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Matthieu Ricard et son blog

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Matthieu Ricard et son blog

Message par Invité le Sam 22 Sep 2007, 20:14

Matthieu Ricard





Matthieu Ricard vit et œuvre dans la région himalayenne depuis trente ans. Moine bouddhiste depuis 1979, il demeure au monastère Shéchèn Tennyi Dargyeling au Népal.

Né en France en 1946, il grandit parmi les personnalités et les idées des cercles intellectuels parisiens. Il fit de brillantes études scientifiques et obtint son doctorat d’État en biologie moléculaire alors qu’il était à l’Institut Pasteur. Après avoir complété sa thèse de doctorat en 1972, il décida d’abandonner sa carrière scientifique et de se consacrer à l’étude du bouddhisme tibétain.


L'information concernant les déplacements de Matthieu Ricard en Europe
www.karuna-fr.org






Matthieu Ricard a vécu dans l’Himalaya avec les plus grands maîtres de cette tradition et est devenu le proche disciple ainsi que l’intendant de Dilgo Khyentsé Rinpoché jusqu’au décès de ce dernier en 1991. Depuis, il se consacre à la réalisation des projets de Khyentsé Rinpoché.

Les photographies qu’il a prises des maîtres spirituels, des paysages et des peuples de l’Himalaya se retrouvent dans plusieurs livres et magazines internationaux. Selon Henri Cartier-Besson : « La vie spirituelle et l’appareil-photo de Matthieu ne font qu’un, et c’est de là que jaillissent ces images fugitives et éternelles. »






On lui doit les textes et les photos de L’Esprit du Tibet ainsi que des Moines danseurs du Tibet. Il a collaboré à l’album photos Himalaya Bouddhiste. Il a traduit plusieurs textes bouddhistes dont Shabkar Autobiographie d’un yogi tibétain. Il dialogue avec son père Jean-François Revel dans Le Moine et le Philosophe qui fut un best-seller en Europe. L’Infini dans la Paume de la Main est le reflet de son grand intérêt pour la science et le bouddhisme. Son nouveau livre Plaidoyer pour le Bonheur propose une réflexion passionnante sur le chemin du bonheur authentique et sur les moyens de l’atteindre.

( Pour toute information sur ces publications voir livres, vidéos, disques compacts )

Il a reçu l’Ordre National du Mérite français pour son travail humanitaire en Orient. Au cours des dernières années, Matthieu Ricard a passé plusieurs mois par année au Tibet à implanter des projets à vocation caritative. Ces projets consistent surtout dans la construction et l’entretien de cliniques, d’écoles et d’orphelinats. Depuis 1989, il est l’interprète personnel du Dalaï-Lama en français.

http://www.shechen.org/french/sub_teachers_mr.html
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Karma Trindal le Sam 22 Sep 2007, 20:22

Un grand Maître! Merci Karma Dam Tcheu Dadreun! Very Happy


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Pema Gyaltshen le Sam 22 Sep 2007, 22:02

Mais l'ami Matthieu n'aimerait pas que l'on l'appelle Maître...Il faut aussi se rappeler que son Lama-Racine était le Très Vénérable
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Karma Trindal le Sam 22 Sep 2007, 22:33

Peut-être que Matthieu Ricard n'aimerait pas, pourtant il l'est bien (du moins à mes yeux! Wink)!!!


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Pema Gyaltshen le Sam 22 Sep 2007, 22:51

Certes, moi aussi je le considère comme un incontournable et indispensable Enseignant du Dharma ! ::9:
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Karma Yönten Dolma le Dim 23 Sep 2007, 13:29

J'ai un ami qui est son élève... Admirable maître dit-il !


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Karma Trindal le Mer 26 Sep 2007, 20:45

Petit message de Matthieu Ricard, la qualité de la vidéo n'est pas "extra" mais l'important, c'est le contenu! Smile



Bonne soirée à tous! flower


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par soleilamethyste le Jeu 27 Sep 2007, 06:46

Bien d'accord avec ce contenu...il se passe aussi de merveilleux événements sur notre belle planète qui pourraient être plus rapportés...

belle journée à toutes et tous dans la Paix et L'Harmonie.


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par Invité le Jeu 27 Sep 2007, 08:49

pourquoi ne partle-t-on que des choses les plus mauvaises?
pourquoi pas des journeaux de bonnes nouvelles...
et il n'y a pas que les nouvelles de mariages et de naissances, il y en a d'autres...
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Ven 03 Juin 2011, 11:23

Paru sur le Blog de Matthieu:

Réponse à la question : “Comment gérer les sentiments de désespoir et d’inutilité ?"

Réfléchissez à ceci : quoi qu’il advienne, Il n’y a rien, en chacun des êtres humains, vous ou n’importe qui d’autre, qui soit fondamentalement mauvais. Pour le bouddhisme, la nature de bouddha est présente en chaque être sensible, comme l’huile dans une graine de sésame.

Il ne s’agit pas d’une simple croyance naïve. Pensez à la nature fondamentale de l’esprit. Elle est encore plus fondamentale que le bonheur ou la souffrance. La conscience pure, qui est à la base de tout événement mentale mais n’est pas affectée par ces événements est la qualité quintessentielle de l’être. Comment pourrait-elle se détériorer ? Seuls les contenus de l’esprit, les fabrications mentales, peuvent nous induire en erreur. Ces erreurs, il est vrai, peuvent s’avérer catastrophiques. Toutefois, la nature fondamentale de l’esprit demeure la même.

C’est là un point crucial. Les événements mentaux résultent d’innombrables causes et conditions qui sont par nature impermanentes. Il est donc impossible que la conscience soit corrompue de façon permanente. La perception que nous avons de nous-mêmes comme étant un individu fondamentalement « mauvais » ou « bon » perdure aussi longtemps que nous nourrissons les ruminations qui perpétuent cet état d’esprit spécifique qui nous induit à penser que nous sommes « mauvais ».

Comment sortir de ce carcan mental? Essayez de comprendre que ce que vous percevez comme « mauvais » n’est pas une qualité intrinsèque de l’esprit. Comme il ne s’agit pas d’une caractéristique permanente, il n’y a aucune raison d’être désespéré. Il y a toujours une porte de sortie.

