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Présentation de Phoenix

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Re: Présentation de Phoenix

Message par Phenix le Mer 14 Déc 2011, 10:20







Même si je
ne revendique pas sur l’heure cette figure comme la redécouverte d’une entité
multimillénaire, j’admets m’être impressionné par sa correspondance avec la
schématique bouddhique. L’une et l’autre, que ce soit la mienne ou celle de
cette obédience religieuse doit toutefois puiser ce concept dans une tradition
bien antérieure.



Cette figure représente la forme du cours du Doubs.
La branche AR prenant sa source à Mouthe, représente le
" Noirmont " (Noir Mont, toponyme
existant réellement), qui représente la partie où la rivière en gestation coule
à l’ombre des vallées. La branche AL, elle représente
" Clerval " (Clair Val, toponyme
existant réellement) la partie où le Doubs naît à la lumière enfanté par la
montagne. Cette figure représente donc un mythe païen archétypal où la genèse
de l’homme (MAN) est figurée comme l’enfant de la terre (la Vierge Noire).



Certes, voilà qui à même de
quoi laisser septiques nos ethnologues.
Mais en faisant l’effort d’être simple, vous remarquerez que les
syllabes employées sont à rapprocher des trois niveaux de consciences
supérieures dénommées dans l’ordre bouddhique respectivement : Mana,
Alaya, Amara
. Je prétends même élargir l’ensemble par la symbolique de la forme employée ;
correspondance aux mots : MYstère
et: MYocarde (le cœur). La lettre
M symbolise le méandre…le milieu, l’eau. Donc nous avons ici Dame Nature (Gaïa
ou la Grande Mout) fécondée par le ciel (Ouranos ou un Esprit) au moyen de
l’eau, conduisant à l’enfantement de
l’homme (MAN) . L’ensemble avec
autant de racines qu’il y a de consciences ou sous consciences dénombrées (…)



Comme quoi, à bien y regarder, le concept
de la Vierge Marie (la terre mère ou vierge noire fécondée par un esprit) n’est
pas si stupide et crédibilise à mes yeux les religions qui ont su retransmettre
ce concept dans leur tradition. La mère du Bouddha aurait elle aussi été
fécondée par un rêve… Tous comme nombre de demi-dieu dans les mythologies issus
d’accouplements « divins-humains ».



A noter aussi que le centre du système
est le lieu de l’apogée mon premier livre : Le Mystère des Mandoubiens où
se situe la cité de St Hippolyte sur Doubs autrefois nommée ALTARE (autel en latin) ; point de fécondation
et d’équilibre.



Quoi qu’il en soit, le
plus grand obstacle pour comprendre ce genre de conception, paradoxalement, reste notre éducation car il
s’agit, d’un langage symbolique simple et logique destiné à tous qui date d’un
temps où les êtres faisaient corps avec leur environnement. Je me suis juste mis au diapason de cette
tradition originelle, pour comprendre…
La retransmettre est une autre affaire, voilà pourquoi j’ai pris appui dans
cette école bouddhiste.



Donc, imagination,
inspiration ou intuition, cette figure analogique est à la base de cet ouvrage…
calquée de façon indissociable à ce roman historique et qui s’est avéré
structurante, donc déterminante pour retranscrire la cohérence de l’ensemble.



Il me faut préciser qu’à l’époque où j’ai dessiné
cette figure, en 1994, ma connaissance du bouddhisme était ténue… cependant,
fort de mes convictions et connaissances dans les codes de pensée symbolique…
appliqués comme ici en ce qui me concerne : au territoire, je pense en
avoir capté l’écho.



Vous remarquerez donc ce qu’un de mes amis a spontanément
appelé " loi d’ARAL ". Sans aller jusque là, je dirai qu’il
s’agit en fait de l’interaction non duale, c’est à dire complémentaire des deux
forces d’équilibre que sont l’esprit et la matière. Retranscrites dans notre
langage et en l’occurrence dans cet ouvrage avec la toponymie, par les
particules AL (l’esprit : le blanc) et AR (la matière : le noir). Cette
" loi " que je dénomme volontiers : " TAO
occidental ", correspond en Orient au YANG (l’esprit : le blanc) et
YIN (la matière : le noir). Cette distinction, que nous côtoyons familièrement
(Exemples : Arles, Charles, Arithmétique et Algèbre
ou… Alésia) n’est évidemment pas
reconnue, et pour cause, ni enseignée par nos Académies. À plus forte raison
nos intellectuels, ayant avis autorisés sur la matière, n’en font pas état.
D’ailleurs la question ne se pose pas, tout au moins en ces termes. Comme si ce
" savoir " était parvenu à structurer notre société, tout
en étant dénié. À l’image d’institutions (comme la justice) nées d’un père
inconnu dont on a fait un " dis
pater
" pratique qui nous aurait créés et dont on reconstitue à
tort ou à raison la genèse de façon à justifier notre propre fonction.



Même la science officielle s’est en quelque sorte
" auto-dessaisie " de cette affaire, sous couvert d’épistémologie,
la philosophie des sciences. En fait, d’aller plus loin me confère l’étiquette
d’adepte de la théorie du complot, qui équivaut dans notre société
d’aujourd’hui à l’excommunication prononcée par l’Église envers les hérétiques.



Donc pour la science, tout ce qui n’est pas prouvé
n’existe pas et pour les différentes spiritualités, ce qui ne provient pas de
leurs traditions ou concepts est écarté ou alors elles se l’approprient et
après il est difficile d’en déceler la source. (Ou alors – beaucoup plus fort - d'en ôter le sceau apposé sur la source !)
Dans le sens où, évidemment, plus celle-ci est lointaine plus elle est
claire.



Quant à la laïcité, même si je m’en réclame, il
faut admettre qu’un de ses usages pervers est de juguler la " concurrence "
au profit des organismes religieux déjà en place. Les nouveaux courants
parvenant difficilement à s’implanter… ce qui est un frein à la richesse de la
diversité et la porte ouverte au fanatisme.
En effet la
« cyberculture » va engendrer nombre d’avatars plus ou moins
puissants mais qui seront tout autant d’éléments pour se raccrocher aux
branches alors que moi, vous parle du tronc…si ce n’est des racines !!!



Dans la " sphère privée " comme
ont dit pudiquement, parmi les croyants (la plupart d’entre nous), on trouve
des êtres qui se complaisent dans les attributs de la tradition
judéo-chrétienne, ou trouvent refuge tout comme moi dans des concepts
orientalistes. Alors que le culte du soleil, auquel je fais référence dans cet
ouvrage, était universel… Et n’allez pas imaginer que je sois un transfuge
d’une secte ésotérique.






Il ne serait pas honnête au vu de la version
apportée ici, de me montrer tolérant envers des courants religieux ou laïcs qui
se suffisent surtout à eux-mêmes en
exploitant des enseignements provisoires qui ne sont que des moyens. La
religion et la loi sont là pour nous aider et non l’inverse : si ce n’est pas
le cas, il faut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ça le redevienne. Suivre la Voie Sainte,
c'est-à-dire celle de l’Éveil en cette vie, doit nous rendre libre et non
dépendant. Que l’on soit laïc ou religieux, l’amour de la vérité doit tendre
vers l’établissement de la paix mondiale et celle-ci ne pourra s’établir sans
la consciente volonté de faire la lumière sur notre histoire, pour le moins à
l’origine de notre civilisation. Sans cette attitude, propre à déchirer le
voile du mystère (pour paraphraser les Évangiles) toutes conceptions
philosophiques ou spirituelles sont vaines !



Sans doute peut-elle sembler raisonnable, cette
objection fort répandue de nos jours dans les milieux existentialistes (dont
sont porteuses aussi les nouvelles spiritualités, comprises incomplètement),
qui consiste à considérer le passé comme révolu et encourage surtout à vivre le
présent et regarder l’avenir. Adopter ce mode de pensée opportuniste crée des
besoins, et pour les assouvir contraint à agir comme le mauvais médecin qui se
borne à soigner les effets et non les causes. En conséquence pour influer sur
notre vie en toute conscience et sérénité, il faut édifier notre personnalité
en considérant les évènements passés comme des enseignements provisoires et en
extraire l’excellence, c'est-à-dire la vérité utile pour notre devenir.



Seulement on ne peut y parvenir seul, la plupart
d’entre nous, n’ont ni les moyens, ni loisirs, ni la motivation d’entreprendre
des recherches historiques conséquentes. De plus nos visions et conceptions
personnelles étant trop étriquées, aussi nous faut-il un véhicule ou un tuteur.
Comme le lierre vert, malgré sa vigueur, plante rampante, trop souple pour
pouvoir se dresser, ne peut pas croître en hauteur. Cependant, s’il s’enroule
autour d’un arbre dur, il pousse alors vers le haut. Autrement dit, même
quelqu’un de peu de capacité, s’il s’appuie sur un homme vénérable dépositaire
d’un enseignement excellent peut lui aussi accéder à l’excellence et à la
rectitude.



