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Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

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Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 30 Avr 2012, 10:54

Comment un bouddhiste doit-il se nourrir?

Bouddhisme et végétarisme :
un débat sans fin...


La question du végétarisme en bouddhisme a toujours fait débat, y compris au sein de la Communauté bouddhique elle-même... Depuis que l’Occident a découvert à son tour l’enseignement du Buddha, chercheurs et, désormais, adeptes de cette Voie ont tenté, à leur tour, de comprendre pourquoi cette pratique fort souvent préconisée – sinon même, parfois, exigée – est, dans les faits, aussi peu pratiquée !
Dans le dernier numéro de notre publication "Les cahiers bouddhiques" n° 7 (mars 2012), Dominique Trotignon consacre un long article à ce sujet.
Les arguments des bouddhistes asiatiques sur cette question ont souvent semblé sybillins, voire hypocrites, à des observateurs venus d’un autre « monde ». En reprenant cette controverse, tout au long de sa longue histoire, on peut néanmoins mettre en lumière les conditions, internes et externes à la Communauté bouddhique, qui ont justifié les préconisations comme les débats, parfois violents, qui ont opposé promoteurs et détracteurs d’un végétarisme absolu. Cette question ne saurait être réellement comprise sans la replacer dans le contexte doctrinal du bouddhisme et de ses notions essentielles : le conditionnement – y compris culturel et sociétal – de tous les phénomènes, la primauté de l’intention et de la motivation sur l’acte lui-même et, aussi, la prise en compte de chaque acte intentionnel au sein d’une même « ligne d’action ». Au final, on se rendra compte qu’il faut distinguer, absolument, le fait de « se nourrir » de celui qui consiste à « se procurer de la nourriture ».
Nous vous proposons, ci-dessous, deux extraits de cet article...

Bouddhisme et végétarisme :
du temps des ascètes à l'époque contemporaine


Dominique Trotignon

deux extraits de l'article publié dans "Les cahiers bouddhiques" n° 7 (mars 2012)

2e partie : La nourriture des « moines » (bhikkhu)

[...]
Entre idéal ascétique et conventions « mondaines »

Contrairement aux ascètes solitaires, peu visibles, les « moines » bouddhistes (bhikkhu) doivent être vus et se rendre visibles : non seulement parce que, le bouddhisme reposant entièrement sur la motivation personnelle, on ne peut convertir par la force mais bien seulement par, mais aussi parce que d’autres communautés religieuses sont présentes dans les mêmes lieux et qu’il existe une très réelle concurrence entre elles. L’exemplarité devient ainsi la clé de voûte de la pratique monastique et vise à l’équilibre entre les conventions du « monde » et les exigences propres à la sainteté bouddhique « supra-mondaine ». Le bhikkhu se doit, à la fois, d’être content de tout – puisqu’il pratique la vertu du contentement (et c’est d’ailleurs une interprétation étymologique possible du terme bhikkhu) – mais aussi de contenter les donateurs auxquels il enseigne et dont il dépend. Les vinaya [les recueils de « règles monastiques »] fixeront donc les usages à respecter pour satisfaire, à la fois, les exigences du milieu environnant et les exigences propres à l’enseignement bouddhique. Il conviendra de distinguer précisément ce qui relève des unes ou des autres.

Ainsi, par exemple, le vinaya précise-t-il qu’il existe dix chairs absolument « interdites ». Sont ainsi exclues du régime carné : la chair humaine et celle d’animaux nobles ou royaux – éléphant, cheval, lion, tigre et panthère –, celle d’animaux impurs et répugnants comme le chien et la hyène, ainsi que l’ours et le serpent. Mais de telles restrictions n’ont rien à voir avec le bouddhisme lui-même, il s’agit là de prescriptions typiquement brahmaniques ; car le « monde » de l’Inde gangétique d’alors est devenu majoritairement brahmanique – ou, tout au moins, les brahmanes y sont-ils devenus de plus en plus influents. La prescription, ici, est purement conventionnelle.

