Forum bouddhiste: L'Arbre des Refuges

Etudes, Pratiques & Compassion.



Bienvenue sur L'Arbre des Refuges !

Forum bouddhiste: L'Arbre des Refuges

École de la Vérité Expérimentée


...

Adblock Plus

Surfez sans désagrément !


  • Bloque les bannières, pop-ups, malware, etc.
  • Par défaut, les publicités non intrusives ne sont pas bloquées
  • Gratuit et en source libre (GPLv3)


Accepter et installer pour Chrome


Accepter et installer pour Firefox


Accepter et installer pour Internet Explorer

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Flux RSS


Yahoo! 
MSN 
AOL 
Netvibes 
Bloglines 

Etudes, Pratiques & Compassion


Derniers sujets

» L'Arbre des Refuges/- Les mots qui se suivent
Aujourd'hui à 21:42 par Mila

» Prise de Refuge et Bodhicitta
Aujourd'hui à 10:34 par Mila

» L'enfance d'un maître .
Lun 19 Nov 2018, 21:15 par Akana

» Rencontre en cercle inter-tradition
Lun 19 Nov 2018, 11:51 par Mila

» Aoyama Roshi à la Demeure sans limites
Dim 18 Nov 2018, 14:09 par Disciple laïc

» Quand le corps, l'esprit et l'instrument font un .
Dim 18 Nov 2018, 12:36 par Mila

»  Pour protéger les forêts de Thaïlande , des arbres sont ordonnés moines
Dim 18 Nov 2018, 11:30 par Mila

» Enseignements publics de Dungsey Gyétrul Jigmé Rimpoché à Bruxelles
Dim 18 Nov 2018, 11:12 par Mila

» Réouverture du site RIMAY
Sam 17 Nov 2018, 22:38 par Mila

» Des arbres , pour l'Arbre .
Sam 17 Nov 2018, 15:28 par Mila

» Bon 80 ème anniversaire Cher Dalaï Lama !
Sam 17 Nov 2018, 10:03 par Karma Trindal

» La pratique du sommeil
Ven 16 Nov 2018, 20:19 par Mila

» Pratiquer le Dharma aujourd'hui: Mindfulness Association Belgium
Ven 16 Nov 2018, 14:16 par Karma Trindal

» présentation d'oupa
Ven 16 Nov 2018, 13:59 par Karma Trindal

» Nouvelle arrivée
Ven 16 Nov 2018, 13:58 par Karma Trindal

» Je pousse la porte...
Ven 16 Nov 2018, 13:55 par Karma Trindal

» présentation
Ven 16 Nov 2018, 13:42 par Karma Trindal

» Bonjour à tous
Ven 16 Nov 2018, 13:41 par Karma Trindal

» Un grand bonjour pour vous !
Ven 16 Nov 2018, 12:55 par Karma Trindal

» Présentations
Ven 16 Nov 2018, 12:50 par Karma Trindal

» présentation
Ven 16 Nov 2018, 12:49 par Karma Trindal

» Kalou Rimpoché à Paldenshangpa La Boulaye , décembre 2018
Ven 16 Nov 2018, 12:43 par Karma Trindal

» Namasté à tous
Ven 16 Nov 2018, 12:23 par Karma Trindal

» Paroles d'animaux
Ven 09 Nov 2018, 09:33 par Mila

» Bouddhisme et christianisme
Jeu 08 Nov 2018, 16:33 par Ortho

» Ripa International Center
Mer 07 Nov 2018, 09:05 par Mila

» Les prières du Bardo.
Mar 06 Nov 2018, 22:29 par Ortho

» Méditation : comment elle modifie le cerveau
Lun 05 Nov 2018, 22:47 par tindzin

» Quelle place et quel sens donner à la vie monacale ?
Dim 04 Nov 2018, 11:01 par Disciple laïc

» Illusion ou censure ?
Jeu 01 Nov 2018, 09:57 par Disciple laïc

» Jour de ROUE important dans le calendrier Bouddhiste
Mar 30 Oct 2018, 20:56 par Pema Gyaltshen

» Formations mentales, émotions non souhaitées
Sam 27 Oct 2018, 09:22 par Jean-François

» Visite de Kalou Rimpoche à Samye Dzong Bruxelles , décembre 2018
Ven 26 Oct 2018, 17:50 par Mila

