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Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par karma djinpa gyamtso le Sam 31 Mar 2012, 20:12

Regards des bouddhistes sur Jésus

par André Bareau


"Regards des bouddhistes sur Jésus" : voilà certes un sujet fort intéressant, mais qui présente quelques sérieuses difficultés. Tout d’abord, le bouddhisme est sans doute, de toutes les grandes religions du monde, celle qui est le plus éloignée du christianisme par sa doctrine fondamentale et par d’autres traits importants, bien qu’il en soit, ou en semble, en revanche très proche par d’autres. Ensuite, à cause de l’extrême diversité des formes qu’il a prises au cours du temps et de son extension géographique, par suite de sa grande souplesse d’adaptation aux civilisations et aux mentalités fort variées des peuples chez lesquels il s’est introduit, ses "regards sur Jésus" peuvent être très différents les uns des autres. Enfin, si nous possédons un assez grand nombre d’informations sur la façon dont les bouddhistes, surtout ceux d’aujourd’hui, considèrent le christianisme, bien plus rares au contraire sont les renseignements relatifs à leurs opinions sur la personne de Jésus.

Avant d’examiner ces derniers documents pour savoir comment les adeptes du bouddhisme voient effectivement le fondateur du christianisme, il m’a paru bon d’étudier la façon dont ils devraient le voir en théorie, en la déduisant de la doctrine fondamentale enseignée par les anciens textes canoniques du bouddhisme, vieux de plus de vingt siècles.

Comme vous le savez sans doute, le bouddhisme est une religion qui présente la fort étrange particularité, difficile à comprendre pour nos esprits occidentaux, de nier, de réfuter même l’existence d’un Dieu unique, éternel, omnipotent, créateur de tout ce qui existe et souverain de tous les êtres qui peuplent l’univers, et aussi de nier l’existence de tout principe personnel éternel, analogue à ce que nous nommons l’âme. C’est du reste la négation de ce principe personnel qui les conduit logiquement à nier celle de Dieu tel que nous le concevons.

Entendons-nous bien : le bouddhisme n’a jamais nié l’existence des dieux, bien au contraire il reconnaît celle de myriades de dieux, de millions de divinités de toutes sortes, grandes et petites, célestes et terrestres, les unes sublimement éthérées, purs esprits ou possédant un corps fait de lumière et se nourrissant uniquement de joie, les autres doués d’un corps de matière plus grossière mais invisible aux hommes ordinaires, les uns et les autres incomparablement plus puissants que ces derniers car disposant de multiples pouvoirs prodigieux. Chacun de ces êtres divins, cependant, si élevé soit-il dans la hiérarchie divine, si immensément puissant soit-il, est limité aussi bien dans la durée de sa vie que dans ses pouvoirs. Chacun d’eux naît, apparaissant soudain parmi les dieux, vit ensuite une très longue existence, qui peut durer des milliards d’années car les Indiens ont toujours compté très large quand ils ont pu donner libre cours à leur fertile imagination, cette vie sera parfaitement heureuse, exempte de toute douleur, de toute peine, de tout souci, elle ne sera sujette ni à la maladie ni à la mort comme celle des autres êtres, humains ou non, mais elle aura nécessairement une fin, comme tout ce qui existe et qui a eu naturellement un commencement, une naissance. Un jour, donc ce dieu mourra, disparaîtra soudain, sans aucune souffrance ni angoisse, et il renaîtra comme n’importe quel être vivant après sa mort, soit comme dieu, soit comme homme, soit comme animal, soit même comme damné, en conséquence automatique et inéluctable de la valeur morale de ses actes passés. N’étant pas éternel, ayant eu une naissance et étant voué à la mort comme tous les êtres vivants, ce dieu ne peut évidemment pas être le créateur de l’univers ni de ses habitants. Possédant des pouvoirs limités si immensément étendus et divers soit-ils, il ne peut donc être le souverain de tout ce qui existe, êtres et choses.

Niant l’existence de Dieu, au sens où nous l’entendons dans l’Occident chrétien, les bouddhistes nient en conséquence la divinité de Jésus. Tel que l’histoire le connaît, Jésus ne fut donc qu’un homme à leurs yeux. Cependant, étant donné les insignes vertus dont il a fait preuve, il y a tout lieu de penser qu’il est ensuite rené parmi les dieux par le simple jeu de la rétribution, de la "maturation" de ses bonnes actions. En somme, dans l’optique bouddhique, l’homme que fut Jésus est très probablement devenu, après sa mort, un dieu, c’est-à-dire un être surhumain d’une certaine catégorie bien définie en elle-même par sa nature, par ses pouvoirs, par la durée de sa vie, pas ses activités, qui peuvent être pure contemplation de la vérité, ou méditation d’approche de celle-ci, ou simple jouissance de la félicité divine sous ses divers aspects, sensuels ou spirituels, ou encore surveillance des actions humaines. Quand ce Jésus devenu ainsi un dieu mourra, dans un avenir plus ou moins lointain selon la place qu’il occupe à présent dans la hiérarchie divine, il renaîtra à nouveau, comme il l’a déjà fait d’innombrables fois dans le passé. Il est fort possible qu’il revienne alors parmi les dieux ou parmi les hommes en conséquence de ses vertus et des bonnes actions qu’elles ont produites, qu’il échappe donc aux mauvaises destinées dans lesquelles tombent inexorablement les méchants et les avides, les destinées des animaux, des revenants perpétuellement affamés et des damnés. Autrement dit, dans sa prochaine existence, Jésus pourra conserver sa nature divine, au sens où le bouddhisme conçoit celle-ci ou renaître homme, et dans ce cas apparaître et agir comme le Messie, toutefois dans les limites que la doctrine bouddhique peut accorder à un tel rôle. Ainsi donc, le bouddhisme ne refuse pas plus de reconnaître la divinité de Jésus dans un certain sens que son humanité, à ceci près que ces deux natures ne peuvent aucunement coexister mais doivent se succéder dans le temps.

Si, comme les bouddhistes peuvent aisément l’admettre, l’homme que fut Jésus il y a près de vingt siècles est devenu un dieu il a tout à fait droit aux égards, à la dévotion et au culte dus par les hommes aux êtres divins quels qu’ils soient, ne serait-il qu’en raison des nombreuses et admirables bonnes actions accomplies par les dieux dans leurs vies antérieures, ce dont leur nature divine porte un éclatant témoignage. En outre, comme le culte chrétien n’exige pas plus de sacrifice sanglant, de meurtre d’animal, que le culte bouddhique, ce qui serait contraire à l’un des commandements fondamentaux communs à la morale de ces deux religions, les adeptes du Bouddha ne peuvent donc rien reprocher à ceux du Christ lorsque ces derniers manifestent leur dévotion à leur maître et seigneur. Mieux, même, rien n’empêche un bouddhiste de s’associer au culte de Jésus comme il participe effectivement à celui de diverses divinités plus ou moins apparentées à celles de l’hindouisme et dont les chapelles s’élèvent souvent dans l’enceinte des monastères bouddhistes eux-mêmes.

En effet, à l’inverse de ce qu’a fait le christianisme, né il est vrai dans des circonstances tout à fait différentes, non seulement le bouddhisme n’a jamais nié la divinité ou l’existence des innombrables dieux de l’Inde ancienne et des autres pays où il s’est répandu, mais il ne les a pas rabaissés au rang de démons, horribles et foncièrement méchants, incarnations de tous les vices. Au contraire, il les a convertis, même ceux que leur nature originelle rendait redoutables aux hommes, il les a enrôlés très vite dans les troupes de ses disciples. Mieux même, il en a fait des modèles offerts à ses propres fidèles laïcs, faute de pouvoir les proposer à ses moines parce que le bonheur sans faille dont jouissent les dieux les empêche de devenir ascètes, de se soumettre à la discipline stricte et austère qui peut seul mener rapidement à la Délivrance, au Nirvâna.

Très rares sont, dans le très riche et complexe panthéon reconnu par le bouddhisme, les êtres divins qui ont conservé un caractère irascible ou même vraiment hostile aux hommes. Ce sont , ou bien des divinités terrestres du degré le plus bas, petits génies locaux encore mal dégrossis, ou bien Mâra, la mort personnifiée, l’adversaire principal et acharné du Bouddha parce que celui-ci enseigne aux êtres la méthode qui leur permettra de s’affranchir définitivement de la mort, plus exactement des morts successives, consécutives aux renaissances. En réalité, Mâra est une figure allégorique, du reste propre au bouddhisme, et que la légende montre généralement plus ridicule que vraiment redoutable, même quand elle lance contre le Bienheureux sa terrifiante armée de démons née d’elle-même et que le Bouddha met en fuite d’une seule pensée.

