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Le Bön tradition tibétaine

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Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Ven 14 Oct 2011, 18:56

Qui peut m'envoyer un lien sur le Bön .

Pema peux tu m'orienter vers une source "claire".

J'ai trouvé un historique sur BOUDDHA LINE , je reste sur ma soif.;

Merci flower


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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par karma djinpa gyamtso le Ven 14 Oct 2011, 19:55

En voici un chère amie cheers

http://www.irenees.net/fr/fiches/analyse/fiche-analyse-46.html

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Yeshé Kunga
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Yeshé Kunga le Ven 14 Oct 2011, 23:10

Bonsoir!
Je distinguerai le "Bön bön" du "Bön bouddhiste".
Ce qu'on appelle Bön aujourd'hui est la pratique de l'esprit d'Eveil comme dans le Grand Véhicule. Esprit d'Eveil au sens habituel mais surtout en tant que rig pa, comme dans le Dzogchen.
Le "Bön bön" n'est pas très bien connu. A défaut de mieux, on le taxe de chamanisme. C'est peut-être vrai, mais pas assez spécifique. Il y a pas mal d'ouvrages sur l'ancienne religion du Tibet -- sur les questions qu'elle pose (parce que le Tibet en tant que tel n'est pas bcp plus ancien que le bouddhisme au Tibet...). Dans les termas et autres textes nyingmas, les bönpos sont les méchants. J'imagine que l'aristocratie anti-indienne et anti-bouddhiste se réclamait du Bön bön...
Voilà.
C'était surtout pour saluer tout le monde sur l'Arbre.


Dernière édition par Yeshé Kunga le Ven 14 Oct 2011, 23:29, édité 1 fois
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Pema Gyaltshen
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Pema Gyaltshen le Ven 14 Oct 2011, 23:25

Oh quelle joie Yéshé Kunga !

La question que je me pose ( et donc que je pose à tout le monde ) est la suivante :

Le Bön est-il Bouddhiste oui ou non ?
En d'autres termes, le Bön reconnait-il le Bouddha ?

Suspect


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Yeshé Kunga
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Yeshé Kunga le Ven 14 Oct 2011, 23:28

J'ose le croire, et plutôt deux fois qu'une.

Salut l'ami !
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Karma Yéshé
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Karma Yéshé le Sam 15 Oct 2011, 04:22

Le Bon etait là avant le bouddhisme non?
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Pema Gyaltshen le Sam 15 Oct 2011, 08:45

Oui mais je parle du Bön actuel.... Wink


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hananou
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Sam 15 Oct 2011, 09:49

merci




Bön
























Détail de la roue de la vie dans la tradition bön






Monastère bön de Khyungpori Tsedruk au Nord du Tibet






Pierre de mani-bön avec le mantra om ma tri mu ye sa le du




Pour les articles homonymes, voir Bon.

Le terme bön (prononcer beun), désigne 3 phénomènes religieux tibétains, selon le tibétologue norvégien Per Kværne.

Tout d'abord c'est une religion tibétaine préexistante au bouddhisme et qui est supplantée par celui-ci au VIIIe siècle et IXe siècle. La deuxième signification concerne une religion qui apparait au Tibet au Xe siècle - XIe siècle, à cette époque le bouddhisme, après une période de décadence, se propageait à partir de l'Inde
pour devenir, la foi dominante. Jusqu'à aujourd'hui le bön a continué à
exister comme religion minoritaire. Enfin le terme bön est souvent
employé pour désigner les croyances populaires, souvent mal définies,
qui ne sont pas d'origine bouddhique et qui sont communes chez les
bönpos et les bouddhistes1.

De l’ensemble des pratiques animistes et chamanistes constituant le premier bön[réf. nécessaire] (shes-pa bcu-gnyis) s’est dégagée au XIe siècle une religion structurée, le bön éternel (yung-drung bon), présentant des similitudes avec le bouddhisme tibétain (particulièrement Nyingmapa),
qui a lui-même beaucoup emprunté au fond chamaniste local. Les
pratiquants du yungdrung bön soutiennent pour leur part que son
apparition précède celle du lamaïsme. Au XIVe siècle, la branche dite nouveau bön (bon-gsar) s’est rapprochée encore plus étroitement du bouddhisme afin d’échapper à la discrimination.

Dominé pendant plusieurs siècles par le lamaïsme et parfois même
persécuté, le bön est un peu mieux connu internationalement depuis
l’implantation hors du Tibet de communautés monastiques ayant fui
l’invasion chinoise. Ses textes et traditions font l’objet de nombreuses
recherches. Il a été reconnu comme cinquième tradition religieuse
tibétaine par le 14e Dalaï lama.


Sommaire


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  • 1 Origines
  • 2 Le fondateur du yungdrung bön
  • 3 L’Olmo Lungring comme origine spirituelle
  • 4 Les textes sacrés
  • 5 Pratiques et panthéon

    • 5.1 Pratiques
    • 5.2 Panthéon

  • 6 Histoire

    • 6.1 Propagation au Zhang Zhung et au Tibet
    • 6.2 Du XIe siècle à nos jours

  • 7 Référence
  • 8 Bibliographie
  • 9 Voir aussi

    • 9.1 Articles connexes


Origines[modifier]


L’origine et la nature exactes des traditions du premier bön, au
nombre de douze selon l’opinion commune, n’a pas encore été établie. On
pense néanmoins en retrouver des traces dans les écrits bönpo et
certaines pratiques et croyances : oracles lhapa ou sungma (srung-ma) résidant dans les temples, rituels la-guk (bla 'gug) de rappel de l’âme, états altérés de conscience et guidage durant le bardo,
période qui s’étend de la mort à la renaissance. Les chercheurs se
penchent également sur le chamanisme contemporain chez les Tibétains et
les peuples voisins.