» Qu'est devenu Larung Gar ?
Ven 26 Oct 2018, 12:08 par Mila

» Le tibétain?
Jeu 25 Oct 2018, 20:06 par Mila

» Les cent conseils de Padampa Sangye
Mer 24 Oct 2018, 14:28 par Mila

» DREPUNG GOMANG MONASTERY TOUR 2018
Mer 24 Oct 2018, 13:09 par Ortho

» Adzom Gyalsé Rinpoché Bruxelles 2018
Mar 23 Oct 2018, 10:28 par Pema Gyaltshen

» Restons Zen : Le Village des Pruniers
Dim 21 Oct 2018, 17:19 par Disciple laïc

» L’éthique dans tous ses états – 1/2 et 2/2 : « enseigner l’éthique »
Dim 21 Oct 2018, 14:16 par Disciple laïc

» poème de Jules Supervielle
Sam 20 Oct 2018, 16:42 par Abhradan

» Plongée au coeur du Bouddhisme russe : le datsan d'Aguinskoië .
Sam 20 Oct 2018, 14:14 par Mila

» Regard profond sur les 5 agrégats
Ven 19 Oct 2018, 17:19 par Disciple laïc

» Journée du Bouddhisme - 28 octobre 2018
Mer 17 Oct 2018, 22:43 par Mila

» 108 perles de sagesse du Dalaï Lama
Mer 17 Oct 2018, 10:52 par Mila

» Méditation-Addiction
Dim 14 Oct 2018, 19:46 par Ortho

» Elevage industriel , nous vivons un divorce total avec la nature .
Dim 14 Oct 2018, 19:41 par Ortho

» La pratique véritable .
Dim 14 Oct 2018, 11:36 par Ortho

» Pratique quotidienne + un "truc"
Dim 14 Oct 2018, 08:23 par Disciple laïc

» Krishnamurti, révolution psychologique
Sam 13 Oct 2018, 15:52 par Mila

» La méditation en marchant
Sam 13 Oct 2018, 09:26 par Disciple laïc

» Lettre à un religieux
Ven 12 Oct 2018, 14:55 par Disciple laïc

» Shalom, Salaam, Tournée en Israel/Palestine
Ven 12 Oct 2018, 13:43 par indian

» Trinh Xuan Thuan publie La plénitude du vide
Ven 12 Oct 2018, 12:22 par Disciple laïc

» Rencontre des deux Karmapa en France
Ven 12 Oct 2018, 09:54 par Abhradan

» Anniversaire du Vénérable Thich Nhat Hanh
Ven 12 Oct 2018, 09:52 par Mila

» Quand chante Milarépa
Jeu 11 Oct 2018, 10:19 par Mila

»  INSTRUCTIONS POUR LA MÉDITATION EN MARCHE
Jeu 11 Oct 2018, 08:46 par Disciple laïc

» Compréhension intellectuelle et expérience du dharma
Mer 10 Oct 2018, 17:53 par Disciple laïc

» L'illusion de l'égo
Mer 10 Oct 2018, 08:56 par Disciple laïc

» Embrasser sa colère par Thich Nhat Hanh
Mer 10 Oct 2018, 08:41 par Disciple laïc

» Bonsoir je me présente
Lun 08 Oct 2018, 20:46 par Mila

» La rencontre sereine avec la réalité - Qu'est ce que la réalité ?
Lun 08 Oct 2018, 20:15 par Disciple laïc

» Vache et baballe
Dim 07 Oct 2018, 18:14 par Disciple laïc

» Bouddhisme et foi Baha'ie
Dim 07 Oct 2018, 18:12 par Disciple laïc

» L’attention, fondement de la pratique du satipatthana sutta
Dim 07 Oct 2018, 10:18 par Disciple laïc

» La permaculture , une philosophie de vie .
Dim 07 Oct 2018, 00:29 par Mila

» 2 sutras ou Mara suggère à des bhikkouni qu'elles sont faites et contrôlées par un être supérieur
Ven 05 Oct 2018, 16:48 par Disciple laïc

» Mara, Samsara, et Identité
Ven 05 Oct 2018, 16:29 par Disciple laïc

» 2 sutras ou le Bouddha prophétise les "menaces futures"
Ven 05 Oct 2018, 16:18 par Disciple laïc

» Christianisme et bouddhisme
Ven 05 Oct 2018, 11:36 par Disciple laïc

» Un monument en homme aux animaux de guerre
Jeu 04 Oct 2018, 13:12 par Mila

» Communication humain-animaux par le chant , une tradition scandinave pour rassembler les troupeaux .
Mer 03 Oct 2018, 10:53 par Mila

» AN 4.193 Bhaddiya Sutta — Discours à Bhaddiya —
Mer 03 Oct 2018, 08:03 par Disciple laïc

»  4 octobre 2018 , journée mondiale des animaux .
Mar 02 Oct 2018, 16:21 par Mila

Qui est en ligne ?

