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La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:06

Vajradhara
Tilopa
Naropa
Marpa
Milarepa
Gampopa

1er Karmapa - Düsum Khyenpa
Drogon Rechen
Pomdrakpa
2ème-Karmapa - Karma Pakshi
Orgyenpa
3ème-Karmapa - Rangjung Dorjé
Gyalwa Yungtönpa
4ème-Karmapa - Rolpe Dorjé
Khachö Wangpo
5ème-Karmapa - Deshin Shekpa
Ratnabhadra
6ème-Karmapa - Thongwa Dönden
Bengar Jampal Sangpo
Goshir Paljor Dhöndrup

7ème-Karmapa - Chödrak Gyatso
Tashi Paljor
8ème-Karmapa - Mikyö Dorjé
Könchok Yenlak
9ème-Karmapa - Wangchuk Dorjé
Chökyi Wangchuk
10ème-Karmapa - Chöying Dorjé
Yeshe Nyingpo
11ème-Karmapa - Yeshé Dorjé
Palchen Chökyi
Dhondrup

12ème-Karmapa - Changchub Dorjé
Chökyi Jungney
13ème-Karmapa - Dudul Dorje
Mipham Chödrup Gyatso
Pema Nyinje Wangpo

14ème-Karmapa - Thekchok Dorje
Lodrö Thaye
15ème-Karmapa - Khakyab Dorjé
Pema Wangchok Gyalpo
Palden Khyentse Öser

16ème-Karmapa - Rangjung Rigpe Dorjé
17ème Karmapa - Ogyen Trinley Dorjé

Source: http://www.karmapa.fr/html/la_lignee_du_rosaire_d_or.html


Dernière édition par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:32, édité 2 fois


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:10


Dorjé Chang / Vajradhara, bouddha primordial (skt :Adi-bouddha), personnifiant le dharmakaya, corps absolu de tous les bouddhas. Il est representé couronné d'une tiare des 5 joyaux (les 5 jina) montrant qu'il est leur source, et croise devant lui vajra et cloche, symbolisant l'union des moyens et de la sagesse.

Il est à l'origine des lignées du mahamoudra


Tilopa
Le Bouddhisme Mahayana considère que Sakyamuni avait déjà atteint l'illumination avant sa naissance en tant que prince Gautama à Lumbini, il y a environ 2500 ans. Ils voient en sa vie sur terre une partie des conséquences de cette illumination : un drame nécessaire qui s'est déroulé en douze actios, dont chacun (y compris son "atteinte de l'illumination" vue à trtavers les yeux des gens d'ici) devaient jouer un rôle vital pour apporter le mesage intemporel de la vérité universelle à notre monde.

Chacune des douze étapes aida à l'établissement adéquat de son enseignement pour le(s) millénaire(s) à venir, et chacune avait quelque chose qui contribuerait au renforcement qui serait apporté à notre planète. La venue d'un Bouddha enseignant coïncide avec un moment clé de la destinée de notre monde, et du cycle complexe des réincarnations de ses habitants. Accomplir les douze actions est la manière dont chacun des mille et deux Bouddhas enseignants qui visitent notre Terre, avant son embrasement final par le soleil, remettra en mouvement la roue de la vérité. La vie noble, exemplaire qu'ils accomplissent en ce temps est l'émanation suprême (nirmanakaya suprême ).

Les douze actions sont :

* de quitter les cieux et de se manifester sur terre au moment le plus adéquat,
* d'entrer dans le ventre d'une mère, et ainsi de naître dans la famille la plus appropriée pour ce qui allait suivre,
* de naître de manière miraculeuse,
* de grandir en démontrant des prouesses physiques uniques et une grande intelligence mentale,
* de se réjouir de ses compagnons et des plaisirs les plus raffinés que la vie mondaine put offir,
* de quitter les mondanités,
* de pratiquer l'ascétisme de manière plus radicale qu'on ne le fit jamais et alors d'y renoncer parce que ce n'est pas pertinent,
* d'aller à l'endroit où les Bouddhas de ce monde manifestent l'illumination,
* et là de vaincre les énergies négatives de ce monde,
* d'indiquer la reconnaisance de la voie du milieu et d'atteibdre l'illumination,
* d'enseigner les vérités universelles, et
* d'entrer en le nirvana.

Si le prince Gautama n'avait pas été un prince riche, charmant et habile, s'il n'avait pas eu plus de femmes belles qu'aucun autre homme, ni s'il avait été un meilleur athlète et érudit etc., comment aurait-il pu être crédible plus tard, en tant que gautama Bouddha déclarant que les possessions mondaines ne sont pas tout ? S'il n'avait été qu'un pauvre yogi, beaucoup auraient pu l'accuser de trouver que les raisons étaient trop verts en ce qui concernerait des plaisirs mondains qu'il n'aurait jamais connus. Aussi, comment aurait-il pu convaincre les gens de la non-nécessité de l'auto-mortification, si lui-même n'avait pas erré sans nourriture, s'il n'avait été assis au soleil indien brûilant de midi, sans boire etc., d'une manière qui surpassait tout ce qu'aucune autre personne ait jamais fait ?

Chaque aspect de la vie du Bouddha contient une grande signification. Ce n'est pas seulement la vie finale et parfaite d'un être qui a travaillé sa pureté au travers de centaines de vie, mais c'est le drame parfait d'un enseignement : un modèle pour une ère à venir, un point de référence à l'aune duquel tout le reste peut se mesurer

L'émanation enseignante du Bouddha en tant que prince Gautama, apporta la grâce au monde pendant 84 années. A travers l'ère de cinq mille années édifiée par son illumination, il reste constamment présent, sous d'autres formes, et donne des enseignements à ceux dont l'esprit est assez pur pour en être conscient. Ils peut y avoir des émanations apparaissant d'une infinité de manières, animées ou inanimées, de temps en temps, pour aider les êtres humains et les autres êtres.

Au-delà de ceux--ci, il se trouve une présence enseignante constante qui est si pure et si puissamment directe que seuls ceux qui ont atteint les dix niveaux de l'absorption constante dans le vide possèdent la subtilité et la force d'esprit d'en être conscients. Appelé le sambhogakaya, c'est un éta de transfiguration mentale qui n'est plus souillé par la confusion de l'ignorance mondaine. Dans cet état, toute vision, et chaque son sont chargés d'une signification profonde et joyeuse. Son expérience se constitue de milliers d'interfaces, chacune étant parfaite et pleine de sens, avec la puissance globale et universelle de l'illumination. Ce sont ce qu'on appelle les terres pures : l'expérience pure.

Bien que l'état de Bouddha (la "bouddhéité") et sa sagesse ne puissent jamais être réalisés en ce qu'ils sont avant qu'on ait atteint l'illumination complète, et qu'on le soit devenu, les bodhisattvas en font l'expérience indirecte à travers les portes de leur esprit et de leurs sens, comme des états de discernement visionnaires. Loin de la souffrnace et cependant en émanation pour aider ceux qui souffrent, profondément enracinés dans la paix et la sagesse, nourris par cet esprit toujours croissant de la perfection, ils jouissent de l'accès le plus fin à l'illumination. Leur manière d'expérimenter l'illumination est appelée sambhogakaya, qui signifie accès complet, pleine réjouissance.

A côté des lignées d'enseignement qui remontent directement au temps du nirmanakaya de Sakyamouni, il y a vingt-cinq siècles en Inde, il y a a d'autres qui ont émergé à travers les époques. Ils émanent de son sambhogakaya, et sont expérimentés en tant que tels par les enseignants bodhisattves éclairés jousqu'au jour présent. L'esprit de Bouddha apporte donc des ensignemen,ts au monde, et, lorsque c'est nécessaire, pour rencontrer ses besoins changeants.

Tilopa était un tel bodhisattva, ainsi éclairé. Il avait réuni et pénétré la signification des enseignements de plus de cent parmi les gourous bouddhistes les plus évolués de son époque, il obtint l'illumination totale, et devint inséparable de l'esprit du Bouddha, exprimant à ce moment le célèbre couple :

"Moi, Tilo, je n'ai pas de gourou humain , mon gourou est le puissant Bouddha Vajradhara",

Le Bouddha Vajradhara étant l'aspect de l'illumination dont émanent les enseignements du vajrayana.

Les biographies bouddhistes indiennes pourraient avoir été une riche tradition orale, lorque le Bouddhisme était largement répandu en Inde. IL n'était pas inhabituel, en cette époque, que les gens portent leurs connaissances dans leurs coeurs et dans leurs esprits, en confiant des volumes entiers à leur mémoire. De nombreux religieux étaient capables de réciter par coeur plus de la moitié des cent volumes de la transcription des enseignements du Bouddha. Certains les connaissaient même tous. La disparition du Bouddhisme dans ce pays y détruisit malheureusement ses traditions orales. Il en reste très peu, qui fut préservé grâce aux écrits, et donc aussi aux impresions faites par les biographes d'autres pays, en particulier les Tibétains, un peuple à la mentalité très systématique, plutôt différente de l'esprit indien, romantque et joliment compliqué, qui, comme dans ses développements musicaux et architecturaux, se délecte dans les diversions étriquées et dans le non-concret.

