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Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

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Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 11:42

Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité d'enseigner ?

A vous toutes et tous,
Bonjour,
 
Rappelez-vous la guerre des étoiles, « Stars War » et la discussion entre le novice élève Jedi, Luc Skywalker et Obiwan Kenobi son Maître au sujet de pourquoi certains Jedi glissaient vers le coté obscur. Obiwan Kenobi lui dit en substance : parce que le coté obscur est plus fluide, plus ludique, plus facile !
 
J’en conclu que le coté obscur est moins exigeant et demande moins de maîtrise que le coté lumineux dans lequel l'on se trouve, lorsque l'on est du coté de la force.
 
L’intuition me dit que la pratique d’échange bonheur contre souffrance, c’est un moyen habile initié par le Bouddha, afin de nous faire supporter la réalité de l’éveil.
 
Lorsque l’on pratique par le souffle l’échange, l’on prend sur soi toutes les souffrances des êtres et on leur envoi tout le bonheur de l’univers y compris le notre. Gardez cela en tête.
 
Maintenant rappeler vous le film « Matrix », « La Matrice ». Lorsque le Maître initiant Morphéus, parle à Néo, il lui laisse le choix, la pilule bleue et c’est un retour fonctionnel au ronronnement de sa petite vie routinière et la pilule rouge c’est la descente dans le puits avec le lapin blanc.
 
Puis Morphéus dit ensuite à Néo, souviens-toi, je ne peux t’offrir que la vérité, et Néo se réveille au fond du puits, Alice, le lapin blanc, la méchante reine, le puits, le chapelier fou, juste le pays des merveilles.
 
Ensuite, avant que Néo soit reconnu comme étant bien l’élu, il doit vivre un certain nombre d’épreuves et de désillusions.
 
Mise en liens salvateurs. Ce matin, assis pour mes pratiques : 
 
Je suis assis par terre en lotus, dans une petite pièce, la porte est à moins de deux mètres de moi, je ressens l’auto-puissance dynamique qui est à ce moment, l’ensemble des éléments, des objets  qui se trouvent dans cette pièce.
 
Puis mon esprit folâtre et je me dis en passant tiens ! Lorsque je dissous le Houng bleu en moi et que de moi je dissous le JE, l’égo dans ce Houng bleu et l’ensemble dans l’espace, je devrais plutôt dissoudre directement l’ignorance…
 
Puis je reprends ma check liste :
 
Je n’ai pas besoin de ressentir la lumineuse sagesse auto-connaissant, rigpa, puisque c’est rigpa qui me fait voir l’environnement sous son vrai jour, soit l’auto-puissance dynamique, énergie de lumière condensée en matière, par contre je ressens la base neutre incréée et non née, celle-ci m’entoure, en fait non, elle m’enveloppe, en fait non, « je suis » (entre guillemets) la base neutre incréée et non née d’où tout se déploie sans jamais la quitter... L’espace.
 
A ce point, ce n’est pas que j’en oublie mes pratiques, mais assis là, je me sens bien, tout est très clair, simple et ordonné.

Le déploiement de l’auto-puissance dynamique s’opère à partir des choix que l’on a mené et que l’on mène chaque instant de part nos actions, même demeurer assis à observer, est mener une action, c’est l’action de la vue dzogchen, Treckchö.
 
La lumineuse sagesse auto-connaissant, je la ressens à travers ce que je vis et observe, rigpa, la nature de l’esprit.
 
L’instant présent je le ressens et le vois à travers mes choix découlant du libre arbitre.
 
S’élève à cette conscience que jamais rien en fait ne s’est déployé, ni ne se déploie réellement de la base neutre incréée et non née, même si le déploiement continu à l'instant à s'opérer.
 
L’espace, reste l’espace, l’auto-puissance dynamique et la lumineuse sagesse auto-connaissant n’ont jamais été en expansion, tout demeure à l’endroit de l'apparition, la lumière, comme la matière, tout en fait n’est que déploiement à partir des consciences, qui elles également demeurent, pour ainsi dire statique et figées dans l’éveil où elles sont apparues, soit du dédoublé reflet unique qui n’est autre que le dédoublé reflet de l’espace.
 
Cette vérité visible auto-secrète n’a jamais été cachée, juste ignorée par la plupart des consciences qui à l’éveil absolu lui ont préféré l’ignorance, qui en apparence est plus facile, plus fluide, plus ludique, bien que l’éveil c'est tout cela, mais ces consciences n’ont pas souhaité le savoir, soit le début du libre arbitre, du présent, de l’enchaînement des causes et de leurs effets, des actions, de l’impermanence, du karma, du déploiement des mondes, et du Samsara, mais il n’y a pas de hasard, sans ignorance, ni connaissance de l’éveil, ni aucun déploiement de l’espace, la base neutre incréée et non née.
 
Ce n’est pas parce que j’écris ces lignes que mon regard extérieur fait de moi une conscience éveillée, mais cet écrit est une proposition en vue de l’être.
 
Pourquoi a t’on, je rectifie, ai-je tend de difficulté à demeurer dans la présence, dans la nature de l’esprit, rigpa ?
 
A cause de l’ignorance, car l’ignorance est le coté obscur, de même que la pilule bleue, l’ignorance est Samsara, obscure et en même temps en apparence seulement, plus fluide, plus ludique, plus facile.
 
Conclusion :
 
Pourquoi donc une fois éveillé, le Bouddha a hésité d’enseigner ?
 
Se maintenir dans la présence qu’est éveil est difficile, bien que cette présence soit libératrice, d’une part parce que l’on est drogué depuis l’origine à l’ignorance, et parce que c’est douloureux de s’éveiller, ça fait mal..!
 
Il est difficile de lâcher la drogue contre la douleur du sevrage, même si celui-ci nous installera définitivement dans l’insurpassable et incommensurable éveil.
 
Bonne journée à vous toutes et tous.
 
Bien à vous.
 
tindzin


Dernière édition par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 16:13, édité 1 fois
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Karma Tsultrim Jyurmé le Mer 24 Jan 2018, 14:34

Il en est de même dans la vie de tous les jours: Il est plus facile de se mettre en colère que de rester calme, d'être égoiste plutot qu'altruiste, d'être fermé à la différence qu'y être ouvert.

Et c'est la beauté de la condition humaine: malgré notre animalité, nous sommes capables, si nous faisons les efforts nécessaires, de nous transcander, d'aller "au delà".
Bien que parfois, pour ne pas dire "souvent", j'ai l'impression que nous avons oublié notre état d'éveillé et que nous nous complaisons dans notre "normalité".

PS: C'est "Morphéus" dans "Matrix" Wink


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 16:14

@Karma Tsultrim Jyurmé a écrit:Il en est de même dans la vie de tous les jours: Il est plus facile de se mettre en colère que de rester calme, d'être égoiste plutot qu'altruiste, d'être fermé à la différence qu'y être ouvert.

Et c'est la beauté de la condition humaine: malgré notre animalité, nous sommes capables, si nous faisons les efforts nécessaires, de nous transcander, d'aller "au delà".
Bien que parfois, pour ne pas dire "souvent", j'ai l'impression que nous avons oublié notre état d'éveillé et que nous nous complaisons dans notre "normalité".

PS: C'est "Morphéus" dans "Matrix" Wink
Bonjour,

J'ai corrigé. Merci.
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 24 Jan 2018, 16:26

La réponse à la question de "l'hésitation" du Bouddha est aisément trouvable sur la toile, il y a une réponse clairement donnée dans le passage qui décrit ce moment d'hésitation. Donc pas de mystère là dessus. 

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait qu'une seule raison à cette hésitation. Il peut y avoir des causes multiples, c'est même probable. 

2 autres possibles m'apparaissent, l'une grossière, l'autre subtile. 

- Il s'est tut jusqu'a ce que quelqu'un vienne lui demander de parler selon le principe de non-violence. Il a attendu qu'on vienne à lui, dans le texte sous la forme de Brahma, afin de ne pas imposer son enseignement sans avoir été invité à le donner. Ouvrir la bouche alors que personne, formellement, ne le lui avait demandé, aurait pu être une forme de "violence". Comme lorsque vous faites quelque chose que personne ne vous a demandé. Parfois les gens réagissent mal, même si votre action est correcte. Mais le simple fait de ne pas avoir laissé venir à vous les gens plutôt que d'aller au devant d'eux, peut provoquer une réaction violente. Exemple : ma Compagne parfois, me parle de ce qui lui pèse sur le coeur, si je fais mine de vouloir lui proposer des solutions, parfois elle se braque et s'énerve. Parce que ce qu'elle demande en me livrant ses soucis, ce n'est pas une solution, c'est de l'écoute. Juste de l'écoute. Et parfois, peut-être plus souvent qu'on ne croit, être vraiment dans l'écoute profonde de l'autre, sans parler, peut apporter un soulagement sensible, car l'autre ne se sent plus seul, il se sent écouté, aimé, objet de l'attention pleine et entière et cela peut apporter réconfort, soulagement. Donc diminuer la souffrance, but du Dharma du Bouddha. Donc le Bouddha a attendu que l'univers, par le bouche de Brahma, manifeste clairement un besoin. Un appel à l'aide. Alors le Bouddha s'est levé, à ouvert la bouche et mit en mouvement la roue de la loi. Possible que le silence même du Bouddha plutôt que l'hésitation, ai déjà été une forme de compassion. De non violence et d'amour. Non-agir pour ne pas nuire jusqu'a ce que le "bon moment" arrive. Je pense que c'est aussi ce qu'il y avait en jeu quand le Bouddha refusa au début d'ordonner des femmes. Non un quelconque sexisme absurde vis à vis d'un Bouddha mais simplement parce que la société indienne du moment avait déjà été assez bousculée par la parole du Bouddha, elle n'était pas encore prête pour des moniales. Alors le Bouddha attendit. Il finit par céder mais il prévint qu'il y aurait un coût. On ne brusque pas les événements comme cela. Rien n'est sans conséquences.

- deuxième raison : la parole est impropre a exprimer le Dharma, la parole est fruit de l'intellect, la parole véhicule des concepts, des idées. Hors la compréhension du Dharma, la compréhension ultime est au delà des mots et concepts. Hors le Bouddha savait qu'il ne pouvait faire autrement que d'user d'un outil inadéquat : le langage. On peut comprendre qu'il ait, non pas hésité, mais pris un temps (somme toute très court et relatif à l'échelle cosmique, quelques semaines c'est ridiculement court) pour ordonner ses pensées et voir comment il pourrait utiliser au mieux un outil (le langage) qui de toute façon était inadéquat. Si vous avez un meuble à démonter, uniquement vissé avec des vis à tête plate et que vous ne disposez que d'un couteau fragile, n'allez vous pas prendre le temps d'examiner chaque tête de vis avant de vous mettre au travail afin de trouver le bon angle et la bonne force à mettre dans la pression et la torsion pour ne pas casser la lame du couteau ? 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 17:26

Disciple Laïc,
Bonjour,
 
La version officielle est connue et pour ce qui est des outils, eh bien l'on fait souvent avec ce que l'on a et non avec ce que l'on souhaiterais avoir, c'est d'ailleurs la beauté de l'enseignement du Bouddha, qui est adaptable en fonction des capacités de presque tous les êtres, même ceux les moins bien outillés pour obtenir le résultat de l'éveil.
 
Par exemple, où je vis il y a souvent de manière impromptue, des coupures d’électricité, ce qui m’a demandé de m’adapter.
 
Donc, après avoir plusieurs fois perdu l’entier d’écrits, maintenant toutes les deux à trois lignes je sauvegarde sur word, pour ensuite par copié collé placer ces textes sur larbredesrefuges où d’autres sites, etc.
 
Ainsi, même lorsque l’on n’est pas très bien outillé, l’expérience vient à notre rescousse pour palier nos manques.
 
D’ailleurs il faut admettre que le language est tout de même assez éclairant, même s’il ne remplace pas le vécu de l’expérimentation pratique directe, puisque apparmment depuis le Bouddha, il y eu de nombreuses consciences qui se sont malgré tout éveillées.
 