Il y a en tout 36 utilisateurs en ligne :: 1 Enregistré, 0 Invisible et 35 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Mila


[ Voir toute la liste ]


Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 605 le Dim 10 Sep 2017, 22:58

Statistiques

Nos membres ont posté un total de 97816 messages dans 11259 sujets

Nous avons 4259 membres enregistrés

L'utilisateur enregistré le plus récent est Godineau

Meilleurs posteurs

Pema Gyaltshen (7494)
 
Karma Trindal (6916)
 
petit_caillou (4731)
 
Karma Döndrup Tsetso (3503)
 
karma djinpa gyamtso (3386)
 
MionaZen (3353)
 
Karma Yéshé (2779)
 
vaygas (2423)
 
Karma Yönten Dolma (2311)
 
hananou (1701)
 

Méditation et douleur

Partagez
avatar
petit_caillou
Protectrice de l'Arbre [PdA]
Protectrice de l'Arbre [PdA]

Féminin
Nombre de messages : 4731
Age : 36
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Méditation et douleur

Message par petit_caillou le Sam 17 Déc 2011, 22:22

Méditation et douleur

"La pratique du Chan pourrait se caractériser comme une pratique à corps perdu, corps retrouvé. Le corps qu'il s'agit de perdre, de transcender, au besoin en le mutilant ou en l'immolant, est le corps ordinaire, vulgaire "sac de peau" ou "d'excréments" - comme le répète ad nauseam le maître Zen lors de séances collectives de méditation qui semblent consister avant tout à surmonter la douleur physique induite par une position assise prolongée. Le corps qu'on cherche à atteindre, ou plutôt à retrouver, au terme de ces mortifications est un corps glorieux, le corps de Bouddha. D'où la position hiératique de la méditation assise, tout de contrôle. Immobilité, assise parfaite, distance intérieure : le pratiquant se fige dans une posture qui symbolise et anticipe la maîtrise."
Bernard Faure, Sexualités bouddhiques : Entre désirs et réalités, Aix-en-Provence, Éditions Le Mail, 1994, p. 41.

Une réflexion sur la douleur physique induite par la méditation.

L'apprentissage de la méditation permet de découvrir un espace de liberté intérieure. On se trouve - on se retrouve ? - dans un profond état d'apaisement et de tranquillité. Ces termes mêmes, en fait, ne sont guère adéquats, puisque parler d'apaisement ou de tranquillité renvoie encore à des termes opposés comme l'agitation ou la lutte. Une transformation s'opère où toute opposition devient caduque : on ne se perçoit plus comme agité ou non agité et l'on devient complètement "à l'aise". Ceux qui pratiquent la méditation, les débutants notamment, sont néanmoins souvent confrontés à un autre mode d'être de la méditation où ils ne se retrouvent guère à l'aise : ils souffrent dans leur corps. Le sujet est peu évoqué par les méditants. Pour les enseignants, souvent redevables d'un Zen japonais au tempérament martial, la souffrance physique reste perçue comme normale, voire nécessaire. Cette question de la douleur doit pourtant être clarifiée, l'état d'intense souffrance physique que l'on peut parfois expérimenter au cours de la méditation reste en effet antinomique de l'état paisible du samâdhi.

Il est étonnant qu'on ne parle quasiment jamais de l'expérience de la douleur. La littérature zen aujourd'hui disponible est immense, on trouve de nombreux manuels de méditation, mais aucun n'évoque le vécu des pratiquants avec toutes ses difficultés. Tout au plus va-t-on s'étendre sur les hallucinations qui, somme toute, ne concernent que peu de gens. Mais rien sur la souffrance physique. Le vécu intérieur réel est pour ainsi dire déconsidéré. Pourtant quiconque a expérimenté des retraites zen à la Japonaise sait que la douleur est une compagne habituelle tout au long des séances de méditation.

Dans de nombreux centres zen occidentaux, les pratiquants vivent souvent la méditation comme une épreuve. Pour beaucoup, les longues séries de méditation créent un état d'hypersensibilité et d'envahissement douloureux de l'être. Comme on leur demande de ne pas bouger, la plupart d'entre eux doivent composer avec leur souffrance : pour l'un, un léger mouvement du corps, pour l'autre un raclement de gorge. Quand elle se fait trop pressante, ils doivent inventer des stratagèmes et des dérivatifs mentaux pour meubler le temps et ainsi démobiliser la douleur. Georges Frey qui enseigne en France sous son nom zen de Taikan Jyoji et qui vécut plusieurs années au monastère de Shôfukuji à Kobé l'explique bien : "Il y a deux possibilités de fuir les difficultés pendant zazen : la première consiste à pratiquer la concentration sur le kôan ou la respiration. On oublie la réalité, on surpasse la douleur. Ainsi le temps passe vite. Mais il m'est impossible de rester concentré plus d'une demi-heure par jour. Je pratique alors la deuxième possibilité, celle qui consiste à se faire du cinéma mental." [1]. L'esprit est alors sur le qui-vive, pris dans un va-et-vient continuel entre puis-je tenir et ne puis-je pas tenir ? On guette le moindre bruit qui indiquerait la proximité de la fin de la méditation. Les prévoyants prennent des anti-douleurs et autres baumes pour articulations. Car tout bon méditant le sait : ça peut faire mal!