Voilà donc pourquoi moi-même ai pris place dans le
véhicule bouddhiste de la Nichiren Shoshu. Non sans avoir étudié les autres
obédiences à l’aide dans un premier temps d’une brochure des Presses
Universitaires Françaises (édition " que sais-je ", René Arvon :
" Le Bouddhisme "). L'école
Nichiren " jure " vis-à-vis du quiétisme des autres sectes
japonaises... Ce réformateur rejette avec violence toutes les autres écoles
comme le Zen ou l'Amidisme, pour ne retenir que le mantra essentiel " namu
myoho rengue kyo " (invocation du lotus de la bonne loi) et ce sans qu'il
soit important d'en connaître le sens ! D'aspect tantrique, ce courant finit par
se répandre dans le monde des illettrés et les classes populaires.






J’ai étudié de près cette école suite à sa
présentation par un de mes clients qui n’a pas hésité à me faire "
Shakubuku ", terme que nous employons pour signifier la transmission du
précepte, consistant juste dans un premier temps à faire prononcer ou même lire
mentalement le mantra " namu myoho rengue kyo ".



La simplicité du procédé m’a immédiatement
intrigué. De tout concentrer : l’enseignement, les œuvres et vertus dans la
seule prononciation d’un titre m’est apparu comme révélatrice au vu de la
synthèse retranscrite par mon mandala.



J’ai par la suite adopté et reçu le précepte des
mains mêmes d’un moine de la classe sacerdotale de cette école. À ce sujet, en
espérant y avoir contribué, si vous souhaitez vous renseigner, voire
expérimenter l’ascèse bouddhiste, mieux vaut s’adresser dès que vous le pouvez
à ceux qui détiennent la " transmission sanguine "
directement du fondateur. Comme le Christ à l’occasion de la Cène transmet aux
convives la pureté de l’enseignement par l’analogie du vin avec son sang bu
dans une coupe (calice tant recherché, dont on a fait le Saint Graal).






Certes, il ne s’agit pas ici d’une démonstration
scientifique, mais d’une invitation à comprendre les champs d’actions sur
lesquels porte le bouddhisme. Intention médiane entre science et spiritualité
basée sur l’expérience, la raison et les aspirations humaines.
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Chokdee le Mer 14 Déc 2011, 10:30

Merci, nous en savons un peu plus. Bonne route Phénix. Et c'est vrai qu'il n'y a rien de sectaire là-dedans.


Dernière édition par Chokdee le Mer 14 Déc 2011, 10:32, édité 1 fois
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Pema Gyaltshen le Mer 14 Déc 2011, 10:32

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La repentance dans le bouddhisme et ses différences avec nos cultures occidentales…

Message par Phenix le Lun 25 Juin 2012, 15:22

Bonjour, si cela peut vous intéresser et signifier la bonne foi de ma démarche, voici un nouvel exposé que j'ai été amené à produire pour notre dernière AG à la Nichiren Shoshu /

Celle ci a été refusée par notre moine supérieur car trop personnelle...j'ai donc été invité à continuer mes études...
En fait, ma démarche consiste surtout à faire connaître le bouddhisme et en particulier le Sutra du Lotus aux occidentaux. Celui ci ayant été surtout traduit jusqu'alors sous une vision colonialiste et en langue anglaise au 19e siècle, suscite de regrettables suspicions renforcées souvent par l'aspect intransigeant des différents courants qui s'en réclame.

Dommage, car cet enseignement a été délivré en finalité pour clôturer et reléguer au rang de "moyens provisoires" les autres sutras. Sans pour autant les dénigrer, le Sutra du Lotus s'inscrit surtout comme "merveille au delà des différences".

Voici donc par ce modeste exposé comment je compte introduire mes futures commentaires sur ce Sutra. Le sujet traite ici de "La repentance" ...acte de contrition nécessaire à mon sens qui s'effectue seulement après être convaincu de la valeur supérieure ou égale de l'entité à laquelle on s'adresse... Raison donc primordiale de la faire connaître !

La repentance dans le bouddhisme et ses différences
avec nos cultures occidentales…

La repentance amène les êtres à se pencher sur leur passé. Aussi ce sujet de thèse initié par notre école dans le but d’en faire partager une expérience profitable à tous, m’a entraîné au vu de mon intérêt pour l’histoire dans un développement plus global et circonstancié. En effet l’acte du repentir suivi d’une prise en refuge ou pas dans une voie correcte influe à la fois sur le comportement individuel et l’aventure humaine dans son ensemble ; à l’instar du levain pour le pain.

Si tant est suis-je l’individu que je connais le mieux, j’averti ne pas être toujours en phase entre mes conceptions personnelles et l’autocritique que nous sommes censés faire à travers toute repentance quelle que soient les cultures.

En clair et pour être sincère, comme le bouddhisme enseigne que tous peuvent s’éveiller, prenant mon cas pour une généralité, je m’autorise à penser que plus nous sommes élevés en conscience, plus nous avons tendance à nous auto-absoudre et pardonner nos propres fautes ; considérant celles-ci comme autant d’épreuves déterminantes dans l’épanouissement de la personne allant jusqu’à son corollaire : l’établissement de la paix mondiale.

Aussi, dois-je faire un effort pour ne pas paraître arrogant mais aussi ne pas pratiquer l’évitement en voulant faire preuve d’humilité.
En fait, il m’aura fallu pratiquer et étudier le bouddhisme, pour découvrir une « normalité » à mon état…pour ensuite le dépasser et me contraindre sous les conseils d’une amie à effectuer « Zangue » soit la repentance…

Auparavant, l’Européen que je suis était perturbé par un libre arbitre généré par des idéaux progressistes considérant la repentance comme moyen de coercition et entrave à la liberté. Dixit l’expression : « Il est interdit, d’interdire ! » invitant « l’éduqué » à la déculpabilisation et la prise de possession de sa liberté. Aspiration légitime et naturelle d’émancipation hélas bien souvent instrumentalisée, à dessein révolutionnaire pour s’opposer à l’ordre établi quel qu’il soit.

Même, le corps structurant religieux de la société Occidentale a été infléchi, on parle désormais de « Christianisme Déculpabilisant ». De telle sorte que
même si repentir il y a, la parade et le justificatif arrivent en simultanéayant pour effet négatif la reproduction des fautes sans interruption si ce n’est par des sanctions pénales ou violentes.

De fait, l’institution judiciaire aussi vénérable soit elle, est à saturation. La repentance n’opère plus en amont comme elle devrait. Les notions de chute en enfer, purgatoire où rétribution néfaste dans l’avenir sont devenues désuètes. Même s’il subsiste suivant notre éducation dans notre subconscient des principes moraux différenciant le bien du mal…encore moins devons nous y voir une modélisation sublimée qui dépasse notre vécu du moment. Si par ailleurs, cette vertu structurelle transparaît, elle est aussitôt nuancée et relativisée. Dans cette société où le superficiel a pris le pas sur la rigueur morale, le héros, non seulement n’a plus cours mais est ridiculisé. Quant aux marchands de paradis, ils ont pignons sur rue, pourvu qu’ils génèrent des devises et respectent l’équilibre du doute institutionnel !.
Comment en sommes nous arrivés là ? Sans me risquer à résumer ici le cheminement complet del’homme occidental, je note qu’après le sursaut du « temps des cathédrales » au sortir d’un millénaire d’obscurantisme sous la férule de l’Eglise, à un moment intervient la célèbre locution « Etre ou ne pas être ? » (si bien traitée par l’œuvre de Shakespeare : Hamlet) celle-ci aura conduit nombre de nos générations d’élites à faire de ce « doute fondamental » paradoxalement, une certitude plus encline à nous éblouir qu’à nous éclairer.. J’ai nommé ainsi la « révolution bourgeoise des Lumières ».. De fait, si progrès des arts et avancées intellectuelles il y eut, en revanche, les classes laborieuses en guise de liberté ont surtout sombrées dans les rets « dominants-dominés » encore plus iniques. Même si les guerres napoléoniennes les ont masquées tout en exportant la révolution. Puis vint une restauration monarchique vite balayée par des corps et esprit affamés, en quête de pain…mais aussi d’illusions … comme une fuite en avant…mais toujours pas de repentance. Celle-ci faisant toujours figure d’aliénation aux yeux des hagiographes nationalistes.

Par la suite le paroxysme fut atteint par les guerres mondiales, entrecoupées par les atermoiements du socialisme qui aujourd’hui de concessions en désillusions s’évalue en part de marché vis-à-vis d’un capitalisme qui peine à la relance en absence de confit majeur « légitimé »… Le temps du repentir, du regard en arrière serait-il venu ?