En ce qui concerne le yungdrung bön, forme proche du bouddhisme tantrique apparue au XIe
siècle, une légende détaillée relate sa transmission à partir du maître
(tongpa) originel, Tongpa Shenrab Miwoche (sTon-pa gShen-rab
mi-bo-che), qui aurait reçu l’enseignement parfait du dzogchen directement du bouddha primordial Kuntu Zangpo.
Ses pratiquants prétendent qu’il fut transmis plusieurs milliers
d’années avant les transmissions bouddhistes, et se développa tout
d’abord au royaume de Zhang Zhung dans l’ouest de l’actuel Tibet.

Cette datation n’est pas retenue par les historiens, mais le Tazig où Tonpa Shenrab, prince éveillé comme le Bouddha, serait né, est parfois identifié à la Perse. Certains proposent donc que le bouddhisme serait tout d’abord parvenu au Tibet occidental indépendamment de Padmasambhava et des influences indienne et chinoise qui s'exerceront à partir du VIIe siècle.

Le fondateur du yungdrung bön[modifier]


Dans les temps anciens vivaient trois frères, Dagpa, Selwa et Shepa,
qui étudiaient les doctrines bön dans un paradis nommé sipa yesang, sous
l’égide du sage Bumtri Logi Chechen. Ils lui demandèrent comment aider
le monde vivant, submergé par la misère, le chagrin et la souffrance ;
il leur conseilla de devenir guides de l’humanité durant trois ères
successives. Ainsi, le plus vieux des frères, Dagpa, acheva sa tâche
dans le monde du passé ; le second, Selwa, prit pour nom Shenrab et
devint maître et guide du monde présent ; le plus jeune, Shepa, viendra
dans le prochain âge.

Tonpa Shenrab descendit il y a 18 000 ans du ciel sidpa yesang
(srid-pa ye-sangs) sous la forme d’un oiseau au plumage multicolore et
s’incarna dans un prince né dans le palais Barpo Sogye au sud du mont Yungdrung Gutseg.
Marié jeune et père de famille, Tonpa Shenrab renonça au monde à 31 ans
pour vivre dans l’austérité et enseigner la doctrine. Durant la majeure
partie de sa vie, ses efforts pour propager le bön furent entravés par
le démon Khyabpa Lagring,
qu’il finit par convertir. C'est en le poursuivant pour récupérer ses
chevaux volés que Tonpa Shenrab arriva au Tibet où ce fut sa seule
visite. Il y laissa des instructions rituelles, mais jugea que le pays
n’était pas encore prêt à recevoir tous les enseignements. Avant de
partir, il prophétisa qu'ils apparaîtraient lorsque le Tibet serait mûr.
Il mourut à 82 ans.

L’Olmo Lungring comme origine spirituelle[modifier]


Le bönpo soutient qu’il a pour origine la région mythique de l’Olmo
Lungring, partie du Tazig (rtag gigs) ; située à l’ouest du Tibet, elle
couvre un tiers du monde existant. “ol” symbolise ce qui n’est pas
encore né, “mo” ce qui ne peut être diminué, “lung” le pays prophétique
de Tonpa Shenrab, et “ring” la dernière compassion. Sa représentation
est un lotus à huit pétales dans un ciel symbolisé par une roue à huit
rayons. Au centre se dresse le mont Yungdrung Gutseg (pyramide des neuf
svastikas). Yungdrung (éternel) désigne le svastika, symbole de la permanence et de l’indestructibilité. Les neuf svastikas empilés représentent les neuf voies du bön.

A la base du mont Yungdrung Gutseg jaillissent quatre rivières
coulant dans les quatre directions. La montagne est entourée de temples,
villes et parcs. Au sud se trouve le palais Barpo Sogye, où Tonpa
Shenrab est né. A l’ouest et au nord se trouvent les palais où vivent
ses femmes et ses enfants, à l’est un temple nommé Shampo Lhatse, dédié à
la prière. L’ensemble des palais, rivières et parcs autour du mont
constitue la région intérieure (Nangling). La région intermédiaire
(Barling) est constituée de 12 cités dont 4 sont situées aux points
cardinaux. La troisième région constitue le pays extérieur (Taling). Ces
trois régions sont encerclées par un océan, puis par des montagnes
enneigées. Avant sa visite au Tibet, Tonpa Shenrab tira une flèche et
créa ainsi un passage à travers les montagnes ; l’accès à l’Olmo
Lungring se fait donc par le chemin dit de la flèche (Delam).

L’Olmo Lungring a été identifié à différentes régions selon les écoles. Certains y voient le mont Kailash
(Ti Se) avec les 4 grandes rivières qui naissent de sa base et les
quatre régions qui l'entourent : la Chine à l’est, l’Inde au sud, l’Orgyan à l’ouest et le Khotan au nord. D’autres pensent que sa géographie évoque celle du Moyen-Orient et de la Perse à l’époque de Cyrus le Grand.
Pour un croyant bönpo, la question de l’identification géographique
passe après sa signification symbolique, qui est clairement prévalente,
comme pour le mont Meru.

