Forum bouddhiste: L'Arbre des Refuges

Etudes, Pratiques & Compassion.



Bienvenue sur L'Arbre des Refuges !

Forum bouddhiste: L'Arbre des Refuges

École de la Vérité Expérimentée


...

Adblock Plus

Surfez sans désagrément !


  • Bloque les bannières, pop-ups, malware, etc.
  • Par défaut, les publicités non intrusives ne sont pas bloquées
  • Gratuit et en source libre (GPLv3)


Accepter et installer pour Chrome


Accepter et installer pour Firefox


Accepter et installer pour Internet Explorer

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Flux RSS


Yahoo! 
MSN 
AOL 
Netvibes 
Bloglines 

Etudes, Pratiques & Compassion


Derniers sujets

» Les cent conseils de Padampa Sangye
Aujourd'hui à 12:21 par Mila

» Prise de Refuge et Bodhicitta
Aujourd'hui à 10:04 par Mila

» Restons Zen : Le Village des Pruniers
Hier à 17:19 par Disciple laïc

» L’éthique dans tous ses états – 1/2 : « enseigner l’éthique »
Hier à 14:16 par Disciple laïc

» Enseignements publics de Dungsey Gyétrul Jigmé Rimpoché à Bruxelles
Sam 20 Oct 2018, 19:45 par Mila

» poème de Jules Supervielle
Sam 20 Oct 2018, 16:42 par Abhradan

» Plongée au coeur du Bouddhisme russe : le datsan d'Aguinskoië .
Sam 20 Oct 2018, 14:14 par Mila

» Regard profond sur les 5 agrégats
Ven 19 Oct 2018, 17:19 par Disciple laïc

» Journée du Bouddhisme - 28 octobre 2018
Mer 17 Oct 2018, 22:43 par Mila

» 108 perles de sagesse du Dalaï Lama
Mer 17 Oct 2018, 10:52 par Mila

» Formations mentales, émotions non souhaitées
Mer 17 Oct 2018, 10:25 par Mila

» Des arbres , pour l'Arbre .
Lun 15 Oct 2018, 11:07 par Mila

» Méditation-Addiction
Dim 14 Oct 2018, 19:46 par Ortho

» Elevage industriel , nous vivons un divorce total avec la nature .
Dim 14 Oct 2018, 19:41 par Ortho

» La pratique véritable .
Dim 14 Oct 2018, 11:36 par Ortho

» Pratique quotidienne + un "truc"
Dim 14 Oct 2018, 08:23 par Disciple laïc

» Krishnamurti, révolution psychologique
Sam 13 Oct 2018, 15:52 par Mila

» La méditation en marchant
Sam 13 Oct 2018, 09:26 par Disciple laïc

» Lettre à un religieux
Ven 12 Oct 2018, 14:55 par Disciple laïc

» Shalom, Salaam, Tournée en Israel/Palestine
Ven 12 Oct 2018, 13:43 par indian

» Trinh Xuan Thuan publie La plénitude du vide
Ven 12 Oct 2018, 12:22 par Disciple laïc

» Rencontre des deux Karmapa en France
Ven 12 Oct 2018, 09:54 par Abhradan

» Anniversaire du Vénérable Thich Nhat Hanh
Ven 12 Oct 2018, 09:52 par Mila

» Quand chante Milarépa
Jeu 11 Oct 2018, 10:19 par Mila

»  INSTRUCTIONS POUR LA MÉDITATION EN MARCHE
Jeu 11 Oct 2018, 08:46 par Disciple laïc

» Bouddhisme et christianisme
Mer 10 Oct 2018, 18:53 par Disciple laïc

» Compréhension intellectuelle et expérience du dharma
Mer 10 Oct 2018, 17:53 par Disciple laïc

» L'illusion de l'égo
Mer 10 Oct 2018, 08:56 par Disciple laïc

» Embrasser sa colère par Thich Nhat Hanh
Mer 10 Oct 2018, 08:41 par Disciple laïc

» Bonsoir je me présente
Lun 08 Oct 2018, 20:46 par Mila

» La rencontre sereine avec la réalité - Qu'est ce que la réalité ?
Lun 08 Oct 2018, 20:15 par Disciple laïc

» Vache et baballe
Dim 07 Oct 2018, 18:14 par Disciple laïc

» Bouddhisme et foi Baha'ie
Dim 07 Oct 2018, 18:12 par Disciple laïc

» L’attention, fondement de la pratique du satipatthana sutta
Dim 07 Oct 2018, 10:18 par Disciple laïc