Il vous faut nourrir, dans votre esprit, les éléments que vous pouvez utiliser comme antidotes directes aux perturbations mentales.
. Méditer avec ardeur sur la compassion envers tous les êtres qui souffrent autant que vous, ou le plus souvent, plus que vous.
. Voir la nature de vacuité des pensées lorsque vous les contemplez directement.
. Susciter en votre esprit des images mentales très différentes de celles qui d’habitude déclenchent vos états de souffrance (songez, par exemple, à un lieu où tout est paisible et harmonieux).
. Regardez au tréfonds de vous-même ce “lieu” intérieur, ou état d’expérience, qui n’est pas affecté par la souffrance, et reposez vous en ce lieu.

Mais surtout, ne perdez jamais confiance dans le fait qu’il y a toujours en vous-même un potentiel de changement. Nous sous-estimons grandement le pouvoir de transformation de l’esprit. L’esprit peut être notre pire ennemi comme notre meilleur ami.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/


Dernière édition par karma djinpa gyamtso le Ven 03 Juin 2011, 11:26, édité 1 fois
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Ven 03 Juin 2011, 11:25

"Que faire lorsque j’ai été cause de souffrance pour autrui?"

Eprouver de la culpabilité n’est d’aucune aide. En revanche, éprouver du regret peut-être un précieux moyen de progresser.

La culpabilité créé dans l’esprit l’impression que l’on est durablement et intrinsèquement indigne ; ce qui n’est vrai pour personne. Il est plus fructueux de regretter les actes négatifs que vous avez perpétrés et de prendre la résolution de ne pas répéter les mêmes erreurs, de mieux faire à l’avenir et, si possible, de réparer le tort que vous avez commis.

Le point principal est d’éviter d’être malveillant et de faire intentionnellement du mal aux autres. Toutefois, s’il vous arrive de faire souffrir autrui, résultat de votre propre confusion intérieure, blâmez la confusion, et non pas vous-même. Vous n’êtes pas la confusion, vous n’êtes pas la colère, vous n’êtes pas l’attachement, au même titre que vous n’êtes pas non plus la grippe, la fièvre ou le paludisme qui vous frappent. Vous êtes momentanément affectés par ces facteurs. Donc, même dans cette situation, il y a toujours un potentiel de changement.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/153_what_to_do_when_i_have_been_the_cause_of_misery_to_others/


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par petit_caillou le Ven 03 Juin 2011, 19:22

merci bisou


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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Sam 02 Juil 2011, 00:50

«On n’a jamais vu de coffre-fort sur un corbillard. »

Une personne âgée que j’ai rencontrée récemment déplorait l’attachement que certains de ses amis entretenaient à l’égard de l’argent, même à l’approche de la mort. Elle conclut en remarquant : «On n’a jamais vu de coffre-fort sur un corbillard. »

Qu’aimerions-nous transmettre à nos enfants ? Une belle image de nous-même ? Des biens matériels qu’ils se disputeront peut-être ? Ne vaut-il pas mieux leur léguer une source d’inspiration, une vision des choses qui ait un sens et qui puisse leur donner confiance à chaque instant de leur vie.

La richesse peut être un remarquable moyen de faire le bien autour de soi et, partant, de mener une vie fructueuse. Mais elle comporte également le risque de forger une existence misérable et de faire du tort à autrui. Comme tout outil, elle peut servir à construire ou à détruire : ou elle facilite le bien-être et la générosité, ou elle engendre sont lot d’écueils tels que la convoitise, l’orgueil, et l’insatisfaction qui sont autant d’obstacles au bonheur authentique.

Les études sociologiques montrent qu’en moyenne les gens ne sont pas plus heureux qu’ils ne l’étaient il y a cinquante ans alors que le revenu moyen a plus que doublé. Comme l’explique Richard Layard, Professeur à la London School of Economics, « Nous avons plus de nourriture, plus de vêtements, plus de voitures, nous vivons dans de plus grandes maisons, dotées de chauffage central, nous passons davantage de vacances à l’étranger, nous avons une semaine de travail plus courte et jouissons, avant tout, d’une meilleure santé, et pourtant nous n’en sommes pas plus heureux pour autant. Si nous voulons être heureux, nous devons comprendre ce que sont les réelles conditions qui engendrent le bonheur et la façon de les cultiver. »

Il est évident que pour ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, une augmentation de leur revenu entraîne une augmentation considérable de leur qualité de vie. Mais de nombreuses études ont montré qu’au delà de ce seuil, le fait de doubler ou de tripler la richesse ne s’accompagne pas d’un accroissement de la satisfaction de vie.

L’argent ne fait pas le bonheur… sauf si on le donne.
Par ailleurs, d’autres travaux on montré que, dépensé pour autrui, l’argent peut faire le bonheur. Il existe incontestablement un lien entre altruisme et bonheur . Des études ont prouvé qu’il est émotionnellement plus bénéfique de donner que de recevoir. « Nous avons constaté que les gens qui avaient déclaré dépenser le plus d’argent pour autrui étaient aussi les plus heureux », dit Elisabeth Dunn, auteure principale d’une étude* mesurant le degré de satisfaction de personnes ayant dépensé de l’argent pour elles-mêmes ou ayant donné de l’argent dans un but altruiste. Cette observation s’est vérifiée, aussi bien pour la philanthropie à grande échelle que pour les donations d’un montant de 5 dollars.

Les travaux de Martin Seligman, pionnier de la « psychologie positive », ont également montré que la joie que l’on éprouve à entreprendre un acte de bonté désintéressée procure une profonde satisfaction. Pour vérifier son hypothèse, il a demandé à un groupe de ses élèves de passer quelques jours à sortir s’amuser et à un autre groupe de participer à une activité philanthropique, puis d’écrire un rapport pour le cours suivant. Les résultats ont été saisissants : la satisfaction provoquée par une activité agréable (sortir avec des amis, voir un film, ou déguster une glace) était largement moindre que celle qu’engendre un acte de bonté. Un acte spontané mettant en jeu des qualités humaines pouvait améliorer toute la journée des sujets ; ceux-ci ont noté qu’ils étaient plus attentifs, plus avenants et plus appréciés des autres ce jour-là. L’altruisme n’exige donc pas un « sacrifice » pénible, mais engendre le double accomplissement du bien d’autrui et du nôtre.