Plus caractéristique du bouddhisme – bien qu’il s’agisse d’un trait commun à tous les mouvements ascétiques – est l’obligation de respecter le précepte de non-violence (ahimsa). Il s’exprimera aux travers de règles extrêmement contraignantes. Le vinaya interdit en effet aux bhikkhu de produire eux-mêmes leur nourriture : ils ne peuvent ni cuisiner ni jardiner, car de telles activités risqueraient de les exposer à détruire des êtres sensibles. Il leur est même interdit de procéder à la cueillette, ce qui les prive ainsi de l’auto-suffisance alimentaire dont bénéficiaient les ascètes forestiers. Les bhikkhu, poussant la vertu de contentement jusqu’à n’exprimer plus aucun « désir personnel », se placent ainsi en dépendance totale des maîtres de maison et doivent se contenter, strictement, de ce qui « tombe » dans leur bol à offrandes. Ils ne sont pas des mendiants pour autant…. Car le vinaya leur interdit aussi expressément de rien demander à qui que ce soit (hormis à des parents directs) de ce qui constitue les quatre « nécessités » (nourriture, habillement, logement et médicaments) dont ils doivent se contenter. Les textes, fortement marqués de l’ascétisme toujours préconisé, précisent : pour toute nourriture, celle reçue en offrande ; pour tout vêtement, quelques haillons abandonnés ; pour tout logement, l’abri des branches d’un arbre ; pour tout médicament, de l’urine de vache fermentée… C’est l’idéal.

Dans ce cadre, qui se révèle finalement beaucoup plus contraignant que celui des ascètes forestiers, les bhikkhu peuvent obtenir des offrandes de nourriture de deux manières. Dans le premier cas, ils cheminent dans les villes et les villages, à pas lent, en s’arrêtant devant chaque maison ; il leur est cependant interdit de rester stationnés plus que quelques instants, au risque de faire croire qu’ils mendient… Le chemin qu’ils empruntent changeant tous les jours, nul ne peut savoir à l’avance où ils passeront et la nourriture reçue, normalement, n’a donc pas été cuisinée à leur intention : il s’agit de la pitance préparée par et pour les maîtres de maison, qu’on ampute incontinent d’une portion quand l’occasion d’effectuer un don « bienfaisant » se produit. Dans le deuxième cas, un maître de maison prépare intentionnellement de la nourriture en vue de l’offrir, soit qu’il l’apporte lui-même au monastère, soit qu’il invite des bhikkhu à venir s’en restaurer chez lui.

Dans ce cas, tout particulièrement, une nouvelle injonction s’applique qui manifeste une caractéristique cette fois spécifique du seul bouddhisme : l’attention portée à l’intention (cetanâ) à l’origine de l’acte est l’un des fondements essentiels de la doctrine bouddhique. S’il est dix viandes strictement interdites, c’est donc que toutes les autres sont a priori autorisées, mais le bhikkhu qui en recevrait doit néanmoins « éviter » de manger de la viande dont il a vu, dont il sait ou dont il peut soupçonner qu’elle provient d’un animal intentionnellement abattu pour son repas. Car il est impensable qu’un bhikkhu produise une occasion qui mettrait en péril d’autres êtres vivants, l’acte violent fût-il exécuté par quelqu’un d’autre que lui – surtout s’il s’agit d’un dévot bouddhiste qui est sensé, lui aussi, pratiquer la non-violence. Si cela se produit malgré tout, il conviendra alors d’éviter d’en manger – le mal étant déjà fait, les reproches seraient tout à fait inutiles, mais l’évitement du produit alors considéré comme « immangeable » doit suffire de leçon au donateur impénitent. Dans la pratique, cet évitement constitue néanmoins un refus.

Cette injonction ne concerne pourtant pas un bhikkhu qui, malade physiquement, aurait besoin de viande pour rétablir sa santé, de même que pour un bhikkhu qui, atteint de maladie mentale, ne serait pas en mesure d’apprécier correctement les circonstances. Enfin, si un bhikkhu en bonne santé s’alimentait malgré tout d’une viande ne répondant pas à cette condition trine, il n’y aurait pas « faute » pour autant et la règle ne prévoit, en ce cas, aucune « sanction » autre qu’une simple « confession » publique assortie de la promesse d’être plus vigilant à l’avenir... Ces « exceptions » semblent ouvrir tout grand la porte aux pires abus imaginables : on peut aisément feindre la maladie – physique ou mentale – ou bien prétendre faussement n’avoir éprouvé aucun doute… Qui prouvera le contraire ? Elles sont pourtant caractéristiques du fondement proprement spirituel du vinaya, qu’il convient d’expliquer.