Que les dieux soient donc, à de très rares exceptions près, des êtres bienveillants et dignes de vénération, cela s’explique très bien selon la doctrine bouddhique, car, si ces êtres sont devenus tels, s’ils jouissent de l’extraordinaire bonheur divin, c’est parce qu’ils l’ont mérité par les innombrables et admirables bonnes actions qu’ils ont accomplies durant leurs précédentes existences. Pour en revenir à notre sujet, si l’homme que fut Jésus est devenu un dieu comme tout porte à le croire dans l’optique propre au bouddhisme, il mérite donc pleinement la vénération et le culte des hommes, non seulement des chrétiens, mais aussi des bouddhistes et des adeptes des autres religions.

Que l’homme que fut Jésus, devenu un dieu, mérite par cela même tel respect, cela signifie-t-il pour les bouddhistes que l’enseignement qui fut le sien il y a deux mille ans et qui fut transmis à ses fidèles jusqu’à nos jours mérite la même considération ? Autrement dit, Jésus est-il aussi digne d’admiration pour les disciples du Bouddha, pour sa doctrine, le christianisme, que pour ses actes vertueux ? Certes oui dans la mesure où son enseignement fut en accord avec celui du Bienheureux, c’est-à-dire utile aux hommes, à leur progression sur la Voie de la Délivrance ou du moins en les conduisant à renaître chez les dieux ou chez les hommes et non pas dans les mauvaises destinées. Non, en revanche, parce que sa doctrine détourne ses fidèles de la Voie menant au Nirvâna, ou plus exactement les fait s’arrêter en chemin, se contentant de les faire renaître dans le paradis d’un certain dieu pour un temps limité, si immense soit-il, en leur donnant à croire qu’ils y resteront pendant l’éternité. En somme, l’enseignement de Jésus est destiné aux laïcs, à ceux qui visent seulement une vie future aussi agréable et longue que possible, tandis que celui du Bouddha s’adresse aux ascètes, à ceux qui, ayant compris la nature essentiellement impermanente, limitée dans le temps comme dans l’espace, de toutes choses, et notamment du bonheur divin, ne sauraient se contenter de celui-ci et qui sont résolus à aller jusqu’au Nirvâna à mettre un terme à toute renaissance, à toute existence, quelle qu’elle soit.

La morale enseignée par Jésus à ses disciples est quasiment identique à celle que le Bouddha préconise aux siens. Non seulement elles interdisent l’une et l’autre de commettre des crimes et des fautes graves ou minimes, meurtre, vol, adultère, luxure, mensonge, intempérance,etc. etc. ,mais elles incitent avec insistance à cultiver et pratiquer les vertus de bonté, de compassion, de patience, de charité, de pardon des offenses, de bien d’autres encore. Elles voient à juste titre, dans l’exercice de cette morale commune, le premier pas, absolument nécessaire mais insuffisant, sur la longue route menant au but qu’elles indiquent à leurs adeptes, au salut tel que leurs fondateurs respectifs les définissent, le paradis pour les chrétiens, le Nirvâna pour les bouddhistes. En somme, en prêchant la même morale et en faisant de celle-ci la première de leurs obligations, Jésus et Bouddha exhortent leurs disciples à suivre d’abord un même chemin, un chemin assez long et difficile pour la plupart des hommes mais qu’il est indispensable de parcourir comme préparation à la suite, aux exercices spirituels ou assimilés qui conduiront enfin au but désigné.

Pour le reste, l’enseignement de Jésus diffère grandement de celui du Bouddha. Du point de vue de ce dernier, il est erroné, non conforme à la réalité, aux saintes Vérités auxquelles l’ascète Gautama s’est "éveillé", car tel est le sens propre du mot "bouddha". Par conséquent, si la doctrine chrétienne, par l’observation de sa morale élevée, conduit ses adeptes à renaître chez un dieu, elle empêche d’aller plus loin, jusqu’à la délivrance des transmigrations, au Nirvâna, car elle leur fait croire, à tort selon le Bouddha, que le bonheur divin est le but suprême. Si donc, en tant que guide des hommes vers une heureuse destinée, Jésus est, aux yeux des bouddhistes, admirable et vénérable pour l’enseignement de sa morale, il ne l’est pas en ce qu’il fourvoie ses disciples par une doctrnie erronée. Celle-ci l’est en effet, pensent les adeptes du Bouddha parce qu’elle est fondée sur la croyance en un Dieu unique, éternel et créateur de tout ce qui existe, et en une âme elle aussi éternelle, présente au fond de chaque homme. Elle est erronée en ce qu’elle ne reconnaît pas la nature essentiellement impermanente, vide de tout principe personnel, et par conséquent vouée au malheur, à la peine et à la souffrance, de chaque être. Elle l’est encore en ce qu’elle exhorte les fidèles à développer une dévotion envers son dieu et un amour envers les êtres humains qui ont tous les deux une nature passionnée, alors que le Bouddha dénonce la passion sous toutes ses formes comme étant un obstacle majeur à la délivrance et recommande au contraire le détachement le plus complet, même dans l’exercice des vertus les plus sublimes, la bonté, la compassion, la charité et le pardon, poussées jusqu’à leurs plus extrêmes limites.

Ainsi donc, en théorie, pour les bouddhistes, si Jésus est certes un personnage admirable, hautement vénérable et digne d’un culte, si l’on doit reconnaître sans aucun doute sa sainteté et si l’on peut volontiers admettre qu’il est devenu un dieu après avoir été un homme il y a quelque vingt siècles, il occupe cependant une place nettement inférieure à celle du Bouddha dans la hiérarchie des êtres, bien que le Bouddha n’ait été qu’un homme dans sa dernière existence, alors que Jésus a dû devenir un dieu. Il est vrai qu’aux yeux des bouddhistes, leur maître vénéré s’est élevé par lui-même, tout en demeurant dans l’humaine condition, bien au-dessus des dieux, de tous les dieux, pour s’être "éveillé" à la Vérité suprême, avoir découvert la voie menant au Nirvâna, ce dont aucun dieu n’était capable à cause de sa nature divine. En effet, le bonheur sans nuage dont jouissent les dieux les empêche de connaître la douleur, la peine, le malheur inhérent à toute existence sous quelque forme qu’il se présente. Or, cette connaissance de la douleur est, pour les bouddhistes, le premier pas sur le très long et fort difficile chemin qui conduit à la délivrance des transmigrations.

Après avoir cherché quels regards les bouddhistes pouvaient porter sur Jésus en se fondant uniquement sur les bases de la doctrine qu’ils ont reçue et en laquelle ils croient, voyons maintenant comment ils voient réellement la personne de Jésus, en utilisant cette fois leurs propres témoignages.

Pour cela, j’ai fait appel à quatre de mes meilleurs collaborateurs, ayant chacun, dans un domaine différent, une excellente connaissance des opinions des bouddhistes de notre temps. Le vénérable Thich Thiên Châu, docteur ès lettres, est un ancien dignitaire du bouddhisme vietnamien. M. Mohan Wijayaratna, né d’un mariage mixte, chrétien et bouddhiste, termine une thèse de doctorat sur certains aspects du bouddhisme singhalaise et a par ailleurs écrit plusieurs articles fort intéressants, dont l’un traite précisément notre sujet, dans l’optique singhalaise. Le père Eugène Denis, docteur ès lettres et chargé de recherches au C.N.R.S., réside en Thaïlande depuis plus de trente ans et il y poursuit des travaux de grande valeur sur le bouddhisme de ce pays. M. Paul Magnin, également chargé de recherches au C.N.R.S. a séjourné en Extrême-Orient pendant de longues années, notamment à Taïwan, et s’est spécialisé dans l’étude du bouddhisme chinois. Je dois aussi reconnaître l’aide précieuse que j’ai retirée de la lecture du livre que mon collègue et ami, M. Jacques Gernet, membre de l’Institut, a publié il y a deux ans chez Gallimard sous le titre "Chine et christianisme, action et réaction" , ouvrage qui nous fait connaître et comprendre les opinions des chinois, bouddhistes et autres, sur le christianisme et sur Jésus au cours des XVIIe et XVIIIe siècles.