_________________
avatar
petit_caillou
Protectrice de l'Arbre [PdA]
Protectrice de l'Arbre [PdA]

Féminin
Nombre de messages : 4731
Age : 36
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: Méditation et douleur

Message par petit_caillou le Sam 17 Déc 2011, 22:24

Il ne faut pas négocier avec la douleur, il faut la dépasser, entend-t-on souvent. Un discours récurrent veut en effet que la douleur ait une valeur positive. Elle serait même nécessaire : la douleur permettrait une meilleure concentration, voire de déjouer les pièges de l'"ego". Discours paradoxal, puisque le but du bouddhisme reste bien l'éradication de la souffrance : en souffrant vous ne souffrirez plus. Lisons encore le journal de Georges Frey à Shôfukuji : "Je prends, le premier soir, la ferme résolution de ne plus bouger, quoi qu'il advienne. Même si mes jambes doivent se détacher de mon corps, quitte à en crever sur mon coussin, je ne changerais pas de posture. Ainsi ai-je modifié mon approche de la douleur. Je ne tente plus de la fuir. Je l'attends de pied ferme. C'est le seul moyen pour que ma méditation puisse s'approfondir. Malgré la souffrance, inévitable, je ne bouge pas. Il me faut la dépasser, sans quoi elle aura toujours le dernier mot. Je comprends que je dois dominer la douleur ou rester dominé par elle. Il n'y a pas d'autre choix que celui de me mettre en perpétuelle haute tension spirituelle, que de dominer pour ne pas être dominé." [2]. Dominer pour ne pas être dominé : Il y a dans le Zen japonais, une certaine culture de la violence et de la virilité. Les novices en font l'expérience dans les monastères y subissant, non seulement les douleurs physiques de la méditation, mais également la souffrance morale, la frustration et l'humiliation de leurs aînés.

S'il est vrai que la douleur modifie notre rapport au monde - on pourrait la qualifier de soustraction, soustraction à son être, aux perceptions - elle ne peut conduire à l'état de samâdhi. Je parle bien entendu d'une douleur totale, envahissante, non les simples crampes qu'on ressent parfois. La confusion psychocorporelle (qu'est-ce que le temps, qu'est-ce l'espace pour l'homme souffrant ?) qu'induit un corps douloureux va à l'encontre d'un état de tranquillité et d'apaisement. La méditation nous introduit à un nouveau rapport avec nous-mêmes, essentiellement non-violent. La douleur, au contraire, est tout entière faite de violence. Violence contre soi, violence contre autrui. Dans de nombreux centres, elle est le signe d'une contrainte, celle de la soumission au groupe. Une contrainte qu'on s'inflige mais surtout, puisqu'elle est consentie, que le groupe inflige. Elle implique le méditant dans une relation interactive. La douleur n'est pas juste une sensation, elle est avant tout signification. Ce point est rarement élucidé. Marquant la chair, la douleur matérialise l'appartenance des corps au groupe.

Cette dimension interpersonnelle de la douleur va se révéler dans les sesshin (les retraites zen à la Japonaise) où de séance en séance, celle-ci va devenir peu à peu l'expérience centrale de la méditation. Une phénoménologie de la sesshin serait à écrire. À raison de huit à quatorze heures de méditation quotidienne, pour des corps peu aguerris, la sesshin se mue en épreuve où la douleur prend quasiment une valeur initiatique... La légèreté ou l'entrain décrits par ceux qui sortent d'une telle retraite est à la mesure des difficultés qu'ils y auront rencontrées. Le zendô, le dôjô deviennent l'arène, le lieu clos, où chacun, à la fois témoin et acteur, participe à une douleur collective. Les limites entre moi et autrui se dissolvent : Que peut mon voisin à l'irréductibilité de ma souffrance, souffre-t-il lui aussi ? Pourtant, parfois j'arrive à percevoir un mouvement imperceptible, sa plainte silencieuse. Si loin et si proche des autres, c'est là tout le paradoxe de ce lieu.

