Forum bouddhiste l'Arbre des Refuges

Bienvenue sur L'Arbre des Refuges!



S'informer, partager, sympathiser avec l'actualité du Bouddhisme dans le Monde !

Forum bouddhiste l'Arbre des Refuges

École de la vérité expérimentée

Les langues du monde

Surfez sans publicité sur l’Arbre !

Adblock Plus

Surfez sans désagrément !

  • Bloque les bannières, pop-ups et publicités vidéos - même sur Facebook et YouTube
  • Protège votre vie privée sur Internet
  • Installation en deux clics
  • C'est gratuit !

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Inscrivez-vous sur l'Arbre des Refuges


Flux RSS


Yahoo! 
MSN 
AOL 
Netvibes 
Bloglines 

Derniers sujets

» Phobie sociale
Aujourd'hui à 16:21 par Akana

» L'Arbre des Refuges/- Les mots qui se suivent
Aujourd'hui à 12:33 par vaygas

» Dhammapada
Aujourd'hui à 12:31 par vaygas

» Présentation!
Aujourd'hui à 12:07 par vaygas

» QUE LA PAIX VOUS ACCOMPAGNE !
Aujourd'hui à 07:57 par Karma Döndrup Tsetso

» Une histoire étonnante : La recherche de la réincarnation de Tènga Rinpoché
Sam 20 Mai 2017, 15:46 par Admin

» Le Discours entre un Roi et un Moine : Les Questions de Melinda
Sam 20 Mai 2017, 15:18 par Admin

» "Phase noire"
Jeu 11 Mai 2017, 10:42 par Vyathita

» Comment pourrions-nous nous installer au-delà du mental
Mer 10 Mai 2017, 19:43 par tindzin

» J'ai envie de parler de... : Vers un Crash Alimentaire ? [1/5]
Mer 10 Mai 2017, 18:58 par tindzin

» Rencontre en cercle inter-tradition
Mar 09 Mai 2017, 09:39 par Pema Gyaltshen

» Prensentation
Lun 08 Mai 2017, 22:46 par Ortho

» Destruction de la théorie évolutionniste
Ven 05 Mai 2017, 19:29 par tindzin

» Quelle est l'attitude correcte pour la méditation?
Dim 30 Avr 2017, 13:43 par tindzin

» Pourquoi CAMINO... mon chemin spirituel, méditer et agir?
Mar 25 Avr 2017, 18:35 par tindzin

» Khandro Rinpoché à Bruxelles Avril 2017
Mar 25 Avr 2017, 09:11 par Pema Gyaltshen

» Bonjour tout le monde!
Sam 22 Avr 2017, 20:51 par Vyathita

» La métamatière et le Roi de la Terre
Sam 22 Avr 2017, 18:00 par tindzin

» Un peintre belge: René Magritte
Ven 21 Avr 2017, 12:43 par tindzin

» "Borobudur, hier et aujourd'hui" 25/03/2017
Jeu 20 Avr 2017, 09:03 par Karma Döndrup Tsetso

» Petite présentation moi et mon art
Mer 19 Avr 2017, 20:31 par Karma Trindal

» Les mandalas pour se faire et faire du bien
Mer 19 Avr 2017, 20:31 par Karma Trindal

» Hommage à Stéphane (Tenryu)
Mer 19 Avr 2017, 20:27 par Karma Trindal

» Bonjour à vous tous
Mer 19 Avr 2017, 19:40 par Karma Trindal

» Pratique du Dharma: Pourquoi des retraites? Par Lama Rinchen Palmo
Mer 19 Avr 2017, 19:27 par Karma Trindal

» Message de SS le Karmapa: Santé de Lama Yeshé Losal Rinpoché et Samyé Ling
Dim 16 Avr 2017, 23:25 par Karma Trindal

» Avoir une habitation plus saine grâce aux plantes ?
Dim 16 Avr 2017, 23:08 par Karma Trindal

» Présentation Kato
Dim 16 Avr 2017, 23:04 par Karma Trindal

» Presentation EtreLeBonheur
Dim 16 Avr 2017, 22:58 par Karma Trindal

» présentation david
Dim 16 Avr 2017, 22:52 par Karma Trindal

» Aménager un autel bouddha dans une chambre ??
Dim 16 Avr 2017, 22:43 par Karma Trindal

» Kalou Rimpoche sur Face Book
Dim 16 Avr 2017, 22:40 par Karma Trindal

» Reconnaissance De Tulku Tenga Rimpoche
Dim 16 Avr 2017, 22:37 par Karma Trindal