» La permaculture , une philosophie de vie .
Dim 07 Oct 2018, 00:29 par Mila

» 2 sutras ou Mara suggère à des bhikkouni qu'elles sont faites et contrôlées par un être supérieur
Ven 05 Oct 2018, 16:48 par Disciple laïc

» Mara, Samsara, et Identité
Ven 05 Oct 2018, 16:29 par Disciple laïc

» 2 sutras ou le Bouddha prophétise les "menaces futures"
Ven 05 Oct 2018, 16:18 par Disciple laïc

» Christianisme et bouddhisme
Ven 05 Oct 2018, 11:36 par Disciple laïc

» Un monument en homme aux animaux de guerre
Jeu 04 Oct 2018, 13:12 par Mila

» Communication humain-animaux par le chant , une tradition scandinave pour rassembler les troupeaux .
Mer 03 Oct 2018, 10:53 par Mila

» AN 4.193 Bhaddiya Sutta — Discours à Bhaddiya —
Mer 03 Oct 2018, 08:03 par Disciple laïc

»  4 octobre 2018 , journée mondiale des animaux .
Mar 02 Oct 2018, 16:21 par Mila

» Le bouddhisme, une religion tolérante ?
Mar 02 Oct 2018, 13:22 par indian

» décès de Namkhai Norbu
Mar 02 Oct 2018, 10:53 par Mila

» La liberté de pensée
Lun 01 Oct 2018, 18:41 par indian

» L'Arbre des Refuges/- Les mots qui se suivent
Lun 01 Oct 2018, 16:21 par indian

» LeDernierLoup
Lun 01 Oct 2018, 13:18 par indian

» Introduction au bouddhisme d’un point de vue islamique
Lun 01 Oct 2018, 13:13 par indian

» Sentiment & Mort
Lun 01 Oct 2018, 10:58 par Mila

» Comment transmettre au monde contemporain la sagesse du Bouddha
Dim 30 Sep 2018, 22:02 par Disciple laïc

» Seven Wonders of the Buddhist World
Dim 30 Sep 2018, 10:16 par Mila

» VELUDVAREYYA-SUTTA
Sam 29 Sep 2018, 09:45 par Disciple laïc

» L'univers dans un grain de poussière - par le vénérable Thich Nhat Hanh
Ven 28 Sep 2018, 20:52 par Disciple laïc

» Bouddhisme et Science: La méditation pour guérir: la science s'en mêle
Ven 28 Sep 2018, 20:33 par indian

» Dilgo Khyentsé Rimpoché
Ven 28 Sep 2018, 19:06 par Pema Gyaltshen

» Liste des Bouddhas et Bodhisattvas féminines
Ven 28 Sep 2018, 14:40 par Mila

» Le "crime" d'être homosexuel dans le monde
Jeu 27 Sep 2018, 15:55 par indian

» Sagesse Ou || Non
Jeu 27 Sep 2018, 15:09 par LeDerrnierLoup

» Deux niveaux de lecture
Jeu 27 Sep 2018, 13:58 par indian

» Sentiment à effacer
Jeu 27 Sep 2018, 09:10 par LeDerrnierLoup

» Se libérer des quatre attachements
Jeu 27 Sep 2018, 08:23 par Mila

» Les questions inutiles (CULAMALUNKYA-SUTTA)
Jeu 27 Sep 2018, 08:16 par Disciple laïc

» Ramana Maharshi, un témoignage
Mar 25 Sep 2018, 21:23 par Mila

» L'armée américaine veut tester une théorie folle pour envoyer une fusée dans l'espace sans carburant
Mar 25 Sep 2018, 10:11 par Vyathita

» Education des enfants aux faits religieux
Lun 24 Sep 2018, 20:44 par indian

» Ou est celui qui s'interroge ?
Lun 24 Sep 2018, 20:43 par indian

» Genius of the Ancient World part 1/3 : Buddha
Lun 24 Sep 2018, 13:23 par Disciple laïc

» Les Soi et le Pas-Soi - 1ère et 2ème partie
Lun 24 Sep 2018, 12:14 par Disciple laïc

» L’Institut d’Etudes Bouddhiques – IEB - à Paris
Lun 24 Sep 2018, 12:02 par Disciple laïc

» Dhammapada
Lun 24 Sep 2018, 11:49 par Mila

» Le centre bouddhiste Karma Ling a brûlé
Dim 23 Sep 2018, 18:27 par Ortho

» Sommes nous sûres de comprendre correctement ?
Dim 23 Sep 2018, 13:20 par indian

» Fête du nouvel an thaï au Wat Thammapathip de Moissy-Cramayel, Val de Marne
Dim 23 Sep 2018, 12:26 par Mila

» L'enfance d'un maître .
Sam 22 Sep 2018, 19:24 par Mila

Qui est en ligne ?