L’examen des jugements portés par les adeptes du Bouddha sur la personne du Christ devrait être lié, au moins dans une certaine mesure, à celui de ceux qu’ils ont formés envers le christianisme. Malheureusement, cette dernière étude est en elle-même trop complexe pour que nous ayons le temps de l’aborder ce soir, ne serait-ce qu’en raison de la mutiplicité des documents qu’il nous faudrait utiliser pour cela.

Les regards posés sur Jésus lui-même par les bouddhistes diffèrent avec les époques, les pays et les sectes si diverses du bouddhisme, mais ils tendent à converger aujourd’hui.

Les jugements les plus sévères furent formulés par les chinois des XVIIe et XVIIIe siècles, mais il est assez difficile de distinguer en eux ce qui revient précisément aux bouddhistes de ce qui fut exprimé par les confucianistes et les taoïstes. Jésus, déclaraient-ils, ne fut qu’un homme, condamné à mort pour avoir suscité de graves troubles publics, avoir perturbé cet ordre social auquel toutes les traditions orientales étaient très attachées. La mort ignominieuse infligée à Jésus, soumis au supplice de la croix comme un criminel, et les cruelles souffrances qu’il a subies ne sont, aux yeux des bouddhistes, que les fruits, les effets de ses mauvaises actions passées et en rapport avec la gravité de celles-ci. La théorie bouddhique de la rétribution automatique des actes des vies antérieures a donc conduit certains bouddhistes à penser que Jésus avait commis un meutre dans une existence précédente. En outre, s’étant montré incapable d’échapper au supplice, de se libérer lui-même par un moyen naturel ou prodigieux, comment pouvait-il prétendre délivrer les autres hommes ? Si Jésus était dieu, le grand dieu souverain, en s’incarnant il aurait privé le monde de direction, ce qui aurait eu des conséquences catastrophiques. S’il n’était au contraire qu’une émanation de Dieu, il aurait été bien inférieur au Bouddha, qui a découvert par lui-même, sans aucune aide extérieure, divine ou autre, la doctrine de salut et l’a enseignée de sa propre décision. De toute façon, si Jésus était dieu, il ne pouvait être qu’une divinité quelconque, soumise à la dure loi de la transmigration, et par là aussi inférieur au Bouddha, qui a su et pu mettre un terme à ses renaissances successives. Accorder de l’importance à l’incarnation de Jésus, c’est s’attacher à ce que le bouddhisme regarde comme étant relatif et conditionné, à ce qui appartient au monde essentiellement changeant des transmigrations. De plus, cette incarnation est logiquement tout à fait incompatible avec la nature trinitaire que lui attribue le dogme chrétien. Quant aux miracles qu’on prête à Jésus et dont ses fidèles font si grand cas, ils font vraiment piètre figure à côté des prodiges autrement grandioses que le Bouddha aurait accomplis, à l’échelle d’un univers pratiquement illimité dans le temps comme dans l’espace et peuplé d’une infinité de mondes semblables au nôtre.

Les jugements portés aujourd’hui par les bouddhistes sur Jésus sont beaucoup plus favorables, en raison de l’apaisement de l’ancienne hostilité qui avait opposé les deux religions. certes, les fidèles du Bouddha ne reconnaissent pas, ne peuvent pas reconnaître en Jésus le Christ, le Messie, le Sauveur des hommes non plus que le Dieu créateur, éternel et tout-puissant, pour la bonne raison que ces mots sont pour eux vides de sens et les notions qu’ils désignent de pures illusions nées des cogitations vaines d’esprits obnubilés par l’ignorance, au sens où les bouddhistes entendent ce dernier mot. Certes encore, ils refusent de placer Jésus au-dessus du Bouddha, par exemple de faire de celui-ci une sorte de prédécesseur de celui-là comme a récemment proposé de la regarder un certain missionnaire dans un article où la maladresse l’emportait sur la bonne volonté. certes enfin, les bouddhistes nient la réalité de la résurrection de Jésus, parce que la notion de résurrection est totalement étrangère à leur doctrine, comme aussi à celles des hindous et des jaïnas, car la renaissance qui suit la mort et qui est à la base de leurs croyances communes a une nature toute différente de la résurrection telle que la conçoivent les chrétiens.

Ces réserves étant faites, réserves clairement fondées sur l’enseignement du Bouddha, les adeptes de celui-ci portent aujourd’hui presque unanimement un jugement très favorable sur Jésus. Celui-ci leur inspire un grand respect et même de l’admiration, sans pour autant qu’ils éprouvent le moindre besoin, le moindre désir de se convertir au christianisme. Il soulignent très volontieers les grandes ressemblances qui rapprochent certains aspects de la personne de Jésus de celle du Bouddha : Une vie très pure, guidée par une morale de haute élévation et de complet désintéressement, tout imprégnée de bonté et de compassion, d’altruisme sincère et de pardon des offenses, allant au besoin jusqu’au sacrifice personnel. Jésus et le Bouddha sont, disent-ils, également dignes de vénération, ce sont deux hommes hautement admirables, comparables par le degré élevé de sagesse qu’ils ont atteint l’un et l’autre.

Le vénérable Thich Thiên Châu ajoute à cela des considérations intéressantes, inspirées par la doctrine propre au Mahâyâna, le grand mouvement réformateur apparu il y a vingt siècles et d’où le bouddhisme vietnamien tire son origine comme les autres formes, si diverses, prises par la religion du Bienheureux en Extrême-Orient et en Asie Centrale. La doctrine des trois corps du Bouddha permet, pense-t-il, de mieux comprendre la nature de Jésus que ne le fait l’enseignement du bouddhisme antique, encore si vivant à Ceylan et en Asie du Sud-Est. Le Mahâyâna attribue trois corps différents au Bienheureux : un corps apparent, visible aux hommes ordinaires, dans lequel il est né, a passé son existence humaine et est mort ; un corps dit de jouissance, corps glorieux en lequel il se montre aux bodhisattva , êtres qui se destinent résolument à devenir un bouddha dans un avenir très lointain et s’emploient pour cela à pratiquer les différentes vertus jusqu’à leur perfection en se dévouant pour aider et sauver les êtres ; enfin le corps dit de dharma , ce mot désignant à la fois l’ordre cosmique et l’ordre spirituel, considérés comme identiques avec l’essence de la doctrine bouddhique, corps de l’absolu qui est lavéritable nature des bouddhas et aussi celle qui est présente, mais cachée, au tréfonds de tous les êtres, ce pourquoi tous ceux-ci sont destinés au salut, si lointain que puisse être ce dernier. On peut retrouver les équivalents de ces trois corps en Jésus-Christ, pense le Vénérable, expliquer sa nature à la fois humaine et divine, comprendre comment il a pu simultanément exercer sa mission salvatrice dans le monde et demeurer dans l’absolu de sa béatitude. Le premier corps serait celui qu’ont connu les hommes ordinaires, celui du Jésus de l’histoire, qui est né, a prêché, a souffert et est mort sur la croix. Le deuxième serait le corps merveilleux que trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean, ont contemplé sur la montagne au moment de la transfiguration. Le troisième serait la forme de Dieu inaccessible à l’esprit humain, le vrai corps de Jésus, celui de Dieu lui-même, du Père de la Trinité chrétienne. Cette analogie des deux fondateurs de religions permet aux bouddhistes d’Extrême-Orient une meilleure compréhension du Christ et de ses Evangiles, et leur inspire une attitude respect. Comme le dit fort joliment Thich Thiên Châu :"On adore bien la pureté du lotus, mais on apprécie également la beauté des lis et des roses."

Le Vénérable vietnamien fait un autre rapprochement, cette fois entre le christianisme et l’amidîsme, forme du bouddhisme extrême-oriental fort importante et qui est fondée sur la seule dévotion envers un bouddha particulier, Amitâbha, "Lumière infinie", qui a fait jadis le voeu d’accueillir dans son paradis de la "Terre pure", tous les êtres qui feront appel à lui. Or, le bouddha Amitâbha a pour subordonné le plus célèble des bodhisattva, Avalokiteshvara, le tout-compatissant, toujours prêt à voler au secours des êtres en détresse et qui a renoncé à devenir un bouddha tant que tous les êtres n’auront pas atteint la délivrance des transmigrations, la béatitude inconcevable du Nirvâna. La comparaison avec Jésus est claire, et c’est pourquoi les adeptes du Mahâyâna, ceux de l’amidisme en particulier, sont portés à vénérer le fondateur du chistianisme à l’égal d’un bodhisattva. Du reste, le Mahâyâna n’attribue-t-il pas à ces futurs bouddhas, entre autres vertus, compassion, sagesse, bonté, patience, etc. , celle de "l’habileté dans les moyens" employés pour sauver les êtres, ces moyens étant fort variés et comprenant les prodiges les plus divers, ce qui conduit les mahâyânistes à accepter la réalité des miracles attribués à Jésus ?