* E. W. Dunn, L.B. Aknin, M.I. Norton, “Spending Money on Others Promotes Happiness”, Science, 21 mars 2008.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/158_one_has_never_seen_a_safe_on_a_coffin/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Mer 13 Juil 2011, 22:37

Dialogue avec Jane Goodall 1ère partie: Le traitement des animaux

Matthieu : Il existe une continuité ininterrompue entre les différentes espèces animales et les êtres humains. La réalité de ce continuum devrait nous pousser, nous humains, à réévaluer la manière dont nous traitons les autres animaux.

Jane Goodall : Bien sûr, il n’y a aucun doute qu’il existe une continuité de sentiments et d’émotions. Il n’y a aucun doute que les animaux ressentent de la douleur. Je ne sais pas jusqu’à quel niveau des espèces ce ressenti existe, mais je suis sure que les insectes ressentent une forme de douleur, puisqu’ils évitent les stimuli désagréables ou menaçants. Quant aux animaux dotés de cerveaux plus complexes, ils ne ressentent pas uniquement de la douleur, mais aussi de la peur et de la souffrance – une souffrance aussi bien mentale que physique.

Ce qui me choque le plus, c’est que les gens paraissent presque schizophrènes dès lors que vous évoquez les conditions terribles qui règnent dans les élevages intensifs, l’entassement cruel d’êtres sensibles dans des espaces minuscules – des conditions tellement horribles que l’on est obligé de leur administrer sans cesse des antibiotiques pour les garder en vie, sinon ils se laisseraient mourir. Je décris souvent le cauchemar du transport et des abattoirs où tant d’animaux ne sont même pas étourdis avant d’être écorchés vifs, plongés dans l’eau bouillante. C’est horrible. S’ils tombent pendant le transport, on les hisse par une jambe, qui se casse. Evidemment, c’est atrocement douloureux. Lorsque je raconte tout ceci aux gens, ils répondent souvent, « Oh, s’il vous plaît, ne m’en parlez pas, je suis trop sensible et j’adore les animaux. » Et je me dis, «Mais qu’est-ce qui a bien pu dérailler dans ce cerveau ?! »

Les pratiques de l’industrie alimentaire – de l’industrie de la viande– sont particulièrement choquantes, car elles sont validées par les gouvernements et les populations. Même s’ils ne les approuvent pas consciemment, ils le font en mangeant de la viande. Et ces pratiques augmentent à mesure que davantage de gens veulent manger davantage de viande. Elles détruisent l’environnement, diminuent les stocks d’eau et gaspillent une quantité énorme d’énergie, transformant les protéines végétales en protéines animales avec un rendement ridicule (Il faut 10 grammes de protéine végétale pour faire 1 gramme de viande). Sans parler de la souffrance massive, massive, interminable, de tous les jours. Ce n’est que souffrance de la naissance à la mort.
Jeune, je mangeais des bouts de viande, parce que nous mangions tous de la viande, nous ne réfléchissions même pas à sa provenance. Je n’ai pris conscience de « l’élevage intensif », de la manière cruelle dont les animaux sont élevés et abattus, que lorsque je suis rentrée de Gombé, parce que cet élevage avait commencé en Angleterre avant mon départ. J’ai regardé ce bout de viande sur mon assiette, et j’ai pensé : « Il symbolise la peur, la douleur, la mort. » C’est le dernier bout de viande que j’aie jamais regardé sur mon assiette. Je n’ai jamais plus touché de viande ou de poisson.

Mais s’ajoute à cela l’expérimentation animale. Elle est pharmaceutique – c’est la pire – et médicale. Elle est censée être régie par des règlements, mais ceux-ci très souvent contournés. Ici encore, on observe cette schizophrénie : un homme qui a un foyer, une femme et des enfants, et un chien. Il parle de sa chienne comme d’un membre de la famille, il dit: “Elle comprend tout ce que je dis. » Puis il se rend au labo, revêt une blouse blanche et fais des choses innommables à des chiens.

Dans les écoles vétérinaires d’Amérique, pas d’Angleterre, on établit une différence entre les animaux en traitement. Certains animaux ont des propriétaires, qui peuvent payer pour les traitements. Les autres sont les animaux sont utilisés pour l’expérimentation. La porte de leur cage est marquée d’un X. Ce derniers ne reçoivent pas d’anesthésie adéquate. Je connais un philosophe merveilleux qui a mis tout cela en évidence, Bernard Rollin. Il n’arrivait pas à comprendre comment des jeunes gens qui étudiaient dans les écoles vétérinaires, qui étaient au départ vraiment passionnés par les animaux, adoraient les animaux et voulaient les aider, quittaient leurs études six ans plus tard complètement froids et indifférents. Peu à peu leur empathie avait été détruite.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/162a_dialogue_with_jane_goodall/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Mer 20 Juil 2011, 20:04

Dialogue avec Jane Goodall -- 2è partie:Sensibiliser à la souffrance derrière la consommation de viande

Matthieu : Les abattoirs semblent aussi être gardés comme des installations militaires top-secrètes. On ne peut rien voir. Mais si on pouvait montrer même un tout petit peu de ce qui se passe aux gens, ils trouveraient cela intolérable.

Jane : Il y a une femme merveilleuse en Amérique. Elle a trouvé un travail dans un abattoir et réussi à filmer secrètement ce qu’il s’y passait. Mais les chaînes de télévision a refusé de le montrer.

Matthieu : La télévision diffuse des films d’horreur, mais si vous voulez montrer ne serait-ce qu’un peu de ce qui se passe dans ces élevages et abattoirs industriels, personne ne veut ni le diffuser ni le regarder – je suppose parce que cela souligne notre complicité. Ce sont des chambres de torture qui opèrent sans cesse. Comment pouvons-nous raviver nos valeurs humaines et sensibiliser davantage les gens à la souffrance que nous créons ?

Jane : C’est ce que nous faisons avec « Roots and Shoots » (« les Racines et les pousses »), un programme que je réalise visant à engager et valoriser les jeunes par le service. Nous ne disons pas aux jeunes ce qu’ils doivent faire. Ils se réunissent, bavardent et choisissent trois projets: aider les gens, aider l’environnement, et aider les autres animaux – y compris les animaux domestiques. J’inclus ces sujets dans toutes mes conversations, et ils commencent à réfléchir et à apprendre, et à être absolument horrifiés par ce qu’ils découvrent. Il s’ensuit qu’ils ne toléreront pas ces conditions devenus adultes. La seule manière de sensibiliser les gens sur le long terme est de travailler sur les jeunes. Je participe aussi des réunions avec des sénateurs et députés. Il faut les toucher au cœur, car chez eux, tout passe par la tête.