[…]


La nourriture comme médicament

Il est aussi particulièrement important, ici, de distinguer entre le fait de se procurer de la nourriture et celui de se nourrir.

Pour le bouddhisme, les deux actes ne peuvent relever d’une seule et même intention et c’est là ce qui va les différencier. L’ingestion de nourriture relève du désir d’apaiser la faim ; ce désir « naturel et nécessaire » (pour reprendre les catégories d’Epicure…) peut néanmoins s’accompagner, parfois, d’un autre désir, celui du plaisir sensuel qu’apportent certaines nourritures – gourmandise, désir « naturel mais non nécessaire », qui fait préférer la viande goûteuse au déjeuner de feuilles insipides…! – plaisir sensuel que le bhikkhu doit apprendre à maîtriser, puis abandonner totalement. Mais le désir de s’approprier de la nourriture, la manière de s’en procurer, relèvent d’une tout autre catégorie.

Là où, très généralement, l’Occident envisage une série d’actes successifs en fonction de leur conséquence finale commune, le bouddhisme, lui, va très précisément distinguer autant d’intentions qu’il y a d’actes particuliers… Pour lui, chaque acte a sa motivation propre et, selon la formule consacrée, le Buddha est « celui qui établit des distinctions ». Un commentateur bouddhiste contemporain, pour illustrer la chose, évoque le cas de Robin des Bois : l’Occident l’applaudit généralement de voler les riches pour donner aux pauvres ; le bouddhiste, lui, distinguera le fait de donner – acte « bien-faisant » par excellence – et le fait de voler, acte toujours malfaisant : « bien mal acquis ne profite jamais », quelle que soit la manière dont on en disposera ultérieurement, fût-ce pour faire le bien !

C’est pourquoi le Vinaya distingue si précisément les manières adéquates de « recevoir la nourriture », quand d’autres textes préciseront, de leur côté, les manières adéquates de « se nourrir ». Car le désir d’apaiser la faim est un désir « sain », en ce sens qu’il vise à maintenir le corps en bonne santé, et cette caractéristique est tout à fait fondamentale pour les bouddhistes. Dans sa définition de la « juste Voie du Milieu », le Buddha avait bien précisé qu’il fallait se tenir à égale distance de deux extrêmes : la recherche des plaisirs sensuels, à la manière des maîtres de maison ordinaires, tout comme la mortification excessive pratiquée par les ascètes des autres courants spirituels. Le disciple du Buddha ne doit ainsi privilégier ni le corps au détriment de l’esprit – comme le ferait un gourmand glouton – ni l’esprit au détriment du corps – comme un ascète extrémiste. Corps et esprit sont dits indissociablement liés, « ainsi que deux bottes de roseau qui s’appuient l’une sur l’autre » ; si l’une tombe, l’autre la suit inéluctablement. Aussi convient-il de considérer le corps comme un « outil de pratique » indispensable dont la bonne santé doit être préservée.

A chaque repas, les bhikkhu sont d’ailleurs invités à réciter une stance introductive – véritable exercice spirituel préparatoire – qui déclare : « Ces offrandes de nourriture que nous allons consommer maintenant, avec attention, ne le seront pas par jeu, ni pour leur goût, ni pour prendre du poids, ni pour la beauté du corps, mais simplement pour l’entretien de ce corps par ingestion d’un aliment, pour le maintenir en bonne santé, afin de pouvoir suivre la vie sainte, et en réfléchissant ainsi : ‘Je vais détruire les anciennes sensations de faim et n’en produirai pas de nouvelles [du fait d’avoir trop mangé]. Ainsi s’effectuera la libération de l’inconfort physique et il sera possible de vivre à l’aise’… ». Se nourrir correctement – et de viande si nécessaire – participe donc d’une juste motivation, celle de pratiquer l’enseignement du Buddha dans les meilleures conditions possibles.