Le texte que j’ai écris ce matin qui est le sujet dont l’on débat ici, est en fait la mise en liens et le rassemblement concis de l’ensemble de ce que j’ai écris et expérimenté ces deux dernières années, voir depuis dix ans.
 
D’ailleurs l’ensemble de ce que j’écris m’arrive par des articles, des lectures, des enseignements oraux, des vidéos, mais ce qui relie les points est dicté par l’intuition, je n’y pense pas, pas vraiment, c’est une mise en lien qui jailli spontanément, je m’étonne moi-même parfois de la cohérence qui en découle et qui s’impose. C’est toujours  une clarté limpide et rafraîchissante qui me place dans un élan de partage vers les autres.
 
Maintenant si l’intuition qui a passé par moi, permet à d’autres l’ouverture d’un regard neuf sur ce que nous sommes, puis par un élargissement de conscience, les place dans l’axe vertical nous menant tous rapidement à l’éveil, mon souhait est alors exhaussé.

Bien à toi Disciple Laïc, ainsi qu'à vous toutes et tous.

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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 24 Jan 2018, 17:52

Avez-vous déjà lu attentivement le Sutra du Diamant ? 
Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra


D'ou vient "l'intuition" dont vous parlez souvent ? Ou est-elle localisée ?

Bien à vous Tinzin. 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 20:43

@Disciple laïc a écrit:
Avez-vous déjà lu attentivement le Sutra du Diamant ? 
Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra
D'ou vient "l'intuition" dont vous parlez souvent ? Ou est-elle localisée ?
Bien à vous Tinzin. 
Disciple Laïc,
Bonjour,

Comme ça à froid, d'avoir lu le Sutra du Diamant, la prajnaparamita, bien sûre oui. 

Maintenant l'ai-je lu attentivement comme vous me le demandez, hônnêtement je ne suis plus certain de l'avoir lu à fond. Certainement un sujet surlarbre, j'irai voir.

La localisation de l'intuition, aucune idée, cela vient, c'est un ressenti général, ce n'est pas du mot à mot, ensuite je mets en forme, ou plutôt je formalise ce ressenti dans un texte, car je suis meilleur écrivain qu'orateur et ma mémoire n'est pas excellente.

Généralement l'intuition est un peu plus fluide que le mandala que j'ai stylisé sur mon logo et dont les contours avec les couleurs m'était apparu en vision lors d'une séance de méditation et dont j'ai le détail précis dans le livre "Partage autour du dzogchen" que j'avais édité en 2010.

Lorsque j'ai eu cette vision je savais instinctivement à quel texte cela faisait référence, par contre je ne sais pas comment introduire une photo, un scan dans les commentaires de larbredesrefuges, ni si cela est possible. Si l'on m'explique comment faire, je le ferai.

Bonne soirée.

tindzin


Dernière édition par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 20:57, édité 2 fois
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 24 Jan 2018, 20:53

Ce n'est pas la question que je pose. 
Je précise : ou prennent naissances vos intuitions ? Dans votre corps ? En dehors ? 
Vous dites "c'est un ressenti général". Ou prend naissance ce ressenti dans le "général" et quel "général" ? Par "général" vous parlez de votre corps ?

Surtout, s'il vous plait, prenez mais question comme positives et éminemment bienveillante, je ne cherche pas du tout à vous mettre mal à l'aise dans le seul but de vous mettre mal à l'aise. 

D’ailleurs l’ensemble de ce que j’écris m’arrive par des articles, des lectures, des enseignements oraux, des vidéos, mais ce qui relie les points est dicté par l’intuition, je n’y pense pas, pas vraiment, c’est une mise en lien qui jailli spontanément, je m’étonne moi-même parfois de la cohérence qui en découle et qui s’impose.



C'est ce passage là qui m'intéresse. 



Mes questions ont un but, ou plus précisément ce ne sont pas "mes" questions mais des questions. 



Merci


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Demeurer en colère c'est prendre un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un, c'est vous qui vous brûlez. 
Traitez votre colère avec compassion, votre colère c'est votre bébé qui pleure et vous êtes la maman, réconfortez votre bébé pour qu'il ne pleure plus, traitez votre colère avec compassion. 
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 24 Jan 2018, 21:06

@Disciple laïc a écrit:
Ce n'est pas la question que je pose. 
Je précise : ou prennent naissances vos intuitions ? Dans votre corps ? En dehors ? 
Vous dites "c'est un ressenti général". Ou prend naissance ce ressenti dans le "général" et quel "général" ? Par "général" vous parlez de votre corps ?
Surtout, s'il vous plait, prenez mais question comme positives et éminemment bienveillante, je ne cherche pas du tout à vous mettre mal à l'aise dans le seul but de vous mettre mal à l'aise. 
D’ailleurs l’ensemble de ce que j’écris m’arrive par des articles, des lectures, des enseignements oraux, des vidéos, mais ce qui relie les points est dicté par l’intuition, je n’y pense pas, pas vraiment, c’est une mise en lien qui jailli spontanément, je m’étonne moi-même parfois de la cohérence qui en découle et qui s’impose.


C'est ce passage là qui m'intéresse. 


Mes questions ont un but, ou plus précisément ce ne sont pas "mes" questions mais des questions. 


Merci

Disciple Laïc,
Bonsoir,

Je vais vous répondre d'une autre manière. Chaque matin à mon réveil je fais une très courte pratique que Sa Sainteté Gangteng Rinpoché, mon Maître nous a transmise, qui s'appelle les 4 temps du Bouddha et qui implique et formalise quatre moments de pratique durant la journée.

Pour ma part j'en fais deux, dont celui du matin où l'on doit visualiser un OM blanc dans notre coeur, que l'on expulse par le sinciput dans l'espace devant soi.

Dès le début de cette courte pratique, il y a un peu plus de deux ans, mon ressenti était qu'il n'y avait ni intérieur ni extérieur, seulement l'espace.

Bien à toi.

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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 24 Jan 2018, 21:18

Bien, excellent !  Very Happy  Vos intuitions viennent de l'espace donc selon vous ? 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Jeu 25 Jan 2018, 00:45

@Disciple laïc a écrit:
Bien, excellent !  Very Happy  Vos intuitions viennent de l'espace donc selon vous ? 


Disciple Laïc,

Bonsoir,
 
Il ne s’agit pas de l’espace de notre univers en tant que tel, qui lui est l’un des trois plans éveillés déployés à partir de la base neutre incréée et non née, soit le Nirmanakaya qui est le plan de la matière, formée à partir de la condensation de la lumière.
 
Il s’agit de l’espace infini qu’est la base incréée et non née, dans lequel se déploie le dédoublé reflet unique que sont l’auto-puissance dynamique et la lumineuse sagesse auto-connaissant et à partir desquels se sont déployés pour l’auto-puissance dynamique les trois plans éveillés, Dharmakaya,(éther), Sambhogakaya (lumière) et Nirmanakaya (matière).
 
Puis à partir de la lumineuse sagesse auto-connaissant, ce sont déployées les consciences (qui se déploient peut-être encore en ce moment même ?), certaines demeurant dans l’instant de leur déploiement éveillées, se reconnaissant comme reflet de la lumineuse sagesse auto-connaissant.
 
Pour l’ensemble des autres, dont toi Disciple Laïc et moi-même nous sommes des consciences grisées par l’ignorance, qui dès leur déploiement, se sont reconnues comme séparées de la lumineuse sagesse auto-connaissant, créant sujet et objet, dualité, krama, samsara, de vie en vie, jusqu’à ce jour.
 
Pour répondre à ta question, l’intuition vient de l’espace qu’est la base incréée et non née, dont tout se déploie sans jamais la quitter.
 
Etant reflets de la base neutre incréée et non née, nous sommes donc celle-ci elle-même, tout en étant actuellement, des consciences à l’éveil voilé.


Bonne fin de soirée à toi Disciple Laïc, ainsi qu'à vous toutes et tous.


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Jeu 25 Jan 2018, 07:42

Donc ce n'est pas "votre" intuition, nous sommes bien d'accord d'une certain façon c'est "quelque chose" , un "phénomène" qui se produit, qui surgit, sans appartenir à personne en particulier non ?
Cette intuition même est aussi vacuité (non-soi indépendant) n'est ce pas ? 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Jeu 25 Jan 2018, 10:04

@Disciple laïc a écrit:
Donc ce n'est pas "votre" intuition, nous sommes bien d'accord d'une certain façon c'est "quelque chose" , un "phénomène" qui se produit, qui surgit, sans appartenir à personne en particulier non ?
Cette intuition même est aussi vacuité (non-soi indépendant) n'est ce pas ? 


Disciple Laïc,
Bonjour,

C'est exact, mis à part non-soi indépendant que je ne comprends pas, partant qu'aucune individualité n'a d'existence, mais ce matin j'ai encore mieux, il faut juste me laisser le temps de le rédiger.

Bien à toi.

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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Jeu 25 Jan 2018, 11:03

Qu'est ce que vous ne comprenez pas dans "non-soi indépendant" ?


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Demeurer en colère c'est prendre un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un, c'est vous qui vous brûlez. 
Traitez votre colère avec compassion, votre colère c'est votre bébé qui pleure et vous êtes la maman, réconfortez votre bébé pour qu'il ne pleure plus, traitez votre colère avec compassion. 
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Jeu 25 Jan 2018, 12:50

@Disciple laïc a écrit:Qu'est ce que vous ne comprenez pas dans "non-soi indépendant" ?

Qu'es-ce qui est indépendant ? Et indépendant de quoi ?
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Jeu 25 Jan 2018, 12:57

Disciple Laïc,

Bonjour,

Ci-dessous le texte dont je t'ai écris ce matin, qu'il me fallait un peu de temps pour le mettre en forme, donc voici:

Es-ce que l’intuition me vient vraiment de l’espace ? Réponse
 
Le texte ci-dessous m’est donc arrivé dans le désordre le début à la fin et la fin au début, c’est comme cela aussi que se déploie l’intuition.
 
Espace : 04:00. L’intuition dicte, j’écris. Quelques fois je reformule, je mets en forme, quelques fois pas. Rien n’arrive par hasard, même pas ton intervention me poussant à définir d’où me vient l’intuition.
 
Vois-tu maintenant comment cela fonctionne ? Intuition et dévoilement sont liés à travers le questionnement et la réflexion intellectuelle, ou non, aux concepts.
 
Tout est lié. Nous ne sommes pas des âmes comme l’a rapporté du Tibet Alexandra David Nell qui y a vécu entre 1920 et 1950 et qui a rapporté les réponses de divers lamas à propos de cette question, si nous ne sommes pas une âme, une jiva, que sommes nous ?
 
Nous ne sommes donc pas des âmes, mais des consciences constituées de liens d’énergie qui se séparent et se rassemblent à la mort et pour une renaissance nouvelle, en fonction de notre karma, qui est en lien à nos appétances.
 
Ainsi tout dans cet univers ou multivers est en liens, de la même manière qu’une question trouve sa réponse.
 
Certaines fois la question et la réponse apparaissent de l’esprit mondain « sem » et passe par l’intellect et le mental, et quelques fois l’une ou les deux apparaîssent de la nature de l’esprit « rigpa » et par l’intuition au-delà du mental.
 
J’ai rédigé cet écrit sous ma couette, dans mon lit, afin de ne pas réveiller mon épouse à coté de moi, et nos enfants qui dorment avec nous dans la même chambre. Cela m’a pris de manière irrépréssible, un besoin insoutenable tel lorsque l’on ne tient plus d’aller pisser.
 
C’est seulement maintenant que j’ai écris cela que je vais pouvoir redormir soulagé.
 
00:30 : Cette nuit, jeudi 25 janvier 2018 vers minuit et demi, alors que j'allais entamer une dernière pratique, soudainement un éclair a déchiré ma conscience, la base neutre incrėée et non née ne peut pas être espace.
 