Les textes sacrés[modifier]



Page d’un livre des morts bönpo





On attribue trois écrits à Tonpa Shenrab. Le premier et le plus court est le Dodus (Modèle de l’Aphorisme), le second le Zerming (Les Yeux Percés) ; ils datent respectivement des Xe et XIe siècles. Le troisième et plus important est le Zhiji (Le Glorieux), révélé par transmission spirituelle à Loden Nyingpo au XIVe
siècle. Les doctrines de ces trois textes forment deux systèmes. Le
premier, appelée Gozhi Dzonga, comprend cinq parties, les quatre portes
et le trésor :


  • Chabkar “les eaux blanches” : contient les pratiques ésotériques ou plus hautement tantriques.
  • Chabnag “les eaux noires” : récits et rites variés, magie et rituels
    ordinaires (mort, funérailles, maladie et offrandes) ; cette portion
    conserve beaucoup de traces du chamanisme ancien.
  • Pangul “le pays de Pan” : explique les règles monastiques et présente les concepts philosophiques.
  • Ponse “le guide de la seigneurie” : contient les pratiques de la grande perfection (dzogchen), summum de l’enseignement dans le Nyingmapa également.
  • Totog “le trésor” : compare les aspects essentiels des quatre portes.

Le second ensemble est appelé tegpa rimgui bon, (bön des neuf étapes
successives) ou simplement les neuf voies du bön, groupées en quatre
causes (gyuyi tegpa) et quatre résultats (drabui tegpa) suivis de la
grande perfection (dzogchen). Cette division rappelle les neuf véhicules
du nyingmapa. Les quatre premières voies présentent le plus de
différence avec le bouddhisme ; de nombreuses pratiques anciennes y sont
préservées :


  1. La voie du shen de la prédiction (chasen tegpa) décrit 4 différentes
    voies: prédiction-sortilège (mo), astrologie (tsi), rituels (to) et
    l’examen des causes (che).
  2. La voie du shen du monde visuel (nang shen tegpa) explique l’origine
    et la nature des dieux et des démons vivant dans ce monde, les méthodes
    d’exorcisme et les différentes sortes d’offrandes.
  3. La voie du shen de l’illusion (trulshen tegpa) contient les rites pour se débarrasser des pouvoirs adverses.
  4. La voie du shen de l’existence (sishen tegpa) décrit l’état après la
    mort (bardo) et la méthode pour guider les vivants vers la libération
    finale ou une meilleure réincarnation.

Les cinq suivantes sont très similaires à celles du nyingmapa :


  1. La voie des partisans Vertueux (tenyen Tegpa) guide ceux qui suivent les dix vertus et les dix perfections.
  2. La voie monacale (drangsgon tegpa) décrit les lois de la discipline monastique.
  3. La voie du son pur (akar tegpa) expose les hautes pratiques
    tantriques, la théorie de la réalisation au travers des cercles
    mystiques (mandalas) et les rituels de ces pratiques.
  4. La voie du shen vierge (yeshen yegpa) insiste sur la nécessité d’un
    bon maître, lieu et occasion pour les pratiques tantriques, et décrit en
    détail la position des cercles mystiques avec des instructions pour la
    méditation sur des déités particulières.
  5. La voie suprême (lama legpa) : le plus haut accomplissement de la grande perfection (dzogchen).

Pratiques et panthéon[modifier]


Pratiques[modifier]


Le bön a une forte tradition monastique ; il existe néanmoins, comme
chez les nyingmapa, un clergé marié vivant au sein de la population.
Appelés ngakpas, ils reçoivent un enseignement religieux assez
similaire à celui des moines et se consacrent plus particulièrement aux
services rituels (naissances, mariages, décès, exorcismes, guérisons
etc.), s’appuyant pour les guérisons et exorcismes sur le pouvoir des tantras et les techniques de méditation, et non la transe proprement dite comme les chamans (pawo ou lhapa). Les moines étudient également l’astrologie et la médecine tibétaine traditionnelle.

Comme dans les autres courants de la religion tibétaine, les méditations bön s’aident de yidams, divinités guides, et de leurs thangkas ou mandalas, ainsi que des sadhanas
(sgrub thabs), textes en vers ou prose en décrivant les étapes. Parmi
les écoles de méditation, deux sont plus spécifiques à la religion bön :


  • Dzogchen
    (voie de la perfection), employée aussi dans le nyingmapa ; il en
    existe quatre versions, la plus ancienne et importante étant la tradition orale de Zang Zhung (zhang zhung sNyan-rgyud) couchée par écrit au VIIIe siècle par Gyerphung Nangzher Lodpo, disciple de Tapihritsa.
  • Chod (coupure) vise à trancher les liens avec l’égo. La pratique
    consistait autrefois à se placer dans un environnement terrorisant pour
    effectuer la coupure sous l’effet de la peur. C’est aussi le nom d’une
    offrande symbolique du corps en nourriture aux êtres illuminés réalisée
    dans le même but. Dans la religion populaire, le chod est une
    pratique par laquelle le chaman absorbe les influences néfastes dans son
    corps de transe qu’il laisse ensuite dévorer par les démons.

Comme dans le nyingmapa, un certain nombre de textes sacrés bönpo sont des terma, trésors spirituels dissimulés par d’anciens maîtres et redécouverts par les termons
qui sont souvent des ngakpas ; ils sont alors considérés comme la
réincarnation d’un des disciples du maître à qui est attribué le texte. A
côté des découvertes matérielles (sa-gter), il existe des écrits
reconstitués par vision (dag-snang), audition (snyan-rgyud), ou
inspiration (dgongs-gter).

Panthéon[modifier]


Comme toutes les branches de la religion tibétaine, le bön dispose
d’un panthéon impressionnant. Chaque cycle rituel a son ensemble de
déités, toutes théoriquement émanations de l'unique tathagarbha. Elles sont classées selon deux principes.