Cependant, ajoute Thich Thiên Châu, les bouddhistes d’Extrême- Orient, tous adeptes de sectes issues du Mahâyâna indien, restent perplexes devant les dernières paroles qu’aurait prononcées Jésus mourant sur la croix :"Mon dieu, mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?"

Ainsi donc, quoique le bouddhisme soit, de toutes les grandes religions, la plus éloignée du christianisme par ses enseignements et, dans une large mesure, par ses pratiques, il est sans doute, paradoxalement, celle qui reconnaît le mieux sa haute valeur spirituelle. C’est particulièrement vrai aujourd’hui où le christianisme vient d’abandonner l’hostilité foncière qu’il a si longtemps manifestée envers toutes les autres croyances et se montre enfin disposé à voir en elle, non pas des oeuvres du démon, mais des tentatives souvent fort respectables de soulager les hommes de leurs peines et de leurs angoisses en leur offrant l’espoir d’un avenir meilleur. Les relations généralement excellentes qui existent de nos jours entre bouddhistes et chrétiens, et surtout entre les représentants les plus qualifiés des uns et des autres dans l’Asie méridionale et orientale, sont significatives et encourageantes. Parmi leurs conséquences les plus intéressantes, il faut compter les regards favorables et profondément respectueux que les bouddhistes de notre époque posent en leur très large majorité sur la personne de Jésus, quels que soient les pays où ils vivent et les formes du bouddhisme auxquelles ils adhèrent.

http://www.buddhachannel.tv/portail/?article3860
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par MionaZen le Dim 01 Avr 2012, 13:04

Sujet très intéressant; le même message d'amour universel est présent mais le dogme diffère totalement. Qui peut dire qui a raison et qui a tort ?!

Pour avoir suivi le christianisme (catholique et témoins de Jéhovah) je peux dire que ce qui m'a semblé le plus logique, le plus plausible et le plus réconfortant est le Dharma. Etant tous différents, je pense que nous ne voyons pas tous la vie sous le même regard.

Gardons les paroles de Sa Sainteté le Dalaï Lama à l'esprit: "il vaut mieux être un bon catholique qu'un mauvais bouddhiste" et aussi "ma religion, c'est la bonté"
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Dim 01 Avr 2012, 16:48

Dans l’antiquité du temps de Jésus de Nazareth, l’on marchait beaucoup à pieds. Il était de coutume lorsque un hôte arrivait, pour l’accueillir en signe de bienvenue de lui laver les pieds pour le délasser, et l’honorer. Cette tâche était la plus part du temps dévolue aux serviteurs de la maisonnée, et très souvent des esclaves, les temps n’étaient pas tendres à cette époque, la notion “d’humanité” et d’humanisme démocrate n’était pas encore à l’ordre du jour !
Lors de la “Cène” (repas du soir en latin, les “Rameaux”, en l’occurrence ce jour), le dernier repas du Christ donc avec ses proches disciples, avant le dénouement dramatique du complot clérical de l’époque à son endroit, celui-ci leur dit :
« ... si moi le seigneur et le maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres, car je vous ai donné l’exemple pour que vous fassiez comme je vous fais. » (Jean XIII, 14-15)
Ce qui donna plus tard une extrapolation concise : “aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé”
Si je dois me souvenir d’une chose de ma “naissance Chrétienne” en Terre de France, ce sera celle-là !
Jésus de Nazareth refusa l’usage de la violence pour la défense de sa personne et de sa réforme au sein de sa propre tradition, jusqu’à en être détruit dans des conditions ignobles. —, d’autres depuis ont suivit ce chemin, Mahatma Gandhi-Ji, Martin Luther-King etc...

L'A/amour est une exigence inconfortable qui dérange...
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par hananou le Dim 01 Avr 2012, 19:34

Pour ma part Jésus est un bodhisattva.



_________________
Puisse la bodhicitta, le précieux esprit d’éveil, qui n’a pas été générée dans notre esprit être générée et croître,
Et puisse l’esprit d’éveil qui a été généré dans notre esprit et dans celui des autres ne pas dégénérer mais augmenter toujours plus.
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Pema Gyaltshen le Dim 01 Avr 2012, 20:18

Bien sûr, Jésus est un Bodhisattva.

Et le christianisme primitif était bien plus proche du Bouddhisme que ce que l'on en a fait avec l'église de Rome.
C'est intéressant d'étudier les différents évangiles apocryphes ( Thomas, Philippe, Marie ) notamment les traductions en français de Jean-Yves Leloup.

Très intéressant également la traduction qu'il a réalisé de l'Apocalypse de Jean.
Selon cette traduction, l'apocalypse c'est pas une annonce d'évènements catastrophiques, mais bien la révélation philosophale du Réel dans la lumière dans la "chair effondrée de l'ego"
"Apo" signifie : dévoiler
Une mise à nu de ce qui est caché sous le voile de l'ignorance.
Ce qui est caché dans l'être humain c'est en grec "Yeosus Christos", ou Yeshoua Mashiah en hébreux, Jésus le Messie en français.
Le dévoilement pour trouver l’Être Éveillé.

Je trouve passionnant d'étudier les origines des traditions et religions.




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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Ortho le Dim 01 Avr 2012, 22:28

Hild-Rik a écrit:
Lors de la “Cène” (repas du soir en latin, les “Rameaux”, en l’occurrence ce jour), le dernier repas du Christ donc avec ses proches disciples(...)
Jésus de Nazareth refusa l’usage de la violence pour la défense de sa personne

Bonsoir, les Rameaux c'est la fête de l'entrée de Jésus, à Jérusalem, avant le dernier repas qui eu lieu le 14 Nissan,ou fêté ce jour - là, veille du 1er jour sans levain (commémorant la sortie d'Egypte).Mais en fait, Jésus aurait été arrêté dès le mardi, puis exécuté le vendredi, AVANT la fête de "PESCHA"(Pâques).
https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A2que_quartod%C3%A9cimaine

Jésus fût accueilli comme un ROI, "fils de David"(descendant), pour prendre la tête de la sédition et chasser les Romains, les "goyim", haïs par tous les Juifs, des Esséniens, aux Saducéens.
Il n'a pas pu être compris par ses frères qui l'ont échangé contre un guerrier "Bar-Abbas".
Samedi, passant par la bibliothèque -cela m'arrive- j'ai emprunté le livre de THICH Nhat Hanh (moine Zen Vietnamien):
"Bouddha et Jésus sont des frères" , Ed."le relié".
C'est un point de vue de "réunion des deux courants" sous l'aspect conscience du moment et Paix.
Sur son site, il dit:
http://www.thich-nhat-hanh.fr/index.php/enseignements/bouddhisme-et-christianisme.html

"Bouddhisme et Christianisme
Dans le Christianisme je
pense que la pratique doit être réalisée comme cela. Au début vous avez
une idée de Dieu, de l’âme, de vous-même. L’énergie de la foi vous
permet de commencer et de continuer. La foi c’est quelque chose qui est
en rapport avec nos notions, nos perceptions et qui se développe, Dieu
est d’abord une personne, vous priez Dieu en tant que personne. Non
seulement vous priez Jésus en tant que personne mais aussi Dieu le père.
Parce que Jésus se réfère à Dieu comme à une personne :
" Mon père qui êtes aux cieux "
" je suis envoyé par mon père qui est aux cieux
et vous pouvez toucher mon père à travers moi "
Dans le Christianisme il est donc très clair que nous devons faire attention en parlant de l’incompréhensibilité de Dieu.

Voici un passage de St Jean Chrysostom sur l’incompréhensibilité de Dieu :

" Déclarons qu’il dépasse tout le pouvoir de la parole humaine, qu’il
échappe à la grâce de toute intelligence mortelle. les anges ne peuvent
le pénétrer, ni les séraphins le voir en pleine clarté, ni les chérubins
le comprendre entièrement parce qu’il est invisible aux pouvoirs,
principes et vertu de toute créature sans exception. Seuls le Fils et le
Saint-Esprit peuvent le connaître ".
C’est comme dire que seule la sagesse non discriminative peut connaître le Nirvana.