L'espace, selon la définition que je lui connais, c'est toujours un intervalle entre deux pièces.
 
Notre univers ou notre multivers est un espace qui est Le plan éveillé du Nirmanakaya qui s'est déployé au sein de la base neutre incréée et non née.
 
Ainsi, puisque nous sommes reflet du dédoublé reflet unique s’étant dépoyé de la base, nous sommes donc également cette base. Mais celle-ci est au-delà de tous concepts, inexprimable et inqualifiable.
 
Ainsi, puisque nous ne pouvons ni la qualifier, ni l’exprimer de quelque manière que se soit, la base neutre incréée et non née est simplement tout ! Et puisque elle est justement tout, c'est qu'elle n'est pas !


Dakar, jeudi 25 janvier 2018
 
   
Bien à toi Disciple Laïc, ainsi qu'à vous toutes et tous.


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Jeu 25 Jan 2018, 13:54

Je ne le peux je le crains, c'est bien trop compliqué pour moi, trop de termes compliqués, ce sont les méandres de votre pensée, de vos réflexions, je ne suis pas vous je ne peux suivre, ce qui est évident pour vous ne l'est pas nécessairement chez les autres. Je prends aussi régulièrement des notes sur ce que je lis, des réflexions, des éclats de compréhension, mais primo je n'ai aucune certitude d'avoir la compréhension correcte donc j'évite d'en faire trop la publicité, secondo ce que je comprends est le fruit de mon propre cheminement, de mes lectures et expériences, partager la conclusion a plus de chance d'être incompréhensible pour la plupart des gens. 

J'ai finis hier par exemple la lecture du Sutra du Diamant. Il nécessite je crois d'avoir des bases solides pour être ne serait ce qu'un peu compris. J'ai pris tout un tas de notes, elles font sens pour moi, je trouve ce Sutra extrêmement "puissant" et il porte très bien son nom, il dissipe bien des illusions sur le "moi". Et régulièrement dedans il est dit que quiconque le comprend, le pratique et partage cette compréhension avec d'autre acquière un bonheur et des mérites incalculables. Seulement voila, comme je l'ai dis, je ne suis nullement sûre de l'avoir bien compris. Est-il sage de partager quelque chose dont on est pas sûre ? J'en est tiré certaines conclusions très déroutantes je pense pour des gens qui pratiquent depuis peu. Et je ne pratique moi même que depuis 4 ans et avec modération. J'ai peut être je dis bien peut être une tournure d'esprit particulière qui me permet de pénétrer plus aisément les paradoxes, ce qui aide beaucoup en philosophie bouddhique, mais je vois bien dans ma vie que j'ai encore du chemin à faire. Et je ne suis pas un maître ou un moine mais un simple disciple laïc. Je me méfie terriblement de mon propre orgueil, de ma propre arrogance, des mes prétentions, tout ce qui fait le "moi". C'est pourquoi je suis prudent. 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Jeu 25 Jan 2018, 14:07

@Disciple laïc a écrit:
Je ne le peux je le crains, c'est bien trop compliqué pour moi, trop de termes compliqués, ce sont les méandres de votre pensée, de vos réflexions, je ne suis pas vous je ne peux suivre, ce qui est évident pour vous ne l'est pas nécessairement chez les autres. Je prends aussi régulièrement des notes sur ce que je lis, des réflexions, des éclats de compréhension, mais primo je n'ai aucune certitude d'avoir la compréhension correcte donc j'évite d'en faire trop la publicité, secondo ce que je comprends est le fruit de mon propre cheminement, de mes lectures et expériences, partager la conclusion a plus de chance d'être incompréhensible pour la plupart des gens. 
J'ai finis hier par exemple la lecture du Sutra du Diamant. Il nécessite je crois d'avoir des bases solides pour être ne serait ce qu'un peu compris. J'ai pris tout un tas de notes, elles font sens pour moi, je trouve ce Sutra extrêmement "puissant" et il porte très bien son nom, il dissipe bien des illusions sur le "moi". Et régulièrement dedans il est dit que quiconque le comprend, le pratique et partage cette compréhension avec d'autre acquière un bonheur et des mérites incalculables. Seulement voila, comme je l'ai dis, je ne suis nullement sûre de l'avoir bien compris. Est-il sage de partager quelque chose dont on est pas sûre ? J'en est tiré certaines conclusions très déroutantes je pense pour des gens qui pratiquent depuis peu. Et je ne pratique moi même que depuis 4 ans et avec modération. J'ai peut être je dis bien peut être une tournure d'esprit particulière qui me permet de pénétrer plus aisément les paradoxes, ce qui aide beaucoup en philosophie bouddhique, mais je vois bien dans ma vie que j'ai encore du chemin à faire. Et je ne suis pas un maître ou un moine mais un simple disciple laïc. Je me méfie terriblement de mon propre orgueil, de ma propre arrogance, des mes prétentions, tout ce qui fait le "moi". C'est pourquoi je suis prudent. 


Disciple Laïc,
 
Bonjour,
 
Ne t'en fait pas, tout vient à point à qui sais attendre, et ça viendra également pour toi, comme pour nous tous.
 
En tous cas je te remercie pour t'être prêté à cet échange, qui pour ma part m'a fait avancer, car sans toi j'en serai probablement toujours à qualifier la base neutre incréée et non née comme étant l'espace.
 
Vois-tu, l’intuition arrive et le dévoilement opère, mais c’est peut-être aussi le contraire, soit, le développement s’opère et arrive l’intuition.
 
Il me semble intuitivement que c’est lorsque l'on expose (tu vois les concepts ne sont pas nécessairement faux), comme lorsque l'on expose l'ombre à la lumière, soit que l’on les places l’une sur l’autre (et non qu’on les oppose), pour nous c’est ainsi que s’opère le dévoilement, soit lorsque l'on s'expose.
 
Ainsi Disciple Laïc, si tu t’exposais plus (tu l’as fait un peu dans notre échange), peut-être que tu progresserais davantage, car en s’exposant, comme en exposant l’ombre à la lumière, autant l’on peut se consumer, qu’autant la totalité de l’esprit d’éveil peut se dévoiler dans la lumière et nous appraître plus directement et clairement dans toute sa cristalinité.   

Bien à toi.

tindzin
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Ven 26 Jan 2018, 11:42

@Disciple laïc a écrit:
Je ne le peux je le crains, c'est bien trop compliqué pour moi, trop de termes compliqués, ce sont les méandres de votre pensée, de vos réflexions, je ne suis pas vous je ne peux suivre, ce qui est évident pour vous ne l'est pas nécessairement chez les autres. Je prends aussi régulièrement des notes sur ce que je lis, des réflexions, des éclats de compréhension, mais primo je n'ai aucune certitude d'avoir la compréhension correcte donc j'évite d'en faire trop la publicité, secondo ce que je comprends est le fruit de mon propre cheminement, de mes lectures et expériences, partager la conclusion a plus de chance d'être incompréhensible pour la plupart des gens. 
J'ai finis hier par exemple la lecture du Sutra du Diamant. Il nécessite je crois d'avoir des bases solides pour être ne serait ce qu'un peu compris. J'ai pris tout un tas de notes, elles font sens pour moi, je trouve ce Sutra extrêmement "puissant" et il porte très bien son nom, il dissipe bien des illusions sur le "moi". Et régulièrement dedans il est dit que quiconque le comprend, le pratique et partage cette compréhension avec d'autre acquière un bonheur et des mérites incalculables. Seulement voila, comme je l'ai dis, je ne suis nullement sûre de l'avoir bien compris. Est-il sage de partager quelque chose dont on est pas sûre ? J'en est tiré certaines conclusions très déroutantes je pense pour des gens qui pratiquent depuis peu. Et je ne pratique moi même que depuis 4 ans et avec modération. J'ai peut être je dis bien peut être une tournure d'esprit particulière qui me permet de pénétrer plus aisément les paradoxes, ce qui aide beaucoup en philosophie bouddhique, mais je vois bien dans ma vie que j'ai encore du chemin à faire. Et je ne suis pas un maître ou un moine mais un simple disciple laïc. Je me méfie terriblement de mon propre orgueil, de ma propre arrogance, des mes prétentions, tout ce qui fait le "moi". C'est pourquoi je suis prudent. 
 
Disciple Laïc,
Bonjour,
 
En fait après coup, je n'avais pas fait le lien (ma mémoire), durant de nombreuses années, dans mes pratiques du matin, je récitais par coeur le soutra du coeur, mais cela commençait ainsi (de mémoire):
 
« Ainsi ai-je entendu à Rajagrya au sommet d'une montagne au Pic du Vautour ... », soit un échange entre Sariputra et Avalokitesvara, où, au Sermon du Pic-du-Vautour, comme le disait le noble bodhisattva mahasattva Avalokitésvara, il n’y a ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue, etc, pour arriver au célébrissime mantra :
 
OM GATE GATE PARAGATE PARASAM GATE BODHI SWAH AH, Traduction : Allez, allez, de l’avant allez, éveillé, soyez.
 
Avec en finalité la bénédiction du Bouddha leur disant : Bien, bien ô fils de noble famille, bien, bien.
 
Ci-dessous je me permets de te mettre, ainsi qu’a toutes et tous, les dernières pages de mes écrits publiés en 2010 sous le titre « Partage autour du dzogchen », qui sont encore d’actualité, même si depuis, soit aujourd’hui en janvier 2018, certaines de ces intuitions se sont ouvertes à d’autres dimensions de réalité, au-delà du temps, de la gravité et de l’espace :
 
 
La marche avec Brahma :

Selon ce que j’en sais et ce dont me rappel mon souvenir, Le bouddha ne parlait pas de bouddhisme, mais décrivait ses techniques de méditations et ses préceptes afin que chacun ou chacune puisse atteindre l’éveil, de: La marche avec Brahma.

Hors dans l’hindouisme, il faut savoir que Brahma occupe la place de Dieu suprême, mais aussi que dans l’hindouisme, ce Dieu est représenté sous des milliers de facettes qui forment l’ensemble du panthéon de l’hindouisme.
Mes réflexions m’ont amené à penser que l’hindouisme est une représentation de ce que l’ensemble des êtres sont vis à vis de dieu ou selon le bouddhisme, vis à vis du Dharmakaya qui est définit dans le bouddhisme, la base incréé, non née, sans début ni fin, sans couleur, ni forme, ni haut, ni bas, etc..., d’où pourtant tout émerge.

Autrement dit, chaque phénomène s’élevant dans notre univers, comprenant les mondes des formes et ceux du sans formes, ne serait qu’un reflet s’élevant du Dharmakaya, une de ces milliers de facettes, à l’instar de ce que sont les divinités du panthéon hindou, vis à vis de Brahma.

Mon intuition est qu’un être “vivant” dans un monde d’esprit, se voit autant réel que nous mêmes dans un monde que notre esprit nous fait appréhender comme étant matériel, alors qu’ultimement il est dit que nous devrions nous appliquer à voir notre monde comme un monde de rêve identique au monde de nos nuits et que chacun d’entre nous, devrait assimiler et appréhender, la vision diurne de notre monde, comme : nous nous rêvons.

A l’image et à l’idée que l’on peut se faire dans notre monde « matériel », d’un monde du sans forme, un monde d’esprits.

Dans cette perspective clairement définie, mais comprenant des termes différents, il y aurait une certaine analogie qui ne rendrait donc pas antinomique l’idée de l’existence de Dieu, à cela prêt, qu’il faudrait tout de même ajouter qu’en humanisant et matérialisant la base neutre qu’est le Dharmakaya, le risque serait grand qu’en voulant créer un chemin d’accès symbolique et représentatif à la portée de tous les êtres, humains en particulier, que ceux-ci croient qu’existe un créateur, qu’ils et elles se voient comme étant ses créatures faites à son image et donc qu’ils et elles se croient immortels, ce qui d’ailleurs, est le principe de base des religions théistes, qui de ce point de vue-là, à mon sens, sont toutes dans l’erreur la plus profonde et ne peuvent amener leurs pratiquants qu’à un cul-de-sac, mis à part quelques êtres qui pour la plupart, ne s’élèveront qu’à partir de pratiques ésotériques que l’on trouve dans différents courant religieux, mais malheureusement semble t’il plus, en tous cas pour les croyants laïcs, dans l’église Catholique Romaine.