L’un, plus spécifique au bön, distingue entre les divinités
« illuminées » hors de ce monde et les « non-illuminées » actives en ce
monde. Il refléterait une conception dualiste de l’univers comme lieu de
conflit entre forces lumineuses et obscures, que l’on entrevoit dans
les textes les plus anciens, désormais remplacée par la conception
bouddhique du dépassement des oppositions. L’autre classification
distingue les formes divines paisibles (zhi-ba), courroucées (khro-bo)
et féroces (phur-pa). D'autre part, lors des rituels "pratiques"
(mariages, guérisons etc.), les ngakpa peuvent aussi faire appel aux
trois mondes (ciel lha, terre nyen, eaux souterraines lu) possédant chacun leurs divinités.

Les bouddhas
sont bien sûr présents, apparaissant parfois en groupe de mille. Comme
toutes les branches du bouddhisme, le bön reconnait l’existence des
bouddhas des trois âges (passé, présent, futur). Il existe également une
multitude de divinités mineures, dieux de la nature, démons etc.

Les quatre déités paisibles principales, ou quatre êtres transcendants, sont :


  • Kuntu Zangpo (Kun-tu bzang-po –Samantabhadra), bouddha primordial ; il est bonku (bon-sku), équivalent du dharmakaya ;
  • Shenlha Odkar (gShen-lha 'od- dkar), "lumière blanche des prêtres" ; il est zogku (rdzogs-sku), équvalent du sambhogakâya et règne sur les trois mondes ;.
  • Tonpa Shenrab est tulku (sprul-sku) ou tonpa, "professeur", équvalent au nirmanakâya ; il est maître de notre age ;
  • Satrig Ersang (Sa-trig er-sangs), encore appelée Jamma (Byams-ma), "mère aimante", forme féminine ;

Les principales déités gardiennes (bKa-skyong) sont :


  • Sidpa Gyalmo (Srid-pa'i Gyal-mo), gardienne des enseignements bönpo ;
  • Midu ou Midud Jampa Trago (Mi-bdud 'byams-pa khrag-mgo), gardien du monastère de Menri ;
  • Tsangod Hurpa (bTsan-rgod hur-pa) ;

Histoire[modifier]



Monastère bön de Narshi Gonpa à Ngawa, Sichuan.





Propagation au Zhang Zhung et au Tibet[modifier]


Selon la tradition, les premières écritures bön furent apportées au Zhang Zhung
par six disciples de Mucho Demdrung, successeur de Tonpa Shenrab. Elles
furent traduites en langue locale, puis en tibétain, langue dans
laquelle est rédigé le canon bön tel que nous le connaissons
actuellement. Le vocabulaire est celui du bouddhisme tantrique, à
l'exception du terme yungdrung qui y remplace dordjé (vajra) et de bôn qui prend la place de tchô (dharma).
Néanmoins, plusieurs textes, spécialement les plus anciens, gardent des
traces de langue zhang zhung dans leur titre et certains passages.

Jusqu’au VIIe siècle, Zhang Zhung resta un État
indépendant situé au Tibet occidental, à l’ouest des provinces U et
Tsang, s’étendant semble-t-il depuis Gilgit à l’ouest au lac Namtso à
l’est, et de Khotan
au nord au Mustang au sud. Sa capitale était Khyunglung Ngulkhar
(Palais d’Argent de la vallée Garuda) ; on pense en avoir découvert les
ruines dans la haute vallée Sutlej, au sud-ouest du Mont Kailash (Himachal Pradesh). La langue Zhang Zhung est classée dans le groupe tibéto-birman des langues sino-tibétaines.

Au VIIe siècle, le dernier roi, Ligmirgya, fut assassiné par le roi Songtsen Gampo.
Le Zhang Zhung devint alors partie intégrante du Tibet ; il fut peu à
peu tibétanisé et sa culture philosophique et religieuse imprégna celle
du pays vainqueur.

Suivant l’intérêt croissant pour le bouddhisme, marqué par la création du monastère de Samye en 779 et son établissement comme religion d’État à la fin du VIIIe siècle,
le bön fit l’objet de persécutions et de tentatives d’éradication, pour
des raisons plus souvent politiques que religieuses. Néanmoins, ses
adhérents, aussi bien dans la noblesse que dans le peuple,
s’accrochèrent à leurs convictions et il survécut, aidé probablement par
une crise de la royauté tibétaine en 842. Elle lui permit sans doute de se revigorer dans les régions excentrées où avaient fui au VIIIe
siècle, période particulièrement difficile, beaucoup de prêtres bönpo.
Ils auraient auparavant caché leurs écritures afin de les conserver pour
les générations futures. Drenpa Namkha, l’une des plus grandes
personnalités bönpo de cette époque, se convertit au bouddhisme dans le
but de préserver et de transmettre en secret les enseignements au risque
de sa vie ; il fut disciple de Padmasambhava. On peut encore citer Gyerpoung Nangzer Lopö et Tséwang Rigdzin.

Du XIe siècle à nos jours[modifier]



Abbé d’un monastère bön au Nepal – Lopön Tenzin Namdak





Du VIIIe au XIe siècle, nous ne savons
quasiment rien du développement du bön. Sa renaissance sous forme
monastique commença après la seconde transmission du bouddhisme
tantrique au Tibet suivant la venue du moine bengali Atisha et d'un disciple de Naropa. Des textes bönpo importants apparurent, « découverts » par Shenchen Luga (969-1035) en 1017, selon une tradition partagée par le nyingmapa
qui veut que les textes sacrés soient des redécouvertes d'écrits cachés
par des sages anciens. Shenchen Luga était un descendant de Tonpa
Shenrab, et sa famille est encore importante aujourd’hui au Tibet. Il
eut un grand succès et confia la continuation des trois différentes
traditions à trois de ses disciples. Le bön réémergea en système
religieux fortement structuré.