Ce refus, clairement exprimé et répété, de toute ascèse inutile – voire effectivement dommageable à la pratique spirituelle – sera l’objet central d’un épisode très célèbre et constamment cité par ceux qui s’opposent à un végétarisme absolu. Selon la tradition, alors qu’il était déjà vieux et fatigué, le Buddha se trouva régulièrement en butte à l’un de ses disciples nommé Devadatta, qu’on dit être l’un de ses cousins issu de la famille royale des Sâkya. Ce « méchant cousin » sera accusé de multiples forfaits, tous plus abominables les uns que les autres, en véritable « bouc émissaire ». Parmi ceux-là, celui d’avoir exigé du Buddha qu’il impose à tous les bhikkhu cinq règles ascétiques, dont une concernait le fait de s’abstenir de toute nourriture carnée, viande ou poisson. Le Buddha refusera d’imposer ces règles à tous mais en autorisera néanmoins la pratique, à titre exceptionnel et pour une durée limitée, à ceux qui le voudraient ; ces règles, aujourd’hui au nombre de treize, sont connues sous le nom de « pratiques austères » (dhutanga).

Historiquement, on a désormais clairement établi que l’épisode est anachronique, que Devadatta, loin d’être un « méchant cousin » du Buddha devait être un ascète forestier vivant plusieurs générations après lui, que l’anecdote anachronique reflète le débat, vif à l’époque de sa mise en forme, qui opposa les bhikkhu, résidents citadins, aux ascètes, forestiers et itinérants. Plus d’un millénaire après la date supposée de l’événement, des pèlerins bouddhistes venus de Chine déclarent avoir rencontrés en Inde du nord des disciples de Devadatta, refusant d’honorer le Buddha, et effectivement plus stricts sur la manière de se nourrir que la plupart des autres bouddhistes… en l’occurrence, le temps passant, ils ne refusaient plus que les seuls produits laitiers et consommaient eux aussi de la viande et du poisson !

Du point de vue des bhikkhu stricts « traditionnalistes », l’affaire est donc entendue : l’abstinence de viande et de poisson n’est pas la pratique « ordinaire » de ceux qui suivent la Voie du Milieu, mais un extrême seulement « autorisé » de manière tout à fait exceptionnelle. Le critère le plus important demeure l’exigence d’une bonne santé physique, ce qui explique qu’un bhikkhu malade n’est pas même tenu de respecter la règle trine sur l’origine des « viandes autorisées ». Si son état de santé l’exige, il peut, voire il doit consommer de la viande, quelle que soit son origine, même après midi, puisqu’il s’agira alors d’un aliment considéré comme un médicament.

Les traditionalistes peuvent se réclamer de l’exemple du Buddha lui-même car plusieurs textes évoquent le fait qu’il s’est lui-même nourri de viande, à l’occasion. C’est d’ailleurs lors d’un repas carné, offert par un riche donateur, qu’il édictera la règle trine sur l’origine des viandes autorisées. Mais l’exemple le plus célèbre, qui alimentera durant des siècles les débats entre végétariens et anti végétariens, est celui de son dernier repas. Quelques jours avant sa « disparition définitive » (pari-nirvâna), le Buddha accepte l’invitation à déjeuner d’un charron, qui lui offre un plat nommé « délice de cochon ». Les exégètes – bouddhistes ou non – n’ont jamais pu déterminer si cette appellation désignait un plat de chair de cochon ou un plat de champignons dont le cochon fait ses délices… Toujours est-il que le texte précise que le Buddha s’en nourrira, tout en interdisant aux autres convives d’en manger : il aurait été « indigeste » pour tout autre qu’un Buddha. Cela dit, sa dangerosité concernera le Buddha lui aussi puisqu’on déclare que c’est ce « délice de cochon » qui provoquera la dysenterie qui finira par l’emporter… En tout état de cause, il s’agissait d’une nourriture jugée « malsaine » et si le Buddha s’autorise seul à en consommer, c’est peut-être parce que, quelques jours auparavant, il avait décidé « d’abandonner son principe vital » – c’est-à-dire de ne plus se maintenir volontairement en vie. Lui, et lui seul, pouvait s’exposer alors à une maladie mortelle, puisqu’il avait accompli son œuvre et n’avait plus besoin d’entretenir son corps en bonne santé : « Ce qu’il y avait à faire a été fait, il n’y a plus rien à faire », comme le dit la formule consacrée. Les autres convives, eux, encore « en chemin », se devaient de ne pas mettre en péril le corps « support de pratique » dont ils avaient encore besoin…