Ce vécu est-il similaire chez les Orientaux ? N'oublions pas que la douleur n'est pas qu'une simple réaction physiologique. Les perceptions, les réactions, les manifestations de la douleur se modifient selon l'histoire personnelle, relationnelle et culturelle. "Même si le seuil de sensibilité est proche pour l'ensemble des sociétés humaines, le seuil dolorifère auquel réagit l'individu et l'attitude qu'il adopte dès lors sont liés essentiellement au tissu social et culturel." [3]. Malheureusement, il n'existe pas d'étude comparée sur le vécu méditatif des Orientaux et des Occidentaux, mais on peut supposer que l'acuité, l'appréciation et l'intégration de la douleur dans un contexte japonais est largement différent du nôtre. Georges Frey, suisse élevé dans une culture européenne, peut l'évoquer dans ses multiples aspects. Le fait même qu'il l'écrive (qu'elle n'imprime pas simplement sa chair mais également son discours) est significatif. Un Japonais pourrait-il seulement en parler ?


_________________
avatar
petit_caillou
Protectrice de l'Arbre [PdA]
Protectrice de l'Arbre [PdA]

Féminin
Nombre de messages : 4731
Age : 36
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: Méditation et douleur

Message par petit_caillou le Sam 17 Déc 2011, 22:24

Dans le Zen extrême-oriental, la rohatsu sesshin occupe une place toute particulière. Elle commémore l'illumination du Bouddha et dure du 1er au 8 du douzième mois lunaire (aujourd'hui du 1er au 8 décembre au Japon qui a adopté notre calendrier). Elle est pratiquée au Japon, en Chine et en Corée. Il s'agit de méditer d'une manière quasi-ininterrompue pendant une semaine. Traditionnellement, on ne dort assis que quelques heures. Cette sesshin est vécue par ses participants, d'après les témoignages qu'on peut lire ici ou là, comme une épreuve physique intense où la privation de sommeil se surajoute à la douleur... Elle s'assimile à un rite d'initiation : il s'agit de mourir et de renaître. Dans le monastère japonais du Tenryûji, la retraite est décalée pour se terminer symboliquement au solstice d'hiver. Selon les mots d'Omori Sôgen : "On crossing the threshold rebirth of the winter solstice, yin (darkness) turns into yang (light), symbolizing rebirth to one's original self-nature after one's experience of Great Death." [4]. La fonction de la sesshin comme rite de passage, où la souffrance physique et psychique est centrale, apparaît tout particulièrement dans l'école zen Sambô Kyôdan fondée par Hakuun Yasutani (1885-1973). L'illumination semble au prix de cette souffrance. De la première sesshin conduite par Yasutani à Hawaii en 1962, Eidô Shimano, qui enseigne le Zen aux États-Unis, rapporte qu'elle fut : "Autant hystérique qu'historique. Elle se termina par ce que Yasutani rôshi considéra être comme cinq expériences de kenshô [illumination]." [5]. L'introduction de ces retraites intensives semble tardive dans l'histoire du Zen. Elle n'est pas mentionnée, par exemple, par Dôgen (1200-1253).

Alors, faut-il faire l'éloge de la douleur ? Se contraindre, souffrir ? Faut-il croire que "la douleur n'est pas une fin en soi, mais [qu']elle oblige à des efforts de dépassement de ses propres limites : efforts nécessaires pour atteindre l'expérience zen" [6], enfin que "les austérités ascétiques zen sont toujours pratiquées dans la limité des possibilités humaines. Si du 1er au 8 décembre, durant Rohatsu, on pratique zazen quasiment sans interruption, c'est la preuve que l'être humain peut ne pas se coucher pendant huit jours." [7]. Pourtant le déchirement intérieur provoqué par la douleur ne se confond pas avec l'illumination. Toute douleur majeure paralyse le samâdhi. La douleur est fermeture. Elle nous referme sur nous-mêmes. Le corps n'est plus ce compagnon silencieux, il crie et ses cris couvrent tous les sons du monde. À l'opposé la méditation est tout en ouverture. La douleur est une prison, la méditation est une libération.

Ces remarques n’encouragent pas le laxisme ou la diminution du temps de méditation. La véritable question à se poser est celle-ci : faisons-nous de la méditation, ou faisons-nous semblant de pratiquer ? Lisons encore Georges Frey : "L'œil en rapière, je vois entrer le Maître. Il tient un court bâton plat. Il avance, lentement, scrute et jauge chaque bonze comme un colonel qui passe en revue ses troupes. Nous sommes au garde-à-vous, dans la position assise, faisant semblant d'être en samâdhi." [8]. La comparaison est à souligner. Pour un Japonais, l'entraînement militaire et l'entraînement zen se confondent presque. On connaît les influences réciproques des arts martiaux et du Zen. Le bushidô, la voie du guerrier, fut considéré comme du Zen en action. En retour le Zen japonais n'est-il pas un art martial où l'on combat, non un ennemi extérieur, mais un démon intérieur : Mâra. Vaincre est essentiel : "Pendant la méditation du soir, hier, je souffrais tellement que j'en avais les larmes aux yeux. Douleur, froid et fatigue sont les trois choses qui m'accablent. Je ne suis pas encore capable de les surmonter malgré les progrès que j'ai fait dans mon zazen. Que d'efforts pour si peu de réalisation! Si mon désir de vaincre ces difficultés est inébranlable, alors je peux réussir. Donner le meilleur de moi-même tout le temps, voilà mon but, mais comme c'est difficile! Ne jamais me laisser abattre, là est l'essentiel, toujours vouloir vaincre, sans penser à autre chose que de me concentrer sur le kôan."