Les trois disciples de Shenchen Luga :


  • Au premier, Druchen Namkha Yungdrung, du clan Dru originaire de
    Drusha (Gilgit) au Tibet, fut confié l’enseignement de la cosmologie
    (Dzopu) et de la métaphysique (Gapa). Un de ses disciples fonda en 1072 le monastère de Yeru Wensaka, qui devint un grand centre d’apprentissage jusqu’en 1386
    où il fut gravement endommagé par une inondation, puis abandonné. Par
    la suite, sa famille continua de soutenir le bön jusqu’au dix-neuvième
    siècle, lorsque la réincarnation du Panchen Lama fut découverte pour la deuxième fois parmi ses membres (second Panchen Lama, né en 1663, et cinquième, né en 1854).
  • Le second, Zhuye Legpo, fut chargé de conserver les pratiques et enseignements du Dzogchen. Il fonda le monastère de Kyikhar Rizhing. Les descendants actuels de la famille Zhu vivent en Inde.
  • Le troisième, Paton Palchog, prit la responsabilité des
    enseignements tantriques. Les membres de la famille Pa migrèrent du
    Tsang au Kham où ils vivent aujourd’hui.

Par ailleurs, Menkhepa Palchen (né en 1052) du clan Meu fonda le monastère Zangry, qui devint aussi un centre d’études philosophiques. Ainsi, du XIe au XIVe siècle, la religion bön possédait quatre importants centres d’étude, tous dans la province de Tsang.

Malgré la rivalité avec les lignées bouddhiques, les contacts
demeuraient ; un département était réservé aux moines bön dans les
monastères gelugpa et sakyapa.

Au XIVe siècle apparut la branche du nouveau bön, presque
identique au lamaïsme à quelques spécificités près, comme par exemple la
déambulation autour des chortens
qui se fait dans le sens trigonométrique. Bien implantée dans les
régions orientales d’Amdo et de Kham, elle présente certaines
différences avec la branche originelle yungdrung bön, mais ses abbés
reconnaissent comme tous les bönpo la primauté du monastère de Menri, fondé en 1405 par le grand maître Nyamme Serab Gyaltsen (1356-1415), dialecticien disciple du lama Rongtôn.

Au XIXe siècle, les contacts avec le bouddhisme se poursuivirent avec la participation de Shardza Tashi Gyaltsen (1859-1935) au mouvement Rimé et l’adoption de terma (textes sacrés « redécouverts ») bönpo par Jamgon Kongtrul dans sa collection du rinchen gter-nidzod.

Le monastère de Yungdrung Ling fut fondé en 1834,
suivi de près par celui de Kharna, tous deux sous la tutelle de Menri.
Sous leur inspiration, beaucoup d’autres furent établis dans tout le
pays (excepté la région centrale de U), spécialement au Kyungpo, Kham, Amdo, Gyarong et Hor.
Au début du vingtième siècle il y avait 330 monastères bön au Tibet.
Les deux principaux, Menri et Yungdrung Ling, furent détruits après 1959.
Il y aurait aujourd’hui 264 établissements (monastères, nonneries et
ermitages). Les recensements effectués par l’administration chinoise indiquent 10% de pratiquants du bön chez les Tibétains.

Le chef spirituel actuel est Lungtok Tenpai Nyima, 33e Abbé de Menri, rebâti à Dolanji dans l’Himachal Pradesh, sur le territoire supposé de l’ancien royaume de Zhang Zhung,

Référence[modifier]



  1. Tibétains, 1959-1999, quarante ans de colonisation, Ouvrage collectif dirigé par Katia Buffetrille et Charles Ramble avec Robbie Barnett, Georges Dreyfus, Samten G. Karmay, Per Kværne et Jigmé Namgyèl; Pages 58 à 63, Le bön, l'autre religion par Per Kværne. Ed Autrement, coll. Monde 1998 (ISBN 286260822X).



Bibliographie[modifier]



  • Jean-Luc Achard, Le docte et glorieux roi, Les Deux Océans 15/09/2001 (ISBN 2-86681-106-2)
  • Shardza Tashi Gyaltsen - Lopon Tenzin Namdak (traducteur), Les sphères du cœur Kun Tu Bzangpo' Snying Tig – Enseignement Dzogchen de la tradition Bön, Les Deux Océans 01/04/1999 (ISBN 2-86681-076-7)

Voir aussi[modifier]


Articles connexes[modifier]



  • Tibet
  • Lamaïsme


[enrouler]v · d · mLes religions de l'Asie de l'Est


  • Portail du Tibet
  • Portail de la spiritualité









Catégories : Religion asiatique | Chamanisme | Bön | Branche du bouddhisme | Spiritualité bouddhiste | École du bouddhisme tibétain | [+]















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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Sam 15 Oct 2011, 10:02

Il y a quelques jours je disais à Karma Yéshé on se pose des questions quand on cherche des réponses.

Je viens de trouver les réponses, il est temps de poser les questions.
Une voie s'ouvre, alors sans tarder je prends le chemin.




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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Pema Gyaltshen le Sam 15 Oct 2011, 10:07

Ce qui me "chipote" c'est que l'on dise le Bön "proche " du Bouddhisme, donc cela implique que ce n'est PAS du Bouddhisme.
Le fait que ce soit reconnu par Sa Sainteté le Dalaï-Lama est normal puisque celui-ci représente TOUS les Tibétains.

Mais, mes connaissances sur le sujet étant limitées j'ai tendance à faire confiance à notre ami Yéshé Kunga.!
Cependant je reste très fidèle à mes racines Nyingmapa et je ne mélangerais pas les deux Traditions.



