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SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

Message par Karma Yeshé Gyatso le Lun 27 Aoû 2007, 10:25





Certain sur m'ont demandé de préciser ce qu'était la profession que j'exerce soit "Sociologue des religions. Je vais donc encore vous assommer de CHARABIA (Désolé Thanh ::34: )Je commencerais par vous présenter le fondateur de la discipline Max Weber, ensuite si cela en intéresse certain je continuerait sinon j'arréte.











Biographie

Economiste et sociologue allemand. Max Weber naîtà Erfurt, en Thuringe, en avril 1864, dans un milieu familial protestant comptant des industriels du textile, des hauts fonctionnaires et des universitaires. Son père mène une carrière politique dans le parti national-libéral,et Weber côtoie dès son jeune âge des intellectuels tels Dilthey et Mommsen.

Lecteur de Marx, Hegel, Nietzsche, mais aussi de Kant, se passionnant pour l'histoire, la philosophie, l'esthétique, la théologie, il poursuit de brillantes études de droit et d'économie: sa thèse sur les sociétés commerciales

au Moyen Age (1889) et le texte de son habilitation portant sur l'histoire des institutions agraires dans l'Antiquité (1891) le font saluer comme un chercheur éminent. Il enseigne le droit et l'économie politique à Fribourg (1894) puis à Heidelberg (1896), mais une santé défaillante lui fait abandonner ses cours en 1898.

Après avoir fondé en 1904 la revue Archive de sciences sociales et de sciences politiques avec Sombart et Jaffé, il participe en 1910 à la création de la Société allemande de sociologie.

Engagé dans une activité politique, opposant à Guillaume II, convaincu de la nécessité de l'Etat-Nation, il combat l'antisémitisme, l'anti-européanisme et la démagogie, et adhère au parti social-démocrate en 1918. Membre de la délégation allemande au traité de Versailles, il est sollicité pour travailler à l'élaboration de la Constitution de la République de Weimar. Appe à la fin de 1918 à la chaire de sociologie de l'université de Munich, il meurt prématurément de pneumonie en juin 1920.

Oeuvre

Reconnu comme un des fondateurs de la sociologie, Max Weber fut, avec Georg Simmel, un analyste de la modernité, qui voyait dans la tendance
croissante à la rationalisation une caractéristique spécifique du développement de la civilisation occidentale. Pour lui, la sociologie devait être une science «compréhensive» et«empirique» de l'activité sociale, dont l'«idéal-type» constituait l'outil conceptuel le plus approprié.

Parallèlement à des travaux théoriques et méthodologiques, Max Weber a produit des études d'histoire économique, de sociologie économique, religieuse, politique, juridique; il a ainsi ouvert la voie aux recherches de sociologie urbaine et de sociologie de l'art, ainsi qu'à la vision sociologique, plus récente, de la science.

Pour Weber, une approche scientifique est une mise en perspective du réel selon un «point de vue cohérent (qui ne peut se confondre avec l'opinion d'un sujet), et aucune science ne peut atteindre la totalité du réel; toute recherche visant à produire des connaissances objectives doit en accepter le caractère forcément partiel, et l'on ne peut démontrer la prédominance d'un ordre de causalité sur un autre.

Il est d'autant moins admissible de prétendre fournir des synthèses globales et définitives dans les sciences sociales que celles-ci ont affaire à la variabilité des mentalités, des modes de relations sociales et des institutions dans l'histoire. S'il y a dans les processus sociaux des régularités quantifiables en termes de probabilités («chances»), leur caractéristique est d'être compréhensibles pour l'observateur qui en reconstitue le sens social, historique.

Travailler sur la «relativité significative» des phénomènes sociaux n'implique en aucune façon, pour Weber,de défendre un relativisme indifférencié des valeurs.

Max Weber propose de constituer une science «empirique» et «compréhensive» de l'activité sociale pour éviter aussi bien d'identifier les phénomènes sociaux à des entités métaphysiques - Communauté, Société, Classe, Etat... - que de leur appliquer par un naturalisme naïf le modèle organique de la biologie ou le modèle mécanique de la physique classique. Ces approches, sous leur antagonisme apparent, prétendaient toutes à un monisme explicatif aboutissant au projet d'une science normative du social. Pour éviter l'emploi essentialiste, idéaliste ou psychologiste de concepts globaux, Weber propose de dégager la
«signification subjectivement pensée» des «formes sociales» historiques. Par là, il ne renvoie pas à l'expérience vécue, en fait incommunicable et incontrôlable, mais au sens intelligible de
comportements individuels ou de groupes en fonction des savoirs dont disposent les «agents», les «acteurs sociaux» étudiés.