Matthieu : Si nous pouvions montrer des images montrant la réalité de ce qu’il se passe, comme dans le documentaire Earthlings, les gens en prendraient conscience.

Jane : J’ai eu une idée à ce propos. Si vous arrivez à diffuser un film à la télévision qui montre l’horreur de ce qu’il se passe, les gens éteignent leur poste. Ils ne veulent pas regarder. Ils disent: « J’aime les animaux, je ne peux pas voir ça ». Ils se braquent. Maintenant, je pense aux enfants. On pourrait réaliser un film où l’on montre un enfant adorable en compagnie d’un poulet, ou d’une poule sauvée d’un élevage industriel, à qui on a coupé le bec. Dans la jolie première scène, la poule joue dans l’herbe avec cet enfant tout mignon. Et il pose la question : « Pourquoi son bec est-il ainsi ? » Puis il y a un flashback – on voit le bec en train d’être sectionné dans la batterie – puis on revient rapidement à la scène paisible afin de ne pas trop choquer les sensibilités. Il faut qu’il y ait une histoire… Ensuite on pose une autre question et on voit un flashback où la poule perd toutes ses plumes parce qu’elle est confinée dans cet horrible petit espace. Je n’ai encore trouvé personne pour réaliser ce film, mais j’y arriverai.

Matthieu : Vous vous souvenez sans doute qu’après la sortie du film Babe, qui raconte l’histoire d’un jeune cochon mignon et intelligent, de nombreux enfants qui l’avaient vu ne voulaient plus manger de viande.

Jane: Et puis s’est passé.

Matthieu : En réalité, de nombreux enfants ne souhaitent pas manger de la viande, mais leurs parents les y forcent, ils leur disent que c’est bon pour la santé.

Jane : Lorsqu’il avait cinq ans, le petit-fils de ma sœur a appris d’où venait le poulet et il a dit : « Je ne veux plus manger de poulet ». Ce fut son dernier poulet. Puis il est allé dans un aquarium et s’est promené et a déclaré : « Je ne vais plus manger de jolis poissons. » Puis sa mère l’a emmené dans une autre partie de l’aquarium, où se trouvaient les poissons moins chamarrés. Il les a observés un très long moment et il a finalement dit : « Tu sais, je ne vais plus manger aucun poisson. » Et il n’a que sept ans !

Matthieu : Cela me rappelle Kafka qui, après avoir renoncé à manger des animaux, dit en observant les poissons dans un aquarium : « Maintenant je peux vous regarder en paix, je ne vous mange plus. »

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/162b_dialogue_with_jane_goodall_part_2/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par brackardej le Mer 20 Juil 2011, 21:03

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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Dim 24 Juil 2011, 10:23

Dialogue avec Jane Goodall -- 3ème Partie: La tuerie interminable des animaux


Matthieu : L’intelligence humaine peut produire Gandhi et elle peut aussi produire Hitler. Mais l’intelligence supérieure des humains ne leur donne pas le droit de massacrer à leur guise des milliards et des milliards d’animaux chaque année. Il semble que la valeur d’un animal est pratiquement nulle comparée à celle d’un humain. Pendant l’épisode de la fièvre aphteuse, par exemple, des millions de vaches ont été abattues pour protéger quelques vies humaines menacées.

Jane : Cela a été horrible, et ce n’était même pas nécessaire, puisque les vaches auraient pu être vaccinées.

Matthieu : Cela fut fait pour des raisons purement économiques, fondées ni sur la raison ni sur la compassion. A travers le monde, 150 milliards d’animaux terrestres et 1,5 trillion d’animaux marins sont tués chaque jour dans une grande souffrance pour la consommation humaine. Ceci ne constitue pas un génocide, parce que la motivation et l’objectif sont différents. Le génocide est motivé par la haine et l’objectif en est d’exterminer une population. La tuerie des animaux est motivée par l’appât du gain, l’ignorance, et bien souvent la cruauté, et l’objectif est de les repeupler encore et encore afin de les tuer encore et encore. Mais les méthodes sont les mêmes. Dans le cas du génocide, l’humain est déshumanisé et dévalué, parfois traité de « vermine ». Quant aux animaux, ils sont privés de leur statut d’êtres sensibles et considérés comme de simples objets, des produits alimentaires, des machines à saucisses. Quant aux méthodes, les abattoirs fonctionnent de manière très similaire aux camps d’extermination.

Jane : Et vous savez que les énormes abattoirs industriels américains ont servi de modèle aux Nazis pour concevoir les camps d’extermination massive. Mais ce ne sont pas seulement les méthodes, mais aussi l’attitude des gens qui travaillent dans les abattoirs, des gens qui travaillent dans la recherche médicale, qui restent dans des endroits où l’on torture les animaux. Soit ils ne peuvent le supporter et partent, soi ils deviennent immunisés. Ils peuvent devenir brutaux. J’ai vu des gens dans un laboratoire de recherche médicale qui tenaient un singe à moitié anesthésié et lui faisaient bouger les bras comme une marionnette, et lui mettaient une cigarette dans la bouche, tout en s’esclaffant de rire… C’est incroyable.
Il y a un livre à ce sujet que j’ai commencé à lire et qui m’a rendue physiquement malade. J’ai pensé que je ne pouvais continuer à le lire, puis j’ai lu un peu plus. C’est un livre extraordinaire intitulé Etre the Cow. C’est sur un boeuf condamné à mourir qui raconte son histoire.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/162c_dialogue_avec_jane_goodall_3eme_partie_la_tuerie_interminable_des_anim/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Sam 06 Aoû 2011, 19:11

La faillite tragique de la torture
Lundi 01 août 2011

La torture est encore couramment pratiquée à travers le monde comme une manière supposément efficace d’extirper des aveux de personnes soi-disant coupables. La torture permet certes l’obtention de confessions ; le problème est que, la plupart du temps, de telles confessions n’ont rien à voir avec la vérité. Dans d’innombrables cas, la personne ciblée confesse quelque chose car c’est la seule façon de faire cesser une douleur insoutenable. À moins que la véracité de la confession ne puisse être facilement vérifiée, en général, le tortionnaire n’est pas mieux placé pour déterminer la vérité qu’il ne l’était avant d’infliger cette torture.