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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par petit_caillou le Sam 15 Oct 2011, 12:18

La Religion Bön - La 5è Tradition

Voix Bouddhistes – France 2 - Emission du 30 avril 2000

Invité : Lopön Tenzin Namdak lors de son séjour en mai 1999 à Paris, fondateur et maître d'études des collèges monastiques de Dolanji en Inde et de Katmandou au Népal et le Dr Fernand Meyer, tibétologue - Directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et Directeur de Recherche sur l'Himalaya au CNRS.



Introduction :
Ce n'est qu'au VII siècle après J.C. que le bouddhisme fut introduit au Tibet. Le "toit du monde" est en effet l'une des dernières grandes nations asiatiques à s'être convertie à cette tradition.


La conversion du peuple tibétain fut rapide et complète. La religion bön qui existait dans le pays et qui occupait une place importante dans le quotidien des tibétains, fut beaucoup moins pratiquée et donc ainsi quelque peu oubliée.

Cette religion fait pourtant partie intégrante de l'identité tibétaine et ceci est si vrai et essentiel dans l'histoire de ce peuple que Sa Sainteté le Dalaï Lama et le gouvernement en exil, l'ont officiellement reconnue en 1987 comme étant la 5ème école tibétaine.


Extraits de l'interview donnée par le Lopön Tenzin Namdak, l'un des grands maîtres actuels de cette tradition, à Voix Bouddhistes, lors de son passage à Paris en mai 1999.

Le mot "bön" a deux sens. Le premier veut dire existence au sens général du terme et le deuxième désigne une religion particulière.

Initialement, avant que le royaume tibétain existe, il y avait des tibétains dispersés sur tout le plateau et dans chaque village nous trouvions des croyances particulières. Par exemple, ils adoraient différentes "forces" de la nature et déjà à cette époque, ils nommaient cette forme religieuse "bön". Le bön primitif n'est rien d'autre qu'une forme de chamanisme
Ma lignée qui s'appelle le Yungdrung Bön n'est pas un sédiment qui est originaire du Tibet, mais cela vient du pays que l'on appelle Shambhala, en sanscrit, et de là il s'est répandu de proche en proche avant de finalement arriver au Tibet.

La religion bön a pour but de supprimer la souffrance puisque la vie de l’ensemble des êtres vivants est souvent traversée par de nombreuses souffrances. Il existe de très nombreuses modalités, de très nombreux chemins, chacun diffèrent, comme celui des sutras, des mantras, du dzogchen, mais tous ces chemins ont pour but d'arriver à ce résultat qui est le soulagement de la souffrance.

Il est important de comprendre que dans ma tradition, "la base fondamentale de l'action est la compassion".

VB - Dr Meyer, la tradition bön est une tradition que vous connaissez bien. Quel est votre sentiment?

Dr. Meyer - Lopön Tenzin Namdak est effectivement un des grands maîtres du bön, actuellement en exil et je trouve intéressant cette manière qu'il a de présenter le bön au public occidental. C'est intéressant pour le chercheur que je suis car on voit là apparaître une sorte de discours de la tradition sur elle-même.

VB - qu’entendez-vous par-là, la signification à la fois d'existence et de tradition religieuse?

Dr. Meyer - Oui, ce qui me frappe c'est qu'il y ait une sorte de double discours. Nous aurions à la fois une tradition religieuse, autochtone tibétaine, puisqu'il évoque des pratiques extrêmement anciennes, à l'origine du Tibet, et en même temps, il parle d'une origine étrangère au Tibet.

VB - Il parle du royaume de shambala qui est un royaume assez mythique. On a le sentiment lorsqu'on lit des textes que cette tradition, que l'origine de cette tradition relève plus du mythe que de l'histoire, qu'en est-il réellement?

Dr. Meyer - Peut-être faut-il un peu situer l'histoire de ce courant religieux dans l'histoire tibétaine un peu plus large. Disons en quelques mots, pour faire simple, qu' au milieu du VII siècle apparaît une puissance territoriale qui va prendre des proportions considérables et que l'on va appeler le Tibet. On est alors dans une dynastie. C'est à peu près à cette même époque que le bouddhisme va pénétrer, d'abord dans les hautes sphères, à la cour royale, puis au fur et à mesure des siècles dans la population. Il a fini par imprégner très profondément la culture et la civilisation tibétaine Et en même temps, on voit apparaître une autre école, une autre tradition religieuse avec ses textes, ses monastères et cette tradition s'appelle elle-même la tradition "bön" et les adhérents à cette tradition, les clercs, les laïques s'appellent "bönpo".

VB - On dit également que cette tradition serait plutôt née en Iran, en fait à l'extérieur du Tibet, a t-on des indications précises sur ses origines ?

Dr. Meyer - L'origine selon les fondateurs se situerait dans un pays qu'ils appellent Tazig. Ce pays, ce toponyme, également attesté par d'autres sources, désignait des régions qu'on peut considérer comme étant l'Iran. Mais pour les bönpo et selon la description qu'ils donnent de ce pays, en fait quelque chose de quasiment mythique mais ce serait là que serait né, bien avant le bouddha Sakyamuni, un personnage qui va devenir l'équivalent pour les bönpo de ce qu 'était et de ce qu'est le bouddha Sakyamuni pour les bouddhistes. Les bönpo l'appellent Tonpa Shenrab dans les récits de sa vie que l'on a et qui sont bien évidemment des récits d'ordre mythique. Il est engagé dans un combat contre un démon et à un moment donné les vicissitudes de ces combats le conduisent au Tibet, et là, il aurait fait une prophétie selon laquelle le bouddhisme viendrait un jour au Tibet.