_________________
avatar
petit_caillou
Protectrice de l'Arbre [PdA]
Protectrice de l'Arbre [PdA]

Féminin
Nombre de messages : 4731
Age : 36
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: Méditation et douleur

Message par petit_caillou le Sam 17 Déc 2011, 22:25

Est-ce ce Zen là qu'il convient de pratiquer ? Il existe pourtant une autre manière d'appréhender la méditation, d'une manière non-violente, presque "féminine", respectueuse de son corps, à l'opposé de la méditation virile du Zen japonais. Il n'y a rien à vaincre dans la méditation. Les méditants n'ont pas de record à battre. Dans certains centres zen, la méditation devient l'objet d'une compétition invisible (contre soi, contre les autres) : il s'agit de tenir! Pour beaucoup, décroiser les jambes à quelques minutes du gong fatidique, sera vécu comme un échec. Pourtant chaque personne a sa propre histoire corporelle. Elle doit apprendre à gérer sa méditation, non se fondre dans un moule hiératique dont la sérénité ne serait qu'apparente.

Ce qui ne veut pas dire qu'il faille arrêter de méditer à la moindre crampe, il s'agit plutôt d'apprendre à gérer ses difficultés. L'effort nécessaire doit trouver son adéquation. Le Zen coréen propose un mode de gestion de la douleur original qui pourrait être repris. Tout comme au Japon, les moines coréens méditent beaucoup. Pour eux, l'année est divisée en quatre périodes de trois mois, deux grandes retraites formelles et deux périodes intermédiaires. Pendant les retraites, le programme quotidien comprend généralement quatorze heures de méditation par bloc de trois heures où alternent 50 minutes de méditation assise suivie de 10 minutes de méditation debout. Lors des périodes intermédiaires, les moines pratiquent un peu moins et à "discrétion". Cela signifie que, durant chaque bloc de trois heures, chacun est libre de gérer sa méditation à sa guise. Les trois heures ne sont pas ponctuées toutes les heures, chacun peut pratiquer alternativement les méditations assises et debout à son propre rythme. On peut ainsi sortir après une demi-heure de méditation assise et pratiquer une heure de méditation debout. On a là une combinaison astucieuse d'une pratique rigoureuse et néanmoins adaptée aux possibilités de chacun. Il va sans dire que cette méthode plus souple a la préférence des moines [10]. Il existe une tradition orale dans le Zen Sôtô japonais : à l'époque de Dôgen, on pouvait pratiquer la méditation debout "à discrétion" lorsqu'on le souhaitait. Il suffisait de se lever de son siège de méditation.

Dans notre groupe, les méditations durent 30 minutes et non plus 40 comme au Japon. Ce n'est pas anodin. Pour nombre d'Occidentaux, le seuil du difficilement supportable ou de l'insupportable se situe à environ 30 minutes. Il vaut mieux faire une séquence composée de 3 fois 30 minutes de méditation assise entrecoupée de quelques minutes de méditation en marche, qui permet d'entrer dans un état de profonde concentration sans être perturbé par les douleurs physiques, plutôt que de faire deux fois 40 ou 45 minutes de méditation assise... Les seuils dolorifères ne sont pas universels.

Dans une salle de méditation, toute violence vis-à-vis de soi ou d'un autre doit être prohibée. J'ai choisi d'animer les séances de méditation à la manière dont pratiquait le moine Ryôtan Tokuda pendant les premières années de son séjour en France : Je fais face au mur comme n'importe qui d'autre, je ne me lève pas, je n'utilise pas le bâton et je ne parle pas. Il s'agit pour moi de respecter totalement l'espace méditatif de chacun. Ne rien imposer, ne rien surimposer, ne pas s'immiscer dans cet espace. En cinq ans de pratique quasi-quotidienne en compagnie de Ryôtan Tokuda, je ne l'ai peut-être vu se lever que trois ou quatre fois pendant la méditation, le plus souvent pour observer les postures. Une fois, je l'entendis se lever près de moi. Mais à peine s'était-il levé qu'il se rassit aussitôt. À la fin de la séance, je lui demandais le pourquoi de ce soudain revirement. Il me fit cette réponse désarmante : "Quand je me suis levé, je me suis aperçu que le parquet grinçait. J'ai eu peur de vous déranger." Ces simples mots m'ont bouleversé ; jusqu'alors, je n'avais jamais vu ou entendu quelqu'un réagir de cette manière. Ils montraient son total respect de la méditation de chacun. C'est devenu pour moi, depuis, une ligne de conduite. Bien entendu, on ne peut totalement délaisser les personnes. Certaines ont des difficultés. Mais il faut savoir trouver le moment où celles-ci pourront accepter et intégrer des remarques ou des corrections. Ce n'est pas forcément dans le cadre de la méditation elle-même. Les "rectifier" afin qu'elles correspondent au modèle d'une posture idéale sans tenir compte de leur histoire corporelle ou psychique est, au mieux inutile, au pire nuisible.