Tilopa apparaî deux fois parmi les 84 célèbres mahasiddhas des Bouddhism—as indiens, Tilopa and Tillipa, biens que d(aucuns croient qu'il ait pu s'agir de deux individus distincts. Le résumé suivant se base sur la biographie de Tilopa par l'actuel Tai Sitoupa, pour laquelle il se basa sur les différents fragments biographiques qui ont survécu à travers les âges.

Il y a un parallèle intéressant entre la conception de Tilopa et celui de l'actuel karmapa. Dans les deux cas, les parents s'adressèrent à un saint-homme pour essayer d'obtenir l'enfant qu'ils désiraient, leurs voeux furent exaucés par la naissance d'un fils qui naîtrait au milieu de signes inhabituels, et ils furent amenés à être les parents d'un enfant miraculeux, dont la vie, même dès leur jeune âge, devait être guidée par les plus grands enseignants spirituels de leur époque.

Dans le cas de Tilopa, la guidance vint sous l'apparence régente d'une dakini ("qui vole dans le ciel" - être spirituel féminin), qui se manifesta aux moments importants de sa vie pour le mettre sur la bonne voie. Dès le début, elle lui explicita que ses vrais parents n'étaient pas ses parents terrestes, mondains, mais la sagesse primordiale et la vacuité universelle :

"...ton père est Cakrasamvara et ta mère est Vajravarahi .."

En suivant son avis, il fréquenta les monastères et mena progressivement une vie de moine pour, finalement, devenir un docte érudit et un moine exemplaire, connu sous le nom de Prajñabhadra. En suivant une vision, il découvrit un texte caché dans la base d'une statue du monastère. Comme il n'en comprenait pas la signification, il pria son mentor dakini, qui l'envoya vers les célèbres gourous Matangi et Saryapa pour y étudier le tantra. En retournant au monastère un peu plus tard, il compléta ses études classiques. Une autre rencontre fondamentale avec son enseignante céleste dakini l'initia plus avant et ferma définitivement les fissures qui pouvaient exister entre sa connaissance théorique et son discernement expérimental.

Après ceci, il voyagea abondamment en Inde, allant de gourou en gourou, jusqu'à avoir assimilé la véritable quintessence de chaque courant majeur de l'enseignement du vajrayana du moment. En particulier, il reç-ut de Saryapa les enseignements sur la purification des chakras et du corps subtil, mieux connus aujourd'hui sous leur nom tibétain de tummo. De Nagarjuna il reçut les enseignements du corps illusoire et les enseignements de la lumière radiante; de Lawapa le yoga des rêves, de Sukhasiddhi les enseignements sur la vie, des états de la mort et d'entre les vies (bardo), et du transfert de conscience; d'Indrabhuti les eneignements sur le discernement (prajna) et tant qu'élilibration des énergies, et de Matangi les enseignements sur la résurrection du corps mort. Comprenant les nombreux parallèles qu'il trouva dans les traditions variées, et réalisant que chacune correspondait aux besoins de personnes différentes, à différents étapes de l'éveil, il condensa finalement leur essence en quatre courants d'enseignement principaux. C'est de ceux-ci et dans ceux-ci que nous trouvons la véritable signification du mot kagyu. Dans ce que dit Taï Sitoupa :

"Prenant avantage de sa liberté nouvellement trouvée, Prajñabhadra pratique la méditation d'une manière très intense, voyageant si nécessaire pour recevoir les techniques spéciales et la guidance de la plupart des grands maîtres de son époque : Guhya, Darika, Dingi, etc. Il était le meilleur des étudiannts, il maîtrisa tous les enseignements vitaux et fut capable d'appréhender leurs points communs et leurs particularités. Les lignées dont il hérita se regroupent toutes en quatre courants de sagesse transmise. C'est de ceux-ci que la traditio kagyu détient son nom : Kagyu est une forme abrégée du tibétain :

theg pa gsum gy snying don bka bab kyi chos bzhi'i gdams ngag bar ma ckad pa'i brgyud pa,

qui, en gros, signifie la lignée ininterrompue de guidance profonde et intime dans les quatre sortes de maîtrise transmise, la signification centrale, le coeur des trois yanas.

Dans ce qui précède, ka est une abbréviation pour Ka.pap.zhi. - qui pourrait être gossièrement rendue par "les quatre transmissions de la maîtrise". Zhi signifie quatre. Ka.pap est un terme qui n'a pas d'équivalent en anglais (ni en français - NDT) . Il signifie transmission de la connaissance, de la capacité, de l'introversion, et des capacités à enseigner. Dans un domaine spécifique, de maître à étudiant, au point où l'étudiant entre dans la possession comlète de toutes les compétences du maître. C'est ce qui a lieu quand quelqu'un de déjà adéquatement formé au départ, ou qui soit profondément prédisposé, un sujet recherche la personne adéquate dans le domaine en question, et apprend d'elle tout ce qu'elle a à enseigner. L'appréciation spontanée et l'assimilation rapide qui surviennent lorsqu'un étudiant a une iclinaison naturelle pour le sujet font implicitement paryie de ce procédé.

Les quatre transmissions Kagyu dont il a été questions sont ceux :

* du grand sceau - (Tib. phyag.rgya.cken.po Skt. mahamudra), en ce cas, le "mahamoudra non caractérisé", càd sans rituel, ni forme, ni sophistication,
* du yoga de la chaleur - (Tib. gtum.mo, qui signifie littéralement "mère en colère"),
* de la lucidité - (Tib. od.gsal qui signifie "aussi clair que s'il était illuminé" - parfois appelé "claire lumière" dans les traductions modernes), ceci inclut les yogas du rêve et de l'entre-vies (bardos)
* de l'union - (Tib. Ias.kyi.phyag.rgya Skt. karma mudra)

* Ces quatre transmissions contiennent la véritable essence des trois niveaux (yana) du Bouddhisme. Chacun contient les autres, et pour cela, chacun contient tout. En tant qu'un tout, ils sont appelés mahamoudra.

Si chacun des aspects repris ci-dessus n'était pas une facette d'un tout, tu-mo, la chaleur subtile, serait simplement une technique pour produire de la chaleur : on ne serait rien de plus qu'un four humain. La lucidité radiante ne serait que quelque chose qui illumine, comme la lumière d'une torche. Ils ne sont pas ainsi. la chaleur et la lucidité subtiles sont des pratiques très profondes, richement soutenues par les vues du mahamoudra, les mantras, les étaps de visualisation du mahamoudra, etc. Elles sont très complètes, chacune étant un aspect emphasé de la même chose.

Ces quatre (transmissions), dont une est la connaissance intime de l'esprit, et les trois autres sont des ensembles de techniques judicieuses, ont été transmis dans leur intégrité originale, par une lignée de maîtres parfaits et d'étudiants amenés à la perfection, depuis l'époque de Tilopa jusqu'à aujourd'hui. Ils forment le noyau, l'essence de la lignée Kagyu actuelle. Au cours de cette période de sa vie, il acquit le nom de Tilopa, qui signifie le broyeur de sésame, ainsi était la face cachée, secrète de ce qu'il vivait à l'extérieur, pendant qu'il parfaisait sa méditation à l'intérieur. Une étape merveilleuse a lieu dans cette partie de sa biographie :

"A partir de ce moment, pas un seul moment de sa vie, de jour ou de nuit, ne fut gaspillé."

Ayant hérité des lignées bouddhistes de son temps, Tilopa fut ensuite amené par la dakini qui le guidait aux vallées impénétrables de Orgyen, où il recevrait des transmissions extraordinaires d'enseignements. En une véritable épopée, il travailla et se creusa un chemin à travers les tremblements de terre, les hallucinations, des attaques par des armées de démons et d'autres phénomènes, et il en fut récompensé en devenant le tenant d'enseignements très particuliers : les enseignements du coeur des dakinis. Ceux-ci comprenaient les douze ensignements secrets des dakinis et les quatre enseignements du joyau qui réalisent tous les souhaits.

Après, suivit son illumination. Bien qu'il ait eu de nombreux excellents gourous, y compris des dakinis célestes, son illumination survint par une fusion directe avec l'esprit du sambhogakaya de Sakyamouni. Tilopa expérimenta ceci comme une rencontre avec "le Bouddha qui tient le Vajrayana" (Bouddha Vajradhara). La transmission en cinq branches qui eut lieu ensuite est indescriptible. Elle cessa en ce que Tilopa ne put plus être distingué de l'illumination de tous les Bouddhas. Ce qui resta de sa vie terrestre se passa en enseignements, et en s'assurant que la précieuse sagesse et les lignées qu'il avait reçues seraient perpétuées par des disciples valables pour le bénéfice futur de l'humanité.