Il y a en tout 23 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 23 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun


[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 605 le Dim 10 Sep 2017, 22:58

Statistiques

Nos membres ont posté un total de 97641 messages dans 11241 sujets

Nous avons 4253 membres enregistrés

L'utilisateur enregistré le plus récent est Coala

Meilleurs posteurs

Pema Gyaltshen (7487)
 
Karma Trindal (6896)
 
petit_caillou (4731)
 
Karma Döndrup Tsetso (3504)
 
karma djinpa gyamtso (3386)
 
MionaZen (3353)
 
Karma Yéshé (2779)
 
vaygas (2417)
 
Karma Yönten Dolma (2311)
 
hananou (1701)
 

Les posteurs les plus actifs du mois


SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Partagez
avatar
Karma Yéshé
Animatrice Inter-News
Animatrice Inter-News

Féminin
Nombre de messages : 2779
Age : 52
Contrée : hainaut
Arts & métiers : TS
Disposition de l'Esprit : shiné
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 14/09/2011

SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par Karma Yéshé le Ven 16 Sep 2011, 05:38

Langues :



SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

--------------------------------------------------------------------------------

Paris, le 30 septembre 1997

Maintenant, tout d’abord, en Occident, les gens n’ont pas beaucoup de temps. Surtout pour la pratique spirituelle et pour les autres choses importantes. Nous sommes très occupés. Notre vie est souvent gaspillée dans l’affairement. J’ai noté que nous perdons beaucoup de temps. Simplement, nous errons sans but, nous perdons notre temps. Nous gaspillons tant, nous perdons simplement notre temps, nous perdons notre temps. À penser. À errer sans but. À nous inquiéter à propos du passé, du futur, et aussi du présent. Toujours, vraiment.

En fait, ce très grand maître appelé Dilgo Khyentsé Rinpoché, quand on lui posait la question : " Qu’avez-vous remarqué à propos des occidentaux ? ", (il répondait) : " Qu’ils perdent du temps ". Mais ensuite, ils disaient : " Comment en viennent-ils à perdre du temps ? ". " Ils sont si occupés ! ". En fait, c’est de la façon même dont ils sont occupés qu’ils perdent du temps. Comprenez-vous ?

Il n’y en a pas vraiment beaucoup qui pratiquent réellement, ils ne font seulement qu’y penser

J’ai vraiment remarqué ça. Nous gaspillons. Vraiment. Et quand nous en venons aux choses spirituelles, nous n’avons pas beaucoup de temps, et nous voulons tout en très peu de temps. D’une certaine façon, enseigner à des touristes spirituels très occupés est vraiment quelque peu difficile. Particulièrement si vous voulez leur donner quelque chose de vraiment très authentique. Je sais qu’il y a un intérêt immense en Occident pour le bouddhisme. Par exemple, quand vous en parlez, pratiquement chaque personne est un bouddhiste. Tout le monde est intéressé, mais il n’y en pas vraiment beaucoup qui pratiquent. Et, particulièrement en France, il y a un immense intérêt pour les choses spirituelles ; surtout à propos du bouddhadharma. Mais, il n’y a pas vraiment beaucoup de gens qui pratiquent. Même les pratiquants ne pratiquent pas. Ils ne font que penser à la pratique.

Cet enseignement : Unir l’enseignement à la pratique

Ainsi, aujourd’hui, à cause de cela, je commencerais avec quelque chose de fondamental, qui est en même temps avancé ; cela dépend du niveau où vous êtes. Quelque chose de fondamental. Qui est en réalité, quand vous commencez. Ce soir, je parlerai des enseignements, mais en fait j’unirai davantage l’enseignement et la pratique.

Dans le samsâra, l’esprit est perdu dans l’esprit ; donc revenons à la maison

À cet égard, vraiment, tout d’abord, le plus important pour nous, c’est de revenir à la maison. Revenir à la maison. Tranquillement, vous voyez ? Tranquillement. En fait, il est dit dans les enseignements, et beaucoup de grands maîtres ont insisté là-dessus, que le samsâra est en fait l’esprit tourné vers l’extérieur, et perdu dans ses projections, c’est le samsâra. L’esprit perdu dans l’esprit. Comprenez-vous ? Toutes les pensées, tout ce qui s’élève, perdu.