_________________
avatar
petit_caillou
Protectrice de l'Arbre [PdA]
Protectrice de l'Arbre [PdA]

Féminin
Nombre de messages : 4731
Age : 36
Contrée : ici
Arts & métiers : Secrétariat
Disposition de l'Esprit : Bouddhisme, Zen, Lecture.....
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 12/02/2011

Re: Méditation et douleur

Message par petit_caillou le Sam 17 Déc 2011, 22:26

Notes

[1] Taikan Jyoji, Itinéraire d'un maître zen venu d'Occident, Paris, Calmann-Lévy, 1996, pp. 154-155.

[2] Ibid., p. 83.

[3] David Le Breton, Anthropologie de la douleur, Paris, Métailié, 1995, p. 110.

[4] Omori Sogen, An Introduction to Zen Training, Londres, Kegan Paul International, 1996, p. 146.

[5] Senzaki Nyogen, Soen Nakagawa, Eido Shimano, Namu Dai Bosa: A Transmission of Zen Buddhism to America, New York, Theatre Art Books, 1976, p. 185.

[6] Taikan Jyoji, ibid., p. 60.

[7] Taikan Jyoji, ibid., p. 123.

[8] Taikan Jyoji, ibid., p. 40.

[9] Taikan Jyoji, ibid., p. 162.

[10] Robert E. Buswell, Jr., The Zen Monastic experience: Buddhist practice in Contemporary Korea, Princeton, Princeton University Press, 1992, pp. 167-168.

Source: http://www.zen-occidental.net/articles2/douleur.html


_________________
avatar
Pema Gyaltshen
Modérateur d'honneur [RdA]
Modérateur d'honneur [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 7494
Age : 64
Contrée : Bruxelles
Arts & métiers : Artiste
Disposition de l'Esprit : Arts
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 13/02/2007

Re: Méditation et douleur

Message par Pema Gyaltshen le Dim 18 Déc 2011, 09:20

Il y a aussi un chapitre entier sur la douleur dans le merveilleux livre de Matthieu Ricard :
L'Art de la Méditation"
Avec différentes techniques bien décrites pour intégrer les douleurs dans la méditation.


_________________

avatar
Ortho
Présence spontanée
Présence spontanée

Masculin
Nombre de messages : 1350
Age : 63
Contrée : France
Arts & métiers : Vaguemestre
Disposition de l'Esprit : En attente.
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 04/08/2011

Re: Méditation et douleur

Message par Ortho le Mar 20 Déc 2011, 13:20

Je pense que le Bouddhisme Zen Japonais, est à mettre en parallèle avec la mentalité Japonaise:celle du Budo.

Durant une séance de Zazen, on peut faire "Gaïsho"("Salut des deux mains")et détendre son corps. En France, on peut se servir d'une chaise ou d'un tabouret pour ceux qui ont des problèmes de genoux.Je crois qu'il faut Occidentaliser les pratiques.L'important est de prendre conscience de la pensée, de sa création, de son illusion, du jeu de l'égo...etc...

On peut se servir de petit(s) coussin(s), glissé(s) sous les genoux ou le genou souffrant pour le détendre.

Les accidents aux genoux peuvent être graves au niveau de la traumatologie, et quelquefois, définitifs ou qui nécessitent des interventions chirugicales!

Car , on oublie, en Europe, QUE NOUS SOMMES DES EUROPEENS, avec des corps d'Européen, donc , peu habitués, dès l'enfance à passer des heures en tailleur ou à genou(Au Yoga c'est pareil!).