C’est donc pour relever ce challenge, permettant d’établir enfin la paix que j’ai pris refuge dans le Bouddhisme de Nichiren. Courant plus religieux que philosophique à mes yeux car se voulant l’écho de la « doctrine originelle du Sutra du Lotus ». Le Bouddhisme tirant sa dénomination comme vous le savez du mot « Bouddha » soit « l’Eveillé », il est donc primordial en adoptant cette religion d’ancrer sa vie dans la pensée d’Eveil et s’ytenir en adoptant une pratique et un enseignement unitaire !

Seulement, une telle disposition ne peut être admise sans une notion exacte de repentance. En effet, comme nous l’avons vu, si l’autorité ou l’entité vénérable n’apporte pas une référence crédible et objective, le pénitent potentiel a tendance à recommencer les mêmes erreurs et faire fi de toutes sanctions et recommandations.

Pour autant, la société occidentale où s’est développé la science moderne, même ici décrite à son désavantage, n’a pas à envier la légendaire sagesse orientale dont les sociétés ont pour la plupart adopté plusieurs formes d’hérésies à la doctrine originelle du Sutra du Lotus. En ce sens nous ne pouvons considérer l’acte de repentance comme véritable et efficace qu’à partir du moment où celle-ci débouche sur la rectitude de la voie correcte.

Donc, au vu de l’éclaircissement apporté par le Sutra du Lotus où foi et compréhension se nourrissent l’une de l’autre, il se trouve que l’Occident -malgré son impasse matérialiste- est désormais prédisposé à accueillir ou redécouvrir (…) le bouddhisme. Et ce, à la lumière du fondateur de notre école Nichiren qui, au Moyen Age au Japon est apparu pour signifier la suprématie du Sutra du Lotus comme merveille au-delà des différences et réfuter les dérives des voies provisoires, prises comme définitives.

La repentance, même redirigée par l’acte de contrition Chrétien ne correspond pas aux espoirs et alternative religieuse de la civilisation actuelle. Alors que le Sutra du Lotus, affirme sa suprématie en considérant les autres démarches religieuses comme des moyens salvifiques auxquels il faut renoncer.
Voire peu à peu se repentir au besoin pour les avoir pris comme définitifs et entrer à présent dans la voie correcte. Soit corriger ses erreurs et celles des
autres !

En moyen des moyens, Nichiren a synthétisé le titre et contenu du Sutra du Lotus dans le mantra « Namu Myôhô Renge Kyo » en nous conviant à le réciter
face au Mandala/Gohonzon où il a inscrit sa vie léguée à tous dans un but d’unité.. ( Ichen tai / un seul cœur dans des corps différents).

Bien à vous,

Jean-Claude BONNOT le 10 mai 2012


Dernière édition par Ignorant Errant KST le Lun 25 Juin 2012, 22:14, édité 2 fois (Raison : Correction de la mise en forme du texte)
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Ortho le Mar 26 Juin 2012, 08:25

@Phenix a écrit:



Le sujet traite ici de "La repentance" (...)
La repentance amène les êtres à se pencher sur leur passé(...) toujours en phase entre mes conceptions personnelles et l’autocritique que nous sommes censés faire à travers toute repentance quelle que soient les cultures.
(...) bien souvent instrumentalisée, à dessein révolutionnaire pour s’opposer à l’ordre établi quel qu’il soit. (...)
(...)je note qu’après le sursaut du « temps des cathédrales » au sortir d’un millénaire d’obscurantisme sous la férule de l’Eglise, (...)

Jean-Claude BONNOT le 10 mai 2012

Bonjour:
1/ il n'y a pas lieu de "repentance" dans le Bouddhisme, mais de connaissance de soi et petit à petit dans prise de conscience du Karma (et des vies antérieures).
2/La Révolution a été faite pour cela: détruire l'Ordre du "Monarque" (voir l'étymologie grecque) et le remplacer par la "Démocratie" (idem).
3/ Dans l'eglise "catholique", la période des ténèbres est à mon humble avis, postérieure aux Cathédrales,elles, construites entre les XIIème et XIV ème siècles...L'Inquisition est née durant la croisade Albigeoise par l'ordre du pape Alexandre III si je me rappelle bien (à vérifier).

Bonne journée!


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Re: Présentation de Phoenix

Message par Phenix le Mar 26 Juin 2012, 10:44

Merci de votre réponse, par contre excusez moi si je la trouve ténue et péremptoire. Je ne reviendrai pas sur les 2e et 3e parties que vous évoquez, si ce n'est pour préciser que notre histoire conventionnelle induit que la démocratie provient de la mythologie Athénienne où les dieux la concèdent aux hommes...Malheur à celui, qui comme Prométhée leur a volé le feu... Mais bon, je reconnais volontiers que cette version est sujette à interprétation, d'autant que "démocratie" rime avec "démoncratie" (l'homme gouverné par lui même...raison de plus pour se repentir de son ignorance et de rechercher la voie correcte pour atteindre l’Éveil )

Pour l'Eglise, par obscurantisme j'entends surtout la période avant les cathédrales, période où l'Occident, suite aux croisades , via les templiers, manifestement semble avoir redécouvert l'art et la culture du Moyen-Orient...s'ensuivit ensuite la Renaissance, puis les Lumières.. instigateurs de la révolution qui renversa le monarque de "droit divin".

Quant à La repentance dans le bouddhisme, je m'inscris en faux dans ce que vous affirmez, même si je reconnais quelques nuances avec ce que notre culture occidentale nous a inculqué, il est indéniable que pour progresser dans la connaissance de soi il nous faut nous départir de nos erreurs de conceptions. A commencer déjà par les reconnaître, d'où l’intérêt de la repentance, qui elle même peut être guidée
dans la prise en refuge dans la voie correcte. Sinon vous êtes sous l'emprise de l'égo ou alors il vous faudrait un temps excessivement long...voilà pourquoi le bouddha a abandonné les ermites de la forêt (...)
Nichiren, même par ses détracteurs est reconnu comme un grand érudit. Il nous informe que la repentance insinuée dans le Sutra du Nirvana est dites dans le Sutra du Lotus (...)

" Le grand Sutra du Nirvana insinue qu'il est dit dans le Sutra du Lotus que ceux qui font "Zangue" spontanément, du plus profond de leur vie et fusionnent avec la véritable loi peuvent tout surmonter sans exception"
Je vous ferai parvenir ultérieurement le texte sur lequel je me base...dès que j'aurai compris comment afficher ici du PDF !
Bien à vous
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Ortho le Mar 26 Juin 2012, 23:10

@Phenix a écrit:(...) Athénienne où les dieux la concèdent aux hommes...Malheur à celui, qui comme Prométhée leur a volé le feu... Mais bon, je reconnais volontiers que cette version est sujette à interprétation, d'autant que "démocratie" rime avec "démoncratie"

(...)
Pour l'Eglise, par obscurantisme j'entends surtout la période avant les cathédrales, période où l'Occident, suite aux croisades , via les templiers, manifestement semble avoir redécouvert l'art et la culture du Moyen-Orient...s'ensuivit ensuite la Renaissance, puis les Lumières.. instigateurs de la révolution qui renversa le monarque de "droit divin".

(...) d'où l’intérêt de la repentance, qui elle même peut être guidée
dans la prise en refuge dans la voie correcte.


Bonsoir,
Comment dit-on "démon" en Grec, si ce n'est "Daïmon" ou "dieux créateurs" (Esculape/ Hermès Trismégiste)?
C'est ce "Daïmon" qui est devenu le démon d'une Eglise ignorante, car coupée de ses racines gnostiques (Evangile selon Thomas).
C'est dans ces logion, l'image même de l'immédiat satori: "ici et maintenant", "l'être et non l'avoir", "Dieu/YHWH/ et non César".

Toute période de l'Histoire, et particulièrement, celle de la France (ce n'est pas chauvin), a ses deux faces: l'une obscure et l'autre de lumière.
Le processus de l'évolution est la division , le "Diabolos", le diviseur.C'est l'image du Démiurge, ce n'est qu'une image;
Les hommes ont toujours eu besoin , de se "réfugier", dans quelque chose de "supérieur" qui leur donne l'impression, mais seulement l'impression, d'avoir, de tenir le "bon" bout.
Mais au final, il n'y a rien, nada, le néant, l'impalpable, ce que les Kabbalistes Juifs, appelle l' "Ein Soph", parce que nous ne sommes rien d'autre que notre ego, du vent, de l'illusion, à laquelle nous nous accrochons en désespoir de disparaître.
C'est ce que les sages du Tibet apprennent à leurs disciples: construire une relation avec une divinité, qui enfin de compte, se dissout lorsque l'être arrive à l'éveil.
Je crains que de se raccrocher à un mantra annihile ce souffle "divin" qui balaie tout et donne l'ultime "réalité".
"Om TAT SAT/ Tat tvam asi"...
Bonne soirée.