VB - Quelles sont les grandes caractéristiques de cette tradition par rapport au vajrayana?

Dr. Meyer - La recherche occidentale a montré que les échanges se sont vraiment fait dans les deux sens. Certains courants religieux bouddhiques au Tibet étaient relativement proches des courants bönpo, les nyingmapa notamment, et dans ces deux courants religieux, les textes révélés, c'est à dire les textes dont on attribue l'origine à un maître d'un lointain passé, qui les aurait cachés afin qu'ils soient redécouverts par des êtres prédestinés, et bien, ces deux traditions, les nyingmapa et les bönpo connaissent ces textes et leur accordent une grande importance. C'est donc là une première affinité.

L'histoire a conservé les noms de certains de ces découvreurs de textes, tant bönpo que bouddhiques.

VB - Il existe quand même une grande coopération et une grande harmonie entre des deux écoles?

Dr. Meyer - Il y a incontestablement des proximités et il y eut aussi des oppositions. Ce qui explique d'ailleurs que le "Bön" est actuellement un courant religieux minoritaire que l'on trouve surtout dans les régions périphériques du Tibet proprement dit.

VB - A propos de cette tradition, on parle beaucoup de chamanisme, d'exorcisme, de rituels faisant intervenir les mauvais esprits. Qu'en est-il exactement?

Dr. Meyer - On peut dire simplement que les textes des "bönpo" incontestablement conservent des traces et ont été les héritiers de pratiques tibétaines probablement pré - bouddhiques.

Ceci dit, on utilise très souvent et Tenzin Namdak également, le terme de chamanisme, mais alors il conviendrait véritablement de préciser. Si on entend par chamanisme l'idée centrale que cela implique l'envol pour se rendre dans des paradis, c'est à dire "le chaman quitte son corps pour se rendre dans le monde des esprits", des ancêtres ou des cieux ou des étages souterrains pour communiquer avec les esprits, il est en quelque sorte un intermédiaire, c'est ce que l'on appelle le vol. Dans ce cas là on trouve des traces de chamanisme effectivement, mais autant dans le bön que dans le bouddhisme tibétain.

VB - Les règles monastiques sont également très différentes? Dans le célibat par exemple?

Dr. Meyer - Non, pas du tout. Là encore il y a un parallèle entre les deux traditions.
Certaines écoles religieuses bouddhiques au Tibet respectent le célibat, c'est à dire, les strictes règles du Vinaya. D'autres ne le font pas. On peut être un maître nyingma par exemple et avoir une famille. Ainsi on ne respecte pas cette règle. Chez les bönpo, il y a des lignages familiaux de maîtres religieux et il y a des monastères avec des moines qui peuvent tout à fait respecter les vœux de célibat.

VB - Quels sont les grands points spécifiques à cette tradition et que nous devons retenir?

Dr. Meyer - Nous devons rester très modeste car pour le moment nous connaissons assez mal cette tradition. Les chercheurs se sont intéressés au bön seulement depuis une trentaine d'années et il y a beaucoup d'écrits, même canonique, puisque le bön a également un corpus canonique, tout comme le bouddhisme tibétain. Ces écrits nous sont très mal connus.

Il faudrait donc éviter de généraliser seulement à partir des quelques petites connaissances que nous en avons.

Il apparaît des similitudes. Tenzin Namdak a parlé de la souffrance, de la compassion, que l'on retrouve fondamentalement dans le bouddhisme. Ce sont des concepts absolument partagés tant par les bouddhistes que par les bönpo. En revanche, il y a un rapport à l'histoire, un rapport évidemment au personnage charismatique fondateur, qui est tout à fait différent. Ce que la recherche devrait maintenant s'employer à faire, c'est d'une part, tenter de préciser les conditions historiques de l'origine de cette tradition bön actuelle et d'autre part de mieux pénétrer dans cette littérature très volumineuse et canonique du bönpo.

VB- Le fait que le Dalaï Lama l'ait reconnu comme étant la 5ème école tibétaine va aider à faire progresser la connaissance de cette tradition?

Dr. Meyer - Bien sûr et de ce point de vue, c'est une innovation tout à fait considérable puisque je pense qu' avant ce Dalaï Lama, aucun autre n'aurait reconnu le bön qui obtient ainsi en quelque sorte un statut d'égalité avec les traditions bouddhiques tibétaines.

Source: http://lobsangsonam.over-blog.com/article-29436248.html


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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Sam 15 Oct 2011, 12:30

@ Pema
j'en suis à mes balbutiements voilà ce que j'ai trouvé bien sur à vérifier.
Je me demande :

Les traditions et cultures tibétaines étant déjà à un niveau de connaissances élevées.Le bön serait une première pierre sur laquelle on est construit l'édifice.


Comme, la graine, l'arbre avec ses racines, la terre qui le porte, l'eau , l'air, la lumière
( la vacuité) et donc se développe .

une sage conclusion m'oriente vers un ensemble de "valeurs", possédant un dénominateur commun
.


De l’ensemble des pratiques animistes et chamanistes constituant le premier bön[réf. nécessaire] (shes-pa bcu-gnyis) s’est dégagée au XIe siècle une religion structurée, le bön éternel (yung-drung bon), présentant des similitudes avec le bouddhisme tibétain (particulièrement Nyingmapa),
qui a lui-même beaucoup emprunté au fond chamaniste local.


Les pratiquants du yungdrung bön soutiennent pour leur part que son
apparition précède celle du lamaïsme. Au XIVe siècle, la branche dite nouveau bön (bon-gsar) s’est rapprochée encore plus étroitement du bouddhisme afin d’échapper à la discrimination.