Un jour, ayant lu une réflexion du Chat (la bande dessinée), une histoire au sujet de Dieu, qui pour faire l’homme à son image aurait du au préalable inventer le miroir, eh bien j’ai trouvé que la réflexion de ce dessinateur scénariste était finement observée, bien qu’à mon avis, par effet miroir, je dirais que c'est plutôt l'homme qui a créé Dieu à son image.

Ainsi du Dharmakaya, la base de la totalité, émerge la luminosité Sambhogakaya et de l’union des deux émerge le Nirmanakaya, notre monde, le monde de la forme.
Lire Tenzin Wangyal dans « Les prodiges de l’esprit naturel », Editions du Seuil, POINT SGESSE, Sa151, p. 195 référence au mouvement de la main dans l’espace.
Mais ces trois notions étant indivisibles, tout comme il est dit samsara (la roue des existences comprenant les six mondes) et nirvana, sont les deux cotés de la même pièce, ce qui à mon sens, signifie que ce point de vue n’est valable que du point de vue d’un être réalisé, donc non attaché à l’illusion. De plus d’autres textes affirmant que tout ce qui nous apparaît comme existent n’est qu’illusion s’élevant de la nature de l’esprit, n’est à mon sens, aussi en relation avec l’intuition de ma pratique, pas antinomique à cette affirmation qui en première analyse à chaud, semble justement affirmer une position diamétralement contraire. Le samsara et le nirvana seraient alors des concepts à l’attention des personnes étant encore dans l’apprentissage, mais pour les êtres en ayant déjà eu ce goût par leur pratique, qui plus est pour les êtres réalisés, cette distinction tombe.

Autrement dit : Le samsara et le nirvana n’ont d’existence que lorsque l’on est dans la dualité du sujet et de l’objet, c’est clairement un point de vue dualiste, donc samsarique, mais pas au-delà.

Pour un être se trouvant dans la présence de la Vue dzogchen, de mon point de vue, n’existe ni samsara, ni nirvana.

Ainsi je vous invite à lire : « La Béatitude du Feu Intérieur » (La pratique essentielle des six yogas de Naropas), par Lama Thoubtèn Yéshé, aux Editions VAJRAYOGINI. Voir Chapitre XII : Unifier le Relatif et l’Absolu ; pages 151-158, où en page 156 est dit que pour Milarépa, tous les phénomènes du Samsara et du Nirvana, n’existent que pour l’esprit relatif.


Compassion, karmas, pardon, remerciements, confiance et confusion :

La notion de karma est selon moi, une explication rationnelle à l’intention des êtres encore encrés dans la distinction sujet / objet, soit dans la dualité, qui peut aussi être utilisé par des Maîtres ou des pratiquants avancés auprès de ceux-ci.

Ainsi il me semble que l’on puisse remercier une personne qui nous a fait souffrir, pour la décharge de karmas négatifs dont celle-ci où ceux-ci nous a, nous ont libéré, mais par contre, l’on ne devrait pas accorder facilement notre pardon, ce qui a mon sens continue à nous maintenir dans une dynamique samsarique de reconnaissance d’un sujet et d’un objet, ce qui va à l’encontre de l’enseignement bouddhiste nous entraînant à nous défaire de cette conception dualiste erronée. De même, ce que dit Jésus-Christ* sur le pardon, soit : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »

* : Selon ce qu’un Maître Youngdroung-Bön m’en a dit, eux soutiennent le fait et tienne pour véridique, que Jésus-Christ aurait été formé par leur école, avant de s’en retourner prêcher en Palestine. Les rois mages n’étant que trois de leurs émissaires à la recherche de l’enfant, qui donc ne serait rien de moins qu’un Tulku. Selon cette même source, le royaume de Shambala d’où est originaire la tradition Youngdroung-Bön, s’étendait de l’est du Tibet, dans la région de l’actuel Lhaddak, englobant le Mont Kaliash, jusqu’à l’actuel Iran et dans de vastes contrées au nord. Pour finir, selon ce Maître, les dix commandements n’auraient pas été reçus par Moïse de Dieu et la religion égyptienne trouverait aussi sa source dans les enseignements Youngdroung-Bön dispensés déjà dans le royaume de Shambala.
Mon intuition me dit que cette déclaration ne fonctionne que dans sa première partie, ou le raccourci de la déclaration omet et laisse supposer que le pardon accordé l’est, suite à la demande de pardon que l’offenseur aura faite préalablement.

Car la demande de pardon ne peut être formulée que par celui qui a offensé, et le pardon ne serait être profitable à l’offenseur et accordée par celui qui a été offensé que dans deux circonstances, l’offensé récupère son honneur, ses biens où ce qui a été le départ de la contre verse entre les protagonistes, soit l’offensé ne peut obtenir réparation, dans le cas de la destruction d’un bien lui appartenant ou le meurtre, l’assassinat d’un proche, et là le pardon permettra à celui qui a été offensé, autant de pouvoir tourner la page pour continuer sa route dans les moins mauvaises conditions possible, puis pouvoir entreprendre et clôturer son deuil, autant que permettre à l’offenseur à pouvoir faire de même.

Mais si l’offensé à trouvé un autre moyen de poursuivre sa route, pourquoi faciliterait- il la rédemption de l’offenseur, surtout si celui-ci n’a fait aucun acte de repentir ou que l’on peut sciemment supposer que le repentir est uniquement de circonstance, mais que dans le fond l’offenseur une fois libéré, continuera ses divers actes criminels.

Dans certains cas, il se peut même que l’offensé ne soit pas celui supposé, mais est l’offenseur de départ, qui n’a pas supporté le retour de bâton de celui qu’il avait au préalable, lui-même offensé.

Tout ceci est un peu du même ordre je trouve qu’accorder sa confiance à une personne, l’accord de confiance est souvent mal compris, mais dans le fond c’est un acte qui peut être lourd de conséquences, car ce n’est rien de moins, qu’un transfert de responsabilités, et lorsque un parent accorde sa confiance à son enfant où un chef à son subalterne et que celui-ci le déçoit, plutôt que punir l’enfant ou son subalterne, le parent ou le chef, devrait lui-même se mordre ses doigts et plutôt discuter et négocier un nouveau contrat avec son enfant ou son subalterne qui soit plus adapté à ce que celui-ci est capable d’assumer et supporter, ce qui n’empêche pas que dans certains cas graves, comportant des malversations, l’on en arrive à saisir la justice pour le préjudice, et le tord causé.

Je vous confie encore ce que par amour, j’ai oublié d’appliquer moi-même. La confiance ne doit jamais empêcher le contrôle.

Pour moi le pardon s’inscrit aussi dans une notion dynamique lorsque les protagonistes se trouvent être issu d’un même milieu familial où communautaire ou là il faut absolument dépasser l’offense ou l’outrage, pour la survie du groupe, soit une notion de recréation de liens et non dans une notion uniquement pour dépasser ou lever une offense.

Ainsi dans ce genre de conflits « familiaux », il peut se trouver, et c’est même souvent le cas je pense, que celui qui invoque le pardon et demande à être pardonné, n’est pas l’offenseur, mais celui qui à soit le plus à perdre ou à gagner dans la résolution ou non du conflit, ou celui ou celle qui a la plus grande capacité à aplanir les différents et à recréer du lien et les liens, favorisant ainsi le bon fonctionnement du groupe et la fluidification des énergies qui le traverse, au détriment de ses propres besoins.

Pourtant d’après moi, si le pardon peut être un ciment réunificateur puissant, il est aussi un risque tenace de continuer à nous encrer dans la distinction et l’action du sujet et de l’objet, sans permettre de nous placer dans une distanciation par rapport à cela, et contribuer ainsi, à perpétuer dans notre continuum de conscience, au maintien de l’illusion et l’idée erronée que nous existons véritablement.

Ainsi pour ma part, si le pardon n’est indiqué que dans des limites claires autant qu’étroites, par contre être compatissant ne nous maintient à mon sens pas dans l’interface et l’illusion de moi et l’autre, tout en reconnaissant le caractère impermanent des phénomènes, sans dénier leur interdépendance.

Par ailleurs la vrai compassion n’est pas béate et uniquement gentille, la vrai compassion peut être d’une violence extrême, si c’est la réponse appropriée à une situation donnée.

D’après mon intuition, la notion de pardon comporte de grands risques, dont celui qu’est la notion d’oubli, alors plutôt que pardonner et oublier, l’on peut utiliser me semble t’il cette énergie issue du conflit, voir de l’atteinte et la mise en péril de notre propre personne et avoir plutôt une attitude compatissante, celle-ci mettant en lien et activera les processus expansifs et dynamiques favorisant une ouverture, une reconnaissance de l’autre, qui se trouve à ce moment là, dans une pénible situation, voir dans une délicate et périlleuse détresse mentale, l’ayant conduit à commettre un ou toutes sortes d’actes erronés, l’enfermant et le conduisant plus que dans une impasse, mais dans un couloir confusionnel qui va le desservir pour longtemps, jusqu’à ce que cet être retrouve son point d’équilibre, inversera et invalidera ses comportements négatifs, pour à son tour se libérer de l’illusion, de ses conditionnements erronés et finalement du samsara.

A vrai dire, tout s’élevant de l’énergie non née et non créée nommée dans le bouddhisme Dharmakaya, ultimement selon mon intuition les karmas n’existent pas, mais il se pourrait cependant, qu’un processus énergétique, dynamique et fluides, engendre pour chaque « conscience » s’élevant et agissant dans l’illusion du samsara, des charges positives et négatives qui leur serait associées et qui véhiculerait une fréquence spécifique et unique, d’un état (monde) à un autre en fonction de divers conditionnements et appétences, que dans le bouddhisme nous attribuons, et nommons sous la dénomination référentielle de karmas.




Des Enfers :

Une interrogation m'interpelle. Il est dit dans le cas d'une renaissance en tant qu'être humain, que le principe conscient qui se trouve dans le Bardo en ce moment,
voit ses futurs parents accouplés et que s'il est attiré par la mère il naîtra homme et s'il est attiré par le père, il naîtra femme.

Cela indique clairement donc, que les bouddhistes pensent où plutôt affirment, qu'au passage de la mort, si la plupart d'entre nous perdons toutes traces de notre vie précédente, qu'en tous cas dans le Bardo, nous avons conscience d'où nous allons renaître.

Ainsi ma question est: Lorsque s'ouvre devant nous les Enfers, est-on pétri d'effroi ou au contraire accueille t'on ce nouveau lieu d'existence avec enthousiasme?

Pour ma part (mais c'est une logique par rapport à mon présent), je pencherais que l’on est pétri d'effroi, mais que l'on ne puisse rien faire pour inverser l'inéluctable, à cause sans doute, avoir vécu une ou plusieurs existences de fuites en avant successives, afin d'éviter toutes les situations pénibles dans lesquelles nos mauvaises actions passées nous ont empêtré.
Ainsi naturellement, nous nous trouvons confronté, à cette effroyable destinée.

Pour exemple, je prendrais une situation forte, ceux se trouvant dans cette présente existence en position haute, comme par exemple les employeurs qui lorsqu’ils retournent des dossiers de candidatures non retenus, pour la plupart emploient la formule de «politesse », c'est à regrets..., alors que ceux-ci, de regret n'en ont très certainement aucun.

A mon sens ceux-ci n’ont pas le moindre sens des convenances et certainement pas de politesse, ni respect des autres, à commencé par la propre estime d'eux-mêmes.
A mon avis, la politesse serait d’énoncer clairement les raisons pour lesquels ils n'ont pas retenus tel dossier, afin de permettre au postulant de combler ses manques.