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:14



Le Mahasiddha Naropa
La vie de Naropa rappelle très fort les douze étapes de la vie du Bouddha. Un bodhisattva du plus haut niveau - càd le 10è niveau - , le futur Naropa réalisa que le temps était venu d'entrer dans la vie humaine qui lui apporterait l'illumination complète. Dans la clarté de sa méditation, il put voir son futur père, le roi bouddhiste Santivarman, qui désirait un fils, et qui présentait lui-même certains signes physiques d'un être illuminé. Sa future mère rêva de vacuité et d'une félicité qui en serait inséparable, ainsi que d'une lumière qui remplissait tout le pays. Un peu plus tard, Naropa naquit, son corps portait les marques d'un futur Bouddha. La terre trembla, de nombreux arcs-en-ciel apparurent, et l'éclair tonna. C'était à peu près l'an 1016, au Bengale.

A huit ans, dégoûté par la mondanité, il s'en alla étudier le dharma au Cachemire. A onze ans, il était devenu un brillant érudit. De retour dans son pays, le jeune prince enseigna l'éthique bouddhiste à son peuple. Son esprit sans désirs était voué au Bouddhisme, et relativement satisfait. A l'âge de dix-sept ans toutefois, il fut virtuellement obligé de se marier par ses parents, qui désiraient un héritier. Sa femme devint sa disciple, et, à l'âge de vint-cinq ans, il renonça définitivement au monde et devint un moine novice. Il devint un bhikkhu à vingt-et-un ans. Celu qui avait été l'enfant royal étudia prodigieusement au monastère de Pullahari et finalement, sa renommée le mena à devenir abbé du grand monastère de Nalanda. Son irradiation personnelle inspira de nombreuses personnes sur (et vers le) chemin. Il fut l'abbé idéal.

Après quelque huit ans, il eut toutefois la vision d'une vielle sorcière lépreuse "aux 37 vilaines caractéristiques" qui l'informa de ce qu'il était attristé parce qu'il ne comprenait les enseignements que d'une manière intellectuelle, non réelle. Il réalisa qu'il voyait le reflet de ses propres 37 impuretés mondaines, et déclara :

"Le samsara c'est voir la faute chez les autres"
Il sut qu'il était temps de tout quitter et de se mettre à la recherche de son gourou, afin de compléter son illumination. En dépit des nombreuses suppliques de tous ceux qu'il laissait, il quitta Nalanda à l'âge 42 ans. Il s'ensuivit une longue série d'épreuves au cours desquelles il rencontra constamment des phénomènes étranges, symboliques de ce qu'il lui restait de ses propres blocages, dus aux idées préconçues qu'il avait à propos de la réalité ultime. C'étaient souvent des phénomènes d'apprentissage importants et douloureux, qui représentaient le dénouement de noeuds karmiques. Au cours de chacun de ces épisodes, il eut de brefs éclairs de la vision de son gourou, qui lui indiquaient ses erreurs. En fait, sous une forme ou l'autre, son gourou, Tilopa, avait été avec lui, depuis qu'il avait vu la vieille femme lépreuse, et à la fin de ces premières épreuves, ils se rencontrèrent. Le premier véritable enseignement que Naropa reçut de Tilopa consitait à ne rien dire, mais en un puissant dialogue des esprits, qui lui montra douze actes sympboliques, que Naropa interpréta chaque fois correctement. Tilopa lui donna alors des autorisations et des enseignements personels, préparant le terrain à ce qui allait suivre.

"Ne recherche pas la félicité, ni son opposé".

Les douze enseignements principaux vinrent ensuite. Chacun d'eux damontre un contact profond entre Naropa et Tilopa, ce qui signifie, en réalité, entre Naropa et la pureté de son propre esprit. Chacun comence par une épreuve douloureuse, à l'instigation de Tilopa, qui révèle une faiblese en Naropa, et pour laquelle un enseignement est donné, et puis pratique pendant environ un an. Par exemple, au cours de la première épreuve, Tilopa done à Naropa l'instruction de grimper sur le toit d'un temple et d'en sauter. Fidèlement, Naropa fait exactement ce qui lui est ordonné. Son gourou soigne alors son corps accidenté de sa bénédiction, et lui donne les enseignements connus en tant que "le joyau qui réalise les souhaits". Les douze enseignements, dont la plupart dont devenus depuis le coeur de la transmission intérieure kagyu sont :
* 1. Le "joyau qui exauce les désirs", une forme très complète de purification,
* 2. "Même goût", qui démontre la présence de l'essence illuminée en tout et en toutes choses,
* 3. Accomplissement : maintenir une relation pure (samaya) avec le gourou, chaque chose et chacun,
* 4. Tummo: la purification du corps subtil intérieur des chakras et des nadis,
* 5. Le yoga du corps illusoire : amener la sagesse dans la perception de la réalité de quelqu'un.
* 6. Le yoga des rêves : comment comprendre et maîtriser les rêves, et le yoga du rêve : comment comprendre et maîtriser les rêves, les utiliser pour purifier le karma et pour développer l'action illuminée,
* 7. Le yoga de la lumière radiante,
* 8. Le transfert de conscience en particulier au moment de la mort (powa),
* 9. La résurrection,
* 10. Le yoga de la grande félicité : le contrôle de l'énergie sexuelle et la réalisation de l'essence commune du samsara et du nirvana, de la douleur et de la joie. C'est en maîtrisant cet enseignement qu'il reçut le nom de Naropa.
* 11. Le mahamoudra, et
* 12. Le yoga de la "phase transitoire" (bar.do): enseigner comment être illumnié dans chaque phase de l'existence : la vie, la mort, l'après-mort etc.

* Par la maîtrise de ces douze enseignements, l'esprit de naropa devint à peu près identique à l'esprit éclairé de son gourou Tilopa, qui le renvoya afin de méditer plus et d'aider tous les êtres. Naropa fit ceci pendant un certain temps, réalisant de nombreux miracles, et retourna finalement vers Tilopa qui ôta les derniers restes, les dernières traces d'impuretés de l'esprit de Narope, en particulier le sentiment final d'un besoin de méditer, en lui révélant, dans toute sa plénitude la purité innée de l'esprit depuis des temps sans commencement. Naropa déclara alors :
"On n'a plus besoin de demander lorsqu'on voit la vraie nature". Pleinement illuminé, il devint connu en tant que "second Bouddha" forgea de nombreux bénéfices à de nombreux êtres. En particulier, Tilopa lui donna instruction d'amener Marpa, le Tibétain, à l'illumination. Par Naropa et Marpa, le "tantra-père" le Guhyasamaja parvint au Tibet, ainsi que la transmission extrêmement pure d'autres tantras, comme le Chakrasamvara.

Naropa disparut, littéralement à Pullahari, son corps illuminé s'évanouissant dans la vacuité parmi desmyriades d'arcs-en-ciel, et une belle musique céleste. Sa vie fut un exemple important du pouvoir de la foi, la foi étant une qualité essentielle pour la voie rapide du mahamoudra dans le bouddhisme Kagyu. En suivant à la perfection l'avis de son gourou, et en maintenant les instructions qu'il a données, il acheva son voyage vers l'illumination.

Source: http://www.karmapa.fr/html/naropa.html


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:16



Marpa le Traducteur
Marpa, né en 1012 dans la le sud de la partie centrale du Tibet, fut le premier patriarche tibétain de la tradition kagyu, qui est souvent appelée Marpa Kagyu en son honneur. Il fut également le premier patriarche qui réapparaîtrait encore et encoredans la lignée. On croit que Marpa aurait été les mahasiddhas Dombipa, Sri Simha et Darikapa au cours de vies précédents, en Inde. Plus tard, il renaquit en tant que Dharma Semang, un des secrétaires de Gourou Rinpoché, qui écrivit des terma et fut un expert dans les pratiques courroucées. Il devint alors MArpa, à la période de restauration du dharma, au 11è siècle, et subséquemment d'autres maîtres, y compris le célèbre Taranatha. Dans la tradition Kagyu, en plus d'être Marpa, il devait aussi devenir Drogon Rechen, à qui le premier Karmapa confia sa lettre de prédiction, Yeshe Ö, le disciple du second Karmapa qui découvrit le pays caché de Sari, le tenant de la lignée d'or Ratnabhadra, gourou du quatrième Karmapa et Choji Gyaltsen, qui reçut le titre de "Tai Sitou" par l'empereur de Chine, Yung Lo (Ch'eng Tsu) au début du quinzième siècle. Les incarnations sont connues en tant que Taï Sitou depuis lors.

La détermination de Marpa était forte, même lorsqu'il était enfant. Aux fins d'acquérir les enseignements bouddhistes pour son pays, il fit trois voyages en Inde. ceci n'était pas une petite affaire à cette époque, car les dangers et les risques pour la santé à cette époque étaient importants. Pour obtenir pour le Tibet le kama convenable qui assurerait que ces techniques y seraient durables, ilplaça beaucoup d'énergie dans la collecte d'offrandes à apporter aux maîtres indiens, dans l'intérêt de son peuple. Afin d'accomplir convenablement sa tâche d'acquérir et de traduire les enseignements, il passa trois années au Népal, s'habituant à l'humidité et à la chaleur, et à la basse altitude. Pendant qu'il était là, il apprit plus de trente dialectes indiens.