Voici un passage de St Grégoire de Nysse ( Eglise Orthodoxe ) :

" la nuit désigne la contemplation des choses à la manière de Moise qui
entra dans l’obscurité où Dieu se trouvait. Ce Dieu qui fait de
l’obscurité sa cachette. Entourée par la nuit divine, l’âme le cherche
dans l’obscurité, elle possède enfin l’amour de celui qu’elle cherche
mais l’aimé s’échappe de la grâce de ses pensées".
En
observant la pratique du Christianisme à partir de l’expérience d’un
bouddhiste nous voyons que Dieu le père doit être l’objet de notre
expérience quotidienne. Si le moine chrétien et le laïc ne pratique pas
le toucher de Dieu le père dans leur vie de chaque jour, l’image et la
notion de Dieu ne suffiront plus pour soutenir sa joie, sa paix et son
bonheur.

Dans le Bouddhisme l’essence de la pratique c’est la
méditation. Dans le Christianisme, c’est la prière. la prière est au
Christianisme ce que la méditation est au Bouddhiste. Dans le
Christianisme le moine ou le laïc doit prier et l’objet de sa prière
c’est l’amour. Mais il faut qu’il apprenne à prier de telle façon que
l’objet de la prière ne soit plus une image mais que la prière devienne
une pratique : toucher Dieu en tant que réalité et non en tant que
concept. Pour moi la force du Christianisme réside dans la prière à Dieu
en tant que personne.
C’est très difficile de prier une
non-personne. le chrétien établit une relation interpersonnelle avec
Dieu et c’est une chose merveilleuse pour canaliser votre énergie, votre
amour. A partir du moment où Dieu cesse d’être une personne vous ne
pouvez plus continuer ainsi. Il faut trouver un autre moyen de façon à
établir votre relation avec Dieu. Parce que Dieu n’est plus ni une
personne ni une non- personne. Vous ne pouvez plus utiliser les notions,
les sensations que vous utilisiez avant d’établir une relation avec
Dieu.

A mon avis dans le Christianisme il y a eu des efforts
répétés pour enlever la frontière entre l’objet et le sujet des
relations. Dans le Christianisme plusieurs personnes conçoivent le
créateur comme distinct de la créature. Dieu nous a créé comme des
créatures de Dieu et il semble qu’une ligne sépare les deux. Dans le
Bouddhisme cette notion de dualisme n’existe pas. Dans le Bouddhisme la
dimension historique est parfois appelée lokhadathu. la dimension ultime
peut être appelée Dharmadathu. le monde de lakshana et le monde de
Svabhava : noumène et phénomène. Nous pouvons distinguer deux sortes de
relations. Dans la relation historique tout dépend de tout le reste et
le Bouddha nous a donné les clés de l’impermanence et du non-moi pour
que nous puissions voir la relation étroite entre toutes les choses.
Par exemple dans la fleur vous pouvez voir le soleil, les nuages, la
terre, tout. Il y a une interpénétration libre entre chaque chose et
tout le reste parfois nous l’appelons interpénétration.

Dans le
monde des phénomènes tout est votre père ou votre mère. Tout est la
manifestation d’un père, d’un fils, d’une fille et de tout le cosmos.
les vaches, les oiseaux, les fleurs. On ne peut. pas dire que Dieu a
crée l’homme puis la vache pour que l’homme puisse manger la vache. Ce
n’est pas juste parce que la vache est notre sœur, notre mère. On ne
peut pas dire que Dieu après avoir créé l’homme a créé les oiseaux, les
arbres, les fleurs et toutes sortes d’animaux pour nous nourrir, ce
n’est pas juste. Nous naissons tous du Lokhadathu mais aussi du
Dharmadathu et en principe, nous sommes égaux à Jésus, nous sommes son
frère et sa sœur. Non seulement nous mais aussi les fleurs, les oiseaux
et même les dindes. On pense souvent à la dinde en cette saison et je
suis désolé parce que ce n’est pas la meilleure façon de toucher la
dimension profonde - : tuer la dinde au moment de Noël.

Pourquoi dit-on que seul " Le Fils et l’Esprit saint connaisse Dieu. "

Et nous ?

Avons-nous la capacité de toucher la dimension ultime ? La réponse
c’est oui, positivement oui. Dans la tradition Bouddhiste vous apprenez
que vous êtes un futur Bouddha, que vous avez le potentiel d’un Bouddha.
Avec l’énergie de !a Pleine Conscience en vous et sa culture, vous
pouvez développer l’énergie de la vue profonde, de la compassion
profonde et toucher la dimension ultime tout de suite.

Dans le
Christianisme il est pour moi très clair que pas seulement Jésus mais
nous tous sommes capables de toucher Dieu, de le voir, de le connaître,
d’être Dieu. Dans l’Eglise Orthodoxe d’Orient il est clairement exprimé
que l’on peut devenir saint, c’est à dire un avec Dieu. La façon de
vivre la réalité de Dieu, doit être libre de la notion de dualité.

De nombreux théologiens Chrétiens ont cherché à éliminer cette division
entre les créatures et le créateur et Paul Tillich cherche à montrer que
Dieu est la base ontologique de l’être. A ce moment cette dualité entre
Dieu et nous-même est éliminée.
Un Bouddhiste dirait que Dieu et
le royaume des cieux sont la dimension ultime et Jésus le Fils est
envoyé par le Père de la même façon que nous sommes envoyés par la
dimension ultime, le Nirvana étant la base de notre être. Nous pouvons
toucher la réalité du Nirvana à tout moment.

Le Saint-Esprit
est conçu par de nombreux Chrétiens comme l’énergie envoyée par Dieu.
C’est cette énergie qui crée Jésus le Fils. Il est facile de comprendre
que seul le Fils et Esprit saint peuvent connaître Dieu.
Parce que
cette énergie a le pouvoir de balayer la discrimination, i’ignorance,
l’oubli de façon que nous puissions toucher la dimension ultime. Si le
Fils est le Fils c’est parce que le Saint-Esprit l’habite. Il est
descendu en lui sous la forme d’une colombe.
Lorsque nous voulons
toucher la dimension ultime de la fleur nous devons être là. Nous devons
concentrer notre attention sur ce qui est et toucher la dimension
historique de la fleur profondément. A ce moment nous touchons sa
dimension ultime. Nous n’avons pas besoin de rejeter la dimension
historique pour toucher la dimension ultime. C’est la différence de vue
sur Dieu qu’il y a entre Bouddhistes et Chrétiens.

Si vous
rejetez les vagues il n’y aura pas d’eau. Pour toucher la vague il n’est
pas nécessaire de toucher la notion de la vague mais il suffit de
toucher la vague en elle-même. De la même façon vous pouvez toucher
seulement la notion de fleur mais il est aussi possible de toucher la
réalité de la fleur. Si vous êtes libéré de notions vous pouvez toucher
la fleur profondément et à ce moment vous touchez la dimension ultime de
la fleur.

C’est merveilleux de savoir que le non-moi,
l’impermanence sont des clés; permettent de débloquer la réalité. C’est
pourquoi avec la pleine conscience vous touchez tout ce qui vous
entoure, vous vous touchez vous-même et en vous touchant profondément
vous vous débarrassez des notions de moi, de non-moi, de permanence,
d’impermanence. A ce moment les choses se révèlent à vous de façon
profonde et vous touchez la dimension ultime.

Le Saint-Esprit
est décrit comme l’énergie envoyée par Dieu le Père et vous faites
l’expérience de cette énergie lorsque vous rencontrez le Fils. Cette
énergie, nous pouvons la reconnaître lorsqu’elle est présente, elle a le
pouvoir d’illuminer, de montrer la voie, de guérir. Lorsqu’elle est là
vous êtes capable d’aimer, de comprendre, de guérir. Parce qu’elle était
là en Jésus il était capable de comprendre des choses que personne ne
pouvait voir, d’aimer ce que vous ne pouvez pas aimer, de guérir ce que
vous ne pouvez pas guérir.

En vivant profondément votre vie vous
découvrez que chaque fois que l’énergie du Saint-Esprit est dans une
autre personne, vous vous rendez compte que cette personne est capable
de voir des choses que vous ne pouvez pas voir, d’aimer ceux que vous ne
pouvez pas aimer, de guérir ceux que vous ne pouvez pas guérir. Cette
personne n’a pas besoin d’être Jésus.

Lorsque ce pouvoir
d’aimer, de guérir, de comprendre est là, vous savez que le Saint-Esprit
est présent. Dans le Bouddhisme, on l’appelle la Pleine Conscience.

Si elle est présente nous avons la capacité de voir les choses plus
profondément, de les comprendre, d’aimer et de guérir plus facilement.