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Re: Présentation de Phoenix

Message par Phenix le Mer 27 Juin 2012, 09:53

Bonjour,

Loin de moi l'intention de surseoir à vos illusions que vous semblez, comble du comble prendre pour vraies. Aussi je vous donnerez immédiatement la version de l'enseignement auquel je me voue.
Je vous cite
"Mais au final, il n'y a rien, nada, le néant, l'impalpable, ce que les
Kabbalistes Juifs, appelle l' "Ein Soph", parce que nous ne sommes rien
d'autre que notre ego, du vent, de l'illusion, à laquelle nous nous
accrochons en désespoir de disparaître."


En fait, vous n'avez pas encore intégré le concept de consubstantialité. Dont nous avons l'exemple avec le Christianisme par la Trinité. Le corps, le fils et le St Esprit qui ne font qu'un !
Dans bouddhisme, non seulement le bouddha et à la fois père, souverain et maître, ceci pour l'aspect corporel et humain, mais aussi par l'abord philosophique des 3 vérités .
-vérité de la conditionnalité
- vérité de la vacuité
- vérité de la médianité

Ces trois vérités forment un ensemble et ne sont rien l'une sans les deux autres !

Par le fait en prenant un mantra, un maître ou une divinité pour véhicule, ne nous mène pas à rien ou "nada" comme vous dites. Du du moment que nous l'associons à ses complémentarités qui forment un tout. L'important étant surtout de ne pas confondre le support et le principal. Ce dernier étant la personne, ce que nous sommes où allons devenir à l'état d'Eveil ! Et comme le bouddhisme enseigne qu'il y a inséparabilité de 'homme et de son environnement...on ne peut pas dire qu'il n'y a rien !
Pour illustrer ce concept, j'emploie dans mon texte plus haut "La Démocratie Éclairée" l'exemple de la détection électromagnétique. En fait, on finit par rejeter l’échafaudage, la religion, la fréquence porteuse...mais nous en avons besoin ! en ce sens le moyen devient vérité ! D'où le dogme efficace de la résurrection...
Pour autant, si j'ai pris le bouddhisme de Nichiren comme véhicule, c'est que je le crois plus adapté à notre époque et culture, du moment qu'il s'ouvre sur la sublimation... preuve de supra conscience et de compassion. Etat auquel vous ne me semblez pas étranger du moment que je vous vois introduire la gnose.

Bien à chacun
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LA DEMOCRATIE ECLAIREE... face au nihilisme

Message par Phenix le Jeu 28 Juin 2012, 10:49

Le bouddhisme n'est pas nihiliste et ne débouche pas sur le néant ! car bien au delà de l'extinction de la souffrance par la suppression des désirs prônée par certaines écoles, ce sont bien les désirs qui mènent à l'illumination... tout est question de discernement. Voilà ce que je suis en mesure d'affirmer dans ma ferveur sur le bouddhisme de Nichiren.... Et même si je suis dans l'erreur...ça vaut a peine d'essayer... c'est dans ce sens que je conseille aux septiques de faire "semblant" d'y croire ! comme dans le "pari de Pascal" !

Dans mon message précédent, j'introduis la "sublimation et la foi" en faisant le parallèle entre le Christianisme et le bouddhisme de Nichiren, (forum traité de ce dernier qui a depuis été fermé) Je poste donc à nouveau ici mon lien sur "LA DEMOCRATIE ECLAIREE"
En lisant jusqu'au bout, vous constaterez que je place une citation de Nietzsche, ce qualifiant lui même d'Eveillé, mais qui est pourtant considéré à tort comme "nihiliste" ...

Par
souci de transmettre correctement son enseignement, la Nichiren Shôshû,
école bouddhiste japonaise à laquelle je me réfère, demande
périodiquement à ses sympathisants de l'éclairer sur les retentissements
effectifs et à attendre de l'implication du bouddhisme sur l'occident
et en particulier sur la société française ; berceau des droits de
l'homme.

Voici
donc l'exposé que je me suis risqué à produire il y a quelques années.
Ceci, non seulement pour renseigner cette obédience, mais aussi à titre
informel envers mes compatriotes...à la lumière de mes conceptions
personnelles qui loin s'en faut, n'engagent pas la dite école.



LA DEMOCRATIE ECLAIREE


(Jean-Claude BONNOT Relais des Salines Chapelle d'Huin 25 270 )

Regard sur le :TRAITE SUR LA SERENITE DU PAYS PAR L'ETABLISSEMENT DE LA RECTITUDE (BOUDDHISME NICHIREN)
http://ecolefuji.free.fr/index.htm

INTRODUCTION ET PRESENTATION...

En
l'an 1260 au Japon, sous le règne du quatre vingt dixième empereur,
Kameyana, le 6 du septième mois de la première année de Bun'nô, Nichiren
un moine bouddhiste vivant sous le système rigide du Schogunat
(équivalent de notre féodalisme) présenta avec une audace sans précédent
pour l'époque un traité de remontrance au gouvernement local de
Kamakura, intitulé : « Rissho Ankoku Ron » soit « Traité sur la sérénité
du pays par l'établissement de la rectitude ». Ce texte au titre
évocateur allait devenir l'un des piliers du fondement de l'école
Nichiren la « Nichiren Shôshû »
Ce courant du bouddhisme japonais par
analogie avec la culture occidentale, pourrait de mon point de vue être
considéré comme la « rupture » apportée par Jésus Christ avec la
tradition Juive (et l'héritage d'un paganisme inestimable qui précède) ;
soit le passage de l'ancien au nouveau testament.
Pour la presse
universitaire française (édition « que sais-je » René Arvon « le
bouddhisme ») - L'école Nichiren « jure » vis-à-vis du quiétisme des
autres sectes japonaises... Ce réformateur rejette avec violence toutes
les autres écoles comme le Zen ou l'Amidisme, pour ne retenir que le
mantra essentiel « namu myoho rengue kyo » (invocation du lotus de la
bonne loi) et ce sans qu'il soit important d'en connaître le sens !.
D'aspect tantrique ce courant finit par se répandre dans le monde des
illettrés et les classes populaires. –
Cependant à la lecture de
l'humble présentation et de l'interprétation particulière donnée à ce
traité, vous comprendrez j'espère que les admonestations et les conseils
de ce moine érudit se révèleront par la suite d'une profondeur
incommensurable voire même prophétique bien en phase avec l'actualité.

Le « Rissho Ankoku Ron » se
présente sous la forme d'un dialogue entre un visiteur qui se lamente
auprès de son hôte, au sujet des catastrophes se manifestant dans le
monde et de ses difficultés à les surpasser. Le maître de maison qui,
nous le comprendrons plus tard n'est autre que le bouddha incarné,
répond à son interlocuteur par une série de neuf échanges bien ciblés,
propres à éclairer son interlocuteur sur les causes de son désarroi et
la manière dans il faut prendre refuge au plus tôt dans le véhicule
correct qu'il expose en détail.

Dans ce développement succinct
du Traité sur la sérénité du pays par l'établissement de la rectitude,
j'emprunte volontiers les expressions de l'ex grand patriarche de la
Nichiren Shôshû, responsable de l'étude de la doctrine. Ce procédé ne
devant par être perçu comme du plagiat ou un manque d'inspiration, mais
plutôt pour des raisons pratiques de conformité et de support. Les
membres de la classe sacerdotale responsable des textes originaux et de
la diffusion correcte de la doctrine est à la disposition de tous laïcs
ou religieux voulant recevoir et utiliser de tels enseignements où
conscience et devoir les appellent.
En conclusion j'essaierai d'apporter le reflet et l'influence de ce texte adapté à l'époque où nous vivons.


LE TRAITE , SES COMPARAISONS , SES AFFECTATIONS ....