» Commencez aujourd'hui
Dim 16 Avr 2017, 22:31 par Karma Trindal

» présentation
Dim 16 Avr 2017, 22:29 par Karma Trindal

» Enquête bouddhsime en Occident
Dim 16 Avr 2017, 22:28 par Karma Trindal

» Message de présentation
Dim 16 Avr 2017, 22:23 par Karma Trindal

» Rabjam Rinpoché à Bruxelles Mai 2017
Dim 16 Avr 2017, 22:18 par Karma Trindal

» de l'origine du soutra du cœur
Lun 10 Avr 2017, 23:22 par levitrailleur

» gourou yoga du 16 éme karmapa
Dim 09 Avr 2017, 18:32 par manila

» service civique à Bruxelles
Dim 02 Avr 2017, 14:05 par vaygas

» very happy ... !
Sam 01 Avr 2017, 17:06 par manila

» de prières
Lun 27 Mar 2017, 13:33 par Ortho

» Summer Course Announcement Summer Course 2017
Dim 19 Mar 2017, 00:10 par Ortho

» «C'est comme si toute une bibliothèque avait brûlé»
Sam 18 Mar 2017, 09:55 par Hild-Rik

» Jour de ROUE important dans le calendrier Bouddhiste
Sam 11 Mar 2017, 09:08 par Pema Gyaltshen

» Toute l'équipe de l'Arbre des Refuges vous souhaite une excellente année 2017!
Lun 27 Fév 2017, 14:42 par Karma Trindal

» Symposium Vedanā
Mar 14 Fév 2017, 14:27 par Hild-Rik

» Sutra original
Mer 25 Jan 2017, 12:46 par Ortho

» Image NASA
Mer 25 Jan 2017, 08:34 par Karma Tsultrim Jyurmé

Qui est en ligne ?

Il y a en tout 34 utilisateurs en ligne :: 2 Enregistrés, 0 Invisible et 32 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Akana, Tcheu


[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 234 le Dim 09 Oct 2011, 00:38

Statistiques

Nos membres ont posté un total de 92299 messages dans 10748 sujets

Nous avons 4045 membres enregistrés

L'utilisateur enregistré le plus récent est Tcheu


L'histoire de l'école Zen Sôtô

Partagez
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Sam 25 Juin 2011, 23:35

À l'époque de la dynastie des Song du Sud, Dôgen Zenji a voyagé en Chine pour y étudier le Dharma. Après avoir visité de nombreux temples, il rencontra à l'âge de 26 ans Nyojo Zenji, l'abbé du monastère Tendosan Keitokuji, héritier de la tradition de la lignée Sôtô. Dôgen Zenji a ainsi hérité du Dharma du Bouddha scrupuleusement transmis depuis le Bouddha Shâkyamuni.

Immédiatement après son retour au Japon, à l'âge de 28 ans, Dôgen Zenji écrivit le Fukanzazengi (Les règles universelles pour la pratique de zazen), afin de faire connaître le Dharma du Bouddha qui lui avait été authentiquement transmis. Malgré l'opposition venant d'autres écoles bouddhiques plus anciennes, et plus particulièrement de la part des moines du Mont Hiei, Dôgen Zenji pensait qu'il était urgent de rassembler ceux qui cherchaient réellement la Voie, afin de leur faire connaître les enseignements qui lui avaient été transmis. C'est avec cette idée qu'il s'installa d'abord au temple Koshoji à Uji, puis au temple Eiheiji à Echizen. Fidèle à son engagement selon lequel une seule personne, ou même une demie personne était suffisante pour transmettre le Dharma, il se consacra de toutes ses forces à rassembler ceux qui désiraient suivre la Voie du Bouddha.

L'enseignement de Dôgen Zenji a ensuite été transmis à ses successeurs : Koun Ejo Zenji, le deuxième abbé du Daihonzan Eiheiji, puis Tettsu Gikai Zenji. Ce dernier fonda le temple Daijoji à Kaga et transmit ensuite cet enseignement à son disciple Keizan Zenji, qui hérita ainsi de ce Dharma. Parmi les disciples de Keizan Zenji se trouvait Meiho Sotetsu Zenji, qui par la suite, héritera du temple Yokoji et Gasan Joseki Zenji, qui héritera du Daihonzan Sôjiji. Ces maîtres ont également éduqué de nombreux disciples exceptionnels, qui ont à leur tour diffusé les enseignements de l'école du Zen Sôtô dans tout le Japon.

Bien que l'école Rinzai – également issue d'une branche du zen chinois – ait eu l'appui et la confiance du gouvernement shogunal, de la noblesse et des personnes influentes, l'école Sôtô avait pour fidèles les familles aisées des districts ruraux, ainsi que des gens ordinaires.