La frontière entre le samsâra et le nirvana – le petit moment du grand changement

Donc, dans un sens, quand vous faites une pratique spirituelle, en particulier du bouddhadharma, il est dit que, d’un autre côté, le nirvana, c’est l’esprit tourné vers l’intérieur, reconnaissant sa propre nature. D’une certaine façon, pour commencer, ce qui se trouve en fait à la frontière du samsara et du nirvana. Où finit le samsâra et où commence le nirvana, c’est au moment où vous tournez votre esprit vers l’intérieur. Comme vous tournez votre esprit vers l’intérieur. Parfois, quand nous nous asseyons, juste tranquillement, au lieu de projeter, d’être perdu dans votre pensée, si vous arrêtez simplement, ou que vous tournez simplement votre esprit vers l’intérieur, et que vous revenez simplement à la maison, dans ce petit moment, il y a vraiment un grand changement.

En fait, si vous savez vraiment comment tourner votre esprit vers l’intérieur, c’est révolutionnaire. C’est clair ?

Instructions de méditation

Revenez à la maison. Ramenez votre esprit à la maison. Et ensuite soyez spacieusement. Spacieusement. Gardez votre bouche légèrement ouverte, comme si vous étiez sur le point de dire : " Ahhh … ". Et asseyez-vous avec inspiration. Et, par exemple, si vous savez comment pratiquer la méditation, alors vous savez. Mais si vous ne savez pas, quelquefois il pourrait ne pas y avoir de temps pour parcourir l’instruction sur comment pratiquer ; le temps est trop court. La façon directe et très rapide, c’est, vous vous asseyez comme moi. Vous voyez ? Ceci est la démonstration de comment vous vous asseyez. Asseyez-vous avec inspiration. Ne vous asseyez pas … (Montrant une façon non inspirée de s’asseoir). S’asseoir très éveillé. Simplement spacieux. Ouvert. Prêt. Ni suivre le passé. Ni anticiper sur le futur. Mais demeurer dans la conscience pure présente de l’état de maintenant. Quoiqu’il s’élève, vous le laissez s’élever. Ne réprimez pas vos pensées et vos émotions, ni ne vous y complaisez. Simplement tranquillement, vous voyez ? Être.

En fait, ceux d’entre vous qui êtes débutants, quand vous vous asseyez comme cela, vous vous dites probablement à vous-même : " Qu’est-ce que je suis censé faire ? ", " Comment méditer ? ". En particulier, quand vous vous asseyez comme cela, si vous avez été particulièrement très occupé, très actif, vous devenez parfois un peu nerveux. Est-ce que vous comprenez ?

Entrer dans l’environnement

Donc, si vous êtes nerveux, vous vous dites à vous-même : " On se calme ". Tranquillement, lâchez prise simplement, de la tension. Quelquefois, simplement quand vous expirez tranquillement. Tranquillement.

D’une certaine façon, si vous vous asseyez vraiment avec moi, si vous entrez dans l’environnement, dans l’atmosphère, même si vous ne savez pas comment pratiquer, vous pourriez percevoir un petit goût, un sentiment, un changement d’esprit. Même votre humeur pourrait, peut changer. Je me rappelle qu’une fois quelqu’un était très tendu, très nerveux, un Français. Il était dans une espèce de mauvaise humeur. Il me conduisait (dans sa voiture). Et en rentrant pour l’enseignement, avant même que j’aie commencé, comme il entrait dans l’environnement, il a complètement changé.

Lâcher prise de la dualité

Donc, dans un sens, la méditation, c’est un genre de lâcher prise. Par exemple, quand vous entrez ici, beaucoup d’entre vous avez laissé vos chaussures derrière. Si vous faites un symbolisme moderne de cela, vos deux chaussures représentent l’esprit dualiste, de l’espoir et de la peur. Vous laissez derrière ; vous laissez votre vieux moi derrière.