Face
au désarroi du visiteur, l'hôte prône d'office le refuge en une «
rectitude » qui consiste à « rejeter honnêtement les moyens ».
C'est-à-dire qu'il convie son interlocuteur à ne retenir que le substrat
essentiel des enseignements reçus en rejetant avec déférence les «
outils » nécessaires, mais devenus inutiles à l'accomplissement futur de
sa personnalité et ses relations avec le monde extérieur.
(L'exemple
technologique le plus édifiant à notre époque étant la radiodiffusion
électromagnétique. Le signal émis de façon audible est modulé au moyen
d'une fréquence porteuse pour être véhiculée jusqu'à notre récepteur.
Ensuite, afin de retranscrire le signal utile et correct une « détection
» a lieu où les moyens devenus parasites sont rejetés. )
L'hôte
situant son discours dans le temps, établit une claire hiérarchisation
parmi les enseignements, du superficiel au profond. Là, apparaissent la
véritable signification de la « rectitude » et de la vertu permettant
aux êtres d'ouvrir leur vie.
Toutes ces comparaisons allant des
voies extérieures au bouddhisme comme par exemple l'Islam et la
Chrétienté, aux voies intérieures traduisant « l'égarement des vues »
doivent d'après lui être reléguées au rang de « moyen ».
Il considère
les religions « déistes » comme incapables d'expliquer la cause ayant
produit leur Dieu respectif. Celles-ci disant simplement que Dieu existe
à l'origine. Or cette conception va à l'encontre du principe selon
lequel pour l'intégralité des choses, une cause provoque un effet. Dans
le bouddhisme même le Bouddha a obtenu l'éveil en fonction d'une cause,
d'une pratique faisant apparaître l'effet de bouddhéité. Il y a
immanquablement une cause pour laquelle l'Eveillé est devenu Eveillé.
Ce
principe de causalité satisfait, par ailleurs, au principe selon lequel
une bonne condition et une bonne cause produisent un bon effet et une
bonne rétribution et, à l'inverse, une mauvaise condition et une
mauvaise cause produisent un mauvais effet et une mauvaise rétribution.
En définitive, nous pouvons constater dans le monde actuel, l'incapacité
d'aller au fond de ce principe. Des pensées erronées naissent tel que «
l'essentiel étant d'obtenir de bons effets immédiats, peu importe de
commettre de mauvaises actions pour parvenir à ses fins » .
Le
visiteur attentionné devant tant de prestance et d'assurance se risque à
demander par quel moyen à son tour pourrait il discerner les
enseignements des bons et des mauvais et faire la « comparaison entre le
provisoire le véritable » .
L'hôte continue en apportant un
jugement de valeurs entre « le Grand et le petit véhicule »( Hinayana et
Mahayana) qui sont chronologiquement une logique évolution au sein du
bouddhisme. Le Petit véhicule se limite à juguler les désirs basiques et
se contente d'ouvrir l'éveil pour soi uniquement. Or en fait dans ce
monde, il n'y a pas que notre seule existence. Dans notre relation avec
les autres, il existe à la fois toutes les choses, bonnes et mauvaises,
justes et erronées, heureuses et malheureuses. Le Petit véhicule
n'enseigne que le principe de « vacuité ». Par contre le Grand véhicule
enseigne la vision de la vérité fondée sur « la vacuité », « la
conditionnalité » et « la médianité ». Le Grand véhicule montre
clairement ces éléments et prêche l'enseignement du point de vue
d'ensemble. Toutefois, la signification principale de cet enseignement
n'est développée que jusqu'à la comparaison entre le provisoire et le
véritable. Il n'établit pas la distinction formelle entre la doctrine
originelle et la doctrine éphémère.
Comme le visiteur est digne de
respect et juge en fonction de ses épreuves, connaissances et ascèse
religieuse, un peu désemparé, celui-ci finit par demander clairement à
l'hôte de lui enseigner la voie correcte la plus rapide pour atteindre
l'éveil.
L'hôte, se rendant compte de l'influence qu'il exerce sur
son désormais « élève » et l'état de maturité atteint par celui-ci,
finit par lui divulguer l'enseignement suprême. A savoir, au point le
plus avancé de l'enseignement prôné par le vénéré Shakyamuni (Bouddha
historique), non révélé à l'époque : la doctrine originelle du Sutra du
Lotus de l'ensemencement. Donc établir la distinction entre
l'enseignement de la doctrine originelle du Sutra du Lotus et ceux des
sutras antérieurs et la doctrine éphémère, correspond à « la rectitude »
au sein de l'action « établir la rectitude ».

Par la suite le
texte établit que le visiteur, conquit, remercie son bienfaiteur lui
ayant démontré ses erreurs et assure « Nous devons sans tarder prendre
effet à l'antidote et établir la paix ! ».
La dernière phrase du
traité est significative car il s'agit encore d'une résolution du
visiteur qui incite chacun à l'engagement actif après avoir absorbé et
assimilé ce nouvel enseignement « Je ne croirai pas seulement moi-même,
mais je corrigerai les erreurs d'autrui ».

Cette « doctrine de
l'ensemencement » Nichiren la matérialisa en l'inscrivant sur un grand
Mandala ou « honzon » qui sert à présent d'objet de culte dans chaque
maison de pratiquant. Ce support vénérable inscrit en caractères chinois
de l'époque, contient l'essentiel de sa doctrine, soit sa vie
elle-même. D'aspect mystérieux, cette figure incite à l'étude, au
recueillement et au désir sublime d'unicité de la personne et du Dharma
(fusion de l'homme et de la loi)

Le traité sur la sérénité du
pays par l'établissement de la rectitude comporte comme vous l'aurez
compris toute une série de comparaisons savantes, entre la doctrine
éphémère et l'originelle dans un vocabulaire adapté aux croyances et
coutumes populaires de l'époque et du lieu. Dilemme ne pouvant être
relaté dans ce modeste exposé. En résumé, ce qu'il est important de
retenir de ce traité par son intrusion à une époque donnée est «
l'accomplissement d'une vie » en l'occurrence ici, celle de Nichiren,
qui finit même par établir que la « rectitude », elle-même, premièrement
est la « sublimité » retranscrit dans le caractère « MYO ».
En
définitive, une logique inscrite au plus profond des stances du Sutra du
Lotus, contenue et employée par le mantra « Nam myoho rengue kyo »,
contribue à nous rapprocher de l'éveil véritable parfait sans artifice.
Cette sagesse de la loi suprême que ni la connaissance éclairée, ni la
réalisation inductive ne permet d'atteindre.
En ce sens Nichiren se comporte comme le bouddha originel, premier parmi ses égaux.

Il
est à noter également que ce traité ne s'adresse pas seulement à nos
vies présentes, mais tâche de faire prendre conscience que celles-ci
tendent à l'éternité par l'atteinte de l'Eveil par tous. Il est donc
urgent d'interrompre ces cycles d'erreurs qui nous condamnent nous, les
autres et les générations suivantes à revivre notre passé. Nichiren ne
cesse de nous mettre en garde contre les enseignements hérétiques qui
font commerce de « la crainte en la vie suivante » ou de son absence ...


CONCLUSION/ LE TRAITE DE NOS JOURS ...


En
introduction, je me suis permis de souligner à titre personnel
l'analogie relevée entre d'une part, le Christianisme (installé dans le
lit d'un paganisme millénaire) ayant façonné la pensée occidentale et
d'autre part le bouddhisme de Nichiren. L'un et l'autre dans leurs «
œuvres et vertus » induisent une « sublimité » qui à valeur de raison.
Le Christ prônant l'Amour et Nichiren l'atteinte de l'éveil et la paix
mondiale par la « synthèse des désirs » . C'est donc en ce
sens qu'il faut comprendre la nécessité du retour à la rectitude que
prône cet humble moine japonais dans sa missive au gouverneur temporel
du moment. Les samouraïs, les dirigeants orgueilleux de cette époque
féodale ont été sommé par ce petit moine tonsuré de se conformer aux
enseignements corrects du Bouddha originel, afin de prendre les bonnes
décisions pour transformer l'environnement et établir la sérénité du
pays.
Il va de soit que Nichiren fût persécuté et même condamné à la
peine capitale mais, causes et conditions ont été telles que son
exécution fut commuée en exil. De ce lieu, nous est donc parvenue sa
précieuse correspondance.

De nos jours les réalités mondiales et
nationales vis-à-vis de l'époque de Nichiren ne sont certes pas
comparables du point de vue matériel, cependant, comme d'autres avant
moi l'on comprit « le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous ! ».
D'un point de vue global, les angoisses liées au « sens de l'existence »
se sont accentuées. Médecine, sciences inductives et sociales après
avoir suscité tour à tour espoir et arrogance confinent nos sociétés à
plus d'humilité. De plus d'autres facteurs de craintes, liés aux
terrorismes et aux catastrophes « naturelles » se font de plus en plus
ressentir.

Le traité pour la sérénité du pays par
l'établissement de la rectitude dans nos pays occidentaux pourrait
paradoxalement être un éclairage capital pour nos démocraties
déficientes. Encore faut il le reconnaître.. En effet, en s'émancipant
imparfaitement de la tutelle de la religion, l'exemple de la révolution
française est saisissant. En effet, celle ci a eut tôt fait
d'instrumentaliser des « mythes fondateurs » pour fonder la Nation. En
prenant au sens premier sa définition de : « Roi-Publique » la
république a escamoté la véritable Démocratie. Les nouveaux guides
autoproclamés ont occulté les origines spirituelles des institutions
démocratiques (datant du siècle de Périclès) rendant le libre arbitre au
citoyen, remettant l'homme digne de ce nom au cœur de son environnement
économique et social.
La logique et la rectitude dont parle
Nichiren devraient inspirer nos dirigeants afin d'établir au niveau
international une Justice saine et indépendante. Sacralisée par
légitimité et besoin, servie par une classe sacerdotale irréprochable
fixant les règles d'une gouvernance mondiale. La Démocratie retrouverait
ses prérogatives...comme aux temps où les dieux de l'Olympe nous l'ont
concédée. La fusion de l'homme et du Dharma (loi active de l'éveillé) ou
« communion des saints » instaurerait dans sa réalité, « la paix
mondiale>>.