A la fin de l'époque Kamakura et au début de l'époque Muromachi, l'école Rinzai construisit cinq de ses temples principaux à Kyôto et Kamakura, inaugurant ainsi le système appelé « Cinq montagnes – Dix temples » (Gozan-Jissetsu). Ceci permit à une nouvelle culture influencée par l'esprit zen de se développer, particulièrement au niveau littéraire avec la naissance du mouvement appelé Gozan-Bungaku (Littérature des cinq montagnes). Contrairement à l'école Rinzai, l'école Sôtô évitait toute relation avec le pouvoir central, préférant se mélanger aux masses populaires et répondre aux besoins plus simples des gens ordinaires, tout en continuant doucement, mais sûrement, ses activités d'enseignement. Bien sûr, au cours de l'Histoire, l'école Sôtô a connu également des périodes de confusion et de changement.

L'établissement du jidan seido (système de temples paroissiens) mis en place par le shogunat à l'époque Tokugawa eut pour résultat la centralisation de l'organisation et le contrôle des temples dans tout le pays. Pendant cette période, plusieurs maîtres exceptionnels firent leur apparition et enseignèrent dans l'école Sôtô. Parmi eux : Gesshu Soko, Manzan Dohaku et Menzan Zuiho. Ces maîtres jouèrent un rôle capital en corrigeant des erreurs lors de la transmission du Dharma et insistèrent pour revenir à la véritable transmission face à face de Dogen Zenji (menju-shiho). Ce n'est là qu'un aspect de l'idée d'ensemble, qui était de revivifier le concept originel de l'école Sôtô. Ce mouvement eut entre autres conséquences de nombreuses recherches et la révision de classiques de l'école Sôtô, en commençant par l'œuvre maîtresse de Dogen Zenji : le Shobogenzo (le Trésor du vrai œil du Dharma).
Au moment de la restauration Meiji, le nouveau gouvernement reposait sur l'autorité de l'empereur et de ses divinités, car il était soutenu par la théologie Shintô. Du fait de la très bonne relation entre le système de l'empereur et la religion indigène, le gouvernement donna une place primordiale dans la société à la religion traditionnelle Shintô, séparant le Shintô et le bouddhisme dans une tentative d'éradiquer le bouddhisme. Il alla même jusqu'à conseiller de « rejeter Bouddha et piétiner Shâkyamuni" (haibutsu-kishaku).Ce fut un grand coup porté au monde du bouddhisme, mais les différentes écoles furent finalement capables de s'en remettre.

C'est à cette époque que l'école Sôtô vit apparaître Ouchi Seiran Koji, qui révisa la version originale du Shushogi (Signification de la pratique-réalisation). Azegami Baisen Zenji, du temple Daihonzan Sôjiji et Takiya Takushu Zenji du temple Daihonzan Eiheiji firent les révisions nécessaires au texte d'Ouchi et celui-ci devint le recueil d'instructions religieuses du zen Sôtô. Le Shushogi a joué un grand rôle dans la popularisation des enseignements de l'école parmi les gens du peuple. Aujourd'hui, l'école Sôtô est devenue un mouvement religieux important qui comporte environ 15.000 temples et quelque huit millions d'adhérents dans tout le Japon.

Source: http://global.sotozen-net.or.jp/fre/what/Buddha_founders/dogen_zenji.html


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Sam 25 Juin 2011, 23:39

Les deux temples principaux de l'école Sôtô

Daihonzan Eiheiji

Daihonzan Eiheiji a été fondé en 1244 par Koso Dogen Zenji. À l'origine, le temple s'appelait Sanshoho Daibutsuji, mais il fut plus tard renommé Kichijozan Eiheiji. Eiheiji a été construit grâce à Dogen Zenji, qui avait pour projet d'en faire un centre principal de pratique, où les enseignements du Bouddha Shâkyamuni pourraient être correctement transmis et où l'on pourrait pratiquer la Voie du Bouddha, de paix éternelle et de bonheur. Eiheiji a une tradition de plus de 750 ans et même aujourd'hui, plus de 200 moines y pratiquent le zen avec beaucoup d'ardeur, de jour comme de nuit.
Eiheiji est entouré de vieux cèdres du Japon et du son des ruisseaux. Les visiteurs sont impressionnés par la nature profonde du zen et leur foi est renforcée lorsqu'ils arrivent ici.