Pour moi cet exemple banal dénote juste l'état de notre monde, et le niveau de conscience qu’ont la plupart des gens, soit un repli sur soi, sur ça si précieuse et délicate personne, et ses petits besoins.

Aucune ouverture à attendre, ni envers les autres, ni envers le monde. Tout comme ces directeurs administratifs, qui reportent leur responsabilité de non engagement où de non entrée en matière à la décision d’un tiers, comme souvent eux-mêmes pour se couvrir le disent, démontre à mon sens, que cela tient plus à leur manque total de clairvoyance et d’éducation, qu’à leur hypocrisie.

Aussi important soit le personnage que nous croyons être, comment pourrons-nous espérer obtenir pour nous même après cette existence, si nous nous comportons ainsi avec autrui, sans même être directeur, une place autre qu'une renaissance chez les animaux, les fantômes affamés, voir en Enfer?

Que dire alors de ceux qui suite à leurs choix passés, ont été placés dans des situations extrêmes, qui à cause du caractère éprouvant de telles situations, n’ont su en compensation de celles-ci, qu'écraser, mentir, trahir, voler ou tuer, en un mot détruire autrui, pour préserver et augmenter leur unique profit et bienêtre.

Eh bien ceux-ci ayant succombé à leur égocentrisme, leur narcissisme, leur vengeance et leurs bas instincts, sans pouvoir conserver aucune noble attitude, ni détachée, ni altière, ni faire face à la vie avec retenue autant que rigueur, droiture et responsabilité, n’auront donc ni compris l’opportunité unique d’avoir pu obtenir ce corps humain et encore moins tenté le but ultime de dominer leur esprit.

Bien que l'on puisse demander des comptes à ceux ayant choisi de nous faire payer leurs erreurs, rien ne nous autorise cependant à les voler, les trahir ou les détruire.

Autrement le jour où se dressera l’obstacle autant magnanime et impartial, que monstrueux et incontournable, nous n’aurons d’autre à maudire que nous même.
L’Enfer ne sera en fait finalement que le reflet de notre propre conscience et la sévérité ne sera également, que proportionnelle aux souffrances que l'on aura fait endurer à autrui.

Le cas des suicidés comme je l'ai déjà exprimé et aussi très intéressant.
Car en opposition aux escrocs qui projettent contre autrui leurs violences, leurs insatisfactions et leur impossibilité d'assumer leurs responsabilités, les suicidés eux, retournent leur violence et leur impossibilité de faire face à leurs responsabilités, contre eux-mêmes.

Puis la plupart du temps il choisissent soit une mort qu'il croient douce, tranquille et lente, soit s'endormir paisiblement, mais surtout définitive en absorbant des cachets, où tout au contraire choisissent une mort violente, mais supposée rapide, et c'est là que j'ai un gros doute, car pour qui a eu un accident de la route, sur le nombre pour ma part que j’en ai eu, à deux reprises, y compris une fois avec un passager, alors que pour les observateurs extérieurs la scène ne dura que quelques fractions de secondes, j'ai vécu et gardé le souvenir, ainsi que mon passager, d'une interminable lancée où la percussion du véhicule nous barrant la route, notre point d'arrêt inéluctable, se rapprochait de nous au ralenti, comme dans un cauchemar inextricable.

Par extension j’imagine la balle traversant un crâne, l'être broyé sous les roues d'acier d'un train, la chute dans le vide avec où sans corde au cou, etc...

Au-delà de ces morts ni douce, ni enviable, qui ultimement ne sont en aucun cas libératrices, aussi malheureux et effroyable que cela puisse être pour les proches restant, elles portent surtout en elles, les germes d’une renaissance direct en Enfer.
A ce stade et pour contre balancer avantageusement l’idée pour les proches de ces morts, que ceux-ci sont peut-être damnés pour l’éternité, mon intuition m’offre deux images, d’abord elle me dit :

Les enfers par rapport au principe conscient subsistant à la mort, par analogie agit, joue le même rôle, qu'un antivirus par rapport à un programmes informatique infecté, et ensuite, que ces Enfers ne sont pas ultimement des lieux de punissions, même s’ils sont perçu comme tel, mais au contraire ceux-ci sont des lieux de compassion et de bienveillance, puisque au-delà d'être des lieux de souffrances, ce sont des lieux de décharge, de purification, de rétablissement rédempteur, donnant accès à un futur cycle et d’autres possibles, pour à la fin être libéré de l’illusion du samsara, celui décrit comme le cercle vicieux des existences, afin de nous installer dans l’incommensurable et insurpassable Eveil.




Articulation et recentrage avant la fin :

Après avoir pas mal lu sur les aspects fondamentaux liés à notre existence selon la vision bouddhiste, et ainsi mis en lien avec mes propres perceptions venant de l'intuition s'élevant de la pratique de la méditation, et non de mon esprit conceptuel mondain, j'ai découvert que ce qui est présenté comme une évidence pour les Maîtres dans le Dharma du Bouddha depuis presque 2600, et depuis plus de 17'000 ans selon ce qu’en disent les Maîtres du Youngdrung-Bon sur leur propre lignée et source, que la plupart de nos difficultés résident dans la dynamique d'approche (par quel angle d'attaque) nous appréhendons et observons notre monde.

Ainsi il apparaît que l'erreur première est de nous croire seulement existant avec un corps, un monde et un univers matériel, alors qu'il serait plus juste d'appréhender que nous ne sommes non seulement qu'esprit, mais nous le sommes qu’étant multitudes de facettes issues de la même source, qui n'est autre, non pas notre esprit conceptuel, mais bien de la Nature de l'esprit, et que ce n'est que sous l'influence d'innombrables paramètres que l'on regroupe sous les étiquettes de karmas ou des karmas, individuels et collectifs, que nous nous appréhendons et nous vivons comme étant existent.

Je présente ceci d’après et à partir de mon ressenti de ce qu’est le point de vue d’un être se trouvant dans la présence, la Nature de l'esprit.

A partir de là, il est très clair que toute la dynamique et l'entrée en matière dans nos échanges à un niveau individuel se modifient, le problème résiduel demeurant paradoxalement le point le plus difficile à dépasser, est que la majorité des êtres ne se voient pas sous cet angle de vue et se croient réellement réel, ce qui complexifie et rend pour le moins difficile de vivre nos relations avec les autres, dans un mode différent de ce que perçoit la majorité.

Ce simple énoncé confirme les liens intimes qui se jouent entre karma individuel et karmas collectifs, l'un n'entravant pas l'autre, ce qui permet justement les différentes logiques d'existences individuelles, tout comme les différentes couches de mondes : Dieux, Assuras, Humains, Animaux, Pretas, Enfers chaud et froid et des mondes d'êtres intermédiaires, ainsi que les Terres Pures, etc... En nous percevant comme réellement réel, nous restons dans une dynamique où nous avons quelque chose à défendre ou quelque chose à s'emparer, non seulement l'approche matérialiste est dure, c'est une approche qui est aussi très violente et c'est bien pour cela, que poussée à son extrême, cette manière d'appréhender le monde, peut nous conduire en enfer. Ce qui rend le monde humain très intéressant, c'est qu'il est extraordinairement complexe et qu'il se trouve au point d'équilibre entre les mondes supérieurs et ceux inférieurs.

Déjà nous partageons ce monde avec celui des animaux, puis dans notre monde nous pouvons par l'intermédiaire de nos perceptions émotives très développées, tester les autres formes de mondes.

En fait nous pouvons expérimenter d'un instant à l'autre toutes les formes de mondes possible, le monde humain étant sans doute le moins homogène des six types de familles / mondes d'existences selon ce qu'a définit le Bouddha.

Alors que les particularités individuelles me semblent-elles, s'inscrire dans la multi latéralité, d’un prisme à rayons et facettes infinies.

C'est pourquoi que s’imposent des mises en gardes. Ainsi il convient de traiter toute la situation avec le respect qui lui est du, car si nous pensons tout n'est qu'un rêve, une illusion s'élevant de la Nature de l'Esprit et que partant de ce postulat nous pensons que rien n'a d'importance et que tout est permis, comme s'élancer vers le ciel du haut d'un toit, eh bien nous risquons, à moins d'avoir les supra pouvoirs de Milarepa, de faire la désagréable expérience de la loi de gravité avec qui nous sommes intimement lié par notre karma.

Toutefois, nous sommes tous me semble t’il, d'accord pour dire qu'il n'y a pas rien.
Par exemple, je prends à l'envers, si l'univers n'existait pas du tout, il n'y aurait rien, mais de fait l'univers y compris nous mêmes sommes-là, donc même si l'on appréhende notre "êtreité" comme n'étant qu'une émergence de la Nature de l'Esprit, cette "êtreité" là, semble bien présente, donc cela prouve bien, qu’il n'y a pas rien.

Par contre ce qu'il y a, n'est pas non plus existant, ni par lui-même, ni ayant été élevé par un créateur, c'est pour cela que l'on dit dans le bouddhisme que c'est non créé et non né, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aie rien.

Le plus petit dénominateur commun peut être qu'issue d'une force, d'une énergie, nous ne soyons que des vagues s'élevant de celle-ci, mais que pour une raison indéterminée, ces "vagues" se sont à un moment donné, perçues comme étant séparées de la base et donc existantes, et ça c'est ce que l'on nomme l'illusion, l'égo.

Tout le travail consistant alors à dénouer l'illusion, non seulement intellectuellement, mais pratiquement, notamment par l'exercice de méditations, de visualisations, de techniques diverses, afin d'obtenir, de retrouver ce "goût" primordial et nous restaurer, nous réadmettre et nous ré comprendre, non pas comme entité existante de manière autonome par rapport aux autres, car cette vue alors erronée nous conduit généralement à défendre notre territoire au déni de l'autre, et de collectionner des affects négatifs qui d'accumulation en accumulation, soit nous conduirons dans des conditionnements de plus en plus défendant et agressifs, jusqu'aux enfers et à l'inverse des comportements et des affects de plus en plus ouvert envers les autres, mais demeurant toujours dans la notion du sujet et de l'objet, nous visualisant et nous pensant comme existant, pour finir dans une bulle d'autosatisfaction paradisiaque.

Le but étant de démasquer l'illusion et de comprendre que nous pouvons avoir toutes les qualités d'ouverture des Dieux, mais en plus comprendre de manière intégrée par notre pratique, que nous ne sommes que des émergences de la Nature de l'Esprit, qu'il n'y a aucun territoire à défendre puisque ultimement n’existe aucun territoire.

Finalement, nous installant dans cette détente ouverte et paisible, nous nous intégrons pas à pas à l'Eveil.

Encore une fois, mon ressenti est que lorsque l’on parle de karmas individuel et collectif, ce sont des concepts à l'attention de ceux ne demeurant pas dans la Nature de l'esprit, c'est un jeu intellectuel et une distinction permettant d'appréhender plus facilement les différentes interactions.

De mon point de vue, ultimement au niveau de l’absolu, cette distinction n'existe pas, les phénomènes surgissent au moment propice, au bon moment les uns par rapport aux autres et comme je l'avais déjà écrit ailleurs dans ces lignes, une personne qui vit une vie d'épreuves, cela n'est pas forcément un signe que celle-ci était une mauvaise entité dans sa vie ou ses vies précédentes, mais ce qu'expérimente de son karma négatif dans cette vie cette personne, peut aussi être vu comme une mise en condition pour une position, une vie où un destin particulièrement élevé dans sa prochaine incarnation.

Malheureusement ici sur Terre, nos représentations ne sont pas représentatives de l’ensemble, ainsi l’on n’a pas accès aux autres types de mondes mis à part celui des animaux et quelques fois avec des entités que nous ne savons pas à quel type de monde elles appartiennent, pourtant dès qu’une interaction se produit, c’est la preuve d’un lien qui devait se révéler, soit un karma collectif, même si cet échange n’a lieu qu’une seule fois et même si les deux entités n’ont d’autre échange que celui de se rendre visible l’une à l’autre dans cette dans cet espace-temps, cette fréquence vibratoire donnée.
 