Son enseignant principal en Inde fut Naropa. Il passa seize ans et sept mois à étudier sous son autorité, et pendant ce temps il reçut la transmission de tout ce que Naropa avait reçu de Tilopa. De plus, Naropa l'envoya vers d'autres gourous, en particulier Maitripa, Jnanagarbha, Kukuripa, et la dakini de sagesse de Sosarling. Il reçut chacune de leurs transmissions spéciales du dharma : les ensignements de l'esprit au complet du mahamoudra, de Guhyasamaja, Mahamaya et Dorje Denshi. Bien qu'il eût pu recevoir chacune de ces lignées de Naropa lui-même, Naropa voulut qu'il se rende auprès des plus grands spécialistes de chaque pratique pour l'époque, afin que les enseignements que Marpa amènerait au Tibet fussent aussi chargés que possible des bénédictions des lignées.

De Naropa lui-même il reçut le Hevajra tantra et les techniques particulières de Naropa [l'essence du vajrayana qui lui fut enseignée par Tilopa], et, par dessus tout, la transmission du Chakrasamvara tantra. Marpa n'apprit pas seulement mais il pratiqua et obtint des résultats dans ces enseignements et dans de nombreux autres pratiques du vajrayana. En particulier, Naropa aida Marpa à briser les blocages conceptuels qui entravaient sa libération complète, at ainsi il l'amena à l'illumination totale. Dans leur unicité de l'illumination, il partagea le vaste trésor de son esprit avec Marpa.

Naropa fit de Marpa le régent du dharma pour le Tibet et lui confia la tâche d'amener un être très exceptionnel, Milarepa, à l'illumination. IL est dit que Naropa lui-même se prosterna en direction du Tibet lorsque Marpa lui parla de son disciple Milarepa.

Marpa avait toujours espéré que son propre fils, Dharma Doday, deviendrait son héritier spirituel, mais Naropa l'informz que cela ne serait pas. La tradition kagyu n'est pas une succession spirituelle basée sur des dynasties familiales, comme les autres lignées du Tibet l'étaient dans le passé, et comme ils le sont encore en partie. En fait, une des raisons (à côté de son immense présence spirituelle) pour laquelle la préémincence fut donnée au second karmapa par l'empereur de Chine, était parce que le karmapa était auto-reconnu et qu'il aurait pu être né dans chaque famille. L'empire chinois à l'époque était fatigué d'envoyer sans cesse des cadeaux aux familles dynsatiques religieuses, qui étaient aussi trop puissantes à son goût.

Après ses trois voyages et vint-et-une années passées en Inde, Marpa passa les dernières années de sa vie en établissant fermement au Tibet les enseignements qu'il avait préservés. Il avait quatre disciples hautement doués, chacun était spécialisé dans différents domaines. Son principal héritier, qui reçut tout de lui, comme lui-même avait tout reçu de Naropa, fut Jetsun Milarepa.


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:18



Le grand yogi, Milarépa
La vie émouvante et inspirante de Milarepa est la plus accessible de toutes les biographies tibétaines publiées à ce jour. Elle se pose comme une histoire en elle-même et nous la recommandons vivement au lecteur. Il naquit en 1052 en des circonstances favorables, mais,pendant qu'il était encore enfant, il vit la vie de sa proche famille se dégrader après la mort de son père et la reprise conséquente des biens de la famille par ses avares oncle et tante, qui exploitèrent ensuite Milarepa, sa soeur et sa mère comme des esclaves. La mère de Milarepa attendit patiemment que celui-ci parvienne à l'âge où il pourrait réclamer la terre familiale, la maison et leur prospérité, mais ceci se passa sans succès. La seule manière qu'elle put imaginer pour obtenir justice était que son fils apprenne la magie et jette un sort sur leurs parents. Elle menaça de se suicider si Milarepa ne faisait pas ce qu'elle lui avait demandé.

Milarepa s'en alla et accomplit les souhaits de sa mère. Des démons qu'il conjura magiquement détrusisirent la maison de son oncle pendant une fête, tuant 25 membres de sa famille. Milarepa leur fit savoir que la ruine cauchemardesque de leur maison était son oeuvre et menaça de faire pire si sa maison et sa terre familiale n'étaient pas rendues. Malgré la peur qu'il avait inspirée, il était dangereux pour Milarepa de rester dans la région, et il retourna ainsi auprès de son professeur.

Celui-ci commençait à prendre de l'âge et à regretter les actes ténébreux que lui-même et ses disciples avaient perpétués. Il plaça ses espoirs en Milarepa, sentant que ce jeune homme déterminé et au bon coeur pourrait réaliser leur salut à tous les deux. Il l'envoya à des enseignants du dharma pour apprendre la vertu, et, par dessus tout, obtenir la purification de ses méfaits. Ceci amena Milarepa à finalement rencontrer Marpa.

Marpa fit passer de durs moments au meurtrier de masse repentant, prétendant qu'il devait lui bâtir une tour. Une fois qu'il l'eût construite, il la lui fit détruire. Ce schéma se répéta de nombreuses fois, avec des tours de différents aspects. A la fin, Marpa commanda une grande tour château, haute de huit étages avant qu'il ne donne un enseignement quelquonque à Milarepa. Cette exploitation cruelle en apparence était, en fait sa manière d'aider Milarepa à purifier son mauvais karma. En utilisant un ou deux simples outils et ses mains nues, Milarepa travailla comme un esclave jusqu'à en être brisé, moralement et physiquement. Désespéré, il s'enfuit même à un moment donné mais il ne perdit jamais la foi. A la fin, après le plus dur de tous les apprentissages spirituels et lorque la tour était presque achevée, il fut admis parme les étudiants de Marpa. Il reçut l'ordination et des enseignements et entra en retraite solitaire, où il médita avec une lampe à beurre posée sur sa tête : il ne lui était pas permis de bouger jusqu'à ce que la lampe s'éteigne. Il obtint de bons résultats, et marpa l'enviya finalement méditer dans des grottes isolées et dans des lieux montagneux pendant de nombreuses années.

L'appication et la foi de Milarepa furent sans pareils. Par eux, il accomplit quelque chose d'extrêmement rare, presque d'unique : il accomplit l'illumination au cours d'une seule vie. Célèbre pour sa maîtrise des six yogas de Naropa, il accomplit de nombreux miracles, come voler à travers l'espace, passer au travers de rochers, et vivre pendant des mois dans les neiges à quelques 5000 mètres d'altitude, soutenu par son seul souffle vital alors qu'il ne portait rien, si ce n'est qu'un mince drap de coton, de là lui vient son nom. Mila était son nom de famille et repa signifie quelque chose d'enserré dans du coton. Ermite itinérant, il fut l'exemple parfait du yogi mendiant bouddhiste. Ses chants illuminés, un des plus grands trésors des ensignements Kagyu, ont été une source d'inspirations pour de nombreuses gens depuis qu'il sont été traduits et publiés en anglais. Il eut un disciple (Gampopa) tel le soleil, un autre (Rechunhpa) tel la lune, vingt-cinq tels les étoiles et de nombreux milliers d'autres.

Source: http://www.karmapa.fr/html/milarepa.html


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:20



Gampopa, père des diverses traditions Kagyu
Nous avons vu quelques éléments sur Gampopa dans le chapitre sur le samadhiraja soutra . Ce bodhisattva du dixième niveau naquit dans le centre du Tibet en 1079, en tant que fils d'un médecin très sage. A l'adolescence, il compléta son propre entraînement médical et acquit des bénéfices dans différentes pratiques de méditation de la tradition Nyingma. Vers l'âge de vingt ans, il se maria et fut père d'un fils et d'une fille. Son épouse et ses deux enfants, moururent toutefois, tous azyant contracté une maladie incurable qui ravageait la contrée. Son épouse lui fit promettr de devenir moine après son trépas, ce qu'il fit.

Il devint le moine Vertu Précieuse et passa une période intensive à voyager et à étudier avec d'excellents maîtres de la philosophie bouddhiste mahayana et des techniques du vajrayana. En particulier, il bénéficia des enseignements Kadhampa qui furent amenés au Tibet par Atisa Dipankara. Il put méditer confortablement pendant des jours sans bouger ni avoir besoin de nourrriture et de boissons, et sa présence était faite de grande paix et de finesse. Il commencça toutefois alors à avoir des visions d'un yogi en haillons: des visions qui l'amenèrent à des états qu'il n'avait jamais expérimentés auparavant. L'intensité croissante de ces visions l'amenèrent à laisser tout derrière lui, et de se mettre à la recherche du yogi, dont il savait à présent qu'il s'agissait de Milarepa. Dans un monde étrange où l'expérience de la méditation se mêlait de manière indistinguable à sa perception de la réalité, il fit son chemin à travers une série d'expériences symboliques pleines de sens jusqu'à ce qu'il rencontre finalement son gourou.