Ainsi peut-on comprendre et expliquer, évaluer par rapport aux intérêts existentiels des individus ou des groupes l'efficacité de leurs idées et de leurs actions menées dans les différents champs de l'existence sociale organisée: économie, religion, politique, art, etc.

Quelle que soit sa société d'appartenance, l'être humain est doté d'une capacité de rationalité limitée qui lui permet de «combiner des moyens et des fins, d'évaluer les éventualités qui se présentent à lui». Il ne s'ensuit pas que Weber ait une vision rationaliste du monde, non plus qu'il ne «psychologise» ou atomise le social: il étudie des phénomènes relationnels associant représentations mentales, actions, situation
historique, et dont l'agrégation produit deseffets qui échappent à la conscience comme à la volonté des acteurs, ce que Weber appelle le «paradoxe de l'action et des conséquences». Puisque, selon lui, la qualité qui nous faitconsidérer un événement comme un phénomène social et économique n'est pas un attribut de cet événement, l'idéal-type est le concept opératoire majeur des sciences sociales, «sciences de la culture». Il favorise l'interprétation causale de ces «ensembles significatifs» permettant d'en atteindre la «singularité historique» et régularités typiques. L'idéal-type aide ainsi à établir le rapport des populations étudiées à leurs valeurs, (Affinitées électives au sens de Goethe) ce qui implique que le chercheur réfléchisse simultanément au rapport que lui-même entretient avec les valeurs de sa propre société.

L'idéal-type répond à l'exigence de neutralité axiologique qui non seulement renvoie à la déontologie de la recherche et de l'enseignement, mais encore en conditionne la fécondité. Son elaboration éloigne les risques de gauchissement et de mésinterprétation des matériaux culturels et sociaux - toujours porteurs de choix de valeur de visions du monde - par la projection[color:d877=#0000ff:d877] incontrôlée des idéaux et valeurs personnelles du[color:d877=#0000ff:d877] scientifique.

La suite plus tard SI VOUS EN AVEZ ENVIE sinon





















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Re: SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

Message par Jean-Shérab le Lun 27 Aoû 2007, 13:48

C'est vrai que qu'il reste un sociologue passionnant, intelligent par sa finesse et son humilité. Il met en avant la rationnalité comme critère d'évaluation des sociétés et des représentations sociales tout en insistant déjà à l'époque sur le pluralisme des rationnalités (la rationnalité ne se réduit pas à la rationnalité scientifique) et sur les limites voire les danger d'une certaine rationnalité. Quand on sait qu'auourd'hui des courants en vogue en sociologie cherchent à calquer la rationnalité des sciences de la nature et cela jusqu'au ridicule, en prétendant mettre les société en équations et en tirer des conclusions pertinentes et en osant appeler cette arnaque "compréhension" on ferait bien de relire Weber. Son avantage avec l'idéal-type est de pouvoir, contrairement à un certain marxisme, mettre en évidence la structure sans évacuer la responsabilité individuelle, la rationnalité et l'autocompréhension du sujet dans son rapport à la culture. On est déjà loin du structuralisme d'un Bourdieu qui pousse l'orgeuil jusqu'à croire que les gens ne peuvent comprendre leur propre comportement et leur propre valeur à moins évidamment d'avoir l'immense chance de tomber un jour sur les livres de Marx ou de Bourdieu lui-même.

A rappeler aussi que Weber est un des premier à avoir essayer de comprendre la mentalité orientale à travers une étude de l'hindouisme, du taoisme et du bouddhisme. Qui bien qu'elles peuvent être critiquable parce que véhiculant encore quelques cliché occidentaux n'en reste pasmoins un essai de réflexion intéressant.

Alors pour moi JCB je ne dis pas stop...mais encore:bounce:


Dernière édition par le Mar 28 Aoû 2007, 12:33, édité 1 fois


_________________
La vie n’est pas différente du nirvana;
Le nirvana n’est pas différent de la vie.
Les limites de la vie sont celles du nirvana:
Samsara et nirvana sont exactement les mêmes.

(Nagarjuna, Versets jaillit du centre, Kunchab)
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Re: SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

Message par Karma Yeshé Gyatso le Lun 27 Aoû 2007, 15:26

Son ouvrage MAJEUR : L'Ethique Protestante et l'Esprit du Capitalisme

Le but de l’ouvrage.