Traditionnellement, quand un maître enseigne, traditionnellement il s’assied sur le trône. Sa Sainteté le Dalaï-Lama, quand il donne les enseignements du Dharma s’assied sur le trône. Quand il donne des conférences publiques, il s’assied sur la chaise. Et normalement, vous voyez, quand il y a un trône, le maître visualise que le Bouddha est assis dessus. Il fait trois prosternations envers le trône. Ensuite, comme il s’assoit, il monte dessus, il fait cela (un claquement de doigt !), tranquillement. Parfois, qu’il le fasse ou non, ça n’a pas d’importance, mais mentalement, ce qu’il fait, il laisse son moi ordinaire derrière. Il assume et devient le messager du Bouddha. De la même manière, aussi, vous laissez votre moi ordinaire confus derrière, et vous venez propre ! Quelquefois, ça ne prend vraiment pas beaucoup de temps, d’être en paix. Quelquefois, ça prend plus longtemps. Comprenez-vous ?

Dans l’ouverture de la dévotion, quand vous êtes purifié, le maître peut transmettre

Même si vous ne savez pas comment pratiquer, parfois si vous entrez simplement dans l’environnement, par exemple maintenant l’environnement est vraiment tout à fait paisible. Et vos yeux, comme vous commencez, simplement pour un petit moment ; pas pour très longtemps, pour un petit moment, gardez vos yeux ouverts. Et vous vous asseyez avec moi. Regardez-moi. Comme je m’assoie, vous vous asseyez vraiment avec moi. Il y a vraiment quelque chose qui est donné au plus haut niveau. Quand, au plus haut niveau, ce qui est appelé Mahamudra, ou les enseignements Dzogchen, qui sont les enseignements les plus élevés de la tradition tibétaine, quand le maître enseigne, l’étudiant s’assoie vraiment avec le maître. Comme l’étudiant ouvre son esprit et son cœur, avec l’ouverture de la dévotion, le maître, à travers l’ouverture de sa dévotion aussi, et de son esprit de sagesse, à travers la compassion, il transmet sa bénédiction au cœur et à l’esprit de l’étudiant. De cette façon, la compréhension la plus essentielle de la nature de l’esprit est transmise. Quelquefois, les enseignements les plus élevés ne sont pas transmis par des mots (un claquement de doigt !), c’est direct d’esprit à esprit. C’est pourquoi nous avons besoin de toute la purification, dans le but de recevoir cela directement d’esprit à esprit. C’est de l’esprit de sagesse du maître.

Le bienfait de la relation de maître à étudiant

Il y avait une question à propos de la relation de maître à étudiant. Qui est vraiment la réception. Le maître est vraiment celui qui vous introduit à votre vraie nature, celui qui vous montre votre esprit de bouddha. Vraiment. L’état éveillé de votre nature, de votre esprit, c’est le maître. Je ne dis pas que ceci est une introduction, mais que, dans un sens, s’asseoir juste un petit peu de cette façon pourrait avoir quelque bienfait. Parce que dans le passé, beaucoup m’ont dit que de s’asseoir simplement de cette façon, cela les avait vraiment aidés. Pour les aider à commencer (un claquement de doigt !), pour laisser tomber beaucoup de choses, quelquefois même des vieux schémas. Et aussi vraiment pour commencer ensuite avec fraîcheur. Et aussi pour quelques-uns uns, pour inspirer leur pratique, pour se connecter à nouveau avec la vérité spirituelle.

C’est clair ? Tranquillement. Je ne fais rien de spécial. Je m’assois simplement, en méditation.

Ouvrez-vous, ensuite permettez à l’esprit de se déposer

À bien des égards, vous voyez, s’ouvrir. Comme au début, devenir spacieux. Et ensuite quoi ? Permettre à toutes vos pensées et vos émotions de se déposer ! C’est l’apaisement. Il y a une maxime très fameuse donnée par les grands maîtres du passé. En tibétain, je vais le dire en tibétain, parce que c’est très beau en tibétain, c’est :

" Chu ma nyok na dang, Sem ma chö na dé ".

" Chu ma nyok na dang " signifie, " De même que l’eau, si vous ne l’agitez pas, elle deviendra claire. C’est la nature de l’eau " et " Sem ma chö na dé ", " De la même manière, la nature de l’esprit est telle, ou la nature essentielle de l’esprit est telle que si vous ne la fabriquez ou ne la manipulez pas, mais que vous la laissez dans son état naturel inaltéré, elle trouvera son être propre ". D’une certaine façon, quand j’ai entendu ces trois lignes pour la première fois, c’était une immense révélation. Parce que dans ces trois lignes est incorporée non seulement l’instruction essentielle sur la méditation au niveau le plus élevé, mais aussi l’introduction à la nature de l’esprit. Comprenez-vous ?