Milarepa avait la connaissance intérieure que Gampopa serait son futur héritier bien avant l'arrivée de ce dernier, et il réalisa quel être magnifique et vertueux il était. Au cours des années qui suivirent, pendant un laps de temps relativement bref, Milarepa lui passa tous ses enseignements et il supervisa ses progrès avec beacoup d'amour et de soin. Il lui donna même l'initiation ultime, avec grande diligence, en lui montrant la peau épaissie et calleuse de ses fesses, là où il s'était assis en méditation pendant des mois et de années sur des rochers dans des contrées montagneuses et sauvages jusqu'à avoir atteint la réalisation. Lorsqu'il lui eut enseigné la Précieuse Vertu autant qu'il le pouvait, il l'envoya au Mont Gampo, avec pour instructions d'y méditer. Il lui dit les signes de l'accomplissement par lesquels il aurait qu'il était temps d'enseigner aux autres, et lui prédisit qu'un grand nombre de personnes se rassembleraient finalement en tant que ses disciples.

L'homme du mont Gampo - Gampopa - acheva son illumination là, et bientôt de nombreuses gens vinrent y quérir son avis. Il y établit le véritable monastère tibétain Kagyu et enseigna le dharma à tous ses niveaux, des plus élémentaires au vajrayana. En amenant l'entraînement monastique des Khadampas au sein de la transmission kagyu, il la forifia et l'élargit, accomplissant en, partie la prophétie de Naropa qu'elle se renforcerait de plus en plus au cours de prochaine générations. Gampopa eut de nombreux éminents érudits parmi ses disciples. Le plus célèbre était sa sainteté le Premier Karmapa, Dusum Khyenpa.

Source: http://www.karmapa.fr/html/gampopa.html


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:33



Le 2ème Gyalwa Karmapa,Karma Pakshi (1206-1283)
Il fut un enfant prodigieux qui, à dix ans, avait déjà acquis une grande compréhension de la philosophie du dharma et de la méditation. Son maître, Pomdrakpa, avait reçu la pleine transmission Kagyu de Drogön Rechen, l'héritier spirituel du premier Karmapa. Pomdrakpa réalisa, à travers certaianes visions très claires, que l'enfant dont il avait la charge était la réincarnation de Dusum Chenpa, comme c'était indiqué dans la lettre donnée à Drogon Rechen. Le jeune Karma Pakshi assimila les enseignements les plus profonds sans efforts et n'avait besoin que d'une seule lecture d'un texte pour la connaître. Il était déjà illuminé. Pomdrakpa se fit néanmoins un devoir de lui passer tous les enseignements par les manières traditionnelles, ainsi le courant d'autorisations de la lignée serait ininterrompu. Le second Karmapa passa une bonne partie de la première moitié de sa vie en retraite méditative. Il visita et restaura également les monastères établis par le premier Karmapa, et il est célèbre pour avoir introduit chez le peuple tibétain, le chant en commun du mantra de la compassion "Om Mani Padme Hung".

A 47 ans, il fit un voyage de trois ans en Chine, répondant à une invitation de Kublaï, le petit-fils de Ghengis Khan. Pendant qu'il était là bas, il fit de nombreux miracles spectaculaires et il joua un important rôle de pacificateur. Lorsqu'il lui fut demander de résider là bas de manière permanente, il déclina l'offre, ne souhaitant pas être la cause de conflits sectaires avec las Sakyapas, dont l'influence était forte en Chine à cette époque. Au cours des dix années suivantes, le Karmapa voyagea beaucoup en Chine, en Mongolie et au Tibet, et il devint célèbre en tant qu'enseignant. Il fut particulièrement honoré par Munga Khan, le frère de Kublaï, qui régnait à l'époque, et qui fut reconnu par le Karmapa comme un ancien disciple. Après la mort de Munga, Kublaï devint le khan. Il établit la ville de Cambalou, le site de l'actuelle Beijing (Pékin), d'où il gouverna un vaste empire, allant aussi loin que la Corée, de Lurma et le Tibet. Il avait toutefois un grief à l'encontre du Karmapa qui avait refusé son invitation des années auparavant et qui avait été si proche de son frère. Il ordonna son arrestation.

Chaque tentative d'arrêter, ou même de tuer le Karmapa fut mise en échec par les miracles de celui-ci. A un moment, le Karmapa "gela" sur place un bataillon de 37.000 soldats, en utilisant la puissance du mudra, tout en montrant toujours de la compassion. Il se laissa finalement capturer et mettre en exil, en sachant que ses miracles et la compassion amèneraient finalement un changement du cœur de Kublaï Khan. Ceci arriva. En retournant au Tibet vers la fin de sa vie, il fit construire une énorme statue (16m) du Bouddha à Tsourphou, pour accomplir un rêve qu'il avait eu longtemps auparavant. L'œuvre terminée était légèrement inclinée et Karma Pakshi la redressa en s'asseyant d'abord dans la même posture que la statue, et puis en se redressant. La statue bougea comme il bougeait. Avant de mourir, il dit à son disciple principal, Urgyenpa, des détails sur la naissance du prochain Karmapa.

© Extraits du livre de : Ann Riquier "La légende du Karmapa" Plon et : Nik Douglas, Meryl White "Karmapa"


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:35




Le 3ème Gyalwa Karmapa, Rangjung Dorje (1284-1339)
Il fit apparaître une couronne noire sortie de nulle part à trois ans, et annonça qu'il était le Karmapa, et disait à ses jeunes amis qu'ils se complaisaient dans la mondanité. A cinq ans, il alla voir Urgyenpa, qui avait rêvé de lui la nuit précédente et qui se préparait à sa visite. Il grandi à Tsourphou, où il ne reçut pas seulement la transission kagyu complète, mais aussi celle de la tradition Nyingma. Après avoir passé quelque temps sur les versants de l'Everest en retraite, et après avoir ensuite pris l'ordination complète, il compléta plus largement ses études à un important siège d'enseignement Khadampa.

Rangjung Dorje avait une soif intense d'apprendre des plus grands érudits et experts de son époque. Son approche embrassait toutes les traditions de connaissances et il possédait une intelligence et une sensibilité qui lui permettaient d'assimiler et de comparer tout ce qu'il étudiait. A travers ses visions, il reçut les enseignements de la "roue des âges" (Kalacakra), et il introduisit un système réformé d'astrologie. Il étudia et maîtrisa la médecine. En particulier, sa maîtrise des profonds enseignements Nyingmapa de Vimalamitra qu'il avait appris, signifiaient qu'en lui, la mahamoudra kagyu et son équivalent Nyingma équivalent, le dzog.chen, devinrent un. A la fin de ses études, il avait appris et maîtrisé à peu près tous les enseignements bouddhistes qui avaient été amenés de l'Inde au Tibet par tous les différents maîtres des deux périodes : l'ancienne et celle de la restauration. A la lumière de cette sagesse éclectique, il composa de nombreux textes significatifs, dont le plus célèbre pourrait être "la profonde signification intérieure" (zab.mo.nang.don), qui met l'accent sur la vraie essence du vajrayana.

Il visita la Chine et y plaça Toghon Temur sur le trône : son disciple, le nouvel empereur. Grâce à un élixir de longue vie reçu du Karmapa, qui retourna à Samyé spécialement pour le lui procurer, l'empereur fut celui qui vécut le plus longtemps de tous les empereurs mongols de Chine. Rangjung Dorje établit de nombreux monastères au Tibet et en Chine. Il mourut en Chine et il reste célèbre pour être apparu sur la lune la nuit de son trépas.

© Extraits du livre de : Ann Riquier "La légende du Karmapa" Plon et : Nik Douglas, Meryl White "Karmapa


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:36



Le 4ème Gyalwa Karmapa, Rolpé Dorjé (1340-1383)
Alors qu'elle était enceinte, la mère du quatrième Karmapa pouvait entendre le son du mantra Om Mani Padme Hung, venant de son utérus. Le bébé dit le mantra dès qu'il fut né. Le début de sa vie fut rempli de miracles et manifestait une continuité totale des enseignements et des qualités de son incarnation précédente. Il pouvait lire des livres et recevoir de nombreux enseignements profonds au cours de ses rêves.

Pendant sa deuxième décennie,†il reçut les transmissions formelles des deux lignées Kagyu et Nyingma du grand gourou Nyingma, Yungtönpa, l'héritier spirituel du troisième Karmapa, qui comptait alors de nombreuses années d'âge. A dix-neuf ans, il accepta l'invitation passionnée de Toghon Temurà retourner en Chine. Après un voyage long et impressionnant, comprenant de nombreux arrêts pour donner des enseignements, il arriva au palais impérial. En Chine, il donna des enseignements pendant trois ans, et y établit de nombreux temples et monastères.

A son retour au Tibet, pendant qu'il se trouvait dans la région de Tsongkha, Rolpi Dorje conféra l'ordination laïque à un enfant très spécial, dont il prédit qu'il aurait une grande importance pour le Bouddhisme tibétain. C'était Kunga Nyingpo — "Tsong Khapa" - le futur fondateur de l'école Gelugpa, célèbre pour ses Dalaï Lamas. Lorsque Temur mourut, la dynastie mongole prit fin, la dynastie Ming commençait. Le nouvel empereur invita Rolpi Dorje, qui déclina l'invitation mais envoya un saint lama à sa place. Rolpi Dorje composa de merveilleux chants mystiques au cours de sa vie, et il fut un poète accompli, fondé dans la poésie indienne.