La raison pour cela est qu’une personne coupable peut soit 1) parler et dire la vérité car elle ne peut plus tolérer la douleur ou 2) ne pas parler car elle a suffisamment d’endurance pour garder son secret. Une personne non coupable peut soit 1) parler et confesser quelque chose qu’elle n’a pas fait car elle ne tolère plus la douleur et veut simplement que la torture cesse ou 2) ne pas parler et endurer la souffrance car elle refuse de confesser quelque chose qu’elle n’a pas fait.

Dans ses Essais, Montaigne écrit : « C’est une dangereuse invention que celle des géhennes [tortures], et semble que ce soit plutôt un essai de patience que de vérité. […] Car pourquoi la douleur me fera-t-elle plutôt confesser ce qui en est qu’elle ne me forcera de dire ce qui n’est pas ? Et, au rebours, si celui qui n’a pas fait ce de quoi on l’accuse est assez patient pour supporter ces tourments, pourquoi ne le sera celui qui l’a fait, un si beau guerdon [récompense] que de la vie lui étant proposé ? »

L’information douteuse qui est arrachée sous la torture peut parfois être fatale à celui qui l’a prononcée dans le seul but d’obtenir un soulagement de la douleur si atroce. En voici quelques exemples :

Durant une diffusion le 6 octobre 2006, le BBC World Service a interviewé une mère chinoise qui pleurait la mort de son fils, un adolescent de 19 ans, qui avait été condamné à la peine de mort et exécuté la semaine suivante pour un crime qu’il n’avait pas commis, mais qu’il avait avoué sous la torture. À peine un mois plus tard, le tueur véritable fut découvert.

En Chine, aussi, un autre homme, qui avait été condamné à la peine de mort pour avoir supposément tué sa femme, se souvenait, « Je fus torturé et privé de sommeil pendant 10 jours et 11 nuits sans relâche. À la fin, je ne souhaitais que mourir. Je leur aurais dit n’importe quoi, tout ce qu’ils auraient voulu entendre. » Il fut l’un des très rares chanceux pour qui la sentence de mort fut commuée à la prison à perpétuité. Après qu’il eut passé 11 ans en prison, dans une cellule d’isolement, sa femme réapparut au village, bel et bien en vie. Elle avait tout simplement quitté son mari sans laisser de traces, pour partir avec un autre homme.

Dans un récent numéro de Newsweek (le 20 juin 2011), Christopher Dickey a rapporté qu’un membre d’Al-Qaeda, Ibn al-Shaykh al-Libi, avait été torturé par les services secrets égyptiens sous Moubarak, jusqu’à ce qu’il confesse que des liens opérationnels existaient entre son organisation et le dictateur iraquien Saddam Hussein — ce que les services de renseignements américains du Président G.W. Bush désiraient entendre — et pourtant, il n’y avait en fait aucuns liens de la sorte. « Ils étaient en train de me tuer, » c’est ce que al-Libi avait déclaré par la suite au FBI, « Il fallait bien que je leur dise quelque chose ».

Tout cela est bien connu, et pourtant nombreux sont ceux qui continuent de préconiser et de pratiquer la torture.

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/159_the_tragic_flaws_of_torture/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 24 Oct 2011, 14:31

Le Bhoutan, champion de la préservation de l’environnement

Avant de participer aux rencontres de l’Institut Mind and Life XXIII consacrées à « Ecologie, éthique et interdépendance » (qui peuvent être visionnées sur le site www.dalailama.com et sur Youtube), le spécialiste des neurosciences Richard Davidson, avec qui je travaille depuis plus de 10 ans, son épouse Susan, et Jonathan Patz, (l’un des auteurs principaux du rapport des Nations Unies sur les changements climatiques, IPCC, qui a partagé le Prix Nobel de 2007 avec l’ancien Vice-président des Etats-Unis, Al Gore) et moi-même avons eu l’opportunité de séjourner au Bhoutan. Nous avons pu y dialoguer avec le Premier Ministre, Lyonchen Jigme Trinley, et plusieurs autres ministres et personnes jouant un rôle clé dans la mise en oeuvre de la politique du Bonheur National Brut.

Le ministre de l’agriculture et de l’environnement, Lyonpo Pema Gyamtsho, nous a parlé plus particulièrement des perspectives écologiques du pays.

-- 80% de la surface du Bhoutan est en « couverture naturelle » (composée à 60% de forêts), un pourcentage plus élevé qu’il y a 20 ans.

-- 51% du pays est protégé en parcs nationaux.

-- D’ici 5 ans, l’agriculture Bhoutanaise utilisera exclusivement des produits organiques. Le Bhoutan proscrira tout recours aux fertilisants et aux pesticides chimiques.

-- Le Bhoutan projette également d’atteindre l’objectif de « 0% de contribution carbone » dans quelques années (c’est-à-dire de ne pas émettre plus de dioxyde de carbone que sa couverture végétale n’en absorbe).

Le Bhoutan abrite l’une des réserves de biodiversité les plus riches au monde, dans ses paysages qui se déploient depuis la forêt tropicale, à la frontière avec l’Inde, jusqu’aux glaciers himalayens qui bordent le Tibet (le Kangkar Punsum, à 7 500m d’altitude, est le plus élevé des pics qui n’ont jamais étés gravis)

L’ensemble de ces caractéristiques est unique au monde pour un pays de 600 km de long, plus grand que la Suisse. Le Bhoutan offre ainsi un exemple modèle d’une politique environnementale volontariste qui allie vision à long terme et mise en œuvre efficace.

Source (avec de belles images) http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/189_bhutan_champion_of_environmental_preservation/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Sam 29 Oct 2011, 18:30

Ecologie : les "limites planétaires" Du danger de franchir les limites écologiques de la planète

La réunion Mind and Life XXIII sur le thème « Ecologie, Ethique, et Interdépendance » a eu lieu récemment à Dharamsala, en Inde, avec Sa Sainteté le Dalaï Lama et un groupe d’éminents scientifiques et de penseurs (ces rencontres peuvent être visionnées sur le site www.dalailama.com, www.mindandlife.org et sur Youtube).