La pratique la plus simple, c’est l’attention à la respiration

C’est pourquoi, tout d’abord, laisser les choses se déposer. En fait, à un niveau très fondamental, dans la méditation bouddhiste, le premier niveau est appelé shamatha, en sanscrit. En tibétain, on l’appelle shyiné. Ce qui, quand vous le traduisez en langage occidental, on l’appelle " repos calme ". Ou " méditation de la tranquillité ". À travers la pratique de l’attention, développer l’état centré en un seul point, vraiment ; la concentration, la paix.

Parfois, la méthode de pratique la plus simple, c’est l’attention au souffle. C’est, quand vous expirez, sachez que vous êtes en train d’expirer ; quand vous inspirez, sachez que vous êtes en train d’inspirer. Mais ne pas penser, dans un sens de commentaire simultané : " Maintenant, j’expire, maintenant, j’inspire, maintenant, j’expire, maintenant, j’inspire ", mais juste simplement conscient. Cognitif. Conscient. Attentif.

Tout le problème avec l’esprit, c’est la saisie, par insécurité, par ignorance

Mais, pas collant. Tout le problème, la chose avec… notre perception. Toujours. C’est le mot tibétain ordinaire " sem ". Le mot ordinaire pour l’esprit, c’est " sem ". " Sem " est comme cela… toujours. Toujours, comme cela, vous voyez ? Comme cela. Toujours en train de saisir. Il ne peut pas être simplement ! Il doit toujours saisir. Et cette saisie vient. D’où vient cette saisie ? La saisie est l’insécurité fondamentale. D’où vient cette insécurité ? D’où vient l’insécurité fondamentale ? De ne pas savoir qui nous sommes ! Parce que dans la connaissance de notre vrai moi, il y a la liberté, et la sécurité, en conséquence, pas de saisie.

Dans rigpa, il n’y a pas de saisie

Quelquefois, dans les moments (un claquement de doigts !) où l’esprit est capable d’être libre de la saisie, cela libère cette saisie. Nous pouvons l’expérimenter en un moment, l’esprit peut vraiment être comme cela. Mais, à un autre moment, quand vous entrez en méditation. Particulièrement dans les enseignements Dzogchen, qui sont les enseignements les plus élevés, cela parle de l’esprit, quand vous êtes dans l’état de l’esprit, vous êtes comme cela. Quand vous êtes dans l’état de rigpa, qui est la conscience pure essentielle de notre véritable être, alors il n’y a pas d’attachement. C’est clair ? De quoi devons-nous nous libérer, de la saisie, qui est la cause de toute notre souffrance.

La saisie est si insignifiante - Le lâcher prise est le début de la dissolution

Et cela, lentement, lentement, subtilement ; lentement et subtilement laisser vraiment partir la saisie d’une manière non négligeable, … pas facile. Vous comprenez ? Lentement, lentement. Dans votre manière de toute petite, petite façon de penser, l’esprit se défait un petit peu. C’est comme si la structure de la saisie vacillait quelque peu, devenait un petit moins rigide. C’est le commencement de la dissolution de la saisie.

Mais alors, vous voyez, sans la saisie, parfois vous ressentez que si vous ne saisissez pas, alors vous n’avez rien. Mais en fait, c’est une compréhension erronée, complètement erronée. Parce que, quelquefois, c’est comme cela, par exemple. La raison pour laquelle vous réagissez ainsi : vous pensez que si vous ne saisissez pas, vous perdez ! Donc, par conséquent, nous saisissons. Mais en fait… Et si vous saisissez vraiment, c’est très douloureux.

Ce que nous avons besoin d’apprendre - être, sans attachement

Est-ce que vous comprenez ? Ainsi, il y a vraiment une façon d’avoir, d’apprécier, d’être, d’aimer, mais sans attachement. C’est ce que nous avons besoin d’apprendre ! Lentement. Lentement. Et lentement à travers la méditation.

Desserrer le nœud émotionnel dans la paix de l’état spacieux

Mais ensuite, bien sûr, quand vous dites " méditation ", parce que, de nos jours, la méditation est si largement accessible, il y a toutes sortes de méditations. Donc, c’est pourquoi nous ne voulons pas dire chaque sorte de méditation. Parce qu’il y a méditation et méditation. La méditation dont nous parlons, c’est celle qui devient la cause de notre éveil, c’est une méditation qui mène à l’éveil.