Encore une fois, il nous faut la raison garder!et les pieds sur terre, sous peine de gros déboires, voire de dégoût, pour quelque chose qui est fait pour aider(Maiterya, n'est-il pas assis à l'Européenne?).Rolling Eyes


_________________
Les apparences sont trompeuses!
[i]
avatar
Chokdee
Les Racines de l'Arbre [RdA]
Les Racines de l'Arbre [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 413
Age : 70
Contrée : Normandie
Arts & métiers : retraité
Disposition de l'Esprit : humeur féconde
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 11/12/2011

Re: Méditation et douleur

Message par Chokdee le Mar 20 Déc 2011, 14:15

Sensei Tokuda :

Merci Madame Petit Caillou. C'est certain, la souffrance n'est pas utile, surtout si elle nuit à l'attention ; d'ailleurs nous pratiquons la Voie pour résoudre toutes les souffrances. J'ai eu la chance d'apprendre à méditer tranquillement, bien sûr avec effort juste et persévérance mais sans brutalité inutile ni pour le corps ni pour l'esprit. Pourtant j'ai commencé avec Sensei Taisen Deshimaru mais les sessions du matin, 2 fois 30 minutes de 7h30 à 8h30 se faisaient dans une concentration non-violente. Les élèves auraient-ils mal compris le maître ? Durant les sesshins nous faisions 8 heures de zazen par jour maximum, avec alternance de marches kin-hin et aussi des séances de massage pour détendre les muscles, tendons, tensions, douleurs. T. Deshimaru Sensei ne jouait pas au colonel, même s'il nous enjoignait à être forts et il faisait particulièrement attention aux personnes fragiles tant physiquement que mentalement pour les aider à progresser au mieux. J'ai eu aussi la chance de partager quelques zazen avec maître Tokuda, un moment je n'habitais pas loin de chez lui et je faisais un saut le matin avant d'aller au boulot.

Par la suite j'ai rejoint Gomchen Lama Tempa Gyamtso. Nous méditions le matin de 4h00 à 6h00, avec pause thé tibétain à 5h00 et là j'ai découvert comment être dans à la fois dans la présence et la détente du corps et de l'esprit (c'était tout de même plutôt martial il est vrai, le zen du vieux samouraï). Mais bon, ça secoue quand même parfois, c'est normal, la méditation n'est pas le confort, c'est voir l'esprit tel qui est, et on commence par voir les scories, on ne peut y échapper. On ne peut se contenter de voir directement sa propre nature, d'ailleurs c'est un leurre que de croire cela, c'est pour ça que les pratiques préliminaires sont bien utiles.

Sarva Mangalam.
avatar
Chokdee
Les Racines de l'Arbre [RdA]
Les Racines de l'Arbre [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 413
Age : 70
Contrée : Normandie
Arts & métiers : retraité
Disposition de l'Esprit : humeur féconde
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 11/12/2011

Re: Méditation et douleur

Message par Chokdee le Mar 20 Déc 2011, 14:22

@Ortho a écrit:
Maitreya, n'est-il pas assis à l'Européenne? Rolling Eyes

Non, Maitreya ne serait pas assis "à l'européenne" mais entrain de se lever de son siège, prêt à venir. C'est du moins ce que j'ai entendu dire une fois par un lama digne de foi.
avatar
Pema Gyaltshen
Modérateur d'honneur [RdA]
Modérateur d'honneur [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 7494
Age : 64
Contrée : Bruxelles
Arts & métiers : Artiste
Disposition de l'Esprit : Arts
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 13/02/2007

Re: Méditation et douleur

Message par Pema Gyaltshen le Mar 20 Déc 2011, 14:29

Mouais ! Il me semble quand même que le Bouddha Maitreya est bien assis



_________________

avatar
Chokdee
Les Racines de l'Arbre [RdA]
Les Racines de l'Arbre [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 413
Age : 70
Contrée : Normandie
Arts & métiers : retraité
Disposition de l'Esprit : humeur féconde
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 11/12/2011

Re: Méditation et douleur

Message par Chokdee le Mar 20 Déc 2011, 14:33

Tout à fait bien assis, et d'ailleurs ce serait intéressant de lire ce qu'en dit le sutra qui se rapporte à Maitreya.

Cela dit je me méfie de tout l'émotionnel occidental en rapport avec Maitreya.

C'est comme la légende qui voudrait nous faire croire qu'Asanga aurait reçu le Gyud Lama du Bouddha Maitreya. Sauf que je viens de lire que la maître bien humain d'Asanga s'appelait Maitreya.
avatar
Chokdee
Les Racines de l'Arbre [RdA]
Les Racines de l'Arbre [RdA]

Masculin
Nombre de messages : 413
Age : 70
Contrée : Normandie
Arts & métiers : retraité
Disposition de l'Esprit : humeur féconde
Appréciations : Aucun avertissement

Date d'inscription : 11/12/2011

Re: Méditation et douleur

Message par Chokdee le Mer 21 Déc 2011, 12:39


Contenu sponsorisé

Re: Méditation et douleur

Message par Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Mer 21 Nov 2018, 21:48