La première présentation a été donnée par le professeur Diana Liverman de l’Université d’Arizona qui a décrit de manière saisissante l’accélération de certains phénomènes déterminants pour l’équilibre écologique de la planète (en particulier accroissement de la population humaine, de l’utilisation de l’eau, du recours à l’endiguement des rivières, de l’utilisation d’engrais, de la consommation de papier, de nombre de véhicules) qui s’est produite depuis 1950 et qui définit une nouvelle ère pour notre planète, l’anthropocène, (littéralement «l’ère des humains»). C’est une ère pendant laquelle, pour la première fois dans l’histoire, les activités humaines modifient profondément (et, pour l’instant, dégradent) l’ensemble du système qui maintient la vie sur terre.

Le professeur Liverman a aussi expliqué le concept de « limites planétaires. » Elle a défini neuf limites dont le franchissement peut avoir des effets destructeurs irréversibles sur la planète. Ces neuf limites concernent le changement climatique, la perte de biodiversité, l’azote dans l’atmosphère et de phosphore dans les océans, la réduction de l’ozone dans la stratosphère, l’acidification des océans, l’utilisation mondiale d’eau douce, les changements dans l’utilisation des terres, la quantité d’aérosols présente dans l’atmosphère, et la pollution chimique.

Ces facteurs doivent être maintenus dans des limites respectant une marge de sécurité avant le seuil au-delà duquel un point de non retour pourrait être atteint.. Comme on le voit sur les deux schémas ci-dessous, tous les facteurs mesurés étaient encore bien en deçà de ces limites en 1950. Aujourd’hui, trois facteurs majeurs - le changement climatique, la perte de biodiversité, et émissions d’azote - ont franchi leur limite de sécurité et tous les autres s’en approchent rapidement (Une zone de sécurité peut être comparée à la distance raisonnable à partir de laquelle une voiture s’approchant d’une falaise dont elle ignore la distance exacte, doit commencer à freiner, pour éviter de tomber soudainement dans l’abîme). Or cet exemple est saisissant et il faut le garder, mais le présenter un tout petit peu différemment. Pour la plupart de ces facteurs, on ne sait pas encore exactement à quel stade les dégâts seront irréversibles, une fois la zone de sécurité franchie.




Il est plus que jamais temps de prendre la mesure des améliorations considérables qui peuvent être faites si on met pleinement à contribution la créativité humaine, si on développe les technologies alternatives et si on applique, dans notre vie quotidienne, des moyens simples permettant de réduire notre empreinte sur la planète. Pour ce faire, il nous faut aussi cultiver une « simplicité volontaire » plutôt que de nous adonner à une consommation effrénée de biens matériels qui, comme le montrent bien les travaux du sociologue Tim Kasser, loin de nous apporter le bonheur, nuit considérablement à notre environnement.

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/191_ecologie_les_limites_planetaires_du_danger_de_franchir_les_limites_ecol/

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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Mer 16 Nov 2011, 09:42

A la veille de l’exposition et de la conférence de Matthieu au festival de photo de nature de Montier-en-Der, l’Est Républicain à réalisé cet interview :

L’Est Républicain : Matthieu Ricard avec un appareil photo, cela risque de surprendre le grand public…

Matthieu—Ce n’est pas la première fois. J’ai maintenant publié 7 albums de photographie en France (aux Editions de la Martinière et, pour l’un d’entre eux chez Albin Michel). Presque à chaque fois, quelqu’un me dit “C’est très beau, mais … qui a fait les photos?” C’était particulièrement amusant dans le cas de “Voyage Immobile” et de mon dernier album “108 Sourires” qui ne contiennent pratiquement que des images. En fait, j’ai toujours aimé la photographie et ai commencé à l’apprendre à 16 ans avec mon ami André Fatras, photographe animalier.

- La photographie apporte-t-elle une dimension supplémentaire à votre travail ?

Elle m’apporte la joie de partager la beauté des paysages naturels et la beauté intérieure des êtres que je côtoie dans l’Himalaya depuis quarante ans.

- Bouddhiste, photographe… Est-il toujours question de la même lumière ?

D’après les enseignements bouddhistes, la nature de bouddha est présente en chaque être. Par la photographie, je voudrais montrer la beauté de cette nature humaine. La beauté et la dignité peuvent coexister avec la souffrance la plus intense, et l’espoir peut survivre même à la destruction et la persécution la plus totale. Le peuple tibétain nous en donne la preuve, lui qui a su conserver sa joie, sa force intérieure et sa confiance, alors qu’il subit toujours une oppression tragique et un génocide culturel. Les images de souffrance, de détresse et d’ignominie abondent. Elles sont nécessaires pour éveiller les consciences et inspirer la détermination à intervenir et aider. Mais personnellement, je n’ai jamais pu prendre de telles images même lorsque l’occasion s’en est présentée. C’est sans doute une question de nature, mais pour moi, l’essentiel est d’inspirer la confiance et l’espoir, car c’est ce qui nous manque le plus et ce dont nous avons le plus besoin.

- La photo, c’est un instant figé dans un moment d’éternité ?
C’est un peu ce que disait à propos de mes images Henri Cartier-Bresson, qui eut la bonté d’écrire, avec beaucoup d’indulgence et de gentillesse, à propos de mon premier livre de photographies, L’esprit du Tibet, « La vie spirituelle de Matthieu et son appareil de photo ne font qu’un, de là surgissent ces images fugitives et éternelles. »

Source http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/188_montier_en_der_1/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Ven 18 Nov 2011, 12:07

Interview dans l’Est Républicain, (suite et fin)- Festival de photo de nature de Montier-en-Der

- Comment travaillez-vous au Tibet, au Népal ou au Bhoutan ?

Il m’arrive de ne pas prendre une seule photo pendant des mois. Puis vient le jour où les personnages, le lieu et la lumière surgissent de si belle façon que l’on ne peut résister à en faire une image, une offrande à tous ceux qui poseront leurs yeux sur elle.

A Montier-en-Der, vous allez présenter les photos prises dans un ermitage situé sur les hauteurs de Katmandou. Pouvez-vous nous parler de ce reportage ?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’un « reportage », puisque j’ai simplement passé un an dans un ermitage. « Voyage immobile » est le fruit d’un travail qu’un photographe, moi-même y compris, a rarement l’occasion, le loisir, voire le désir d’accomplir : rester assis dans le même endroit pendant un an pour attendre la lumière.