CHAPELLE D'HUIN

Jean-Claude BONNOT le 11 Octobre 2007


« Démocratie
éclairée », voulant dire aussi « Démocratie régulée », en guise de
référence à cette nécessité, voici une citation de Nietzsche, notre
visionnaire moderne occidental (se qualifiant lui-même d'éveillé).




- Votre indulgence, ô vous, natures élevées, vous pousse au suffrage universel, etc...votre « humanité » à
la mansuétude face au crime et la bêtise. A la longue vous porterez
ainsi à la victoire la bêtise et ceux qui ne réfléchissent pas ! -



http://www.eclaireurcitoyen.com/archives/2010/03/19/index.html
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Ortho le Jeu 28 Juin 2012, 16:29

Bonjour,


Merci pour votre texte, je l’ai imprimé, je le lirai
attentivement.




Je voudrais juste citer un extrait pris sur un site, pour
redéfinir cette pensée, pour « moi », de ce que j’entends par
« Nada » (rien, vide, en Espagnol).


Ma phrase était celle-ci :


« Mais au final, il n'y a rien, nada, le néant,
l'impalpable,… »





Du site :


http://www.le- dictionnaire.com/ :





Définition
du mot :
néant : Nom
masculin singulier




rien, ce qui
n'existe pas



ce qui
n'existe pas encore ou qui n'est plus



(philosophie) non-être


valeur nulle
ou presque nulle



vide
intellectuel ou moral






Et du même site :





Définition
du mot :
vide ( Ce n’est déjà pas la même chose….)







Adjectif
singulier invariant en genre


qui ne contient rien


où il n'y a
pas ou très peu d'occupants (jouer devant une salle vide)



qui manque
d'intérêt, de profondeur



où l'on
ressent une absence (sans elle la maison est vide)




Nom
masculin singulier






absence
d'air



espace qui
ne contient rien



absence complète
du type de personnes ou d'objets recherchés



sentiment
d'absence, de privation



caractère de
ce qui manque de valeur



abîme
(tomber dans le vide)






Mais aussi : Définition du mot :





Repentance : Nom féminin singulier


Vieilli :
regret que l'on a d'une faute commise






Comment pourrait-on regretter une faute dont l’on a même
pas, le moindre vague souvenir ?






Voici l’extrait :


Du blog : http://eveilimpersonnel.blogspot.fr/2007_11_01_archive.html#





Le
vendredi 30 novembre 2007




• Le sujet connaissant n'est pas la personne - Tendzin
Palmo




Le sujet
connaissant n'est pas la personne






Tendzin Palmo





«Les
gens ont l'idée préconçue que pour accéder à la spiritualité, il faut devenir
une sorte d'illuminé indifférent au monde. Mais, encore une fois, ce n'est pas
ainsi que les choses se passent. Devenir un être pleinement réalisé ne signifie
pas que l'on ne ressent plus rien, que l'on n'éprouve plus d'émotions : on
conserve son identité et sa personnalité, mais on cesse tout simplement d'y
croire. Les grands lamas qu'on rencontre sont les gens les plus vivants du
monde. Cela s'explique par le fait que les noeuds que l'on a forgés et qui nous
inhibent se sont dénoués et que la nature de l'esprit, authentique et
spontanée, resplendit. Cet état de bouddha n'est pas une sorte de néant vide,
il est au contraire débordant de compassion, de joie et d'humour. Il est
merveilleusement léger. Il est aussi extrêmement sensible et profondément
intelligent.


Face à un public possédant une bonne connaissance de
base du bouddhisme, des dialogues profonds et animés s'instauraient. « Il y a
la pensée et le fait d'être conscient de cette pensée. Et la différence entre
les deux est considérable. Énorme... En temps normal, nous nous identifions
tellement à nos pensées et à nos émotions que nous nous confondons avec elles.
Nous sommes le bonheur, nous sommes la colère, nous sommes la peur. Il faut que
nous apprenions à prendre du recul et à reconnaître que nos pensées et nos
émotions ne sont que des pensées et des émotions. Elles ne sont que des états
mentaux. Elles n'ont pas de solidité, elles sont transparentes. Il faut en être
conscient, le savoir véritablement afin de ne pas s'identifier avec le sujet
connaissant. Il faut savoir que la conscience connaissante n'est pas une
personne au sens d'une entité autonome et permanente.»








Un silence s'installa, pendant lequel cette
affirmation essentielle pénétra lentement l'esprit de l'assistance. Puis une
voix:


«Le sujet connaissant n'est pas la personne... C'est
difficile!


- Oui! C'est la grande vue pénétrante du Bouddha,
reprit Téndzin Palmo d'une voix pleine de respect.


- Quand on a reconnu qu'on n'est pas la pensée ni
l'émotion, on croit qu'on a tout compris, mais aller plus loin et savoir qu'on
n'est pas le sujet connaissant nous amène à poser la question suivante : qui
suis-je?


- C'est en effet la grande sagesse du Bouddha: plus
on approfondit l'analyse, plus la qualité de notre conscience est l'ouverture
et la vacuité. Au lieu de trouver une petite parcelle d'entité éternelle qui
serait le "moi", on revient à cet esprit vaste et spacieux qui est en
interdépendance avec tous les êtres vivants. Dans l'état où nous sommes, on se
demande où est le "moi" et où est l"autre". Tant que l'on
reste dans le domaine de la dualité, il y a un "moi" et un
"autre". C'est l'erreur fondamentale, la cause de tous nos problèmes.
C'est aussi la raison pour laquelle on a l'impression d'être très isolé. Là
réside l'ignorance foncière. »


Le ton de Téndzin Palmo n'admettait pas de réplique
quand elle exposait la quintessence du bouddhisme : la vacuité, remède à tous
les maux de l'humanité.


Le dialogue avec l'auditoire se poursuivit

«Alors, cette dualité, ce sentiment d'être séparé,
est la cause de notre souffrance fondamentale, cette profonde solitude que
l'être humain éprouve au tréfonds de lui-même?


- Bien sûr. C'est la cause de toutes nos souffrances.
L'ignorance selon le bouddhisme ne se situe pas au niveau intellectuel où nous
l'entendons, nous, mais c'est l'ignorance dans le sens de la méconnaissance.
Nous créons ce sentiment d'un "moi", ainsi que tout le reste qui est
le "non-moi". Et de là vient cette attirance pour les
"autres" que "je" désire et cette répulsion envers tout ce
que "je" ne veux pas. C'est la source de nos désirs, de nos aversions
et de tous nos défauts. Tout vient de cette appréhension duelle qui est
fondamentalement erronée.


«Une fois qu'on a compris que la nature de notre
existence est au-delà des pensées et des émotions, qu'elle est incroyablement
vaste et en rapport d'interdépendance avec tous les êtres, ces sentiments
d'isolement et de séparation, de peur et d'espoir disparaissent d'eux-mêmes.
C'est un immense soulagement! »


Une fois exposée cette vérité mystique qu'ont
découverte les saints de toutes les religions, la joie de l'unité qui surgit
quand l'ego a disparu, l'auditoire n'avait plus qu'à en faire l'expérience.


«La raison pour laquelle nous ne sommes pas des êtres
éveillés est la paresse (Téndzin fit cette découverte dans sa grotte et elle y voit
l'un de ses écueils principaux). Il n'y a pas d'autre raison. On ne se donne
pas la peine de revenir au présent parce qu'on est trop fascinés par tous les
jeux de l'esprit.



Extrait du livre "Un ermitage
dans la neige" (NiL éditions).