Dominé pendant plusieurs siècles par le lamaïsme et parfois même
persécuté, le bön est un peu mieux connu internationalement depuis
l’implantation hors du Tibet de communautés monastiques ayant fui
l’invasion chinoise. Ses textes et traditions font l’objet de nombreuses
recherches. Il a été reconnu comme cinquième tradition religieuse
tibétaine par le 14e Dalaï lama.
-----------------------------------------------------------------------------------------



'Le courant nyingma ou nyingmapa (wylie. rNying-ma-pa) est la plus ancienne des traditions du bouddhisme tibétain, comme l'indique son nom (nyingma : ancien ; pa : courant).

On est d'accord les courants et les écoles sont bien définis, j'en viens tout de même à penser que l'on trouve une racine commune à ces traditions et écoles qui est le Bôn.



Je sais pas ce qui me prend ce matin cyclops Idea confused bom Shocked




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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Sam 15 Oct 2011, 12:34

@ Petit caillou


WAOUHHHHHHHHH T'es un Amour toi




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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par petit_caillou le Sam 15 Oct 2011, 12:37

Wink


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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Pema Gyaltshen le Sam 15 Oct 2011, 14:51

Moi je comprend les choses comme ceci :

La Tradition Bön était anciennement au Tibet ,MAIS le Bouddhisme est venu ensuite se greffer dessus et notamment Padmasambhava a assimilé certaines pratiques, donc, comme je suis de l'école Nyingma, celle fondée par Padmasambhava, je n'ai aucune raison de m'intéresser et surtout de pratiquer l'ancienne tradition.

Si il existe actuellement un courant Bön-Bouddhiste, c'est autre chose, mais pourquoi ne pas être simplement Bouddhiste tout court..?

Enfin, le sujet est culturellement intéressant, mais je ne veux pas mélanger les choses.
Et puis chacun est dans sa Lignée avec ses particularités.



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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Sam 15 Oct 2011, 15:19

Je comprends Pema ton point de vue.

Bouddhiste tout court me va très bien,pas de souci avec cela.
" Je "dois avoir les racines qui me titillent lol! les branches.


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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Karma Yéshé le Sam 15 Oct 2011, 21:52

J'ai toujours entendu dire que le Bon n'etait pas bouddhiste du tout.
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Dim 16 Oct 2011, 10:00

@ KY

Regarde plus haut petit caillou a poster quelque chose de très intéressant.
Pour ma part j'ai trouvé les réponses à mes questions.
L'important c'est la voie , le contenu n'est pas le contenant.

Tu sais que l'on passe tous par des étapes et des conditions qui sont propres à chacun. flower




De tous les cas
j'adresse mes profonds remerciements
à tous les acteurs de ce forum, sans" notre "shangha ,mon cœur serait sombre
.



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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Yeshé Kunga le Lun 17 Oct 2011, 15:32

Beaucoup (un certain nombre) de Nyingmapas occidentaux se réjouissent d'écouter des enseignements "dzogchen" auprès de Lobpön Tenzin Namdak et ses (grands) disciples. Il disent (ces camarades à moi) que le threkcheud et le theugal sont ouvertement enseignés, que les châlets de retraite dans le noir son prêts. Parfait, à mon sens, si ça leur convient. Pour ma part, j'ai du mal à "mélanger" les traditions -- c'est déjà assez compliqué comme ça. Mais voyez, par exemple, la vie de Jamgön Kongtrul : né bön, il a essentiellement pratiqué kagyu-nyingma, et pour lui, le dzogchen est complet dans la tradition de Padmasambhava/Vimalamitra/Bairotsana. On pourrait dire que chez les Nyingmapas, l'autorité suprême revient à Longchen Rabjampa. Chez les Bönpos, je ne sais pas. Je ne saurais pas dire non plus pourquoi je n'ai pas envie d'aller prendre des initiations et recevoir des enseignements du vénérable Lobpön -- peut-être, tout simplement parce que, lorsque j'en parle à mon maître, qui est "Takloung-kagyu", il me demande si je n'ai pas reçu assez d'enseignements là où je suis (dans l'ombre bienfaisante du grand Dilgo Khyentsé)...

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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Mar 18 Oct 2011, 09:38

Yeshé Kunga je ne possède pas 1/10 des connaissances en matière de "culture bouddhiste
les lignées, les chefs spirituels, etc............Pour mieux comprendre l'histoire(passé présent futur) ma question était de savoir en matière de culture tibétaine.
L’interaction entre le bön tradition tibétaine et les enseignements et la pratique du bouddhisme .

Pour ma part j'ai trouvé une réponse qui m'apparait claire, je ne suis pas tibétaine ,j'essaie simplement de m'ouvrir à une culture.
C'est une vue que j'adopte pour mieux saisir .

Pour ma part Le Vénérable Kalou Rimpoché source d'inspiration profonde tient " ma tête hors de l'eau pour éviter que je me noie."

Je continue" mon petit bon homme de chemin " vers la rencontre de mon lama-racine flower
Et c'est avec reconnaissance et gratitude que je remercie chaque Être qui me permet d'avancer chaque instant un peu plus.







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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par Yeshé Kunga le Mar 18 Oct 2011, 17:21

Salut Hananou !

Je ne connais rien à rien mais je crois que la lignée de Kalou Rinpoché est, elle aussi, détentrice des enseignements les plus "secrets & sacrés" des bouddhas.

Bonne route !
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Re: Le Bön tradition tibétaine

Message par hananou le Mer 19 Oct 2011, 06:36

Merci Yéshé Kunga

Kalou Rimpoché est une Maître Inspirant.C'est mon ressenti pour la lignée la voie est, et sera la voie.




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Re: Le Bön tradition tibétaine

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