet univers et d'autres.
 
Le problème de Dieu est celui du partage du pouvoir et comme chacun à son niveau le sais, le pouvoir se partage difficilement, voir pas du tout.
 
De plus si j'étais Dieu et que pour m'amuser, me distraire, me divertir, j'avais tout de même choisi la diversité et l'anonymat, ne serai-ce que pour conserver le plus précieux des biens, soit avoir pour soi la Paix.
 
Eh bien cette image, un déficit d'image en fait, ça ne rends pas à Dieu son aura, qui pour le coup devient très humain, soit conserver pour lui seul son pouvoir, être la puissance incarnée, n'avoir aucun compte à rendre à qui que se soit et qu'on lui fiche la paix ..!!!
 
Du coup en tant qu'être humains pour certains cela sonne bien à leur oreille et souhaite obtenir tous les attributs et avantages de Dieu et en fait ils les obtiennent puisque Dieu ne revendique rien et pour cause, puisqu'il n'a aucune existence.
 
Ainsi chaque patriarche, pour peu qu'il soit tant soi peu reconnu dans son système spécifique comme étant un élu de Dieu et aux yeux de ceux qui dans tel ou tel système spécifique de croyance donnée, pour lui-même devient Dieu et pour les autres est la représentations de lui sur terre et porte le titre honorifique de saint, pape, calife, marabout, etc, etc ... et autres gourou.
 
Le seul système que je connaisse qui déroge un petit peu de cette règle, quoique très cadrée par sa hiérarchie monastique et celle de Maîtres confirmés et reconnus, tout en n'étant pas à l'abri, ni au-dessus de tous soupçons, est le système bouddhiste, car dans ce système spécifique il ne suffit pas de croire et se soumettre, mais il y a un vrai parcourt initiatique à mettre en œuvre et le fruit de la pratique est visuellement observable et quantifiables en tous cas chez certains adeptes.
 
Soudain un doute m'étreint. Es-ce que Dieu, créateur de toutes choses,  dans une ultime facétie, aurait choisi de révéler aux humains n'adhérant à aucune croyance ou il a sa place, le secret de la voie unique menant à l'ultime ...???
 
Bien réfléchi, je le pense pas, Dieu aurait eu trop d'égo pour ça ..!!!

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