Veuillez visiter la page
en Français consacrée à Tendzin Palmo ainsi que son site :





http://www.tenzinpalmo.com/




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Re: Présentation de Phoenix

Message par Phenix le Ven 29 Juin 2012, 16:59

Dans le "Sutra du Nirvana" (dernier des enseignements attribué au bouddha historique ) il est dit que le Sutra du Lotus insinue que ceux qui pratiquent "Zangue", soit la repentance du plus profond de leur vie et fusionnent avec avec la véritable loi, peuvent tout surmonter sans exception....
Je me propose donc d'évoquer cette voie... si on me laisse m'exprimer... évidement.
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Re: Présentation de Phoenix

Message par Phenix le Ven 29 Juin 2012, 17:04

hem, ce dernier message venait en réponse à Chokdee le 13 dec 2011 où il s'interrogeait sur les sutras du Grand Véhicule (Mahayana)
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L'Eclaireur éclairé ! D'alesia au Bouddhisme, via le Chistianisme

Message par Phenix le Ven 07 Déc 2012, 23:39

Bonsoir, un nouveau texte à vous soumettre à l'occasion de sa traduction anglaise ...The_Enlightener__1_L'Eclaireur éclairé, version anglaise)

Par J-C Bonnot « L’ECLAIREUR – D’Alesia au Christianisme » Page 347


L’ECLAIREUR ECLAIRÉ



Même si la fameuse maxime de Socrate « connais-toi toi-même ! » est engageante, elle n’est pas évidente à concevoir ou réaliser par tous. Encore faut-il au préalable avoir conscience de l’objectif capital commun : l’avènement de la paix mondiale. Cette dernière étant le but avoué de toutes les religions, reste à savoir comment y parvenir ensemble...
Pour qui reconnaît la loi de causalité, toutes pensées, actions ou paroles prononcées produiront invariablement effets et conséquences. Il est cependant difficile d’en maîtriser enchaînements et phénomènes imbriqués.
Certes il est réconfortant et respectable de s’en remettre en un Dieu tutélaire en guise de cause originelle, vrai Dieu né du vrai Dieu, créateur de toutes choses. Mais l’inclinaison au libre-arbitre faisant partie intégrante de notre incarnation en ce monde, au cours des âges, quelques êtres ou sociétés en différents endroits tentèrent avec plus ou moins de satisfaction de comprendre comment et pourquoi telle cause produisait tel effet. Se regroupant, parfois en conciles, quand l’élaboration d’une doctrine devenait nécessaire. Comme par exemple suite à l’apparition d’un prophète ou d’un Eveillé (bouddha). Ils nous ont retranscrit d’innombrables Sutras (mot Sanskrit, signifiant : enseignement). L’un d’entre eux, produit sous forme de compilation encline à devenir la véritable Bible du bouddhisme : « Le Sutra du Lotus » (fleur des marais qui, par ses pétales et graines simultanées, est comparable à la cause et l’effet). Cet ouvrage étant soumis lui aussi à la loi de causalité il serait vain, voire erroné, de prétendre en sonder parfaitement sources et affluents ; comme il serait injuste d’en réserver les arcanes uniquement à certains favorisés.
Donc par mansuétude, ce «roi des sutras» prodigue à ceux qui en conçoivent l’entendement, ses œuvres et vertus par le simple fait d’en prononcer le titre. Tel le mantra adopté par notre Eclaireur, récité au plus proche de sa signification originelle « Namu Myohorengue Kyo » (Se tourner vers le cœur du lotus - bouddhisme Nichiren, Japon) .
Ce genre de pratique où harmoniques et syllabes contribuent à donner vie, peut être qualifié de « Tantrisme » est fort usité dans les ordres religieux, voire aussi dans les pratiques profanes comme le Yoga. Le simple fait de répéter, louer, invoquer : le nom, la fonction du père putatif ou le cœur du sutra, concourt à rendre réceptif et manifester sa dévotion, tout en captant l’allégresse délivrée par la loi mystique.
Exemples : « Allah Hu Akbar » (Dieu lui seul est grand ! - Islam) ou « Alléluia » (Louez Dieu ! - Judéo-Christianisme) « Aum namu padme » (Se tourner vers le lotus - bouddhisme Tibétain)).
Ces litanies apaisent, stimulent et motivent : foi, étude et pratique (méditation, prière, rituel).
D’un point de vue extérieur, il serait naïf et réducteur de considérer ces phonèmes comme seulement lénifiants ou euphorisants. Depuis la prima-humanité les mantras sont plutôt comparables à des remèdes ou conditionnements dont l’efficacité agit de concert avec l’ascèse et l’enseignement prodigué. Celui-ci, basé sur l’éveil, l’écoute et le discernement des différentes modalités de la vie.

En voici un exemple de classification significatif :
« Les dix modalités de la vie » (Chap. II « moyens » Sutra du lotus)
1) Ainsi est l'Apparence, 2) Ainsi est la Nature, 3) Ainsi est l'Entité, 4) Ainsi est le Pouvoir, 5) Ainsi est l'Influence, 6) Ainsi est la Cause interne, 7) Ainsi est la Relation, Cool Ainsi est l’Effet latent, 9) Ainsi est l’Effet manifeste, 10) Ainsi et leur cohérence du commencement jusqu'à la fin.
Ces modalités ou « ainsités » décomposent et reconstituent simultanément (telle la fleur et le fruit du lotus arrivant à maturité en même temps) la manifestation permanente et immuable de la vie.
La cognition, la connaissance des éléments englobant tenants et aboutissants de toute vie étant considérée comme certes importante, mais pas forcément nécessaire ; l’essentiel étant « l’intelligence du cœur ». Chaque strate et paraboles du Sutra du Lotus, écrites en prose puis en vers étant là pour préparer, classifier, comprendre et discerner qualités et défaut humains, de leurs causes internes et externes à leurs manifestations. Le remède, l’apaisement et la joie, devant apparaître à l’individu par l’éveil intérieur tourné de fait vers la compassion ; finalité du bouddhisme signifiant littéralement : partager la passion.
Le sutra au chapitre XVI « Longévité de l’ainsi venu » termine par la parabole de : « l’excellent médecin » proposant ainsi une conclusion de principe : le choix entre son médicament auquel il faut croire pour être sauvé ou celui de douter de ses paroles et absorber de mauvais enseignements propres à égarer.

Bien entendu, il convient de relativiser, car il s’avère vite impossible voire inutile au commun des mortels de tout maîtriser. Le Bouddhisme, voie médiane, en plus de ses propres rites pédagogiques et ascétiques, s’appuie souvent sur de multiples pratiques, ancestrales ou contemporaines, pour véhiculer son enseignement. La science moderne étant elle aussi utilisée en support.
Les règles de propagation s’appuient sur un prosélytisme lié aux circonstances et aux crises existentielles. Réponses à la fois rigoureuses et compatissantes, capables d’aider les êtres à s’extraire du cycle causal des trois poisons : L’ignorance, l’avidité et la colère.
Ne nous y trompons pas, une doctrine de ce genre reste cependant un simple échafaudage ou moyen. La finalité reste tout de même de se réaliser, vivre sa liberté et accomplir son œuvre.
Jean-Charles notre éclaireur, même s’il en a pleinement conscience, au vu de ses malencontreuses anticipations sur les réactions de sa compagne, vient pourtant apparemment de subir côté cœur un sérieux revers.
Cherchant justement à s’accomplir, non seulement en parachevant ses recherches historiques, mais aussi à vivre pleinement le présent et préparer l’avenir, il a fait confiance au « Dharma », c'est-à-dire la « loi mystique en action ». Notion qui peut sembler aléatoire, voire paradoxale, au vu des dispositions rationnelles énumérées plus haut, mais il n’existe pas de dogme universel dans les conceptions bouddhistes. De nombreux courants ont donc vu le jour depuis l’époque du Bouddha historique, né en Inde vers le Ve siècle avant J.-C. L’école à laquelle se réfère Jean-Charles est celle fondée par le moine réformateur Japonais Nichiren au XIIIe siècle. Celui-ci adopta, face à la déliquescence du bouddhisme de son époque, un retour à l’orthodoxie, rejetant même fermement les autres courants. Ce qui jure vis-à-vis du quiétisme des autres sectes japonaises. Nichiren, dans sa logique, a même adressé une missive fortement documentée au gouvernement d’alors, lui enjoignant de prendre les dispositions nécessaires pour un rapide retour aux préceptes bouddhistes. Bien entendu, ceci a été perçu comme une audace et un affront inouï, il fut donc condamné à la décapitation. Sauvé mystérieusement du sabre du bourreau par une « lumière cosmique » (…), sa peine fut commuée en exil. De cet endroit nous sont donc parvenus de nombreux écrits.
Le particularisme de ce moine est de vénérer la toute puissance du bouddha originel, sans qu’il soit pour autant nommément défini. Les éveillés apparaissant à différentes époques en fonction de la prédisposition des êtres. Ce qui eut pour fait notoire la reconnaissance de Nichiren par ses disciples comme : bouddha universel. Lui-même, de son vivant, anticipa cette nomination en présentant son enseignement de "Bouddhisme de l’ensemencement", l’opposant au "Bouddhisme de la récolte", celui de la tradition.
Le bouddhisme de Nichiren pourrait être comparé au Christianisme car celui-ci se répandit surtout chez les humbles, la classe laborieuse. La simplicité de la pratique repose surtout sur la récitation du mantra : Namu Myohorenguekyo. En insistant sur le caractère : Myoho, véritable cœur du Sutra du Lotus.