Par exemple je propose dans mes présents écrits, ma vision sortie de l’intuition de ma pratique, soit toute l’amplitude que l’on pouvait dégager de ce qui se jouait entre un bourreau et sa victime, et c’est une chose qui me semble être révélatrice de la difficulté que l’on devrait éprouver de pouvoir démêler l’écheveau des liens karmiques d’un seul individu et la complexité quasi irrésoluble de l’équation, dès que l’on introduit une seule identité (être) supplémentaire.

Malgré tout, cela peut à titre individuel aider à nous auto-évaluer et aussi évaluer à partir du petit bout connu de l’autre, ce qu’il est probable que celui-ci vivra dans son futur, tout en restant très réservé sur l'issue finale de ce qui ne peut-être qu'une ébauche d'hypothèse et certainement pas la finalité pour cet être, déjà dans cette vie, mais de ce qu'il adviendra de cette entité dans la prochaine, car notre évaluation n'aura plus ou moins de sens, qu'en fonction de notre connaissance du parcourt de vie de l’individu donné, et même si l’on connaissait l’ensemble de sa vie nous manquerait encore l’essentiel, soit l’intimité de son état d’esprit dans toutes les représentations que nous serions entrain de juger.

S’il est vrai qu’il sera tout de même plus facile d’apprécier la trame de la prochaine existence d’un escroc professionnel où d’un meurtrier cynique, que d’une personne lambda en absence de traits distinctifs très caractérisés de comportements, malgré tout, dans ces situations qui nous semble téléphonées, soyons plutôt vigilant, ce qui n’empêche pas de tirer pour nous-mêmes, certaines hypothèses.

Cela nous sera surtout utile, si cela nous incite à ne pas suivre les mêmes travers et nous faire développer des collections de vertus, à commencer par la compassion pour tous les êtres, particulièrement ceux qui nous font du mal, pas pour eux sur lesquels nous n'avons souvent que peu ou pas de moyens d'action, que déjà sur nous même. Toutefois ayant droit à l'erreur et aussi de s'emporter, être en colère et exprimer ressentis et émotions, c'est aussi cela la spécificité de notre monde humain.

A ce propos, je crois que quelques fois une colère exprimée et autant utile pour se purger soi-même et repartir sur des bases plus saines, qu'à celui envers qui notre colère est dirigée, comme un gros orage, une certaine manière de purifier et de clarifier l'atmosphère.




Avatars:

Du Dharmakaya émerge la luminosité Sambhogakaya, soit l'aspect éveillé de la Sagesse et de l'union des deux le Nirmanakaya, soit l'aspect manifesté des mondes de la forme et du sans forme. Dont pour ma part j'ai l'intuition que tous ces mondes y compris le notre, ne sont ultimement que des avatars, des mondes de l'esprit.




Rêves, sommeil et illusion, l’ultime vérité :

Dans le bouddhisme tibétain, il y a un cycle d’enseignements qui traitent de yogas que l’on peut expérimenter durant la nuit lorsque l’on dort, qui sont les yogas du rêve et du sommeil, car il est dit que durant nos états de rêves et les phases d’endormissement, la similitude avec la dissolution des énergies de notre corps au moment de notre mort est pareille. Ainsi, un des conseils afin de se préparer à la pratique de la nuit, est que durant tous les moments de notre état de veille, nous nous voyons comme étant entrain de nous rêver et ainsi de mettre en pratique le tout est illusion du Bouddha Sakyamuni lui-même.

D’ailleurs la phase finale des enseignements bouddhistes est la réalisation du corps d’arc-en-ciel où le corps du pratiquant se dissout en lumière et dont ne reste que les ongles et les cheveux, car comme il est dit, ce sont les deux éléments de notre corps qui après notre décès continuent encore à pousser et qui donc font partie du samsara et de l’illusion.

Partant, à l’endroit où nous sommes tous ici sur Terre, de la plus petite bactérie aux êtres les plus évolués, tant que nous nous accrochons à la notion d’être comme Descartes l’a dit avec son célèbre :« Je pense donc je suis », des entités séparées les unes des autres, mettant en avant nos individualités, nos égos (cela nous savons tellement bien le faire), jusqu’aux despotes et autres tyrans, qui à cette seconde même, vivent et respirent sur notre Terre, nous continuerons à nous enfoncer et à nous débattre dans la matière, ce que le bouddhisme appel le Samsara.

Pour parler d’une autre tradition, les aborigènes d’Australie, voir les indiens Hopis et certainement d’autres qui ne me viennent pas ici à l’esprit, leurs grands prêtres ou autres chamans disent par la pensée avoir traversé notre galaxie jusqu’aux confins de l’univers.

A ce point, je sais bien que j’en ai déjà fais hurler plus d’un, mais avec ce qui va suivre, heureusement l’inquisition n’existe plus sous sa forme barbare et matérielle d’entant, bien que l’esprit de cette pratique à mon sens, subsiste insidieusement encore actuellement. Autrement je finirai pour sûre sur le bûcher, alors qu’ actuellement au pire, je vais être accusé d’être une personne sectaire du New âge, c’est tellement plus facile de faire disparaître quelqu’un en le stigmatisant, le diabolisant et en le calomniant, celles-ci bien connues efficaces mais grossières, sont des pratiques de ceux de l’ombre.

Ainsi l’image forte de notre époque, qui a été adaptée au cinéma, la trilogie Matrix est à mon sens, bien que dans une vision matérialiste, dans son fondement, découle de l’application du type d’approche que je défends, tout en sachant que pour pouvoir être lisible, Matrix à du rester dans l’étroit carcan du monde de la matière pour une meilleure compréhension de tous les publiques (car c’est très difficile de montrer et visualiser à l’écran des esprits sans forme ni corps).

Mon avis aussi modeste soit-il est que par exemple, les scientifiques du CERN avec leur grand collisionneur de Hadrons (LHC), n’ont pas trop envie de découvrir LA particule finale de la matière, pourquoi?

1/Parce que leur survie, celle de leur job et le salaire qui va avec, en dépend.
Mais à mon sens de toutes les façons, plus ils creuseront, plus ils découvriront d’éléments toujours plus infimes où d’autres choses encore, qui les amènera à construire des machines encore plus sophistiquées et cela sans fin.
C’est ce que je pense actuellement, que la recherche dans la matière est sans fin, pourquoi?

2/ Elle est liée au cycle du samsara, qui est lui-même lié à l’ignorance.
Par contre le bouddhisme explique très clairement et simplement comment dans le samsara impermanent, se développe l’illusion et l’évolution des systèmes, par la notion de causalité que l’on appel communément le karma.

Ainsi, selon cet enseignement, l’ensemble des événements qui se produisent dans l’univers, sont régis par le samsara à cause, selon la terminologie employée dans l’hindouisme et le bouddhisme, de la loi de causalité et des effets de l’impermanence et ce n’est pas qu’une théorie, ou alors c’est une théorie que l’on a communément l’habitude de nommer en fonction du lieu culturel où l’on vit, d’une autre manière, car chacun sait que rien n’a de permanence dans cet univers, même les étoiles meurent et se transforment, qui en supernova, qui en naine brune, en naine blanche, avalée par un trou noir, etc....

Pour que le karma mûrisse sont fruit, bon ou mauvais, il est dit qu’il faut que les conditions secondaires soient réunies.

Les enseignements bouddhistes n’entre ni dans la vision nihiliste que rien n’existe, ni dans les théories créationnistes, c’est comme l’on dit la voie du milieu, la voie de l’équilibre, ou comme la première phrase du Guru Yoga: “Au nord ouest du pays d’Oddyana”, c’est exactement ce que symboliquement cette phrase veut dire, car notre environnement existe bien, mais d’un certain point de vue.

Car si nous pensions que puisque nous rêvons nous pouvons nous élancer du 5ème étage pour voler, à l’arrivée nous risquons d’être rattrapé par la dureté de notre monde et le principe de “réalité”.

Dans notre monde samsarique qui évolue au gré des conditions liées au karma et à sa maturation lorsque les conditions secondaires sont réunies, dans notre monde de rêve, l’on meurt dans des guerres de rêves.

Autrement vous êtes un siddhas comme l’était Milarépa le grand yogi, qui dit-on de lui, qu’il avait acquit le pouvoir de voler.

Aussi nous ne sommes pas dans Matrix, comme le croyait faussement les deux meurtriers de l’université de Colombine aux USA, qui massacrèrent à coups de fusils à pompe, plusieurs étudiants de leurs camarades, avant de ce suicider, revêtu qu’ils étaient de tenues identiques à celle que Keanu Reeves jouant le rôle de Néo, portait dans le justement célèbre Matrix.

Ainsi l’hypothèse issue de ma pratique est : Si en fait il n’y a jamais eu de voyage, ni de voyageur, que nous ne sommes que des vagues, des émergences de la base neutre, qui elle-même bien que point de départ de toute chose, ne soit pas une entité créatrice selon une conception matérialiste, base de toutes les traditions spirituelles créationnistes. A mon avis, avec une telle vision bien des barrières tombent, comme celle de l’égoïsme, du matérialisme, la peur du pêché et ultimement de Dieu. Les risques de dépressions, de verser dans la folie et de ce suicider.

Par contre cela apporte à mon sens un espace, une ouverture immense, un grand bol d’oxygène qui va nous faire envisager notre monde et nos existences, dans une optique diamétralement opposée à ce que les puissants du monde s’efforcent par tous les moyens à leur disposition, dont le très fort levier des peurs, à nous maintenir dans l’ombre et non nous élever dans la lumière.

Ainsi à mon sens, il n’y a jamais eu ni voyage, ni voyageur dans nos existences.
D’une part lorsque l’on rêve quand on dort, l’on peut souvent se voir accomplir toutes sortes de choses, faire et obtenir des expériences inimaginables par rapport à notre vie de veille et d’ailleurs lorsque l’on se réveil de nos nuits, ils nous arrivent, je suis certain que pour la plupart d’entre vous cela s’est déjà produit, que l’on se dise déçu :«Ah ! Ce n’était qu’un rêve».

Ainsi pour faire un bref accord avec le film Matrix, lorsque dans le film certains humains arrivent à se réveiller, ils constatent que leur vie diurne n’était qu’ une illusion créée par des programmes informatiques, créés par les machines et directement implanté dans leur cortex et que la sombre réalité est que l’humanité s’étant autodétruite par une guerre nucléaire, survit en étant cultivée et clonée par les machines, qui maintient cette pauvre humanité, dans un état végétatif à l’intérieur de sarcophages et tire de leur corps jusqu’à leur mort, l’énergie qui les animes.

Mais je vous rassure, notre monde n’est pas un programme informatique et nous ne sommes pas cultivés par des machines. La réalité à mon avis est bien plus extraordinaire.

Je vais donc tenter d’affiner et éclaircir ce que j’entends lorsque j’émets l’hypothèse qu’il n’y a ni voyageur, ni voyage, c’est l’intuition précise et palpable qui s’est imposée à moi au cours d’une séance de méditation, qu’en fait littéralement comme le disait le Bouddha Sakyamouni, nous nous rêvons.

J’en reviens à nos nuits et nos rêves / cauchemars. A moins qu’à travers les pratiques tel que le yoga du rêve où le yoga du sommeil l’on réalise que l’on rêve où que l’on reste immergé dans la présence de la Claire Lumière, lorsque l’on se réveille, on se rend alors compte que tous ce que nous avons pu vivre durant notre nuit n’était qu’illusions, c’est facile à s’en rendre compte au réveil, car nous trouvons notre corps allongé dans notre lit et pourtant avec notre esprit, nous avons fait peut- être des voyages fantastiques et nous avons peut-être même le souvenir d’avoir traversé toute la galaxie où tout l’Univers et rencontré d’autres civilisations et des contrées inconnues, pourtant nous n’avons physiquement pas bougé de notre lit.