C’est donc plus sûr d’approcher la Trinité par la porte du
Saint-Esprit. Vous et moi pouvons reconnaître cette énergie quand et où
elle apparaît. Ce n’est pas un sermon ou un enseignement du Dharma,
c’est une chose que vous pouvez toucher et vous voulez avoir cette
énergie. En vivant dans la Sangha nous reconnaissons parfois que cette
énergie est faible en nous mais qu’elle est plus présente dans un frère
ou une sœur. En regardant ce frère ou cette soeur nous faisons le vœu de
cultiver notre patience, notre compréhension.

Nous avons tous cette énergie mais son intensité
est différente en chacun de nous.

Notre pratique de chaque jour cherche à développer, renforcer cette
énergie de Pleine Conscience. Une Eglise, une communauté qui n’est pas
habitée par l’Esprit saint est comme morte. C’est pourquoi nous devons
cultiver la Pleine Conscience, la compréhension et l’amour pour que la
Sangha soit une véritable Sangha qui contienne le Bouddha et le Dharma.
Une Eglise où les gens se haïssent, sont cruels entre eux n’est pas
habitée par Esprit Saint. Si vous voulez reconstruire votre Eglise, vous
savez comment le faire. Les talents d’organisateur ne permettent pas de
reconstruire une Eglise Il faut reconstruire votre Eglise avec la force
du Saint-Esprit. Lorsque les gens se reconnaissent comme des frères et
des sœurs, se regardent et se sourient, le Saint-Esprit est présent. La
Pleine Conscience, la compassion sont là et alors l’amour et la
compréhension sont là Le Bouddha est là. Lorsque Esprit saint est là
Jésus est là.
Il n’a pas besoin d’être ressuscité pour que vous le sentiez en vous.
Pourquoi attendre un certain jour ?
Pourquoi attendre le Jugement Dernier ?
La foi est un sujet très important, sans foi vous ne pouvez pas vivre
et pourtant la foi est vivante. Ce n’est pas un nombre de notions,
objets de notre croyance. La foi se développe chaque jour, vous amène
joie, paix et force. Elle implique la pratique qui est de vivre ici sa
vie de chaque jour. Dans les cercles chrétiens la pratique c’est de
prier. Certains Chrétiens pensent que prier c’est avoir son esprit dans
son cœur, d’autres que c’est agir et personne n’est d’accord avec son
voisin. Nous approfondirons ces éléments la prochaine fois.


Un enseignement de Maître Thich Nhat Hanh donné à la veille de Noël 2000


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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par MionaZen le Lun 02 Avr 2012, 08:41

Quel enseignement ! Thich Nhat Hanh est vraiment un grand maître
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Lun 02 Avr 2012, 10:06

Bonjour,

Ce “papier” d’André Bareau, est à la base me semble-t-il, sur la position relativement erronée de la “comparaison”, et donc ne peut “voir” les choses que d’une façon tronquée, une vison plus “intérieure” donne une autre perspective.
Que Jésus de Nazareth ait été “humain”, nul ne le conteste (enfin parmi les personnes sensées). Cependant nous pouvons voir les choses le concernant, sous l’angle de l’oblation totale de son existence, les fait historiques en témoignent, en vers ceux qui lui faisait confiance. Cette “oblation terrible”, et par ailleurs pleine de Noblesse courageuse, de sa vie, est à regarder dans une similitude de vue du “tong-len*” de la pratique bouddhiste. La transfiguration de sa mort physique tragique le propulse dès facto dans l’accomplissement du “corps de lumière” de l’Eveil. Ainsi sa “grâce miséricordieuse” chaleureuse et ses bénédictions “inondent le cœur” des êtres proches de Lui depuis deux mille ans. Les agissements des institutions** qui se réclament de lui, ça c’est tout à fait une autre chose !

Voilà en tant que “chrétien d’origine culturelle”, ce que m’inspire le très “insignifiant pratiquant du bouddhayana” que je suis depuis plus de trente ans, et tout cela n’engage bien évidemment que ma modeste personne.

* La pratique du tonglen (le don du bonheur et la prise en charge de la
souffrance) consiste à recevoir la souffrance d'un ou plusieurs êtres et
à leur renvoyer beaucoup de bonheur.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tonglen

** L'empereur romain Constantin Ier
convoque le concile. Il vient en effet de réunir l'Empire
romain
après avoir vaincu Licinius
à Andrinople,
en septembre 324.
Se rendant en Orient, il constate vite le très grand nombre des
dissensions au sein du christianisme.
Afin de rétablir la paix religieuse et de construire l'unité de
l'Église, et sans doute aussi de parvenir à ses fins politiquement, il
décide de réunir un concile. Celui-ci réunit des représentants de
presque toutes les tendances du christianisme,
peu après la fin des persécutions (celles lancées par Dioclétien
durent jusqu’en 313,
et certains évêques portent encore les traces des tortures infligées à
cette occasion).
Après plusieurs mois au cours desquels les évêques
ne parvinrent pas à se mettre d'accord sur un texte décidant de la
nature de la relation du Christ au Père, l'empereur menace les quatorze
récalcitrants. Trois restent fidèles à leurs conceptions, dont Arius, et sont excommuniés.

Toutefois, l'arianisme n'était pas la première dissidence à
encourir l'excommunication. L'originalité de la
situation tient à ce que l'excommunication prononcée contre Marcion
par le conseil des presbytres de Rome, Valentin
et Montanus,
n'avait de validité que dans le diocèse où elle avait été prononcée.
Dans la situation présente, les évêques s'engagent à ne pas lever
l'excommunication prononcée par un autre diocèse. La suite du conflit
arien montre que cet engagement n'est pas tenable.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_concile_de_Nic%C3%A9e
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Pema Gyaltshen le Lun 02 Avr 2012, 10:13

André Bareau est un historien, et son point de vue est dans ce cadre et à son époque.
Ce n'est pas un Maître du Dharma ayant la Vue Profonde.

Je trouve le sujet intéressant et l'on voit bien que 300 ans après c'était déjà la confusion quand aux enseignements authentiques...et la récupération.



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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Lun 02 Avr 2012, 14:51

... « Je trouve le sujet intéressant et l'on voit bien que 300 ans après
c'était déjà la confusion quand aux enseignements authentiques...et la
récupération. »...

Archipel 33 et Arte ont présentés une série de gérard Mordillat et Jérôme Prieur, produite par Denis Freyd, sur « L’origine du Christianisme ».
— Quand le “Bouddhisme” pourra présenter ce genre de recherches universitaire pluridisciplinaire, alors on pourra éventuellement échanger sur la teneur des “enseignements authentiques... et de leur récupération” !

Bien à toutes et tous...
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Pema Gyaltshen le Lun 02 Avr 2012, 15:04

Je possède tous ces DVD dont tu parles sur le Christianisme
( deux coffrets de 4 DVD chacun )

Justement la grande différence c'est que nous avons encore la bénédiction d'avoir des Maîtres Éveillés dans des Lignées authentiques vivantes !



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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Lun 02 Avr 2012, 15:31

« Justement la grande différence c'est que nous avons encore la bénédiction d'avoir des Maîtres Éveillés dans des Lignées authentiques vivantes ! »
— Mhoui... ? Et que devons nous entendre par là ? J’avoue humblement que la réponse sous entendue, non seulement ne peut avoir mon agrément, mais qui plus est ne répond strictement en rien à la question posée !
... « — Quand le “Bouddhisme” pourra présenter ce genre de recherches universitaire pluridisciplinaire, alors on pourra éventuellement échanger sur la teneur des “enseignements authentiques... et de leur récupération” ! »
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Pema Gyaltshen le Lun 02 Avr 2012, 18:36

Quand le “Bouddhisme” pourra présenter ce genre de recherches universitaire pluridisciplinaire,

Excuses-moi, mais je trouve cette question peu importante, étant donné que nous avons encore des Maîtres éveillés et des transmissions authentiques et les initiations requises.

Je ne vois pas la nécessité de faire des études universitaires au sujet du Dharma qui est VIVANT par ses Lignées ininterrompues.