De sorte que tout d’abord, vous voyez, nous commençons par, lentement, vous voyez, par simplement être spacieux, et permettre à toutes nos pensées et nos émotions de se déposer dans le silence, dans la paix, dans la tranquillité. Le corps immobile, la parole silencieuse, l’esprit en paix. Comme vous laissez les choses se déposer, comme l’esprit se dépose, la confusion se dissout. Quelquefois même, la négativité est désamorcée. D’une certaine façon, c’est le plus grand désarmement. C’est le désarmement du mal envers nous-mêmes. Parfois, n’avez-vous pas remarqué, nous avons ce nœud ? Quelquefois, un nœud émotionnel. Nous avons besoin de desserrer ce nœud, cette douleur, la frustration, la colère, le speed, la stupidité aussi.

Et juste tranquillement, juste tranquillement, juste en étant. Tranquillement. C’est très naturel ! Très naturel ! Rien d’anormal à cela. Très naturel. En fait, dans les enseignements, il est dit que le plus haut niveau, par exemple la nature de l’esprit, est parfois appelé l’esprit ordinaire. Pourquoi ? Parce que la sagesse est ordinaire. C’est la confusion qui est extraordinaire. L’illusion est extraordinaire. Et aussi quand vous avez des illusions, vous n’êtes pas particulièrement heureux ! Quand nous sommes dans la paix de notre nature, il y a un sentiment d’une immense bonté, et la paix, et la félicité qui est parfois au-delà de toute imagination. Vraiment. Cette sorte de paix que vous pouvez atteindre sans avoir recours à quoique ce soit. Tout est à l’intérieur de nous-mêmes ! Dans notre nature. Le problème avec nous, c’est que, parfois, nous sommes tellement aveugles. Nous ne réalisons pas ce que nous avons. Et nous cherchons toujours à l’extérieur de nous-mêmes. Tout le temps, c’est à l’intérieur de nous-mêmes. C’est clair ?

Donc vraiment, tranquillement, vous voyez ?

La bonté fondamentale et la clarté non embrouillée

Et comme l’esprit se dépose, il n’y a pas seulement la libération de la négativité, mais la découverte de cette paix très profonde. Et avec cette paix, vous découvrez aussi votre propre point de douceur. Ou comme votre bonté fondamentale, le bon cœur, vraiment. Votre bonté est révélée. J’utilise souvent des images : " Comme les pensées et les émotions semblables aux nuages se dissolvent, par le pouvoir de la méditation, alors la nature de l’esprit semblable au ciel se lève " ! Et donc, comme nous trouvons cette paix, simplement comme cette caméra ; si elle est mise au point, alors l’image est claire ! Donc quand vous dites une concentration centrée sur un point, ce n’est pas une concentration excessive ; pas comme cela. C’est mis au point. C’est calme. C’est en paix. C’est déposé. Et ensuite, avec cette paix, ce calme, il y a aussi la clarté. Quand la caméra est mise au point, l’esprit est au point, alors il y a la clarté ! La clarté. La clarté que l’on appelle vue profonde, parfois connue comme vipashyana, la méditation de la vue profonde. Une espèce de conscience, une conscience panoramique, parce que normalement, d’un autre côté, l’esprit est de plus en plus paranoïaque. La paranoïa. C’est plus une espèce d’état vaseux. Alors que dans ce genre d’état, l’esprit est plus libéré.

L’exemple traditionnel, c’est comme quand on met de l’eau dans la poussière, ça devient boueux. C’est comment nous sommes ordinairement. Mais ensuite, quand nous sommes en méditation, dans l’état de cette non-saisie, dans l’état de cette paix, et de cette vue profonde, c’est comme si nous étions libres comme du mercure. Quand vous jetez du mercure dans la poussière, il demeure intact. C’est clair ? Il ne se mélange pas avec la poussière. Il ne s’y embrouille pas. Parce que, nous, nous sommes embrouillés.

--------------------------------------------------------------------------------

Par Sogyal Rinpoché
avatar
passerose
Auditeur
Auditeur

Féminin
Nombre de messages : 71
Age : 50
Contrée : France, sud-ouest
Arts & métiers : Enseignante
Disposition de l'Esprit : vers l'équanimité
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 10/10/2011

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par passerose le Mer 12 Oct 2011, 21:05

Je retiens vraiment cette réflexion sur le temps : ta remarque m'a un peu heurtée tout à l'heure sur l'autre sujet (quand tu as dit "c'est une question de volonté", j'avoue que je me suis révoltée "ben non, pas complètement !"), mais je m'aperçois que j'ai vraiment à évoluer sur ce plan, parce que je me laisse mener par toutes les obligations et j'étouffe, n'arrivant plus à émerger et à trouver du temps pour moi, sauf un peu, le soir (j'arrive à méditer tous les soirs) et chaque moment volé pour la lecture.