On s'en souvient aussi parce qu'il créa une immense peinture (thangka) en suivant la vision d'un de ses étudiants, qui avait imaginé une représentation du Bouddha sur 100 mètres. Le Karmapa, à cheval, traça le contour du Bouddha avec les empreintes des sabots. Il fallut plus d'un an à 500 travailleurs pour achever le thangka, qui dépeignait la Bouddha, Maitreya et Manjusri : les fondateurs du mahayana.

© Extraits du livre de : Ann Riquier "La légende du Karmapa" Plon et : Nik Douglas, Meryl White "Karmapa"


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Sam 21 Mai 2011, 13:38




Le 5ème Gyalwa Karmapa, Deshin Shekpa (1384-1415)
On l'entendit également réciter des mantras et l'alphabet sanscrit alors qu'il était dans le ventre de sa mère. Il fut l'enfant miraculeux de parents yogis. Il reçut les transmission complètes de sa lignée et compléta bientôt sa formation traditionnelle. A 22 ans, il reçut une invitation de à se rendre auprès de l'Empereur Yung Lo (également connu sous le nom de Ch'eng-Tsu), qui avait eu une vison de lui en tant qu'Avalokitesvara. Cela lui prit cinq ans pour rejoindre le palais impérial, où il fut chaudement accueilli par dix mille moines. La combinaison de la dévotion de Yung Loet de la spiritualité du Karmapa produisit quelques événements extraordinaires : une centaine de jours de miracles que l'empereur fit noter pour la postérité, en peintures sur soie avec un commentaire en cinq langues. Après ceci, Deshin Shekpa fit un pèlerinage aux célèbres montagnes sacrées Wu-tai Shan holy, ainsi que l'avaient fait les deux Karmapas précédents, pour y visiter les monastères.

Le cinquième Karmapa sauva le Tibet d'une guerre sanglante à maintes occasions, en dissuadant l'empereur d'y imposer un seul système religieux, et en montrant la valeur de systèmes alternatifs, adaptés aux différentes mentalités. L'empereur lui-même devint bientôt un bodhisattva accompli, et un jour, dans la pureté d'une vision, il vit la couronne vajra céleste au dessus de la tête de son gourou. Pour que tous les êtres puissent voir quelque chose de l'aspect transcendant du Karmapa, il en fit faire une réplique physique, la présenta à son gourou et lui demanda de la porter en des occasions spéciales pour amener la libération à ceux qui l'auraient vue. Ceci fut le début de la cérémonie de la Couronne Vajra.

Prophétie du Vè Karmapa

dans la lignée des Karmapas, de la seizième à la dix-septième
réincarnation,
L'enseignement bouddhiste en général et la lignée Karma Kamtsang en particulier
Hiberneront telles les abeilles.
La lignée de l'empereur de Chine verra venir sa fin
Et son pays sera dominé par le plus fort.
Depuis le nord jusqu'à l'est, le Tibet sera envahi,
Encerclé, tel le diamant serti...
Qu'importe l'erreur,
Celui auquel tu t'adresseras s'opposeras à toi.
La bonne conduite dégénérera et la mauvaise fleurira...

Dans la succession des Karmapas, vers la fin de sa seizième vie
Et le début de la suivante, celui au samaya brisé émergera
Tel le lama nommé Na-tha
Et siégera sur le trône.
Par les pouvoirs de ses aspirations que nul ne peut comprendre,
Le Dharma du Karmapa sera presque détruit.
Alors, celui dont les aspirations sont antérieures et positives,
Une émanation de Padmasambhava, viendra de l'ouest.
Le cou ceint de fourrure et l'esprit rapide et furieux,
La colère au coeur, il proclamera les paroles du Dharma.
Celui-ci, au teint basané et aux yeux protubérants,
Vaincra l'émanation qui a brisé le samaya.
Il protégera le Tibet pour un temps, et alors
Le bonheur régnera, comme la joie de voir se lever le soleil.
C'est ainsi que je vois l'avenir de la communauté tibétaine.
Même si l'un vient, dont les aspirations antérieures s'élèvent en karma
positif,
Parce que le Dharma est sur le déclin et les intentions mauvaises des maras
ont porté leurs fruits,
Le bonheur aura du mal à naître...


En 1408, Deshin Shekpa se mit en route vers le Tibet. Là, il supervisa la reconstruction de Tsourphou, endommagé par un tremblement de terre, et il y stimula le dharma bouddhique. Il passa trois ans en retraite contemplative. Réalisant qu'il mourrait jeune, il laissa des indications à propos de sa renaissance future et mourut à 31 ans. Les os retrouvés dans les cendres de son bûcher funéraire montraient des images de Bouddhas qui d'y étaient naturellement formées.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:01



Le 6ème Gyalwa Karmapa, Tongwa Donden (1416-1453)
La naissance miraculeuse, les qualités prodigieuses et l'éducation formelle du sixième Karmapa rappellent celles de ses prédécesseurs. En tant que jeune homme, il intégra les lignées Kagyu, Shangpa Kagyu et le Shijay (la célèbre pratique de gcod - "couper dans l'égotisme").

Il fut un visionnaire qui pénétra souvent et significativement en Avalokitesvara, Tara, et en d'autres aspects de l'illumination. Il composa de nombreuses prières à utiliser au cours des pratiques traditionnelles de sa propre lignée et établit ainsi un corpus de liturgie Kamtsang.

La vie de Tongwa Donden était principalement dédiée à son travail littéraire et à voyager de par le Tibet pour y fonder et restaurer des monastères, à faire imprimer des livres sacrés, et à renforcer la sangha.

Réalisant qu'il mourrait jeune, il entra en retraite, faisant de Gyaltsab Rinpoche son régent et lui donnant des instructions à propos de l'endroit où il prendrait naissance la prochaine fois.

Son principal héritier spirituel fut Bengar Jampal Zangpo, compositeur de la célèbre "Courte prière au Vajradhara", qui est souvent utilisée dans les centres Kagyu de nos jours. La prière représente sa tendance spontanée à réaliser le mahamoudra et trouve sa place dans le vrai coeur de la pratique

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:02



Le 7ème Gyalwa Karmapa, Chödrak Gyamtso(1454-1506)
On l'entendit dire A.ma.la (mère) à la naissance, et à cinq mois, déclarer "AH HUNG, il n'y a rien dans le monde que la vacuité". A neuf mois, ses parents le menèrent à Gyaltsab Rinpoche, qui reconnut la nouvelle incarnation du Karmapa. Bien qu'il ne fut qu'un enfant de cinq ans, il apporta la paix aux régions les plus au sud du plateau Tibétain, où les populations du Nagal et du Bhoutan étaient en guerre.

Il travailla dur à la protection des animaux et fut l'instigateur de nombreux projets, comme la construction de ponts. Il encouragea notamment les gens et les groupes de personnes à réciter de nombreux millions de mantras de mani (le meilleur traitement pour tout").

Chodrak Gyamtso pasa la plus grande partie de sa vie en retraite ou en semi-retraite. Il fut aussi un érudit très savant, et un auteur, et c'est lui qui fonda l'université monastique à Tsourphou. Il restaura également la grande statue commandée par Karma Pakshi. Souvent pacificateur, on s'en souvient pour ses visions de Gourou Rinpoché qui l'amenèrent à découvrir des vallées cachées qui pourraient servir de refuge aux gens en période de guerre.

Il maintint le contact avec les bouddhistes restés en Inde et envoya beaucoup d'or à Bodh Gaya pour que la statue du Bouddha puisse y être dorée. Sachant qu'il trépasserait à 52 ans, il laissa des détails à propos de sa prochaine incarnation et passa la lignée au Tai Situ Tashi Paljor.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:04



Le 8ème Gyalwa Karmapa, Mikyeu Dorjé(1507-1554)
On l'entendit dire "Karmapa" à la naissance. Ceci fut rapporté au Taï Sitoupa qui confirma que l'enfant était bien le nouveau Karmapa, mais il demanda aux parents de garder le secret pendant trois mois, pour protéger la jeune incarnation. Il inventa un test, que le bébé réussit, mais pendant lequel ion l'entendit dire : "E ma ho! N'ayez pas de doutes, je suis le Karmapa. Il passa les six années suivantes à Karma Gön. Lorsqu'il eut cinq ans, un autre postulant au titre de Karmapa fut mis en avant à Amdo. Le régent du Karmapa, yaltsab Rinpoche, quitta Tsourphou pour examiner les deux enfants. En rencontrant Michö Dorjé, il se retrouva toutefois en train de se prosterner spontanément, et il sut qu'il était le vrai Karmapa. Il le plaça sur le trône l'année suivante.

Le huitième Karmapa eut de nombreuses visions au cours de sa vie, révélant l'inséparabilité de ses propres émanations et celles de Gourou Rinpoché, les deux étant des émanations du Bouddha destinées à accomplir l'activité illuminée et dont les enseignements subsistent. Il vit donc qu'il avait été le Gourou Rinpoché du précédent Bouddha Dipamkara et, en général, l'activité-aspect des mille Bouddhas de notre univers.