Ainsi ce que nous percevons de notre vie diurne, ne serait qu’une projection sortie de la base d’où il est dit que tout s’élève, alors nous ne faisons à l’instar de nos moments de rêves nocturnes, que de rêver nos vies et que finalement, n’existe réellement, aucun univers, ni galaxie, ni Terre, que personnes n’a jamais fait dans cet univers, aucun voyage, qu’absolument rien ne s’est jamais déplacé et n’est aller nulle part et n’y ira véritablement jamais.

Où comme le disait au Sermon du Pic-du-Vautour le noble bodhisattva mahasattva Avalokitésvara, il n’y a ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue.... Etc.

Et selon le mantra de dédicace à la fin de ce Sermon, mon hypothèse rejoint celui-ci qui dit :


OM GATE GATE, PARAGATE, PARASAM GATE, BODHI SVAHA.
Traduction : Allez, allez, de l’avant allez, éveillé, soyez.

Lire aussi : p.217, chapitre 15 : Trekchö et Thögal du livre de Tendzin Wangyal « Les prodiges de l’esprit naturel », édition du Seuil, point sagesse, Sa 151.

Dans cette optique, tout ce qui constitue l’univers, toute la matière, les explosions gigantesques d’énergie, enfin tout, ne serait que l’éclosion du samsara à partir de la base neutre, le Dharmakaya qui englobe tout. Les Böns disent que le samsara qui a pour base l’ignorance, est issu de la nuit, la zone sombre...

La nuit, la zone sombre, c’est un peu le fond de notre univers qui en dehors des sources d’énergie lumineuses est totalement sombre froid et noir, le fond de l’ignorance.

D’ailleurs comme beaucoup, enfant vers dix ans, je me posais souvent la question:
Mais l’univers tient d’en quoi, c’est quoi son contenant ? Car s’il n’existait pas, rien n’existerait ! Et d’où vient-il ?

La réponse que je peux imaginer aujourd’hui est celle que je viens d’essayer de brièvement ci-dessus vous apporter.

Tout l’univers, le samsara incluant aussi le nirvana et partant nous même, ne sommes que des illusions sorties de la base incréée non née, sans limites ni début, ni fin, qui est nommé Dharmakaya, maintenant à savoir d’où cette non création vient et quel est son support, c’est une chose que « notre/ ma » conscience n’a pas encore la capacité de dénouer ce secret, qui n’est peut-être que de polichinelle une fois la réalisation ultime du corps d’arc-en-ciel obtenu.

Par contre dans le point de vue de notre niveau de vie ici et maintenant, l’impression de mouvements, de déplacements, toutes nos émotions, le désir, la colère, l’ignorance, la faim, la soif, sont crées tout comme l’est nos mouvements et nos déplacements dans nos rêves, jusqu’à peut-être l’impression fausse que l’on respire, que l’on vit en permanence en société, tout ceci ne serait que le barattage incessant de la saisie d’objets que l’esprit à dissocié de la Nature de l’esprit et de ce fait, à pris la totalité de ce qui semble être hors de lui, pour entités séparées de lui-même, tout en s’étant lui-même aussi, invalidé de la base d’où il est apparu, créant ainsi les différents mondes, races d’êtres terrestres, extraterrestres, animaux, mondes du sans forme, etc.

Ce que nous vivons chacun, découle de nos actions bonnes, mauvaises ou neutres et ainsi comme il est dit dans le bouddhisme, dans le samsara, existent des karmas, individuels, familiaux, régionaux, nationaux, planétaire, galactique et universel.
Mais si nous ne faisons rien pour dévoiler en soi la vérité, telle qu’elle soit, belle, laide, bonne où terrible, alors de vies en morts, de joies en bonheurs, de maladies en souffrances, ce qui est sûre, c’est que l’on errera sans fin dans le samsara.
Par contre ce que je crois qu’un être qui s’éveille, ne se dissout pas forcément à nouveau dans la base neutre qu’est le Dharmakaya, mais au contraire, continue à son gré, embrasant la totalité, la somme de toute l’expérience acquise depuis le début des temps et qu’il peut enfin jouir pleinement et simplement de sa nature véritable et renaître où non, dans n’importe quel lieu, époque et même à plusieurs endroits et différents mondes à la fois, libre de toute attache, contrairement à nous, qui ne le sommes pas actuellement.

Lire également : Kamalashila qui est né en Inde au 8ème siècle, « Les étapes de la méditation », Editions du Seuil, POINT SAGESSE, Sa227, p. 130.

Ainsi finalement, si l'on part du postulat que bien des Maîtres et le Bouddha lui-même et aussi ce que je commence par touches, à appréhender aujourd’hui à mon petit et faible niveau, soit reconnaître effectivement que tout ce qui nous entoure y compris nous même, ne sommes que les éléments d'un rêve et qu'il n'y a pas de distinction entre nos rêves nocturnes et notre vie rêvée diurne. Etant donné qu'il est dit aussi que le monde humain est le seul avec les animaux, dont les êtres sont dotés d'un corps (mondes avec formes) et que les autres sphères /mondes, sont des mondes sans formes (de rêves).

Mon intuition me suggère que les êtres vivants dans les mondes sans forme se voient aussi réels que nous qui ne reconnaissons pas que nous vivons dans un monde de rêve, alors que lorsque nous rêvons, l’environnement rêvé, nous apparait autant réel que nos vies diurnes et même quelques fois plus.

Tout cela me fait dire que toutes formes d'actions, bonnes, mauvaises ou neutres, ne sont qu'actions pensées et ce que nous nommons pensées, ne sont que des actes en latences, non révélés en actions dans le champ vibratoire de nos rêves, qu'ils soient diurnes, où nocturnes.

En conclusion, il est probable que les karmas ne soit que pensées / conscience et donc que l'on crée du karma avec nos pensées, ce qui ne serait que la confirmation de cette implacable logique, surtout lors des pratiques respiratoires d’échange, telle que celle de Tonglen, bonheur contre souffrance.

Toutefois un acte pensé mais demeurant en latence et non mis en action, l'impact karmique n'aura d'effets et de valeur à mon sens, uniquement sur le conditionnement de l'être qui l'aura produite, excepté certaines formes de pensées produites dans des pratiques et buts spécifiques, comme celle de Tonglen mentionnée ci-dessus où des pratiques occultes visant la destruction d' autrui, dont comme indiqué, les énergies sont mises en actions et soumettent au karma le producteur des pensées et l'être visé par l'énergie de celles-ci, ainsi que les êtres visés par ces formes de pensées mises en actions, contrairement selon mon intuition, à celles demeurant en latences qui ne soumettent au bénéfice du karma que celui ayant produit cette pensée.

Mon intuition me dit que nous sommes des êtres complexes, tout comme est complexe l’univers, car à mesure que l’univers s’est complexifié, les êtres y demeurant s’y sont aussi parallèlement, en interaction / interdépendance et en co- création, complexifiés, car nous sommes l’univers et l’univers est nous, tant que nous n’acceptons pas cette évidence, nous continueront à rechercher les réponses à nos questions sur nos origines, dans des phénomènes que l’on continuera à percevoir comme matériels et extérieurs. En fait lorsque l’on parle de karma, d’illusion, de nuits rêvées et de mondes rêvés, mon intuition me dit qu’il en est ainsi, en a toujours été et en sera toujours ainsi, qu’il n’y a jamais eu de voyage et que rien ni personne n’en fera jamais, étant donné que nous ne sommes que lumière, énergie de pensée, des vagues apparaissant et disparaissant à la surface de la base non née et non créée sans début ni fin, qu'est le Dharmakaya, ce n'est pas pour rien que la vie avec forme est sans forme, ne sont que suite unique d'impalpables inspirations et expirations, que ce soit celles de nos poumons, de pulsars où de notre étoile, le Soleil.

La vie n’étant que l’artifice, l'illusion de ce mouvement, où dans cet univers, rien ne s’est jamais selon mon intuition, ultimement déplacé.

Ainsi le bouddhisme n’offre pas l’enchainement au bouddhisme. Plus que la liberté, sa promesse est notre libération.




Dédicaces :

Celui qui a écrit et revu ces lignes, Thierry Poget / dont le nom de refuge est :
Tingdzin Lhawang (seigneur divin du samadhi), entre juin 2008 et juin 2010, est un piètre pratiquant, qui n’a aucune réalisation, à peine l’amorce de quelques lambeaux de compréhension. Néanmoins, il dédie l’ensemble des éventuels mérites de ses pâles connaissances et de ses fumeuses explications au bien être de tous les êtres et l’accomplissement des desseins des Bouddhas, bodhisattvas, yogins, yoginis, ainsi qu’à tous les pratiquants du Dharma.

                                                       XXXXXX

Voilà.


Je te souhaite Disciple Laïc, ainsi qu'à vous toutes et tous, une bonne fin de semaine et un excellent week-end
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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Ven 26 Jan 2018, 12:35



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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par ben le Mer 31 Jan 2018, 08:31

Peut-être est-il bon dans ce cas de relire ceci:

La pratique du Dzogchen dans la vie quotidienne 

par Dilgo Khyentse Rimpotché


La pratique journalière du dzogchen doit simplement développer une complète acceptation insouciante, une ouverture sans limite à toutes les situations. 

Nous devons réaliser l’ouverture comme terrain de jeu de nos émotions et nous relier aux gens sans artificialité, manipulation ou stratégie. 

Nous devrions tout expérimenter totalement, ne jamais nous retirer en nous-mêmes comme une marmotte se cache dans son trou. Cette pratique libère une immense énergie qui est habituellement resserrée par le processus de maintien des points de référence fixes. Le renfermement est le processus par lequel nous nous soustrayons à l'expérience directe de la vie quotidienne. 

Être présent dans le moment peut, au commencement, déclencher la crainte. Mais en faisant bon accueil à la sensation de crainte avec une complète ouverture, nous coupons à travers les barrières créées par les modèles émotionnels habituels. 

Quand nous nous engageons dans la pratique de la découverte de l'espace, nous devrions développer le sentiment de nous ouvrir nous-même complètement à l'univers entier. Nous devrions nous ouvrir avec la simplicité et la nudité absolues de l'esprit. C'est la pratique puissante et ordinaire de laisser tomber le masque de l'auto-protection. 

Nous ne devrions pas faire de division dans notre méditation entre la perception et le champ de la perception. Nous ne devrions pas devenir comme un chat observant une souris. Nous devrions réaliser que le but de la méditation n'est pas d’entrer "profondément en nous-mêmes" ou de se retirer du monde. La pratique devrait être libre et non-conceptuelle, non contrainte par l’introspection et la concentration. 

Vaste non-né l'espace de sagesse auto-lumineux est la base d’être - le commencement et la fin de la confusion. La présence de la conscience dans l'état primordial n'a aucun parti pris pour l’illumination ou la non-illumination. Cette base d'être qui est connue comme esprit pur ou originel, est la source dont tous les phénomènes résultent. On la connaît en tant que grande mère, comme la matrice de la potentialité en laquelle toutes choses surgissent et se dissolvent dans l'auto-perfection naturelle et la spontanéité absolue. 

Tous les aspects des phénomènes sont complètement clairs et libres d’obscurcissements. L'univers entier est ouvert et non-obstrué - tout s’interpénètre. 

Voyant toutes choses comme nues, claires et libres d’obscurcissements, il n'y a rien à atteindre ou réaliser. La nature des phénomènes apparaît naturellement et est naturellement présente dans la conscience transcendant le temps. Tout est naturellement parfait juste comme c’est. Tous les phénomènes apparaissent dans leur unicité faisant partie du caractère continuellement changeant. Ces modèles sont vibrants du sens et de la signification à chaque moment ; pourtant il n'y a aucune signification à attacher à de tels sens au delà du moment où ils se présentent. 

C'est la danse des cinq éléments dans lesquels la matière est un symbole d'énergie et l'énergie un symbole du vide. Nous sommes un symbole de notre propre illumination. Sans effort ou une quelconque pratique, la libération ou l'illumination est déjà ici. 