Ce que les bouddhistes traditionnalistes exposent ainsi à travers leur vinaya, au regard de la nourriture, c’est donc très précisément un « régime » alimentaire, au sens médical du terme ! Et, pour reprendre les habitudes des zélateurs modernes occidentaux du bouddhisme – qui voient en lui l’inventeur anachronique de nos idéaux contemporains – on pourrait dire que la viande, pour eux, constituait un « alicament » avant la lettre… Au nom d’un pragmatisme réaliste, qui ne sera néanmoins pas toujours exempt d’une certaine hypocrisie, on ne reniera donc pas le caractère omnivore de la nature humaine. Et il ne sera donc jamais question d’abandonner la consommation de viande suivant le principe qu’elle peut être utile à celui qui s’en nourrit pour la préservation de sa santé physique, elle-même indispensable à sa pratique spirituelle. Seuls ceux qui peuvent s’en passer – car omnivore veut aussi dire que la viande n’est pas pour autant indispensable à tous et à tout moment… – pourront, à l’occasion, et dans le cadre strict et temporaire d’un entraînement plus intensif, se dispenser d’un aliment jugé trop goûteux, qui risquerait alors de les empêcher de parvenir à leur but : la maîtrise totale des désirs visant la satisfaction des plaisirs sensuels.

Source http://www.bouddhismes.net/node/949
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Lun 30 Avr 2012, 21:07


Il faut déjà s'estimer chanceux d'avoir de quoi manger !
Le reste n'est que mondanités ...... Evil or Very Mad


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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Ortho le Lun 30 Avr 2012, 21:18

Je croyais qu'un bonze se devait d'accepter ce qui lui était donné, sans se poser la question de savoir, ce que c'était , afin de nourrir son corps, et c'était tout...affraid

J'ai entendu parler de cela ainsi à propos du Japon,par exemple.


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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MionaZen le Lun 30 Avr 2012, 22:28

Donc d'après ce que je viens de lire, même en suivant correctement un régime végétarien il est possible d'avoir tout de même besoin de produits carnés pour préserver sa santé.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Lun 30 Avr 2012, 22:47


Seul un médecin nutritionniste pourra te répondre .
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Lun 30 Avr 2012, 22:49


Bouddhisme et végétarisme :
Un débat sans Faim .....


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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MionaZen le Lun 30 Avr 2012, 22:52

La fin de la faim c'est pas pour demain mais la faim de la fin celle là elle est bien là
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Karma Yéshé le Mar 01 Mai 2012, 12:45

Le regime vegetarien pour quelqu'un en bonne santé ne pose aucun soucis.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Pema Gyaltshen le Jeu 03 Mai 2012, 17:59

Tout à fait d'accord avec Karma Yéshé.

Ensuite c'est une décision individuelle.
A moins que vous n'ayez pris des vœux, le Bouddhisme offre une liberté totale, avec les conseils que nous connaissons tous, d'éviter de prendre la vie.

Si quelqu'un d'autre a tué pour nous, ce qui est généralement le cas, il faut en prendre conscience et au minimum offrir la consommation de l'animal en souhaitant sa renaissance dans un monde meilleur et le remercier de son sacrifice.
Comme faisaient les Indiens dans le rituel de chasse aux bisons.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par hananou le Ven 04 Mai 2012, 07:10





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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Pema Gyaltshen le Lun 07 Mai 2012, 08:33

Un Bouddhiste doit se nourrir peu.

Il faut se donner de l'énergie pour fonctionner et c'est tout.



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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MionaZen le Lun 07 Mai 2012, 12:34

La chanson des légumes
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Pema Gyaltshen le Lun 07 Mai 2012, 14:04

L'Homme EST ce qu'il mange !

Si l'être humain mange déséquilibré, il sera donc déséquilibré.

Actuellement l'homme a oublié pourquoi il doit manger, comment il doit manger et quelle nourriture il doit manger.

Dans l'univers tout est mouvement et vibration de fréquences.
Les aliments aussi.
C'est pourquoi dans la tradition on classe les aliments en fonction de leur fréquence vibratoire. ( Yin et Yang )
Il y a évidemment des relations extrêmement étroites entre les "fréquences" alimentaires et le fonctionnement de l'être humain, sur le plan physique et psychique .