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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Lun 02 Avr 2012, 19:34

« ... des Maîtres éveillés...
Je ne vois pas la nécessité de faire des études universitaires au sujet du Dharma qui est VIVANT par ses Lignées ininterrompues. »
— Mhoui... ? Et que devons nous entendre par là ? Le “vivant” Chrétien serait-il “décédé” ? Et ses représentants de peu de "réalisations" ?
Quand aux fameuses “Lignées ininterrompues”, aux vues de l’état actuel des chose depuis un quart de siècle aux moins, la prudence semble de rigueur. D’ailleurs on peut légitimement se demander où en est celle de Dorjë Drak (Rétchung-pa), fils spirituel de Milà-Djé, (même si Dhagpo-Ladjé à hérité du monachisme Kagyü), après l'invasion du Tibet, par le totalitarisme des "han".
En outre à l’instigation de Mahâkâçyapa (qui succéda en quelque sorte à Gautama-Bouddha à la tête de la communauté) quelques semaines seulement après la disparition du Bouddha historique donc, un premier concile (dont les dates restent imprécises et contestées) fut réuni.
Or ce que précisément Gautama-Bouddha redoutait tant se produisit, la scission des partisans de Mahadeva et de leurs “adversaires” sous l’appellation de Sthavira.
Et autour de cette tradition à son origine, celle-ci n’avait elle non plus strictement rien d’écrit, c’était une mise en ordre orale, destinée à organiser l’enseignement, afin de transmettre au mieux aux générations futures.
Très tôt donc dans le bouddhisme aussi, des divisions irrémédiables firent leurs apparitions, et on ne devait pas en rester là ! Vint ensuite le Concile à Pâtaliputra (250 av. J.-C.), sous le règne de du roi Açoka (qui n’était pas lui aussi un “tendre” !) de la dynastie Maurya. C’est sous son règne, alors que les divisions entre “sectes" se poursuivent, que commence véritablement l’expansion géographique du bouddhisme, sur l’ensemble de l’Inde.
Nous ne pouvons là que voir une certaine similitude de situation avec l'empereur romain Constantin Ier, cité dans un de mes “post” précédant.

Bon enfin, voilà... voilà... pour ce que nous en savons... !
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par hananou le Lun 02 Avr 2012, 20:41

Je ne veux pas VOUS manquer de respect
Mais vous voulez pas arrêter de jouer aux "marchands" du Temple
"L'un comme l'autre possède l'expérience et la connaissance .
Le message du Bouddha est clair
Le message de Jésus est clair.
Sommes nous là pour refaire l'histoire autour d'une tasse de thé?

Notre précieuse vie Humaine ne mérite t elle pas plus de considération dans l'intention du moment Présent. Je vous aime et suis emplie de gratitude envers vous qui m'avez si bien guidés.


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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par hananou le Lun 02 Avr 2012, 20:46

Je suis terriblement vilain petit canard mais bon, une fois n'est pas coutume.
Comme le dit KDG sur un autre post J'ai des entorses aux neurones.
geek


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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 02 Avr 2012, 21:13

lol!
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Pema Gyaltshen le Lun 02 Avr 2012, 22:38

Ben quoi, on peut parler quand même ? Shocked

Pour faire simple, j'ai rencontré de véritables Maîtres dans le Bouddhisme Tibétain, je n'en ai jamais rencontré, malgré mes recherches, dans le monde actuel Chrétien.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, mais j'ai un doute.

Les Lignées de Maître à disciple sont très vérifiables , en tous cas chez les Nyingmapa...voilà.
Je ne connais pas les autres écoles suffisamment.

Mais de toute façon, les initiations ne peuvent se transmettre QUE oralement et de Maître à disciple, quelle que soit la tradition...
Tant mieux s'il y en a d'autres de par le monde... Very Happy


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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Ortho le Lun 02 Avr 2012, 23:47

Les religions établies, ont toujours lessivé, anesthésié, et annihilé, les opposants.
Pour le Christianisme, qui n'avait plus grand chose de commun avec celui des premiers temps -mais y en a t-il eu un précisément, organisé? Les textes datés de vers l'an 200 (les écrits "gnostiques" de Nag-Hamadi) sont complètement d'approche différente de celle d'un texte même "ésotérique" comme l'évangile de Jean ("Iohanan"); et l'interprétation qui fut donnée par les prélats profiteurs des XIème-XIIème siècles , fut radicalement opposée à celle donnée par les Bonshommes,appelés "Cathares" par leurs ennemis, que ce soient les dualistes mitigés ou absolus...Mais ils avaient la force et la peur comme armes, de leur côté.Ils (les prêtres Catholiques) ont écrasé par la terreur, l'Eglise des "Vrais Chrétiens".(lire l'ouvrage de Jean DUVERNOY: "Inquisition en Terre Cathare" aux Ed.Privas).

Dans le Bouddhisme Tibétain, à moindre titre, Alexandra David-Néel, elle-même, raconte au long de ses livres de fameuses anecdotes, sur la différence de niveau de vie entre prélats embourgeoisés et gens du peuple...

Mais, je crois, que nous sommes là dans le sujet central, du Bouddhisme ou de l'approche Asiatique (Hindouisme aussi), celui de la notion de l'ego, qui entraîne l'être à s'aveugler et croire ou prendre pour éternel, ce qui n'est que transitoire et sans consistance.L'oeuvre de "Mâya", l'illusion absolue.

Chrétien d'origine, j'ai toujours été attristé profondément de la déviation des "Eglises" , depuis les débuts de l'Enseignement du Maître (le Christ),de cette longue succession de guerres et de massacres, au nom du dieu d'amour, et je dois convenir, que si le langage des Evangiles peut-être beau, inspirant, il demeure déconnecté de la réalité de la "souffrance" ("Dukkha"), à laquelle, pour moi, le Bouddha a répondu clairement et sans ambiguïté.

Pour le Christianisme, la misère est l'oeuvre du démon (voir Job, où "Satan" apparait pour la 1ère fois/ dans la Genèse , il s'agit du Serpent "NaHash", en Hébreu).
Or en réalité, il me semble que "Dukkha" est engendrée par deux agents:
1/ l'illusion d'un moi-ego, au nom duquel, on est prêt à massacrer son voisin...
2/ La continuation des conséquences des actes par le "Karma": si l'on plante des graines de tomates, il poussera des tomates dans notre jardin, etc...
Le remède est pour les Chrétiens, celui de conformer sa conduite à celle dictée par ce "dieu", au nom de laquelle, Il interviendra pour apporter joies et gratifications au fidèle récompensé.
Pour le Bouddha, il a dit , et je crois à la lumière de mon EXPERIENCE, qu'il n'est pas important de savoir pour le soldat blessé , qui a tiré la flèche, qui l'a façonnée, qui a fait l'arc; mais l'important est de se soigner et de guérir.Et cela, ne peut se faire que par soi-même, dans l'expérience quotidienne à travers les aléas du monde et de "notre" vie, aléas dont la figure symbolique est "Mara".
Il a dit: "par vous-mêmes" vous le pouvez.

Comme Jésus a dit à Judas qui reprochait à Marie-Madeleine de gaspiller du parfum de grande qualité pour lui essuyer les pieds (signe de soumission au niveau du savoir et de la connaissance à un "RABBI", Jésus étant Juif), que l'on aurait pu vendre cher pour donner aux pauvres: "les pauvres , vous les aurez tout au long de votre vie".
De même, les aléas de l'existence, nous les avons tous les jours de notre vie, et peu importe de savoir qui a raison ou tort, ce n'est encore une fois, qu'une face de l'illusion d'un ego auquel nous sommes tous enchaînés...jusqu'à l'éveil! Cool


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"marchand du temple" avez-vous dit !

Message par Invité le Mar 03 Avr 2012, 11:25

« Je ne veux pas VOUS manquer de respect
Mais vous voulez pas arrêter de jouer aux "marchands" du Temple »
— Je réfute cette appellation de “marchand du temple” me concernant ! pirat Je me contente d’exprimer la validité d’une authentique vie spirituelle, simple témoin de son temps, ayant bien des choses à se reprocher lui-même Neutral ; les “marchands du temple” ont ruiné en grande partie toute ma vie et celle de mes proches (comme beaucoup d’autres hélas !) Et présentement je suis complètement démuni, solitaire, survivant comme je peux, et n’ai aucune “salades” à vendre... geek mais c’est l’état de ce “monde”, voilà tout.
« Notre précieuse vie Humaine ne mérite-t-elle pas plus de considération dans l'intention du moment Présent. »
— Justement quel son nos intentions ? “promouvoir notre appartenance” à un courant spirituel donné (aussi digne soit-il), ou encourager envers et contre tout les personnes motivées à développer en eux une autre façon de vivre leur humanité là où ils vivent, que de se laisser aller à des automatismes réactionnels de la conscience, susceptible d’être l’objet de manipulations intéressées, voir souvent, trop souvent très malsaines ?
Dans ce cadre au vu du “topic” qui a été mis en échange de discussion, hé bien “nous échangeons” dans le respect de tout le monde me semble-t-il, et apportons chacun(e) une richesse de partage de cette précieuse vie que nous avons pour un temps.
Et effectivement il est bon que nous ayons de la gratitudes les uns en vers les autres, car c’est dans une “communion” fraternelle cultivant l’A/amour (entendu dans toute sa vastitude exigeante) que nous apporterons ce que notre humanité à tous à tant besoin.