La pratique quotidienne du dzogchen est juste la vie quotidienne elle-même. Puisque l'état non développé n'existe pas, il n'y a aucun besoin de se comporter d’une manière spéciale ou d'essayer d'atteindre n'importe quoi au-dessus de et au delà de ce que vous êtes réellement. Il ne devrait y avoir aucun sentiment d’effort pour atteindre un quelconque "but incroyable" ou "un état avancé". 

Essayer d'obtenir un tel état est une névrose qui nous conditionne seulement et sert à obstruer le flux libre de l'esprit. Nous devrions également éviter de penser à nous-mêmes en tant que personnes sans valeur - nous sommes naturellement libres et non-conditionnés. Nous sommes intrinsèquement illuminés et rien ne manque. 

En s'engageant dans la pratique de la méditation, nous devrions la ressentir comme étant aussi normale que de manger, respirer et déféquer. Ce ne devrait pas devenir un événement spécial ou formel, gonflé de sérieux et de solennité. Nous devrions nous rendre compte que la méditation dépasse l'effort, la pratique, les objectifs, les buts et la dualité de la libération et de la non-libération. La méditation est toujours idéale ; il n'y a aucun besoin de corriger quoi que ce soit. Puisque tout ce qui surgit est simplement le jeu de l'esprit, en tant que tel il n'y a aucune méditation insuffisante et aucun besoin de juger des pensées comme bonnes ou mauvaises. 

Par conséquent nous devrions simplement nous asseoir. Demeurez simplement à votre propre endroit, dans votre propre condition juste comme elle est. Oubliez les sentiments de conscience de soi, nous ne devons pas penser "je médite". Notre pratique devrait être sans effort, sans contrainte, sans tentatives de contrôler ou forcer et sans essayer de devenir "paisible". 

Si nous constatons que nous nous dérangeons d'une de ces manières, nous cessons de méditer et restons simplement au repos ou nous détendons pendant un moment. Alors nous reprenons notre méditation. Si nous avons "des expériences intéressantes" pendant ou après la méditation, nous devrions éviter d’en faire quelque chose de spécial. Passer du temps à penser aux expériences est simplement de la distraction et une tentative de les faire devenir artificielles. Ces expériences sont simplement des signes de la pratique et devraient être considérées comme des événements passagers. Nous ne devrions pas essayer de les ré-expérimenter, parce que faire ainsi ne sert qu’à distordre la spontanéité naturelle de l'esprit. 

Tous les phénomènes sont complètement nouveaux et frais, absolument uniques et entièrement exempts de tous concepts de passé, présent et futur. Ils sont 

expérimentés au-delà du temps (Ndt : dans ce cas cette notion est autre que celle d’éternité). 

Le courant continuel de la nouvelle découverte, la révélation et l'inspiration qui surgit à chaque moment est la manifestation de notre clarté. Nous devrions apprendre à voir la vie quotidienne comme un mandala - les franges lumineuses de l'expérience qui rayonnent spontanément de la nature vide de notre être. Les aspects de notre mandala sont les objets quotidiens de notre expérience de la vie se déplaçant en une danse ou le jeu de l'univers. Par ce symbolisme le maître intérieur indique la signification profonde et ultime d'être. Par conséquent nous devrions être normaux et spontanés, accepter et apprendre de tout. Ceci nous permet de voir le côté ironique et amusant des événements qui habituellement nous irritent. 

Dans la méditation nous pouvons voir à travers l'illusion du passé, du présent et du futur - notre expérience devient la continuité d’être ici et maintenant. Le passé est 

seulement une mémoire incertaine maintenue dans le présent. Le futur est seulement une projection de nos conceptions actuelles. Le présent lui-même disparaît dès que nous essayons de le saisir. Ainsi pourquoi s’embêter à essayer d'établir une illusion ou un terrain solide ? 

Nous devrions nous libérer de nos mémoires passées et de nos préconceptions sur la méditation. Chaque moment de méditation est complètement unique et plein de potentialité. 

Dans de tels moments, nous serons incapables de juger notre méditation en termes d'expérience antérieure, de théorie sèche ou de rhétorique creuse. 


Simplement plonger directement dans la méditation dans le moment, maintenant, avec notre être entier, libéré de l'hésitation, de l’ennui ou de l’excitation, est l'illumination.


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 31 Jan 2018, 09:34

J'ai encore lu récemment des textes qui vont dans un sens très simple. Le Bouddha n'a pas "hésité", il a simplement prit le temps de réfléchir à la façon dont il allait s'y prendre. Il avait fait une découverte majeure. Certains ont pu prendre les semaine d'attente après cette découverte comme de l'hésitation. D'ailleurs le Bouddha dit-il lui-même quelque part qu'il a hésité ? Plutôt que de spéculer (et d'ailleurs quel interêt pour la pratique de se questionner sur l'hésitation ou la non-hésitation du Bouddha ?) ne vaut-il pas mieux se fier uniquement à ce qu'il dit lui même ? Plutôt qu'aux interprétations de ce que les autres disent de lui. 

J'ai lu aussi il y a peu dans un sutra du canon pali que lui-même expliquait qu'il ne se serait pas permis d'enseigner son dharma si il ne s'était pas senti prêt et convaincu d'avoir trouver une vérité parfaite. Donc il n'était tout simplement peut être pas "prêt", ce n'était pas encore le bon moment. Lui seul savait dans son omniscience d'éveillé quand et comment agir. 

Dans les semaines qui ont suivi son éveil il a peut être tout simplement attendu le temps de mettre au point sa pédagogie, d'observer son environnement avec attention (voir l'étang aux lotus) pour préparer sa méthode. Regardez comment des gens qui prennent la parole en public font parfois silence quelques instant avant de parler. De même quand j'écoute les enseignements de Thich Nhat Hanh régulièrement il fait des pauses dans ses propos, le temps de se recentrer. D'être de nouveau ici et maintenant. Cela peut durer plusieurs minutes. Ainsi il s'assure d'être vraiment conscient de ce qu'il dit. De même quand on vous pose une question, prenez vous le temps de faire silence et de réfléchir avant de répondre ? 


Passage tiré du livre de Thich Nhat Hanh : sur les traces de Siddharta. Découvrir les enseignements du Bouddha en cheminant à ses côtés. 



Chapitre 21 : l'étang aux lotus. 




« Tout en examinant attentivement les lotus, il réfléchit aux différentes étapes de leur croissance. Même si leurs racines restaient communément enfoncées dans la boue, ils étaient tous différents. Certaines tiges demeuraient immergées tandis que d'autres affleuraient à la surface, surmontées de feuilles enroulées sur elles-mêmes. Un peu plus loin, des boutons de lotus commençaient à sortir alors qu'à coté des fleurs arrivaient à plein épanouissement. C'était un festival multicolore de lotus blancs, bleus ou roses. 



Le Bouddha songea que les êtres vivants différaient peu de ces lotus. Chaque personne possédait son propre tempérament. Devadatta n'était pas comme Ananda, Aasodhara était différente de la reine Pamita, Sujata ne ressemblait pas à Bala. Le caractère, la vertu, l'intelligence et le talent étaient diversement partagés suivant les individus. 



Le Chemin de la Libération devait donc être exposé de multiples façons pour s'adapter aux nombreux types de personnalité. Le bouddha aimait enseigner aux enfants du village car il pouvait leur parler très simplement. 


Des méthodes de transmission variées s’éraient autant de portes d'accès à l'enseignement. Le Bouddha en vint à conclure que la création de ces « portes du Dharma » résulteraient de rencontres directs avec les gens, car aucune technique toute prête ne lui apparaîtrait jamais sous l'arbre de la Bodhi. »






Et dans le livre cet épisode a lieu après l'Eveil mais avant la mise en mouvement de la roue du Dharma. 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 31 Jan 2018, 12:53

« ne vaut-il pas mieux se fier uniquement à ce qu'il dit lui même ? Plutôt qu'aux interprétations de ce que les autres disent de lui. » 
 
« Donc il n'était tout simplement peut être pas "prêt", ce n'était pas encore le bon moment. Lui seul savait dans son omniscience d'éveillé quand et comment agir. »
 
 
Disciple Laïc,
 
Bonjour,
 
C’est exactement comme tu le dis dans ton commentaire, c’est ça, et c’est exactement ce que le Bouddha lui-même a enseigné, soit, que nous ne devons pas le croire sur facture, lui donner (si tu me passe l’expression), le bon dieu sans confession, mais en doutant, puis en mettant en pratique son enseignement.
 
Je ne cherche ni a avoir raison, ni a tirer la couverture du Bouddha sur mes épaules, mais réfléchissons.
 
Si je ne m’étais pas posé la question en termes d’hésitation, l'intuition n’aurai peut-être pas développé cette intervention de la même manière, et ensuite je n’aurai pas pu bénéficier de tes très intéressant commentaires.
 
Donc c’est comme l’on dit maintenant, notre échange est win-win, gagnant-gagnant, pour tous et c’est cela qui est autant primordial qu’important dans le développement et l’actualisation de la voie, ce qui la maintient vivante et transmissible dans la durée, même si dans l’absolu, le temps n’a aucune existence, que n’existe rien comme une réalité temps, où n’existe même pas le concept temps. Ne penses-tu pas ?
   


Bien à toi et je te souhaite une excellente journée Disciple Laïc, ainsi qu'à vous toutes et tous.


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par Disciple laïc le Mer 31 Jan 2018, 13:46

Bof, personnellement je me moque de savoir si il a hésité ou pas, donc je n'ai pas posé la question. Vous vous la posez, je vous dis que c'est vain mais je vous donne des pistes de réponses possibles puisque visiblement vous en avez besoin, et c'est ensuite pour me le reprocher. Ou est la cohérence là dedans ? Vous avez demandé quelque chose, je vous l'ai donné, alors ne vous plaignez pas. Merci. 


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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

Message par tindzin le Mer 31 Jan 2018, 14:32

Disciple laïc
Bof, personnellement je me moque de savoir si il a hésité ou pas, donc je n'ai pas posé la question. Vous vous la posez, je vous dis que c'est vain mais je vous donne des pistes de réponses possibles puisque visiblement vous en avez besoin, et c'est ensuite pour me le reprocher. Ou est la cohérence là dedans ? Vous avez demandé quelque chose, je vous l'ai donné, alors ne vous plaignez pas. Merci. 
 
Disciple Laïc,
Bonjour,
 
Je suis surpris par ta réponse. Si cela était si peu important à tes yeux, pourquoi alors avoir publié neuf (9) réponses de commentaires, même bref pour certains.
 
Ensuite, pour mon dernier commentaire j’ai failli dire presque la même chose que toi, soit : « Bof, personnellement je me moque de savoir si il a hésité ou pas », mais dans le sens que c’était un appel à une réponse intuitive de le dire comme cela, puis je me suis dis que c’était un peu facile et un peu court au vu de ce que j’avais produit et développé.
 
J’ai donc laissé reposer la réponse que je souhaitais te faire et c’est pour cela que j’ai pris du temps, quelques minutes, laissant monter en moi à partir de quel angle et point de vue j’allais porter ma réponse, qui finalement l’a été sur un axe diamétralement opposé, qui n’est ni de snober, ni de te tenir grief avec plein de reproches, mais en te démontrant au contraire la valeur de tous questionnements, et la valeur que peut produire l’échange, surtout dans notre pratique du bouddhisme, ne serait-ce que pour garder cette tradition spirituelle vivante et peut-être pour vraiment ce l’approprier et non pas uniquement reprendre le cadre tibétain en bloc, ou le cadre vietnamien, japonais, etc..


En fait plus que de la valeur, la réflexion et l'échange, qui existe même de temps à autre entre un ermite et son Maître, dans la pratique du bouddhisme, me semble être une nécessité.
 
Je n’attends donc pas de réponse de ta part, mes commentaires s’adressant à tous et déjà aux autres membres delarbre.
 
Bien à toi, ainsi qu’à vous toutes et tous.
 
tindzin

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Re: Hypothèse : Pourquoi une fois éveillé, le Bouddha a hésité à enseigner ?

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