Ce n’était d’ailleurs pas mon but et je ne séjournais pas dans mon ermitage pour faire de la photographie, mais pour poursuivre ma pratique spirituelle. Cependant, contemplant un paysage sublime depuis le matin, bien avant l’aube, jusqu’à la nuit, une lumière extraordinaire venait parfois illuminer la scène qui s’offre continuellement à mes yeux émerveillés. Ces images, toutes prises de la terrasse de mon ermitage ou à quelques dizaines de mètres de là, sont le fruit de cette longue « attente sans attente » et de la joie d’être le témoin de l’harmonie de la nature qui se mêle intimement à la félicité de la méditation.

- Votre statut de moine vous ouvre-t-il des portes fermées à d’autres ?

C’est certain. Le fait d’être associé aux grands maîtres spirituels qui sont au cœur de la société bouddhiste permet de vivre les aspects les plus intimes de la culture himalayenne. Le fait d’être moine également permet de participer aux enseignements et aux cérémonies qui ne sont pas toujours accessibles aux visiteurs. Le fait d’avoir vécu si longtemps dans ce monde m’a également permit d’accéder à des lieux extraordinaires, où peu de personnes ont l’occasion de se rendre.

- Portraits, paysages… Il s’agit de deux exercices très différents…

Pas nécessairement. Visages de paix, terres de sérénité… ces deux aspects sont intimement liés. La grandeur des paysages et la beauté de la nature invite à la contemplation. Ceux qui vivent dans ces paysages en reflètent souvent la beauté sur leurs visages. Un photographe doit être ouvert à tout ce qui inspire, qui ce soit un sourire ou un lever du jour sur une mer de nuages.

- D’ici, on a l’impression que vous êtes au contact d’une nature intacte, préservée. Est-ce le cas ?

C’est juste. Lorsque je suis allé au Mont Kailash, par exemple, et que, tôt le matin, j’étais assis au bord de l’immense lac Manasarovar, à 4300m d’altitude, le silence était tel que les appels d’un couple de canards, des nettes rousses, à prés d’un demi kilomètre, semblait venir de juste à coté. Dans de tels lieux, la méditation et tout autant au dehors qu’au dedans.

Mais malheureusement, ce « troisième pôle » de notre planète malade fond trois à quatre fois plus vite que les pôles Nord et Sud. On dénombre 40 000 glaciers de diverses tailles sur le plateau tibétain. Tous fondent rapidement. Au réchauffement général qui affecte l’ensemble de la planète s’ajoute le phénomène de la pollution qui, se déposant sur la neige, fonce la couleur des glaciers, si bien qu’ils absorbent davantage la lumière, ce qui accélère leur fonte.

Au total ce sont maintenant 400 lacs glaciaires qui au Népal et au Bhoutan menacent de briser leur digue naturelle et d’inonder les régions peuplées des vallées en contrebas. Une fois ces inondations passées, et après que la surface des glaciers aura encore diminué, surviendra la sécheresse, puisque les torrents et les rivières cesseront d’être alimentées par la fonte des neiges.

47% environ de la population mondiale, en Chine, en Inde et dans d’autres pays dépend pour son agriculture, son approvisionnement en eau et donc pour sa survie du bassin hydrographique (Indus, Brahmapoutre, Yangtsé, le Fleuve Jaune, Irrawady, Salouen, Mékong) délimité par le plateau tibétain. Les conséquences de l’assèchement de ces grandes rivières seront désastreuses.

- Votre plus grande émotion photographique ?

Celle de photographier un grand maître spirituel. Ce n’est pas toujours aisé, car bien souvent on préférerait simplement rester assis en sa présence et la photographie reste un acte quelque peu décalé. Néanmoins je suis si heureux d’avoir pu photographier tous ces maîtres — nombre d’entre eux ne sont plus de ce monde aujourd’hui — afin que d’innombrables personnes puissent encore voir leur visage au travers des mes images.

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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par hananou le Ven 18 Nov 2011, 17:04

wwwwwwwwwwwwwwaaaaaaaaooooooouuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh


Fondre dans les images
Éprouver une présence totale
d'un grand vide, d'un grand tout.



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Puisse la bodhicitta, le précieux esprit d’éveil, qui n’a pas été générée dans notre esprit être générée et croître,
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 19 Mar 2012, 11:14

Bonheur National Brut et Produit National Brut -1
Mercredi 07 mars 2012

En Juillet 2011, une résolution sur « Le bonheur: vers une approche holistique du développement » présentée par le Royaume du Bhoutan a été adoptée à l’unanimité par les 193 États-membres.
Le 2 Avril prochain de un débat, auquel je participerai, aura lieu au siège de l’ONU à New York, sous les auspices du Premier ministre du Bhoutan, SE Jigmi Thinley, pour discuter de la mise en œuvre de cette résolution.

En préparation de cette réunion, le Premier ministre du Bhoutan a publié une déclaration inspirante sur la façon dont le Bhoutan conçoit son « capital national » et en fait la comptabilité. Voici quelques extraits de cette déclaration qui met l’accent sur le fait que le bonheur national brut (BNB) est plus important que le produit national brut (PIB).

« À une époque de dévastation environnementale et de destruction culturelle globales, à un moment de faillite montante et d’effondrement de notre ordre économique mondial, le monde a désespérément besoin d’une alternative à l’obsession matérialiste et consumériste qui a provoqué de tels ravages. Si nous pouvons démontrer la viabilité pratique d’une comptabilité fonctionnant à partir du BNB (et non pas du PNB), capable ainsi de fixer un cap et d’aller de l’avant de façon saine et équilibrée, ce serait l’une des plus grandes contributions de notre petit pays au reste du monde.

Examinons notre réalité actuelle : la façon dont le monde entier tient ses comptes nationaux aujourd’hui est consacrée par le système officiel mondial des Comptes Nationaux, lui-même entériné par les Nations Unies, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, et par tous les gouvernements dans le monde. C’est la raison pour laquelle le PIB est comparable mondialement d’Addis Abeba à Buenos Aires.