Michö Dorjé fut un des Karmapas les plus célèbres, il fut un puissant maître de méditation, un docte érudit et l'auteur prolifique de plus de trente ouvrages importants, comprenant notamment des textes très significatifs sur la plus profonde philosophie connue du Bouddhisme : la vue du manque de forme libre des autres (gzhan.stong). Ceci représente le zénith de l'école de la Voie du Milieu (madhyamika) dans le Bouddhisme mahayana et est un antidote de valeur à la mauvaise compréhension de la vacuité.

Il exposa ses vues en longueur en débattit avec des érudits d'autres tendances bouddhistes. Michö Dorjé était également un artiste visionnaire à qui nous devons le style de peinture de thangkas Karma Gadri : un style très spacieux, transparent et méditatif. Il composa également une des principales pratiques dévotionelles de l'école kagyu connue comme le Gourou-yoga des quatre sessions.

Il fut invité en Chine lorsqu'il était très jeune, mais il déclina l'invitation, sachant que l'empereur serait mort au moment de son arrivée. Son refus offensa les messagers porteurs de l'invitation, qui retournèrent en Chine pour constater que sa prescience était correcte. L'empereur était décédé. Réalisant l'imminence de son propre passage, il confia une lettre de prédiction au Sharmapa et trépassa à l'âge de 47 ans.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:06



Le 9ème Gyalwa Karmapa,Wangchuk Dorjé (1555-1603)
On l'entendait réciter des mantras dans l'utérus. Il resta assis jambes croisées pendant trois jours, peu après sa naissance et déclara qu'il était le Karmapa.

Il fut rapidement reconnu par le Taï Sitoupa, qui résidait en un endroit suffisamment proche, et par le Sharmapa, un an plus tard, qui l'assit sur le trône à l'âge de six ans.

Une grande partie de sa vie se passa dans un camp monastique itinérant au sein duquel un accent strict était mis sur la pratique de la méditation.

Son groupe itinérant reçut des invitations à visiter de nombreux endroits.

Ils ne purent visiter la Chine mais ils firent d'importants voyages en Mongolie et au Bhoutan. Wangchuk Dorje donna de nombreux enseignements dans le sud du Tibet et restaura des monastères et des temples partout où il allait.

Il reçut également une invitation à se rendre au Sikkhim . Incapable de s'y rendre en personne, il envoya un représentant plus âgé qui établit trois monastères là bas.

Le Karmapa les bénit et les consacra depuis le Tibet. L'un d'eux était Rumtek, le siège actuel des Karmapas en Inde.

Le Karmapa Wangchuk Dorje ne fut pas un auteur prolifique, mais nombre de ses textes, comme "Mahamoudra, Océan de la signification certaine" et "mahamoudra,, dispersant l'obscurité de l'ignorance" ont eu un impact important sur l'enseignement du mahamoudra. Ce Karmapa et les trois suivants jouèrent tous le rôle de pacificateurs pendant la période de troubles politiques durant la période où ils vécurent.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:10



Le 10ème Gyalwa Karmapa, Chöying Dorjé (1604-1674)
Il fit sept pas vers chacune des directions cardinales à sa naissance. A l'âge de six ans, il savait peindre mieux qu'aucun de ses maîtres, et il fut un sculpteur doué.

Chöying Dorjé prévut les guerres et l'état de conflit politique qui allait bientôt surgir, à cause du pacte Gelugpa-Mongol contre le roi de Tsang, dont la famille, suiveurs de la lignée Kagyu, gouvernait la plus grande partie du Tibet.

Le dixième Karmapa distribua donc sa prospérité aux pauvres et aux nécessiteux, et il fit de Gyaltsab Rinpoché son régent, sachant qu'il serait absent pour une longue période.

Il y eut beaucoup de sang versé lorsque les armées mongoles de Gushri Khan attaquèrent Shigatse en premier, et puis le propre camp du Karmapa, y répandant la mort et la destruction.

Ses suiveurs virent Chöying Dorjé voler à travers l'espace, en tenant la main de son principal assistant. Ils "atterrirent" dans les forêts du Bhoutan et y passèrent plus de trois années à y vivre sauvagement, aidés par les animaux.

Ils se rendirent finalement dans ce qui est aujourd'hui le Yunnan du nord, où le monarque local les reçut joyeusement.

En tout, le dixième Karmapa passa quelques trente ans en exil.

Comme toujours, où qu'il se rende, il nourrit le dharma et reconnut des incarnations de tulkous kagyu.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:12



Le 11ème Gyalwa Karmapa,Yeshé Dorjé (1676-1702)
Il fut un grand visionnaire qui accomplit de nombreux miracles.

Il devait toutefois être celui des Karmapas qui aura eu le temps de vie le plus court.

Au cours de sa précieuse mais brève existence, il mêla les deux enseignements, Nyingma et Kagyu.

Il mourut, laissant, ainsi que l'avait fait son prédécesseur, une lettre détaillée concernant sa prochaine incarnation.











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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:14



Le 12ème Gyalwa Karmapa, Changchup Dorjé (1703-1732)
Jeune enfant, il étudia avec de nombreux maîtres illustres.

Il donna de profonds enseignements Kagyu au célèbre maître Nyingma du monastère de katok, qui, en retour, partagea ses enseignements Nyingma.

Changchup Dorjé laissa le Tibet agité afin de faire un pélerinage en Inde et au Népal, accompagné par le Sitou, Shamar et Gyaltsap Rinpoche. Au Népal, il fut gracieusement honoré par le roi, pour avoir arrêté une épdémie qui faisait rage, et pour faire tomber la pluie afin de mettre fin à une grave sécheresse.

Ils continuèrent vers l'Inde, y visitant les endroits où naquit et mourut le seigneur Bouddha. Le jeune Sitoupa, qui impressionna les érudits indiens par ses connaissances, devint un maître ès langues et allait être un des plus grands érudits de tous les temps en Asie. En retournant au Tibet, le Karmapa accepta une invitation de la Chine, et se mit en route vers ce pays, accompagné par le Sharmapa. Prévoyant toutefois des difficultés politiques futures, et réalisant le besoin de quitter son corps, le Karmapa envoya au Taï Sitoupa une lettre contenant des détails de sa future incarnation, et succomba à la varicelle, comme le fit le Sharmapa deux jours plus tard.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:15



Le 14ème Gyalwa Karmapa, Tekcho Dorjé (1798-1868)
l naquit au milieu de l'hiver, et cependant des fleurs s'épanouissaient spontanément, et de nombreux arcs-en-ciel apparurent. Le bébé récita l'alphabet sanscrit.

Il fut découvert, placé sur le trône et ordonné plus tard par le neuvième Taï Sitoupa.

Tekcho Dorjé vécut très simplement et fut l'exemple du moine idéal.

Il fut doué en poésie et en dialectique, et participa à l'esprit des temps, actuellement connu en tant que ri.mé (non-sectaire), par lequel de nombreux érudits remarquables montrèrent un grand intérêt pour les autres traditions et enseignements. Ceci fut particulièrement intense entre les traditions kagyu et Nyingma, où le Karmapa transmit des enseignements à Kongtrul Rinpoche et à Jamyang Chentse Wangpo. Tekcho Dorjé lui-même reçut le Vajrakilaya tantra de Chojur Lingpa, le visionnaire découvreur de textes- trésor Nyingma.

Le rituel fut donc ensuite introduit dans le calendrier de Tsourphou. Chojur Lingpa eut d'importantes visions des futurs Karmapas, jusqu'au vingt et unième.

Elles furent notées et peintes sur une thangka.

L'héritier spirituel du quatorzième Karmapa fut un grand maître ri.mé, et un auteur prolifique, , Jamgon Kongtrul Lodro Taye.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:17



Le 15ème Gyalwa Karmapa, Khachab Dorjé (1871-1922)
Il naquit sous d'importants auspices, "un trésor de cheveux" poussant sur ses paupières.

Ceci est une des 32 marques d'un être illuminé et fut remarqué sur le jeune Sakyamuni.

Il grandit en recevant une éducation complète d'érudits célèbres, et reçut finalement la tradition Kagyu deJamgon Kongtrul Lodro Taye, qui lui passa aussi l'essence de ses centaines de compositions qui embrassaient les enseignements profonds de toutes les traditions bouddhistes tibétaines, aussi bien que ceux concernant la médecine, l'art, la linguistique, et des études bouddhistes générales.

Sa vie fut un exemple brillant du bodhisattva au désir insatiable d'apprendre afin d'aider les autres êtres.

Quelques années avant son passage, il confia une lettre de prédiction à son assistant le plus proche.

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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:22



XVIè Karmapa - Sa vie et son oeuvre
Seizième tulkou, ou incarnation de Gyalwang Karmapa, il naquit le quinzième jour du sixième mois de l'année rat de bois - 1924 près de la propriété d'Athoup à Dergué, au Tibet oriental.

Cet événement avait été prophétisé par des sommités religieuses qui conseillèrent à la famille du futur Bodhisattva ("esprit totalement éveillé qui agit avec courage") d'établir un campement au bord de la rivière Dritchou, hors des murs du palais, pour que l'enfant ne voit pas le jour dans un environnement laïque.

