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Le fruit de la pratique

Message par petit_caillou le Sam 10 Déc 2011, 23:02

Le fruit de la pratique

par Charlotte Joko Beck

Ce texte est tiré du livre de Charlotte Joko Beck "Soyez Zen" , la pratique du zen au quotidien, paru chez Presse Pocket en 1989. En anglais : Every day zen.

Nous sommes constamment à la recherche du bonheur, ce qui pour la plupart d'entre nous signifie éliminer les expériences malheureuses de la vie pour les remplacer par des moments heureux. Cependant, cette quête pourrait aussi s'envisager sous une autre forme : tenter de passer d'un quotidien de luttes incessantes à une vie de joyeuse acceptation. Or il ne s'agit pas du tout de la même finalité dans les deux cas : chercher à remplacer le mal-être par du bien-être est une choise - c'est dans cette perspective que s'inscrivent bon nombre de systèmes de thérapie qui visent à remplacer un moi malheureux par un moi heureux -, et vouloir substituer la joie à un état de lutte permanente en est une autre, et fort différente. Cette démarche est celle du zen (et peut-être aussi de quelques autres disciplines ou thérapies) et elle est conçue pour nous aider à passer du soi malheureux - la lutte - au non-soi, qui est la joie à l'état pur.

Dès que l'on postule l'existence d'un soi, toutes les expériences du sujet seront nécessairement égocentriques - centrées sur ce moi. Le moi, étant le centre de toutes nos préoccupations, nous oppose à tout ce qui nous est extérieur. Nous sommes constamment en état d'alerte et d'autodéfense: nous avons vite fait de nous hérisser ou de nous fâcher si les choses ne vont pas comme nous le souhaitons - cette résistance est interprétée par le moi comme une agression de la part de son environnement. Mais ce n'est pas tout, l'égocentrisme a aussi une autre conséquence : à force de toujours tourner en rond dans son petit univers restreint, on est incapable d'une vision globale et lucide des choses, d'où un état de confusion permanent. Voilà malheureusement comment vivent la plupart d'entre nous.

Bien que n'ayant aucune expérience de ce que pourrait être le contraire du moi - le non-soi -,
essayons d'imaginer ce que serait la vie vécue à travers un non-soi. D'abord, entendons-nous bien: être en état de non-soi ne signifie pas disparaître de la face de la terre et cesser d'exister. Cela désigne simplement un recentrage ; on n'est plus centré sur soi, ou sur les autres, on
est centré, tout court. Mais sur quoi, me direz-vous? On n'est plus centré sur le particulier - certaines choses ou certains êtres - mais sur l'universel. On embrasse toutes choses, mais sans attachement particulier pourquoi que ce soit, si bien que les caractéristiques typiques du moi n'ont pas l'occasion de se développer. En l'absence d'affirmation du moi, il n'y a plus d'autre ni de monde extérieur susceptibles de représenter une menace pour vous. On n'a plus de territoire à défendre et donc plus de raison d'être tout le temps soucieux et angoissé,d'être toujours à cran et de se fâcher pour un rien; et surtout, la vie émerge enfin du brouillard de la confusion. C'est pourquoi vivre en non-soi, c'est demeurer dans la joie. Une joie qui rejaillit sur tout le monde,d'ailleurs; comme le non-soi ne s'oppose à rien ni à personne, il a des effets bienfaisants sur tout.

Si le non-soi est une perspective inspirante que nous devons garder en tête pour guider et nourrir notre évolution spirituelle, il faut bien reconnaître que, pour la plupart d'entre nous, la pratique devra suivre une approche très graduelle qui produira une érosion progressive du moi. Et la première étape du voyage consiste à cheminer du mal-être jusqu'au bien-être. Dans quel sens faut-il l'entendre? Il est impossible de sauter directement d'un état de douleur et de confusion - quand on se sent si mal dans sa peau qu'on ne supporte rien, ni soi, ni les autres, ni les situations du quotidien -, à un état de non-soi. C'est pourquoi le premier stade de la pratique du zen est destiné à amorcer ce virage, et c'est le travail qu'on accomplit pendant ses premières années de zazen. A ce stade-là, il peut être indiqué pour certaines personnes de suivre parallèlement une forme de thérapie intelligente, mais ne généralisons pas: chacun est un cas particulier. En tout cas, l'essentiel est de retenir qu'on ne peut pas se dispenser de cette première étape et que ce serait une erreur grossière que d'essayer de la sauter: il est indispensable de passer d'un état de mal-être relatif à un état de bien-être relatif.