Merci à vous “hananou”, de nous le rappeler... ! Et de nous “rappeler à l’ordre” ! Mais ce n’est pas toujours facile sur un “forum virtuel” de s’exprimer “humainement” !

Bonne journée...
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hananou
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par hananou le Mar 03 Avr 2012, 21:01

Chacun de nous est important à l'autre.
De toutes nos expériences, nous nous enrichissons de l' expérience de l'autre.
Parfois il m'arrive d'être "Primaire" parce que toutes les discussions autour d'un sujet font du "bruit"
c 'est comme si on faisait le ménage dans une pièce les portes et fenêtres fermées.
Le résultat n'est pas une pièce propre et claire mais des amas de poussière qui ont changés d"endroit.
Pour ma part, je dois pouvoir entendre le "bruit "

Pour ma phrase "marchand du temple"J'ai dit cela sans penser blesser ou offenser, il est vrai pour moi qu'au regard des enseignements de Jésus et de Bouddha j'accorde peu de crédit, et suis particulièrement vigilante aux interprétations de ces enseignements.

D’où le Précieux choix en son Lama Racine.
C'est mon côté "primaire"

il y a deux choses dans la vie de Jésus qui m'ont "transfigurés".
1° Quand il a chassé hors du temple tous les mécréants
2° Quand il a dit que
celui qui n'a jamais péché lance la première pierre (Madeleine la prostituée)

Je vous remercie tous les deux Hild Rik et Pema de m'avoir Éclairée sur ma réaction qui manque de souplesse à l'égard des autres.




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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Mer 04 Avr 2012, 16:53

Bonjour,

« D’où le Précieux choix en son Lama Racine. »

Milà-Djè à Rétchung-Pa
« Fils, pour le temple il suffit de ton corps,
Le “point vital” compose le palais des “dieux”.
Comme Lama ton propre esprit suffit,
La compréhension décisive incarne l’être suprême.
Comme livres, le monde extérieur te suffit,
Son foisonnement sert d’exemple vers l’émancipation. »
...
Rétchung, s’accrochant à sa robe...
« Comme “Lama”, il suffit de l’esprit,
Mais il faut bien un maître qui explique !
Comment se passer d’un support de prière ?
Aussi je ressent ce besoin. »

Extraits de ,
« MILAREPA »
“Les cent mille chants” Tome 2, p. 278 et 279
(traduction de Marie-José Lamothe)

Milà-Djé à Dhagpo-Ladjé :
« Avec la certitude qu’il s’agit du “Lama”,
Interroge ton propre esprit.
Chercher un maître ailleurs qu’en l’esprit
Serait comme se perdre soi-même.
Qu’en dis-tu, “moine médecin” ?
Extraits de ,
« MILAREPA »
“Les cent mille chants” Tome 3, p. 39
(traduction de Marie-José Lamothe)

Nous devons voir où nous nous situons, voir nos souhaits, voir ce dont il est possible, rester vigilant et intelligent, souple, habile, et nous assumer !
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par Invité le Mer 04 Avr 2012, 16:54

“Pema Gyaltsen” nous dit :

« j'ai rencontré de véritables Maîtres dans le Bouddhisme Tibétain, je n'en ai jamais rencontré, malgré mes recherches, dans le monde actuel Chrétien.
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, mais j'ai un doute. »

— Là aussi si je puis me permettre, la “lecture” n’est pas forcément appropriée...
Lors de la “Cène”, le dernier repas du Christ avec ses proches dans son abandon total de lui-même, il leur dit :
« Ceci est mon corps (le pain) livré pour vous...
Ceci est la coupe de mon sang (la coupe de vin) qui sera versé pour vous... »
(Mt 26, 26ss, Mc 14, 22-25, Lc 22, 18ss)
Ce “vous” est à entendre comme “le genre humain”
(Jn 13, 1)
Je m’explique :
Jésus de Nazareth devient “Christ” par l’oblation de sa vie au genre humain, et donne à toute personne en mémoire de Lui, à travers “la Cène”, de se pénétrer de Lui.
Vatican II sous l’impulsion du “bon” Jean XXIII, est suffisamment clair à ce sujet, cependant les réactionnaires anachroniques “grave” de “l’Opus Dei” et les phalanges des “Légions du Christ” et autres mouvements intégristes des “schismatiques fossiles” dans la mouvance de l’évêque Lefébvre d’Ecône, ont fini part dissoudre depuis, dans la “curie” (très fermée “au monde”) du Vatican, toute légitimité et lisibilité aux peuples chrétiens, noyés dans les rivalités internes sordides du pouvoir temporel là aussi, compromis jusqu’à la “moelle” par la peur d’un monde qui échappe à la main mise sur leur populations !
"Pour moi, Jésus est d'abord, si on sait l'accueillir à ce niveau, le révélateur de ce que chacun de nous a à devenir pour être totalement soi-même. C'est ainsi que Jésus est révélateur de “Dieu”. Il est révélation de “Dieu” car en lui correspondant il nous rend capables de découvrir à longueur de vie, à sa suite et sous le rayonnement de sa présence, l'action de “Dieu” en nous à travers les exigences et les appels intérieurs que nous ressentons, dans les épanouissements et les fécondités qui caractérisent l'exercice de la mission, dans l'unification de nous-mêmes qui porte sur les tendances et les périodes très diverses de la vie." (Marcel Légaut)
“Dieu” est ici a entendre dans le sens des racines des langues indo-européennes, dont la racine est “dei” qui comporte l'idée de “brillance” de “luminosité” auto-connaissante de la supra-conscience humaine.
Ainsi nous avons là aussi l’idée des trois niveaux, Maître (originel détenteur de toutes “grâces”), enseignements disponibles, communauté. Quand aux liens “racines*” personnels, c’est à chaque personne de se livrer à sa “quête”, les “fruits” seuls son garants de son authenticité, et nous les connaissons tous, A/amour, Cœur-sage, équanimité, vaillance, simplicité... indépendance et liberté dans la Noblesse d’être sans identification. La vie mystique chrétienne est toujours aussi vivante et intense que les autres traditions de cette Terre ! Ce ne sont pas les “prélats” qui l’incarnent, mais ceux qui la vivent, et parmi eux il y de tout y compris des “prélats” ! Et il en va ainsi de toute les traditions authentiques...

* « L’organisme humain, tel un vase,
Détient spontanément en lui le Corps Divin*.
Si vous êtes capables d’élever une claire lumière,
Au-dehors et au-dedans assurément s’illuminera le Dharmakâya.

Dans le nid de la transmigration, l’imagination
Abrite le petit “garuda” de l’esprit d’Eveil.
S’il sait battre des ailes avec sagesse et habileté,
Il s’envolera assurément vers les cieux de l’omniscience.

Pareil aux monts enneigés triomphants, notre corps
Cache le lionceau d’une parfaite conscience.
S’il sait méditer sans passion sur les six sens,
Assurément il subjuguera la migration et l’au-delà.

* note : Il s’agit d’une naissance simultanée, comme celle de jumeaux (en tib. lhang-cig skyes-pa), d’une gémellité de l’organisme humain et du Corps de Bouddha.
p. 259
Extraits de ,
« MILAREPA »
“Les cent mille chants” Tome 1, p. 259
(traduction de Marie-José Lamothe)

Milà à ses disciples:
... « Priez là où vous serez. Partout où vous me prierez avec confiance et ardence, je serai là devant vous. »...
p. 253
Extraits de ,
« MILAREPA »
(traduction de Jacques Bacot)
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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par hananou le Mer 04 Avr 2012, 20:42

@ Hild Rick pour ce partage de vie que je ressens "Espace/ ouverture de cœur"
Dans ma résonance çà donne cela:
Par le Présence et la Dévotion
Né le fruit et sa Bénédiction
.

Un grand merci ,"Une reconnaissance infinie" de m'avoir "capté" perçue et cité MILARAPA.


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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

Message par MionaZen le Jeu 05 Avr 2012, 08:48

Un grand merci ,"Une reconnaissance infinie" de m'avoir "capté" perçue et cité MILARAPA.

Ah,c'est l'entorse de neurones

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Re: Regards des bouddhistes sur Jésus

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