De nombreux prodiges, dit la chronique, marquèrent la gestation, l'enfance et l'adolescence du Karmapa qui, outre un don de voyance exceptionnel, aimait jouer en riant avec les serpents venimeux et savait défier les lois de la pesanteur. (On le vit, près du monastère de Dil Yak, monté sur un cerf et progressant sur les cordes reliant les tentes les unes aux autres autour du sanctuaire).

En 1954, le Karmapa se rendit à Pékin en compagnie du Dalaï Lama et de quelques grands lamas ; c'est en 1959 que, contraint d'abandonner le Tibet en proie aux attaques chinoises, Sa Sainteté quitta le monastère de Tsurphu, siège des Karmapas depuis le douzième siècle, pour le Bhoutan où, après un périlleux voyage avec sa suite de cent soixante lamas, elle fut chaleureusement accueillie par le Roi Djigmé Dordjé Wangtchouk. De là, le Karmapa se rendit au Sikkim, près de la capitale, Gangtok, à Rumtek, où un monastère Karma Kagyupa avait déjà été construit du temps de sa neuvième incarnation. Le bâtiment choisi était en ruine et seules quelques buttes l'entouraient, au milieu de la jungle. En 1966, le nouveau centre de Rumtek fut inauguré. (Centre pour L´Etude et la Pratique du Dharma, c'està-dire la Doctrine du Bouddha)

En 1974, Gyalwang Karmapa se rendit en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, diffusant largement ses enseignements, et resserrant les contacts avec les centres déjà créés avant sa venue. En 1975, il fonda un nouveau centre près de New York, et un en Dordogne où il revint en 1977. Bien que, hormis l'élite religieuse qui le suivit en exil, Gyalwang Karmapa ait presque tout perdu, par rapport à sa situation d'antan, sa sérénité joyeuse et la puissance de sa lumineuse présence impressionnèrent grandement tous les êtres qui eurent la chance de l'approcher.

C'est le 20 décembre qu'eu lieu à Rumtek, au Sikkim, l'incinération de la dépouille du Karmapa. Les frontières de ce petit royaume himalayen très fermé s'ouvrirent provisoirement pour laisser pénétrer les fidèles de tous pays désirant rejoindre les lamas, se recueillir avec eux et assister aux pujas dédiées à la prochaine incarnation de Sa Sainteté.

Les poêmes mystiques du XVIè Karmapa
Ces poèmes du XVI è Karmapa furent écris à Tsurphu alors qu´il 16 ans. Ces poêmes confirment les visions prophétiques qu´il eut concernant l´invasion du Tibet et aussi son retour à Tsurphu en 1992. Les grands Maîtres Kagyus, notamment Thrangu Rinpoché, associent ces poèmes mystiques à la lettre prophétique qu´il laissa à Tai Sitou Rinpoché pour prouver que le XVI ème Karmapa savait, dès son plus jeune âge, qu´il retournerait à Tsurphu et que son activité serait indissociable de celle de Tai Sitou Rinpoché.

Poème 1
Poème 2
Poème 3
Poème 4
Poème 5

Les enseignements du XVIè Karmapa
Les enseignements que nous vous proposons sont ceux qui furent donnés par sa Sainteté le XVI ème Karmapa à Karma Tryana Dharmachakra en 1980. Le Gyalwa Karmapa donna durant ses déplacements en Europe, Amérique et Asie des initiations mais aussi de nombreux enseignements, dont très peu nous sont hélas parvenus. Comparativement au XVII ème, où tout enseignement est méthodiquement enregistré et sauvegardé, sans parler des filmes Vidéos et des innombrables photos qui circulent. Il semble que personne à l´époque du XVI ème Karmapa ne se soit soucier de sauvegarder et surtout de retrenscrire en plusieurs langues les enseignements de cette personnalité exceptionnelle. Et puis il y a aussi ceux qui restent assis sur leurs banques de donnés, filmes vidéos et photos et les commercialisent au lieu de partager gratuitement ce qu´ils ont reçu gratuitement.

Les enseignements du XVI ème Karmapa ne sont pas encore tous traduits en Francais. La traduction est une oeuvre délicate mais trouver un traducteur compétent et bénévole encore plus. Nous attendons donc que la rencontre se fasse. En attendant, partagez avec nous les enseignements et les poêmes de cet être exceptionnel que fut le XVI ème Karmapa Rangjoung Rigpé Dordjé.....il fut le roi soleil du Bouddhisme Tibétain.



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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:24



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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:27

XVIIe Karmapa Orgyèn Trinley Dorjé

http://www.ted.com/talks/view/lang/eng//id/946

Swati !

Voici que d´un état de Paix
Emerge un espace naturel, profond et clair,
Vastitude du Corps absolu, vérité nue, toute embrassante.
Magie née d´un même instant, résonne la gracieuse musique,
Exquise mélodie d´excellentes vertus, par myriades

Au crépuscule de la Parole de Sakyamouni,
A l´approche de déclin des rayons du jeune âge,
Une torche , aussi vive que sourire de lune apparaît,
Parure des Trois Secrets
Au ciel immense des Vainqueurs.

Au jardin vaste d´existences sans fin,
Les égarements, nés des apparences,
Sèment des buissons empoisonnés.
Apparences, mère des souffrances, leur goût, leur pouvoir,
Tout cela est-il digne de louanges,
Telle une véritable médecine ?

Au vaste espace d´azur,
Jeu enchanteur de nuées de mérites
Rafraichissante ondée de camphre, chargée de miel.
Par cette grâce, réjouissons-nous d´être nourris
D´un achèvement secret, à jamais acquis.

Dans le creux d´un calice,
Parmi des myriades de discernements multiples,
Repose l´intégral potentiel des vertus pérennes.
Et l´abeille de l´Esprit clair, enivrée,
Chante et dans le Grand Délice

En ces temps misérables, les quintuples dégénérescences
Enténèbrent le jeune âge.
Les êtres égarés trébuchent.
Danse de folie, incertaine et mensongère.
Puisse-t-elle être absorbée
Par l´éclatante lumière de l´infinie Compassion.

Que la dédicace du soleil des vertus, resplendissante déesse,
Parée des ornements de la Joie tout accomplie,
S´élève des pentes de la Montagne de l`Est, Compassion vraie,
Dédié à Vous et Moi, à tout ce qui vit.

Toutes éphémères, les distractions mondaines du jeune âge.
Ainsi le plaisir. Nul ne sait quand ils seront détruits.
Par une conduite paisible, constante, sans violence,
J´aspire au parachèvement
Du bonheur suprême de tous les Êtres.

Au jardin de l´Espace absolu, Akanishta,
Sans artifice, unis à la nature de la Libération,
Puissions-nous, Vous et Moi, savourer le Dharma profond
Dans l´Identique vaste et pur.

Lors de ma longue évasion du Tibet ceci m´a été révélé, au Pays des Neiges, par le grand Tsong Khapa, Héros de l´Est.


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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:28



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Re: La Lignée du Rosaire d´Or

Message par petit_caillou le Dim 22 Mai 2011, 00:30

Le 13ème Gyalwa Karmapa, Dundul Dorjé (1733-1797)



Il eut une vison puissante du protecteur courroucé Mahakala et raconta de nombreuses histoires de ses vies précédentes. Il fut reconnu à l'âge de quatre ans et placé sur le trône par Gyaltsab Rinpoche.

A l'âge de huit ans, il rencontra son gourou principal, le huitième grand huitième Sitoupa Chöji Jungnay, dont la longue vie avait englobé celle des douze Kaemapas et devrait coïncider avec la plus grande partie de la vie du treizième.

Dundul Dorjé reçut de lui les transmissions Kagyu et étudia aussi les enseignements Nyingma de manière très étendue.

Il fut très aimé des animaux et il fut célèbre pour pouvoir communiquer avec eux.

A un moment, le célèbre temple de Jo-kang, domicile de l'image de Jo-wo, fut menacé par le flux des eaux qui montaient. Une prophétie de Gourou Rimpoché avait prévu ceci et prédit que seul le Karmapa pourrait faire quelque chose pour l'arrêter, parce que le problème était causé par un puissant esprit serpent (naga).

Les autorités de Lhassa requirent sa venue. Incapable de venir tout de suite, il résolut le problème en écrivant une lettre spéciale au naga en y invoquant la compassion d'Avalokitesvara.

A son arrivée à Lhassa, le treizième Karmapa offrit une écharpe blanche (kata) à l'image de Jo-wo, et les bras et armes de la statue changèrent de position pour l'accepter. Ils sont restés ainsi depuis.

On a aussi demandé à Dundul Dorjé de consacrer un monastère distant.

Incapable de s'y rendre, il jeta des grains de bénédiction en l'air à Tsourphou, au moment de la cérémonie de consécration, et on les vit tomber du ciel à des centaines de kilomètres du monastère en question

© Extraits du livre de : Ann Riquier "La légende du Karmapa" Plon et : Nik Douglas, Meryl White "Karmapa"


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