Pourquoi ai-je parlé de bien-être relatif? Même si l'on a l'impression d'avoir trouvé une forme de vie plus heureuse, ce bonheur n'est pas un état définitif. Il reste très précaire tant que notre vie reste basée sur la notion d'un soi. Et d'où vient cette précarité? Du fait que le fragile édifice de notre vie repose sur les sables mouvants d'une idée fausse: l'idée que nous sommes un moi. Tout le monde y croit dur comme fer et, pour erronée qu'elle soit, cette conviction n'en est pas moins solidement ancrée au cœur de chacun d'entre nous. C'est pourquoi toute forme de pratique spirituelle qui s'attaque à cette croyance nous est d'un abord difficile: elle nous met mal à l'aise.

La seule solution réellement satisfaisante, à terme, est d'emprunter la voie qui nous amènera à comprendre que notre véritable nature est le non-soi - bouddha -,et à la réaliser pleinement. C'est cela, la finalité de zazen. En nous aidant à explorer la question de notre véritable nature - soi ou non-soi - la pratique du zen va complètement transformer l'orientation et les valeurs de notre vie, ainsi que la tonalité de notre vécu. Examinons les différentes étapes de cette pratique.

J'ai déjà évoqué le premier stade, qui consiste à nous faire passer d'un état de mal-être relatif à un état de bonheur relatif. Ce bien-être est tout à fait précaire,puisque susceptible d'être remis en question à chaque instant, mais il n'en est pas moins indispensable. Il faut en effet avoir un minimum de stabilité et se sentir au moins un petit peu bien dans sa peau pour pouvoir s'engager sérieusement dans une pratique spirituelle. Ce premier problème réglé, on peut passer au stade suivant : le zazen va nous permettre d'analyser et de passer au crible, sans relâche et avec un maximum de lucidité, toutes nos caractéristiques physiques et mentales. Ainsi verrons-nous émerger certains schémas: ayant appris à reconnaître ses désirs, ses envies et ses pulsions égoïstes,
on finira par se rendre compte que ces schémas récurrents, ces réflexes de désir ne sont ni plus ni moins que ce que nous avons coutume d'appeler le « moi ». Et,à mesure que nous progresserons dans notre pratique, nous en viendrons à comprendre l'impermanence* et la vacuité* de ces schémas. A tel point que nous serons capables de nous en dessaisir. Nous n'aurons même pas à nous forcer pour les laisser tomber, ils se détacheront d'eux-mêmes petit à petit, comme une feuille morte tombe d'un arbre en automne, tout naturellement. Si ces vieux schémas peuvent se dissoudre ainsi tous seuls, c'est parce que leur irréalité foncière apparaît clairement à la lumière de la conscience lucide - un feu éblouissant qui vous fait tout de suite reconnaître le vrai du faux. Et le meilleur moyen d'aviver la lumière de la conscience, en la rendant toujours plus alerte et lucide, et de faire zazen intelligemment, jour après jour, et en sesshin. Avec la disparition graduelle des vieux schémas égocentriques,le non-soi - déjà présent - se révélera progressivement à nous, en nous remplissant d'une paix et d'une joie toujours plus grandes.

Bien sûr, il est facile de décrire un tel processus,mais c'est tout autre chose de le vivre. Il y a de quoi être plutôt effrayé, déprimé, voire découragé devant une remise en question aussi radicale: c'est notre moi, ou tout au moins ce qu'on avait toujours considéré comme tel, qui se voit soudain battu en brèche. Et s'il est merveilleusement inspirant d'entendre parler de la fin de l'ego et du non-soi, cela peut être une expérience terriblement difficile à vivre, car comment ne pas avoir peur quand on voit soudain basculer entièrement toutes ses références habituelles...