Ce texte est un enseignement qui tombe à point nommé pour moi, d'autant plus que j'ai commencé à lire le livre de Sogyal Rinpoché. Il y a quelque temps, ma soeur, qui a pris, elle, la voie du catholicisme, m'a envoyé un verset de la Bible qu'elle avait demandé pour moi de manière aléatoire sur internet : Jésus y disait la même chose : "A présent, rentre à la maison (et raconte ce que tu as vu)" - au lieu de le suivre. Amusante coïncidence. Wink
avatar
Karma Yéshé
Animatrice Inter-News
Animatrice Inter-News

Féminin
Nombre de messages : 2779
Age : 52
Contrée : hainaut
Arts & métiers : TS
Disposition de l'Esprit : shiné
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 14/09/2011

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par Karma Yéshé le Jeu 13 Oct 2011, 07:16

les coincidences n'existent pas.
avatar
Pema Gyaltshen
Modérateur d'honneur [RdA]
Modérateur d'honneur [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 7487
Age : 64
Contrée : Bruxelles
Arts & métiers : Artiste
Disposition de l'Esprit : Arts
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 13/02/2007

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par Pema Gyaltshen le Jeu 13 Oct 2011, 09:06

Jésus à dit beaucoup de bonnes choses, mais les Chrétiens ne pratiquent pas non plus ses paroles.

Le problème n'est d'ailleurs pas un unique défaut de l'Occident.
De nos jours l'Orient est fortement, voire complètement "occidentalisé" et les obstacles sont les mêmes pour tous.
C'est vrai qu'il y a peu de véritables pratiquants par rapport au nombre de gens qui disent suivre une voie spirituelle, quelle qu'elle soit d'ailleurs.

Souvent les êtres veulent avoir le bénéfice d'une pratique mais veulent garder leur confort dans l'ignorance...
Or en ce point, le Bouddhisme véritable est radical !
Il faut s'attaquer aux racines de la souffrance...donc à notre ego.



_________________

avatar
passerose
Auditeur
Auditeur

Féminin
Nombre de messages : 71
Age : 50
Contrée : France, sud-ouest
Arts & métiers : Enseignante
Disposition de l'Esprit : vers l'équanimité
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 10/10/2011

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par passerose le Jeu 13 Oct 2011, 18:41

@Karma Yéshé a écrit:les coincidences n'existent pas.

Est-ce qu'elles ont un sens ? Cela veut dire que c'est sur cela qu'il faut particulièrement travailler, et que peut-être aussi je suis sur la bonne voie. En tout cas, après cette prise de conscience hier, j'ai médité, et aujourd'hui je me suis sentie comme allégée, j'ai pris une heure pour aller boire un café avec une collègue que j'aime bien, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. Merci pour cette lumière. sunny
avatar
Karma Yéshé
Animatrice Inter-News
Animatrice Inter-News

Féminin
Nombre de messages : 2779
Age : 52
Contrée : hainaut
Arts & métiers : TS
Disposition de l'Esprit : shiné
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 14/09/2011

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par Karma Yéshé le Jeu 13 Oct 2011, 19:17

tu vois tu trouves la voie toute seule. Il n'y a pas de coincidences, tout est le resultat de notre karma de nos actes positifs ou negatifs.
avatar
passerose
Auditeur
Auditeur

Féminin
Nombre de messages : 71
Age : 50
Contrée : France, sud-ouest
Arts & métiers : Enseignante
Disposition de l'Esprit : vers l'équanimité
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 10/10/2011

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par passerose le Ven 14 Oct 2011, 17:45

@Karma Yéshé a écrit:tu vois tu trouves la voie toute seule. Il n'y a pas de coincidences, tout est le resultat de notre karma de nos actes positifs ou negatifs.

Very Happy

Contenu sponsorisé

Re: SOGYAL RINPOCHE : EN OCCIDENT, NOUS N’AVONS PAS LE TEMPS PARCE QUE NOUS LE PERDONS

Message par Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Lun 22 Oct 2018, 16:15