Shihi, Eiheiji-cho, Yoshida-gun,
Fukui Prefecture 910-1228, Japan
Tel. +81-776-63-3102


Daihonzan Sojiji

Daihonzan Sôjiji a été fondé en 1321 lorsque Taiso Keizan Zenji renomma le temple déjà existant, Morookaji, de la préfecture d'Ishikawa, en lui donnant le nom de Morookazan Sôjiji. Pendant l'ère Meiji (à la fin du XIXe s.), lorsque le temple originel fut perdu dans un incendie, Sôjiji fut déplacé à Yokohama, où il est toujours situé de nos jours.
Sôjiji est l'un des principaux dojos du zen international et il est situé à Yokohama, connu pour être la porte du Japon sur la mer. Le temple comporte de nombreuses ailes et la taille de ses bâtiments est impressionnante. Sôjiji est un centre ouvert à la pratique du zen où l'on transmet les enseignements de Keizan Zenji sous leur forme originelle. Par ailleurs, Sôjiji ayant une situation très pratique, on y organise de nombreuses sessions d'enseignement pour les employés de diverses entreprises, pour des groupes de zazen, ainsi que pour d'autres programmes d'assistance à la communauté.
Sôjiji a également continué à respecter les engagements de Keizan Zenji en matière d'éducation, en créant une école dans l'enceinte du temple appelée Soji Gakuen.

2-1-1, Tsurumi, Tsurumi-ku, Yokohama-shi
Kanagawa Prefecture 230-0063, Japan
Tel. +81-45-581-6021


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Sam 25 Juin 2011, 23:48

Dogen Zenji

Dôgen Zenji, fondateur de l'école du zen Sôtô ainsi que du Daihonzan Eiheiji, est né le 2 janvier 1200, pendant l'ère Kamakura, l'année suivant la mort de Minamoto Yoritomo. On dit que son père était Koga Michichika, ministre du gouvernement et sa mère Ishi, la fille de Fujiwara Motofusa. On suppose que le jeune Dôgen Zenji a vécu sans manquer de rien. Pourtant, à l'âge de 13 ans, il a fait l'ascension du Mont Hiei, rasa sa tête l'année suivante et devint moine. On dit qu'il choisit de devenir moine à l'âge de huit ans, lorsqu'à la mort de sa mère il ressentit l'impermanence de ce monde.

Dôgen Zenji voyait que le Mont Hiei était en pleine décadence à cause de ses relations avec le pouvoir. Les moines manifestaient une grande avidité de pouvoir et de richesse.

Déçu, Dôgen Zenji quitta le Mont Hiei et se mit à marcher en quête du vrai Dharma (l'enseignement authentique du bouddhisme). L'esprit confus et agité, il visita de nombreux temples dans différents districts. Dans le Shobogenzo Zuimonki, il dit : « Je n'ai pas été en mesure de rencontrer un maître authentique, ni aucun ami véritable sur la Voie ; par conséquent je me suis mis à avoir des pensées confuses et mauvaises. Mais quand j'ai étudié l'enseignement des moines éminents du passé, j'ai réalisé que ces pensées étaient méprisables. J'ai donc changé mon esprit et j'ai compris que je devais suivre celui de mes éminents prédécesseurs, les grands maîtres de Chine et d'Inde, plutôt que celui des moines japonais. »

Fidèle à sa parole, il prit le bateau pour la Chine à l'âge de 24 ans à la recherche de la Voie authentique du Bouddha. Malheureusement, il ne rencontra en Chine aucun maître capable de combler ses attentes. Mais au moment où il se résignait à rentrer au Japon, il rencontra Nyojo Zenji sur le Mont Tendo, où avait lieu une pratique authentique concentrée sur zazen.

« J'ai pratiqué zazen jour et nuit. Lorsqu'il faisait très chaud ou très froid, de nombreux moines s'arrêtaient de méditer par peur de tomber malade. Je me suis dit alors : « Je ne suis pas malade et si je ne pratique pas, à quoi aura servi mon voyage en Chine ? Mourir de maladie à cause de la pratique ne serait pas en désaccord avec mon vœu originel » et j'ai donc continué à méditer » (Shobogenzo Zuimonki). Dôgen Zenji était à ce point dévoué au zazen. Nombreux étaient les moines japonais qui rapportaient de Chine des montagnes de sutras bouddhiques en souvenir, mais Dôgen Zenji revint les mains vides.
Il rapporta seulement l'enseignement de shikantaza (seulement s'asseoir) qu'il avait maîtrisé.

Pour encourager le plus de personnes possible à pratiquer zazen, il écrivit le Fukanzazengi (Les règles universelles pour la pratique du zazen), dans lequel il expose avec précision la signification et la pratique de zazen.

Il écrivit également le Bendowa (Discours sur la pratique authentique de la Voie), sous la forme de questions-réponses, dans lequel il enseigne que la pratique de zazen est l'authentique Voie du Bouddha. Dans son travail si essentiel du Shobogenzo (Trésor de l'œil du Dharma véritable), qui s'étend sur plus de 90 chapitres, Dôgen Zenji exprime minutieusement l'esprit d'Éveil.