Aux antipodes du Japon, à une tout autre époque, ayant croisé dans ses recherches historiques la pertinence et la valeur des dénominations chez les différentes peuplades du continent européen, Jean-Charles, alors surtout orienté sur l’affaire de la localisation d’Alésia, en vint à faire le rapprochement entre les Mandubiens, habitants de cette cité (Bello Gallico, liv VII, chap 68) et le bouddhisme.
Autrefois, lors de la tradition orale, on inversait le mot pour inverser le sens… Ex : Monde et Démon (ordre et désordre)… donc si : BUD ( de Bouddha) signifie : l’Eveil, DUB signifie : Sommeil ou la mort ! Les Mandubiens de part leur dénomination, sont donc en lien avec l’ancienne religion mondiale du culte du Soleil et le Bouddhisme qui en manifeste l’essence ! D’où son rejet par l’ordre Judéo- Chrétien et la disparition d’ Alésia… Autrefois centre religieux de toute la celtique (Diodore de Sicile « fondation d’Alésia »)
Voulant en savoir plus, c’est à un client de passage dans son établissement qu'il doit la connaissance de Nichiren et du Sutra du Lotus.
En étudiant cette obédience, il comprit insensiblement qu’au travers du cérémonial et la récitation lancinante et harmonieuse de caractères chinois, tirés du Sutra du Lotus, ce courant religieux reposait sur un enseignement profond. Il découvrit au contact de quelques pratiquants que le bouddhisme n’était pas une « religion sans Dieu », comme on aurait tendance à en juger de l’extérieur, mais bien une école de pensée, de pratique où l’expérience mystique est pleinement vécue.
Mais l’adhésion pleine de Jean-Charles repose surtout sur le parallélisme, voire l’accomplissement de notre spiritualité occidentale qu’il a découvert dans cette étrange doctrine. Voici comment il l’a décrit, dans l’extrait d’un exposé rédigé à la demande de cette école japonaise, soucieuse de savoir comment pourrait être perçu son message dans la société française.
« En introduction, je me suis permis de souligner à titre personnel l’analogie relevée entre d’une part, le Christianisme (installé dans le lit d’un paganisme millénaire) ayant façonné la pensée occidentale et d’autre part le bouddhisme de Nichiren. L’un et l’autre dans leurs « œuvres et vertus » incluent dans leur notion de « raison » l’implication d’une « sublimité ». Le Christ prônant l’Amour et Nichiren effectuant la synthèse des deux par la voie d’une logique sublime. C’est donc en ce sens qu’il faut comprendre la nécessité du retour à la rectitude que prône cet humble moine japonais dans sa missive au gouverneur temporel du moment. Les samouraïs, les dirigeants orgueilleux de cette époque féodale ont été sommés par ce petit moine tonsuré de se conformer aux enseignements corrects du Bouddha originel, afin de prendre les bonnes décisions pour transformer l’environnement et établir la sérénité du pays. »


Sublimité… ? Pour notre Éclaireur, ce mot renferme plusieurs sens et ne peut correspondre à une seule prouesse intellectuelle, obtenue par certaines techniques de méditation avancées, d’exaltation de la foi ou autres traits de génie réservés à quelques initiés ou élus béatifiés. Il faut faire une rencontre individuelle y prendre refuge ou l’adopter. Quant au rapport avec les autres, plus les vertus de cette apparition ou hypothèse insufflée seront élevées, plus l’harmonie entre les êtres s’accomplira, le tout en « libre concurrence ».
Cette disposition reste cependant théorique car en pratique, du fond des âges, dans le monde actuel, de multiples courants de spiritualité ont essaimé. Alors, pour l’explorateur mystique, la principale vertu reste le recours à la providence, toujours et encore. La science inductive étant neutre, son usage étant requis surtout pour étayer ou infirmer les tentatives et expériences des uns et des autres. Les questions éthiques relèvent, quant à elles, des sciences humaines, donc des courants religieux.
C’est par conséquent dans l’optique de réaliser cette rencontre, preuve subliminale capable de répondre à ses questionnements allant de pair avec ses recherches historiques, que Jean-Charles s’est laissé volontairement emporter dans le flot des aléas de l’existence. Pour comprendre, admirer, discerner, aimer et par la suite conseiller et enseigner, il lui était nécessaire d’expérimenter.
Lorsque Sophie lui proposa de l’accompagner en Grèce, il crut voir dans cette opportunité un signal de la loi mystique et se persuada que le moment était venu pour se mettre en marche. Dans son esprit, ayant rarement eu l’occasion de voyager aussi loin, une telle perceptive fut comparable à l’étoile de la nativité des rois mages.
Il serait toutefois inconvenant de croire Jean-Charles aussi naïf. Confiant en sa foi, cette escapade était pour lui l’occasion d’une belle aventure ; une reconnaissance au monastère de Daphné n’étant, vu les moyens d’informations d’aujourd’hui, pas vraiment nécessaire. Il voulait surtout partager et faire vivre sa quête avec cette intrigante et ravissante personne. Il voyait en elle une complémentarité, une druidesse capable de le comprendre et de transmettre à travers son cercle de relation ce qu’il allait lui faire découvrir.
Manifestement, ce signal a donc bien eu lieu, puisque cet homme au conditionnement prédisposé à travers l’apparition de cette femme dans sa vie, s’est imaginé tel Héraclès poursuivant la biche aux pieds d’airain. Il se voyait déjà la suivre jusqu’au pays des Hyperboréens, le paradis terrestre. L’admirer, se nourrir de sa beauté sauvage, découvrir, partager rêves et secrets, émerveillements, pour ensuite la récupérer à son retour lorsqu’elle viendrait boire à la source originelle où il l’attendrait patiemment. La belle, en toute quiétude, sans se débattre, accepterait enfin de s’endormir au creux de son épaule… Elle aura vécu son illusion et en cela fait découvrir au héros la vraie lumière.
Jean-Charles ignorait pourtant encore à quel point les projets qu’il croyait fonder aux cotés de cette femme allaient dépendre de la personnalité et du comportement de celle-ci. Au vu des découvertes et interprétation, divergences d’opinion et sensibilités, notre homme n’est pas resté maître de la situation et s’est lui-même laissé surprendre.
Attiré par l’état de vie de Sophie il espérait, dans son sillage, découvrir ses centres d’intérêt, ses visions, tout en lui faisant partager les siens et pourquoi pas… aboutir à une communion.
L’intention aussi, noble soit-elle, son enseignement lui stipulant clairement que s’il est facile de recevoir il est plus difficile de garder, n’auront pas suffi. Il a dû faire appel à toutes ses ressources intérieures pour ne pas succomber au désespoir suite à réaction de son amie.
Alors qu’il croyait avoir rencontré cette sublimation tant recherchée au contact de cette femme, tout avait faillit s’effondrer. Le recours était venu, par un phénomène mystérieux qu’il ne s’explique pas encore… une joie indicible issue du fond de son être était venue investir son corps et son esprit. Au-delà de l’imaginable, indescriptible par les mots, une ouverture pleine de confiance et d’amour « L’éclaireur éclairé ».
Le voilà donc certain d’avoir franchi ce nouveau seuil de conscience lui élargissant son horizon. Même le comportement de Sophie ne lui apparaît plus comme un échec, mais s’inscrit dans un plan d’intelligence de la bonté auquel il met désormais toute sa confiance.
Aimer, compatir sans espoir de retour lui apparaît désormais plus important, plus simple au lieu de chercher vainement à persuader les autres de leurs erreurs.
Il n’en remet pas pour autant en cause ses conceptions bouddhistes, celles-ci lui auront permis de se préserver et ne pas succomber au désir de s’approcher trop près de la flamme. Tout comme Saint Irénée a du le ressentir auprès des gnostiques.
Se remémorant les paroles et l’intonation de sa partenaire, la tentation de se laisser consumer avait été terrible. Jusqu’à se demander s’il ne passait pas à coté de l’existence. Ardemment, il aurait voulu connaître cet abandon chaleureux et confiant en l’être d’amour, dont elle parle si bien. Se fondre dans cette créature… cet alter ego, partenaire manifeste du divin incarné.
Puis ce songe s’évanouit sous l’effet de cette « supra-conscience » lui signifiant que le moment sublime entrevu sera d’autant mieux conservé s’il sait s’en écarter à temps. Profiter ainsi de sa lumière, de sa chaleur, s’y référer sans pour autant fusionner, s’identifier à elle. Une parole hermétique de Jean l’Évangéliste lui revint, criante de vérité « Qui aime la vie, la perd ! »

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