Il est difficile de remettre en question ce credo. Et pourtant il le faut, car ce système universellement accepté par tous se base sur certaines prémisses qui ont conduit les gouvernements à adopter les politiques les plus déroutantes, les plus déconcertantes et les plus destructrices que l’on puisse imaginer. Nous devons vraiment remettre cela en question si nous voulons sérieusement esquisser un pas en avant vers un BNB sain et équilibré autant pour nous-mêmes que pour le monde entier.

Le credo conventionnel et universellement admis par tous, globalement, est le suivant : plus l’économie croît selon les critères de croissance du PIB et plus nous serons riches et prospères. Mais réfléchissons à cela : Etant donné que le PIB ne prend en compte que les transactions monétaires du marché, il se fourvoie en mesurant l’épuisement et la dégradation de notre richesse naturelle comme s’il s’agissait de gain économique, ce qui est erroné.

Si nous devions abattre toutes nos forêts au Bhoutan, le PIB exploserait car il ne mesure la valeur du bois que lorsque les arbres sont débités et vendus sur le marché. Le PIB ne prend pas du tout en compte les ressources restantes, et par conséquent il ignore complètement la valeur de nos forêts vivantes et non abattues.

Et cependant, comme nous le savons très bien et comme le reconnaît d’ailleurs sagement notre propre constitution en choisissant de conserver la plupart de la couverture forestière du pays, nos forêts vivantes ont une immense valeur : elle protègent la vie sauvage, la biodiversité, les bassins fluviaux, les sols et les lieux sacrés ; elles permettent aussi d’emmagasiner le carbone de l’atmosphère, de réduire les dangers de glissement de terrain, et bien d’autres choses encore. Étant donné que ces valeurs sont invisible dans le PNB, il n’est pas étonnant que le monde ait accumulé une dette écologique massive qui n’apparaît nulle part dans les comptes nationaux d’aucun pays.

Etablir les comptes de cette façon, comme le fait le monde actuellement, c’est un peu comme si le propriétaire d’une usine vendait ses machines et comptabilisait le produit de la vente comme du profit, quand bien même il n’aurait plus rien à produire l’année suivante. Et pourtant c’est bien de cette façon que les comptes nationaux sont établis dans le monde, y compris par nous-mêmes au Bhoutan ! C’est totalement absurde et ridicule !

Il y a tellement d’exemples qui illustrent cette absurdité… Plus nous brûlons de carburants fossiles en produisant des gaz à effet de serre, plus le PIB augmentera, et plus alors nous serons riches, selon le dogme économique conventionnel ! les vrais coûts du changement climatique demeurent invisibles. C’est pour cette raison, comme nous l’avons appris à nos dépens en assistant à la dévastatrice fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique, que les vrais coûts du carburant ne se reflètent jamais dans le prix affiché à la pompe, tout simplement parce que nos systèmes de comptabilité actuels ignorent les coûts et les bénéfices écologiques. La triste ironie du sort fait en sorte que les désastres naturels ou induits par l’homme entraînent une augmentation du PIB, simplement en raison des dépenses affectées aux coûts de réparation ou de nettoyage.

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/208about_gross_national_happiness_and_gross_national_product_1/
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Re: Matthieu Ricard et son blog

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 19 Mar 2012, 12:14

Bonheur National Brut et Produit National Brut – 2
Dimanche 11 mars 2012

Suite des extraits d’une déclaration du Premier ministre du Bhoutan, SE Jigmi Thinley en préparation aux débat du 2 Avril au Nations Unis, auquel j’aurai l’oppornité de participer.

En vérité, de nombreux éléments qui font augmenter le PIB, et qui sont donc comptabilisés de façon conventionnelle (et erronée) comme les signes positifs d’une économie en expansion, signifient en réalité un déclin de notre bien être. Plus nous aurons de criminalité, de pollution, de guerres et de maladie, par exemple, et plus le PIB augmentera, simplement parce que nous dépenserons de l’argent dans les prisons, la police, les armes, les médicaments, contre le tabagisme, et dans toute autre action visant à résorber les conséquences de ces fléaux ou pour nettoyer les effets de la pollution. Tant que vous dépenserez de l’argent, le PIB augmentera, sans tenir aucun compte de ce que ces dépenses impliquent en terme d’amélioration ou de déclin de notre bien être. Ainsi la simple croissance du PIB n’est pas capable en réalité de nous dire si nous sommes plus riches ou pas.

Et si le PIB comptabilise en tant que gain beaucoup de choses contestables qui signifient en fait un déclin de notre bien être, il ignore tout un ensemble d’activités économiques qui contribuent, elles en revanche, à notre qualité de vie – simplement parce qu’il n’y a aucun échange monétaire. Ainsi le travail bénévole, les activités d’intérêt collectif, le travail vital et non rémunéré réalisé au sein du foyer, tout cela ne représente rien pour le PIB ; de même le temps précieux dont nous avons besoin pour méditer, jardiner et être en lien avec notre famille ou des amis n’a aucune valeur pour le PIB.

Etant donné que le développement équitable est un principe qui est au cœur du BNP, il est intéressant de remarquer que le PIB ne mesure que le montant total des revenus d’un pays sans prendre en compte la façon dont ce revenu est partagé. Ainsi les riches peuvent s’enrichir et les pauvres s’appauvrir encore plus, et le PIB peut continuer à augmenter alors que les inégalités grandissantes restent invisibles au sein de nos comptes standard.

Je pourrais continuer à faire la liste de bien d’autres anomalies fondamentales liées à notre confiance actuelle dans les méthodes comptables du PIB ; d’autant que celles-ci fourvoient hélas les décideurs politiques qui continuent d’aller à l’encontre d’actions opportunes destinées à lutter contre le changement climatique, les maladies ou d’autres préventions cruciales. Mais les quelques exemples que j’ai cités ici suffisent à expliquer ce que le premier architecte du PNB/PIB, le prix Nobel Simon Kuznets, savait il y a déjà 60 ans lorsqu’il nous avait averti que le PNB/PIB ne devrait jamais servir à évaluer le bien être, la prospérité et le progrès d’une nation. Pour cela, Kuznets a reconnu qu’il fallait non pas s’interroger toujours sur la quantité de ce qui augmente, mais bien sur la nature de ce qui augmente. Mais le monde ignore depuis toujours le sage conseil de Kuznet et utilise encore le PIB comme critère primordial de bien être, de prospérité et de progrès.

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/209_about_gross_national_happiness_and_gross_national_product_2_continued/

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