En 1243, invité par son sympathisant Hatano Yoshishige, Dôgen Zenji quitta Kyôto pour les montagnes de Echizen. On dit que ce déménagement était dû aux fortes pressions exercées par les prêtres du Mont Hiei, mais il est également vrai qu'il quitta Kyôto afin de suivre le conseil de Nyojo Zenji de « Vivre au fin fond des montagnes ou dans des vallées reculées, et protéger l'enseignement des Bouddhas et des patriarches. »

En 1244, le monastère fondé par Hatano Yoshishige fut enfin terminé. D'abord appelé Daibutsuji, on changea par la suite son nom en Eiheiji. Aujourd'hui on l'appelle Daihonzan Eiheiji.

C'est là que Dôgen Zenji continua à pratiquer de façon stricte, tout en s'occupant de ses disciples. En 1253, il tomba malade et mourut à l'âge de 53 ans.


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Sam 25 Juin 2011, 23:51

Keizan Zenji

Après Dôgen Zenji, le Dharma fut transmis à Ejo Zenji, puis à Gikai Zenji, et enfin à Keizan Zenji, quatrième patriarche de la lignée du zen Sôtô.

Keizan Zenji est né en 1264 dans la province d'Echizen, actuellement préfecture de Fukui. Sa mère, Ekan Daishi, était une croyante fervente de Kannon Bosatsu (Avalokiteshvara), le bodhisattva de la compassion. On dit qu'elle accoucha tandis qu'elle était en chemin pour aller prier dans un temple dédié à Kannon. C'est pour cette raison que le nom de naissance de Keizan Zenji fut Gyosho (Vie de pratique).

À huit ans, il se rasa la tête et entra au temple Eiheiji où il commença sa pratique sous l'autorité du troisième abbé Gikai Zenji. À 13 ans, il revint vivre à Eiheiji et fut officiellement ordonné moine par Ejo Zenji. Après la mort de Ejo Zenji, il pratiqua sous l'autorité de Jakuen Zenji à Hokyoji, situé dans l'actuelle Fukui. Reconnaissant le potentiel de Keizan Zenji pour diriger les moines, Jakuen Zenji le forma pour être ino, le moine en charge de la pratique des autres moines.

Contrairement à Dôgen Zenji, qui explora le moi intérieur en profondeur, Keizan Zenji fut remarqué pour sa capacité à regarder plus loin et à diffuser l'enseignement. Pour l'école Sôtô, les enseignements de ces deux fondateurs sont en étroite relation l'un avec l'autre. Dans leur diffusion de la Voie du Bouddha, l'un d'entre eux était tourné vers l'intérieur, l'autre vers l'extérieur.

Après quelques autres années de pratique à Kyôto et Yura, Keizan Zenji devint moine résident du Jomanji dans la province de Awa (actuellement préfecture de Tokushima). Il avait alors 27 ans. Pendant les quatre années suivantes, il exposa les préceptes bouddhiques à plus de 70 laïcs. Cela nous permet de comprendre le vœu de Keizan Zenji de libérer tous les êtres sensibles par l'enseignement et la transmission de la Voie.

Il joua également un rôle important en clamant l'égalité des hommes et des femmes. Il encouragea activement des disciples femmes à devenir nonnes et à résider dans les temples. À cette époque où les femmes étaient injustement marginalisées, c'était réellement nouveau. On pense que c'est là l'origine de l'organisation des nonnes de l'école Sôtô et c'est pour cette raison que de nombreuses femmes trouvèrent refuge en Bouddha, Dharma et Sangha.

Keizan Zenji retourna finalement à Daijoji, à Kanazawa, où il devint le second abbé après Gikai Zenji. C'est là qu'il enseigna le Denkoroku (Registre de la transmission de lumière). Ce livre explique les circonstances dans lesquelles le Dharma a été transmis depuis le Bouddha Shâkyamuni aux 28 patriarches en Inde, aux 23 patriarches en Chine, puis au Japon à travers Dôgen Zenji et Keizan Zenji jusqu'à son maître Tettsu Gikai.

En 1321, à 58 ans, il reçut en cadeau un temple appelé Morookaji à Noto (aujourd'hui la préfecture d'Ishikawa) et il le renomma Sôjiji. C'est l'origine de Sôjiji à Yokohama, qui est, tout comme Eiheiji, l'un des deux Daihonzan (temples principaux) de l'école Sôtô.

Keizan Zenji ne mit pas en lumière les intérêts des gens ordinaires et utilisa dans son enseignement, en plus de la pratique du zazen, les prières, les rites et les commémorations. C'est ce qui attira de nombreux adeptes et leur donna une impression de paix. Grâce à cela, l'école Sôtô se diffusa rapidement.