Au moment d’écrire son ouvrage la thèse selon laquelle le protestantisme a
favorisé la modernisation de l’économie est une évidence très répandue. En fait ce que Weber veut montrer c’est que l'éthique protestante constitue un facteur explicatif de l'essor du capitalisme. Et bien plus, qu’il existe un esprit du capitalisme indépendant du capitalisme lui-même. Contraitrement a une idée répandue il ne fait aucune relation de causalité .
Ainsi, l'idéaltype presque pur du capitalisme peut s'observer bien avant que n'apparaisse la grande industrie concentrée. En fait et c’est certainement l’un des principaux objectifs du livre, Weber ne se satisfait pas des explications données sur la représentation des protestants dans la vie économique moderne, il veut dépasser les lieux communs et donc comprendre les vrais relations entre protestantisme et modernité économique et clairement distinguer luthéranisme et calvinisme. La
nouveauté de Weber est ainsi le lien qu'il établit entre développement
économique et rigueur morale calviniste, un lien qui déjà était une évidence
relevée par Voltaire notamment, mais dont Weber est le premier à rapprocher de l'économie capitaliste. Il veut montrer que l'éducation Calviniste et plus tard l'Idéologie a la base di libéralisme ont des affinitées électives.

Confession et stratification sociale.
Partant du constat que les statistiques professionnelles du pays de Bade montrent que " les principaux détenteurs de capitaux, les chefs d’entreprises, les couches supérieures et hautement qualifiées sont en grande majorité des protestants " Weber souhaite dépasser l’explication
communément admise qui impute cette différence au détachement vis-à-vis du monde du catholicisme [Weltfremdheit] attitude opposée au côté
matérialiste du protestant. Si des circonstances que Weber, qualifie d’extérieures, peuvent constituer une part d’explication de la faible participation des catholiques à la vie des affaires [Erwerbuleben], elles ne sont pas suffisantes et c’est indubitablement dans le caractère intrinsèque aux religions, notamment de celle réformée, qu’il convient de trouver le déterminisme propre à expliquer la sur représentations protestante au niveau économique.

L’ " esprit " du capitalisme.Cette notion difficile à définir et pour laquelle l’outil d’idéaltype est utilisé, est illustrée par Weber à partir d’un sermon de Benjamin Franklin dans lequel celui-ci explicite la philosophie de l’épargne dans le capitalisme moderne afin de caractériser ce concept. Cet ethos,(concept proche de l'Habitus Bourdieusien) propre au capitalisme occidentale, porte en lui une " maxime éthique pour se bien conduire dans la vie " Weber résume ce summum bonum par : " gagner de l’argent, toujours plus d’argent, tout en se gardant strictement des jouissances spontanées de la vie( Ascétisme Séculier). " Cet argent gagné apparaît alors non pas comme le résultat de la doctrine du liberum arbitrium indiscipliné dont la seule fin serait l’argent en tant que tel, mais plutôt comme la récompense ou le signe du devoir accomplit dans l’exercice de sa profession [ le "fameux Chapitre 3 sur la beruf] De surcroît cet esprit doit être partagé par un " groupe humain dans sa totalité " afin que se produise, condition sine qua none, un phénomène de masse. Toutefois Weber distingue bien cet esprit à l’origine du capitalisme, l’organisation rationnelle capitaliste du travail, du précapitalisme, caractérisé par son traditionalisme, absence de rationalisation de l’organisation du travail, et fût au contraire un
frein majeur à l’expansion du capitalisme.

La notion de Beruf chez Luther. (Chapitre III)
L’une des notions essentielles dans l’analyse par Weber du " devoir professionnel " et donc du lien qu’il y aura entre religion reformée et "
esprit du capitalisme " est le terme allemand Beruf au sens de Luther,
désigné en anglais par le terme calling (métier, vocation, profession) Ainsi
son sens apporté par la Réforme, avec Luther en précurseur, définit le dogme protestant comme : " L’unique moyen de vivre d’une manière agréable à Dieu n’est pas de dépasser la morale de la vie séculière par l’ascèse monastique, mais exclusivement d’accomplir dans le monde les devoirs correspondant à la place que l’existence assigne à l’individu [Lebenstellung], devoirs qui deviennent ainsi sa vocation [Beruf] " Et c’est cette double connotation, présente uniquement à cause de la Réforme, religieuse (vocation) et mondaine (profession) que nous décrit Weber. Pour autant le lien entre l "esprit capitaliste et le luthéranisme s’arrête là car la vision traditionaliste du métier, notamment dans l’acceptation de la divine providence, dans ce courant était selon Weber un frein à la modernité.