Malgré tout, ceux qui sauront se montrer patients et résolus dans leur pratique en récolteront sûrement les fruits : ils connaîtront de plus en plus de joie et de paix, et ils seront capables de mener une vie riche de bienfaits pour les autres, parce qu'inspirée par la compassion. Parallèlement, leur vulnérabilité aux aléas des circonstances diminuera, lentement mais sûrement. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'une telle évolution soit exempte de problèmes, car il y en aura forcémentc'est le lot de la condition humaine. Il se peut même qu'on ait l'impression de se retrouver encore plus mal loti qu'avant, en voyant tout ce qui refait surface en soi: tant de choses jusque-là réprimées ou occultées. Cependant, on aura tout de même l'impression de sortir de la confusion et de mieux comprendre les choses, ce qui nous permettra d'éprouver une certaine satisfaction.

Il faut s'armer d'énormément de patience, de persévérance et de courage pour continuer sa pratique spirituelle dans les moments d'extrêmes difficultés. Car seule une pratique décidée est capable de battre en brèche nos vieilles habitudes de vie, ces anciens réflexes qui nous poussent à poursuivre le bonheur à tout prix, à tout faire pour satisfaire nos désirs et à nous plier à n'importe quelle bassesse pour éviter de souffrir - physiquement ou moralement. C'est dans nos tripes, et pas dans nos têtes, qu'il faut comprendre l'essentiel: ce n'est pas en courant après le bonheur qu'on goûtera à lajoie, mais en expérimentant la vie telle qu'elle se présente à nous, en toutes circonstances. En étant sa vie. Il faut vivre sa vie pleinement, sans biaiser, sans rien esquiver; pas pour satisfaire ses propres envies mais en réponse aux sollicitations que la vie elle-même nous présente. Pas en évitant la douleur mais en l'expérimentant directement et totalement, en étant la douleur. Vous pensez que c'est trop demander, que c'est trop difficile? Au contraire,vous aurez sûrement moins de mal à vivre qu'avant.

Nous sommes tous des êtres à deux dimensions physique et psychologique - dans la mesure où nous ne pouvons expérimenter le monde qu'àtravers un corps et un mental. Ce qui veut dire que nos expériences sont toujours teintées de sensations et de sentiments: pensées, espoirs, craintes, blessures et colères, pour n'en citer que quelques uns-. Cependant, ce n'est pas en nous enferrant dans la dimension psychosomatique de notre être que nous allons trouver le chemin de notre liberté, mais en cultivant le non-attachement, en pratiquant le non-soi. Ce n'est qu'à la fin de notre cheminement spirituel que nous comprendrons enfin.

En réalité, il n'y a pas de chemin, pas de voie, pas de solution, car, dès le départ, notre propre
nature est déjà ce chemin, ici et maintenant. Il n'y pas de voie et notre pratique consiste juste
ment à suivre cette absence de voie, à la suivre sans fin et sans espoir de récompense. Car il n'y a pas besoin de récompense: le non-soi est déjà tout, complètement parfait depuis l'origine des temps sans commencement.

Source: http://www.vipassana.fr/Textes/JokoBeckLeFruitDeLaPratique.htm


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Re: Le fruit de la pratique

Message par MARCOMAGICO le Dim 11 Déc 2011, 00:06

Merci !

Cette exégèse est magnifique .....


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Re: Le fruit de la pratique

Message par Chokdee le Dim 11 Déc 2011, 20:00

Il y a beucoup à lire, faudra que je revienne sur ce texte et le lise de paragraphe en paragraphe. J'ai eu la bonne fortune de commencer à pratiquer dès ma naissance, grâce à mes parents et mes professeurs successifs. Cela s'est fait tellement naturellement, je ne me suis jamais posé la question du fruit de la pratique. Je suis un homme bien ordinaire, parfois je fais de la musique avec le Gros Pierre.

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