Actuellement, dans l'école Sôtô, même si tous les temples ont des groupes de zazen pour répondre aux besoins des plus zélés, ils font également de leur mieux pour répondre aux attentes de nombreux laïcs, comme par exemple les services commémoratifs et les funérailles.

Keizan Zenji mourut en 1325 à l'âge de 65 ans. Dans les années qui suivirent, ses disciples s'efforcèrent de continuer son œuvre au temple de Sôjiji dans la péninsule de Noto, mais ce temple fut détruit en 1898 dans un incendie. On déplaça alors Sôjiji en 1907 à son emplacement actuel. L'ancien temple fut reconstruit en tant que Sôjiji Soin et perdure aujourd'hui grâce à de nombreux sympathisants et croyants.


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Dim 26 Juin 2011, 00:02

Les Soutras

Que sont les sutras?
Le Bouddhisme est une religion basée sur les enseignements du Bouddha. Pour cette raison, les mots prononcés par le Bouddha Shâkyamuni font autorité et ses sermons sont recueillis dans les sutras. Sutra est un mot sanskrit qui se réfère aux saintes écritures du brahmanisme, dans lesquelles toutes sortes d'enseignements et de consignes étaient enregistrées. Ce mot n'existe pas que dans le Bouddhisme et signifie à l'origine : une ligne ou un fil.

Après la mort du Bouddha Shâkyamuni, ses enseignements furent transmis de personne à personne par ses disciples. Mais ceux-ci, inquiets du fait que le contenu des enseignements avait tendance à se modifier petit à petit, se réunirent en concile pour rassembler, organiser et corriger les transmissions orales des enseignements du Bouddha.

Lors de cette assemblée, Mahakashapa (le successeur du Bouddha) eut un rôle déterminant. Les sutras furent corrigés d'après les souvenirs d'Ananda, celui des grands disciples du Bouddha qui avait la meilleure mémoire, et les préceptes furent corrigés d'après la mémoire d'Upali, de qui on disait qu'il pratiquait les préceptes de façon éminente parmi les grands disciples de Bouddha. Ces documents furent rassemblés par un grand nombre de disciples qui furent ainsi capables de vérifier ce qui se disait comme faisant partie des enseignements du Bouddha et d'y donner leur consentement.

Ensuite, des études et commentaires sur les sutras furent composés et on les appela les sastra. Le nom donné à ces trois éléments mis ensembles (sutras, préceptes et sastra) est le Tripitaka, ou Trois Corbeilles, en d'autre mots, les récipients dans lesquels les sutras, préceptes et sastra sont conservés.

Plus tard, l'ensemble de la littérature bouddhique devint si vaste que l'on en vint à les appeler : « Œuvres complètes bouddhiques ».

Les enseignements fondamentaux
Shobogenzo (le Trésor de l'œil de la vraie Loi)
Le Shobogenzo est une compilation des enseignements de Dogen Zenji donnés entre août 1231 et janvier 1253. Comme son titre l'indique, ce livre couvre le point principal (l'œil) de la vraie Loi qui a été transmise par les patriarches successifs depuis le Bouddha Shâkyamuni.

Le livre contient essentiellement des enseignements de Dogen Zenji, exprimés dans son langage unique, qui nous permettent d'entrevoir son esprit profondément éclairé. Même à notre époque moderne, on parle de ce livre comme le meilleur livre sur la pensée religieuse qui ait été produit au Japon.

La version la plus commune du Shobogenzo comporte 95 chapitres. C'est l'édition qui a été produite en 1690 par ses descendants en partant de l'idée que Dogen Zenji souhaitait à l'origine donner cent chapitres au Shobogenzo.

Il existe deux éditions du Shobogenzo que Dogen Zenji a éditées lui-même : l'une comporte 75 chapitres et une autre avec 12 chapitres. Il semblerait que son intention était de réorganiser systématiquement ces éditions, et d'y ajouter de nouveaux chapitres. Cependant, il mourut avant d'avoir été en mesure de mettre son projet à bien. C'est pour cette raison qu'il existe plusieurs versions du Shobogenzo qui ont survécu jusqu'à nos jours, y compris une version de 60 chapitres et une autre qui en comprend 28.

Denkoroku (La Transmission de la Lumière)

Le Denkoroku est un ouvrage d'enseignements que Keizan Zenji donna aux moines de Daijoji à partir de janvier 1300. Il donna ces enseignements au nom de son maître Gikai Zenji et ils furent rassemblés sous la forme d'un livre par un moine proche de Keizan Zenji. C'est une transcription des enseignements qu'il a donnés et par conséquent l'écriture n'est pas de lui.