L’éthique de la besogne.
En utilisant de nouveau l’idéaltype , Weber définit les quatre principales sources du protestantisme ascétique que sont :
le Calvinisme, le Piétisme, le Méthodisme ainsi que les sectes baptistes.

Les fondements de l’ascétisme religieux
Le calvinisme
.
Le dogme fondamental du calvinisme est celui de la prédestination.
Celui-ci marque son opposition radicale d’avec le catholicisme dans le déterminisme auquel l’homme est voué conséquence de la toute puissance divine. La confession de Westminster de 1647 exprime ce fait : " Chapitre III (Des décrets éternels de Dieu),n°3.-Par décret de Dieu, et
pour la manifestation de Sa gloire, tels hommes […] sont prédestinés à
la vie éternelle, tels autres voués à la mort éternelle. " De sorte
qu’en rejetant le salut par l’Eglise et les sacrements, ce dogme
consacre la " solitude spirituelle " du réformé et par-là célèbre le
paroxysme du " désenchantement du monde." Ce type de religiosité qui
perçoit la divinité comme étant absolument transcendant et trop éloigné
de l’humain conduit d’une part les fidèles à se considérer comme des "
instruments actifs " de Dieu et dans un " individualisme pessimiste " à
œuvrer pour la connaissance de leur salut par la glorification de Dieu,
c’est ce qu’exprime la formule calvinisme omnia in majorem Dei gloriam :
tout ce que fait le chrétien sert la gloire de Dieu. Une glorification
par les actes, le travail s’effectue dans un monde affranchi de la magie
spirituelle ce qui pousse l’élu à le rationaliser au même titre que sa "
vie tout entière, à chaque instant, dans chaque action " une attitude
permettant de surmonter et de répondre à la sempiternelle et angoissante
question : " Suis-je l’élu ? "

Le piétisme.

La prédestination est également le point de départ de ce mouvement. Mais alors que les calvinistes entreprenaient par leurs actes une lutte
permanente ascétique afin de s’assurer la béatitude éternelle dans
l’au-delà, la volonté de se rassembler entre fidèles de la " praxis
pietatis " introduisait dans cet ascétisme un sentiment commun à celui
des luthériens celui d’unio mystica ou une passivité contemplative et sentimentale conduisant les fidèles à pratiquement vouloir jouir de la
béatitude éternelle ici-bas. De sorte que " l’élaboration d’une éthique
professionnelle rationnelle, à la manière calviniste, en fut
certainement retardée " et tandis que le calvinisme et l’éthique du
travail qui l’accompagne est une recherche systématique de son propre
salut, le piétisme conduit à accomplir son travail " pour l’amour du
métier ". Weber tire ainsi une conclusion provisoire à la différence constatée, le piétisme conduirait plus à donner des personnes " fidèles " à leur besogne alors qu’il apparaît une " affinité élective du calvinisme pour le dur légalisme de l’entrepreneur capitaliste bourgeois ". Ainsi si l’éthique professionnelle rationnelle développée n’est pas contradictoire avec le piétisme elle est freinée par rapport à ce qu’elle peut être avec le calvinisme.

Le méthodisme
C’est un mouvement anglo-américain correspondant au piétisme
continental alliant unio mystica luthérien et refus des fondements dogmatiques calviniste. La rigueur méthodique pour parvenir à la certitudo salutis est son fondement, notamment appliquée au caractère émotionnel. Et c’est en fait là la caractère novateur de cette doctrine, le sentiment de la grâce doit s’ajouter à la conduite vertueuse, les signes de celle-ci
étant les mêmes que pour le calvinisme. Finalement, nous dit Weber, le méthodisme, n’apporte " rien de nouveau à l’évolution de l’idée de Beruf

Les sectes baptistes.