Le zazen du Dharma du Bouddha dont l'origine remonte au Bouddha Shâkyamuni, a été transmis par l'Inde, la Chine et le Japon par 53 patriarches avant Keizan Zenji. Le Denkoroku est une compilation d'enseignements dans lesquels il expose la façon dont ce Dharma a été correctement transmis. Chaque chapitre est consacré à l'un des patriarches de cette lignée, avec des citations de leurs biographies autour du thème principal de leur Éveil à la Voie, et les conditions dans lesquelles celui-ci s'est produit. Tous ces récits ont été rassemblés et commentés par Keizan Zenji, qui y donne un enseignement aux moines, et y ajoute un paragraphe de conclusion.

Cet ouvrage est basé sur les enseignements de Dogen Zenji et puisqu'il retrace l'histoire des 53 ancêtres qui ont transmis les enseignements du zen Sôtô, on le considère, tout comme le Shobogenzo, comme l'un des livres représentatifs de l'école Sôtô.

Les sutras quotidiens

Shushogi (Le sens de la pratique et de la certification)

Le Shushogi est composé essentiellement d'extraits du Shobogenzo. Durant l'ère Meiji, la tendance voulait que chaque école bouddhiste fasse connaître la spécificité de sa foi en l'adaptant à son époque. Dans l'école Sôtô, on forma un comité auquel participèrent de nombreux moines et croyants.

L'un d'eux, un laïc nommé Ouchi Seiran (1845-1918), devint le maître d'œuvre de ce projet, qui avait pour but de réaliser un ouvrage que l'on publia sous le nom de Tojo Zaike Shushogi. L'école Sôtô le considérait comme un excellent matériau pour l'enseignement aux laïcs et demanda à Takiya Takushu Zenji du temple Eiheiji et à Azegami Baisen Zenji du temple Sojiji, d'en vérifier le contenu. Le 1er décembre 1890, cet ouvrage commença à être distribué sous le nom Soto Kyokai Shushogi. C'est l'ouvrage que l'on connaît maintenant sous le nom de Shushogi.

L'enseignement spécifique de l'école Sôtô reconnaît le Dharma du Bouddha transmis exactement d'esprit à esprit (de maître à disciple) depuis le Bouddha Shâkyamuni par des générations successives de moines : c'est shikantaza (juste s'asseoir) et « L'esprit lui-même est Bouddha ».

Le Shushogi nous apprend de quelle façon il nous est possible de pratiquer cet enseignement dans notre vie de tous les jours et comment élever notre vie dans la foi.

Hannya Shingyo (sutra du Cœur de la grande sagesse)
Le Sut ur est une compression de l'essentiel du Sutra de la Grande Sagesse, un ouvrage massif en 600 volumes. En seulement 262 caractères chinois, la pensée profonde du bouddhisme et les attributs de la grande compassion, qui sont les bases de la pratique religieuse, sont évoqués de façon concise. Ce sutra est chanté par presque toutes les écoles bouddhistes au Japon.

Son nom formel est le Maka Hannya Haramitta Shingyo. C'est un sutra qui expose l'essence de la Perfection de la Grande Sagesse. le concept de vacuité, l'enseignement central du Sutra de la Grande Sagesse, est exprimé de façon concise dans ce sutra.

L'idée de vacuité ne signifie pas qu'il n'y a simplement rien ou que tout est vide. Ce mot signifie sur un plan philosophique qu'à l'intérieur des choses, il n'y a pas de substance fixe. Par conséquent, « La forme est le vide, le vide est forme. », signifie que les formes (tous les objets visibles par l'oeil) sont vides (du point de vue de l'éternité, il n'y a rien qui ne change pas) et le vide (les choses qui changent, apparaissent et disparaissent) est forme (le monde des objets).

Source: http://global.sotozen-net.or.jp/fre/practice/sutra/


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Dim 26 Juin 2011, 00:06

http://global.sotozen-net.or.jp/eng/library/comics/index.php?lang=fre&title=dogen

La bande dessinée "Dogen Zenji"


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Dim 26 Juin 2011, 00:09

Quelles sont les caractéristiques de cette école bouddhique Zen Sōtō ?

Les principales sont les suivantes :
  • Tous les êtres ont la nature de Bouddha et sont foncièrement éveillés,

  • c’est dans la méditation que nous est procurée la félicité,

  • la pratique et la connaissance doivent se compléter, la juste observance des règles doit être transposée dans la vie quotidienne.



Qu’en est-il de l’essence de ce Zen Sōtō ?
Voici un résumé de ce que Koho Chisan Zenji (1879-1967), supérieur du temple de Sojiji, nous a laissé ( Editions Sully :Traduit de l’anglais par L. Genshin Strim) :
  • Avoir un point de vue ferme et inébranlable sur la vie, et ne pas s’attarder sur des questions secondaires.

  • Cultiver l’esprit qui cherche la Voie en abandonnant tout désir de profit personnel et toute forme d’égoïsme.

  • Vivre en étant intègre en évitant d’être trop intime avec les puissants de ce monde [de la politique, de la finance et des médias, …].

  • Mettre tous ses efforts dans la pratique de zazen.

  • Enseigner que la nécessité d’une pratique religieuse continue et l’Eveil sont une seule et unique chose.

  • Transmettre et répandre correctement l’enseignement du Bouddha et des Patriarches de maître à disciple.

  • Faire en sorte qu’il y ait harmonie entre nos actes et nos pensées, entre la théorie et la pratique.

  • Etre un exemple en exprimant notre gratitude par une juste observance des règles et des rites dans notre vie quotidienne.


Source: http://www.sotozen-suisse.ch/page_fr/zen.html


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Dim 26 Juin 2011, 00:48

Sutras (Fichiers lus avec Adobe Reader)

Les enseignements des maîtres à partir des paroles du Bouddha transcrites par ses disciples.

• Hannya Shingyo http://zen-bordeaux.org/textes/hannya_shingyo.pdf
• Shiguseigan http://zen-bordeaux.org/textes/shiguseigan.pdf
• Ji Ho San Shi http://zen-bordeaux.org/textes/jihosanshi.pdf
• Fukanzazengi http://zen-bordeaux.org/textes/fukanzazengi.pdf
• Sandôkaï http://zen-bordeaux.org/textes/sandokai.pdf
• Ju Jo Kin Kaï http://zen-bordeaux.org/textes/preceptes.pdf

Kusens : (Fichiers lus avec Adobe Reader)

Enseignements oraux donnés par Patrick Pargnien

• La pratique de zazen http://zen-bordeaux.org/textes/zazen.pdf
• Le recueillement pur et nu, simplement assis http://zen-bordeaux.org/textes/kusen08.pdf
• Zanshin, l'esprit du geste http://zen-bordeaux.org/textes/zanshin.pdf
• L'instant du Milieu http://zen-bordeaux.org/textes/caussens10.pdf


_________________
avatar
petit_caillou
Animatrice d'honneur
Animatrice d'honneur

Féminin
Nombre de messages : 4706
Age : 35
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par petit_caillou le Dim 26 Juin 2011, 00:50

La posture
Le secret du bouddhisme Zen consiste à s’asseoir, simplement, dans une posture de grande concentration et d’observation. Dans cette assise, que l’on appelle zazen ( za : s’asseoir, zen : concentration, méditation) chacun peut expérimenter le silence et le recueillement dans l’unité corps-esprit. Zazen est une invitation à parcourir la Voie par soi-même, ce qui était le conseil de Bouddha: «Ne suivez pas l’enseignement aveuglément, éprouvez-le par vous-même.»

La pratique de Zazen repose essentiellement sur trois points : la posture du corps, la respiration, l’attitude de l’esprit.

Pour la posture du corps il suffit de bien s’asseoir au centre du zafu (coussin noir, rond dont l’épaisseur varie suivant la morphologie de chacun), de croiser ses jambes de manière à ce que les genoux touchent le sol, de basculer le bassin vers l’avant permettant ainsi aux genoux de presser naturellement le sol et à la colonne vertébrale de s’étirer vers le ciel, la tête alignée à la verticalité du dos. Le regard est posé à environ un mètre devant soi, n’observant rien de particulier, tourné tout autant vers l’intérieur et l’extérieur. La main gauche est posée sur la main droite, le tranchant des mains en contact avec le ventre, les pouces horizontaux se rejoignant d’un léger contact, ainsi les mains forment un bel ovale.

Ainsi établi dans la posture, on est pleinement concentré dans la respiration, conscient de l’inspiration quand elle se produit et conscient de l’expiration quand elle se produit. On est particulièrement attentif à expirer doucement, tranquillement en veillant à laisser aller l’expiration jusqu’à son terme.

L’attitude de l’esprit pendant la pratique de zazen est d’être pleinement concentré dans tous les aspects de la posture du corps et dans la respiration, sans chercher à développer, à s’emparer des pensées ni à les combattre ou à les rejeter.


Seulement les observer s’élever, les laissant passer exactement comme des nuages qui passent dans le ciel quand ils sont poussés par le vent. Le corps et l’esprit en paix, le pratiquant est pleinement disponible à l’expérience vivante de l’ici et maintenant.

Maintenant que vous avez pris connaissance des principes de base de la pratique de zazen, le seul moyen d’en goûter sa saveur est de vous asseoir et de vivre cette expérience.

Patrick Pargnien
Source: http://zen-bordeaux.org/zen.htm


_________________

Contenu sponsorisé

Re: L'histoire de l'école Zen Sôtô

Message par Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Lun 22 Mai 2017, 21:23