Elles constituent dans le courant des XVI et XVII siècles, " le second facteur indépendant de l’ascétisme protestant ", baptistes, mennonites et quakers. L’importance de ce mouvement réside surtout dans sa volonté d’être une secte, néanmoins son intérêt est limité dans l’étude des fondements religieux de l’idée " bourgeoise " de profession. Au final les sectes baptistes au même titre que le dogme de la prédestination chez les calvinistes " ont poursuivi le " désenchantement " religieux du monde jusqu’à ses conséquences extrêmes ".
Concluant sur l’étude des fondements de l’ascétisme religieux Weber donne le point commun de ces mouvements qui est la conception de " l’état de grâce ", état considéré comme séparant l’homme à la fois de la dégradation de la créature et du " monde ". Ceci à travers la preuve, via un contrôle méthodique de son statut, contribuant à une conduite ascétique. Et c’est en définitif, dans la quête de l’au-delà, " la rationalisation de la conduite en ce monde " l’élément fondamental à retenir dans l’optique de l’étude de Weber et qui est " la conséquence de la conception que le
protestantisme ascétique se faisait du métier comme vocation "

Ascétisme et esprit capitalisteQuels sont les liens entre le protestantisme ascétique et l’esprit du
capitalisme ? Les écrits théologiques permettent d’apprécier l’état d’esprit de cette ascèse. De ceux-ci ressort une éthique quant aux biens et leur danger " du point de vue moral, c’est le repos dans la possession, la jouissance de la richesse et ses conséquences : oisiveté, tentations de la chair, risque surtout de détourner son énergie de la recherche de la vie " sainte " Ainsi la condamnation et la péché le plus grave est de " gaspiller son temps " car alors on ne glorifie pas Dieu dans la besogne quotidienne. En s’appuyant sur l’œuvre de Baxter, Weber montre à quel point le travail comme nulle part ailleurs qu’en Occident a fait preuve de moyen ascétique. En conséquence de ce but de la vie, qu’est le travail, la division de celui-ci comme moyen naturel d’accomplir au mieux celui-ci et donc de glorifier Dieu, Baxter dit : " […] et il [l’ouvrier spécialisé] accomplira sa tâche dans l’ordre, alors qu’un autre demeurera dans une éternelle confusion et pour son gagne-pain ne connaîtra ni jour ni lieu ;[…] c’est pourquoi une profession fixe est ce qu’il y a de meilleur pour chacun "
Un autre élément réside dans la nécessité de la recherche du profit afin de ne pas " contrecarrez l’une des fins de votre vocation(calling)[…] " Il faut donc " Travaillez à être riches pour Dieu, non pour la chair et le péché " Ce sont ces éléments, rationalité de tous les actes de la vie,spécialisation puis division du travail énoncé par Adam Smith, recherche du profit et une accumulation primitive au sens de Marx qui sont les fondements du développement de l’esprit
du capitalisme. Et l’ascétisme protestant en "formant " d’excellents candidats répondant à ces exigences a favorisé la mise en place du système capitaliste et contribué à son expansion, notamment dans le monde ouvrier cela grâce à une main d’œuvre " pragmatiques, consciencieuses (x), extraordinairement travailleuses
(-rs) et attachées (-és) au travail comme à la finalité de leur vie, voulue par Dieu ". Voilà là donc la définition pour Weber de l’esprit du capitalisme qui a permis au système capitaliste de se développer, porté par les idéaux religieux.

Weber continuera son analyse en cherchant POURQUOI les autres religions n'ont pas vues le même décveloppement. Son oeuvre prend aujourd'hui une dimension qui peut entre autre permettre la compréhension du siscours des Libéraux Américains sur: Le role des USA dans l'établissement du royaume divin sur terre (BUSH y croit) par la généralisation du systéme libéral. Il peut aussi expliquer l'abscence de prise en charge par l'Etat des problêmes sociaux puisque le PAUVRE est PAUVRE par manque de travail (Donc de foi)

Version téléchargeable:

http://classiques.uqac.ca/classiques/Weber/ethique_protestante/Ethique.html

















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Le sot gagne t'il en intelligence,
Elle ne fait que causer sa perte,
détrusiant sa bonne fortune.
Lui faisant eclater la tête

Dhammapada
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Re: SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

Message par Invité le Lun 27 Aoû 2007, 22:40

voila comment ce qui était au départ une ethique , a abouti a son inverse....
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Re: SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

Message par Invité le Mar 28 Aoû 2007, 18:01

L'homme qui est à la source des plus belles idées est aussi capable
d'en faire les pires monstruosités...

Jesus ====> les croisades , l'inquisition, la St Bathelemy, les conquistadores.

Mahomet ====> l'integrisme et les tours du 11 septembre

Karl Marx =======> Staline , Mao, Pol pot...

Luther,( je le découvre) ====> G W Bush ?
L'Homme est à la fois Dieu et Satan.
Comment traduit on cela dans l'enseignement Bouddhiste qui dit qu'il y a un Bouddha en chacun d'entre nous?

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Re: SOCIOLOGIE DES RELIGIONS

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