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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Lun 07 Mai 2012, 18:16

@Pema Gyaltshen a écrit:Un Bouddhiste doit se nourrir peu.

Il faut se donner de l'énergie pour fonctionner et c'est tout.


En effet, pour en avoir fait l'expérience , je trouve que
l'on se sent beaucoup mieux avec juste l'alimentation
nécessaire en calories .
Je mange peu depuis longtemps et je suis très rarement
fatigué menant pourtant un rythme de vie très intense.
Mon régime est équilibré et je mange toutes les viandes . :\\'otasi:



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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Karma Yéshé le Lun 07 Mai 2012, 18:22

Un bouddhiste ne mange pas de viande. Ce forum est un forum bouddhiste.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par karma djinpa gyamtso le Lun 07 Mai 2012, 19:21

Il n'y a pas d'obligation non, baisser progressivement sa consommation c'est déja bien.
On ne change pas ses habitudes du jour au lendemain cela peut prendre du temps pour certains et il faut le comprendre, l'accepter et le respecter.
Logiquement continuer à manger un peu de viande en ayant conscience des conséquences que cela implique de toute façon nous fera prendre conscience et aller naturellement un jour ou l'autre vers le végétarisme. Mais chacun à son rythme et on a pas à juger.



Dernière édition par karma djinpa gyamtso le Lun 07 Mai 2012, 19:27, édité 1 fois
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Karma Yéshé le Lun 07 Mai 2012, 19:25

Bien sur on peux arreter d'un coup ou petit a petit, du moment qu'on arrete il n'y a a pas de probmème.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Lun 07 Mai 2012, 20:18


Alors promis .
Je ne mangerai plus d' éléphant, ni chien, ni serpent, ni tigre, ni léopard, et plus d'ours !

( Dixit les premiers enseignements repris par Ajahn Jagaro dans ses ouvrages )


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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Pema Gyaltshen le Lun 07 Mai 2012, 22:19

Revenons...a nos moutons :

L'Homme EST ce qu'il mange !

Si l'être humain mange déséquilibré, il sera donc déséquilibré.

Actuellement l'homme a oublié pourquoi il doit manger, comment il doit manger et quelle nourriture il doit manger.

Dans l'univers tout est mouvement et vibration de fréquences.
Les aliments aussi.
C'est pourquoi dans la tradition on classe les aliments en fonction de leur fréquence vibratoire. ( Yin et Yang )
Il y a évidemment des relations extrêmement étroites entre les "fréquences" alimentaires et le fonctionnement de l'être humain, sur le plan physique et psychique .

Mais le Bouddhisme donne des conseils, JAMAIS des obligations, sauf si vous prenez des vœux.



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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Karma Yéshé le Mar 08 Mai 2012, 06:38

merci pour les elephants, les serpents et les chiens mais malheureusement pour toi les autres animaux ont aussi le droit de vivre.
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par MARCOMAGICO le Mer 09 Mai 2012, 15:19

@Karma Yéshé a écrit:Un bouddhiste ne mange pas de viande. Ce forum est un forum bouddhiste.

Un bouddhiste doit se raser le crâne !

C'est un forum de chauve ici


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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Ambroise le Jeu 10 Mai 2012, 19:22

Si Bouddhiste veut dire végétarien pourquoi Siddhartha Gautama lui même n'a pas demander a ses disciples d’être végétarien ?
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par D.ferrere le Lun 06 Aoû 2012, 13:06

Oui, mais réfléchissais bien, nous les bouddhistes nous méditons beaucoup:
Moi je dit que nous pouvons manger de la viande,
sans pour autant en abuser,
personnellement j'fait au moins un régime sans viandes dans a journée,
mais nous ne devrions pas demander a quelqu’un de tuer un animal spécialement pour vous,
mais plutôt prendre un peu de viande,
et puis si vous réfléchissais bien si nous ne mangeons pas de viande, la chaine alimentaire elle et ou dans tous ça??
C pour ça que moi si il y a de la viande devant moi personnellement je le mange, mais que 1 fois par jour, pas plus enfin j'essaie
En plus Bouddha n'a pas dit de ce priver de viande, mais de moins en mangais par compassion pour c êtres qui sont tuer pour nous nourrir
D'ailleurs dans le temples bouddhiste quand il font l'aumones dans les rues on les donnes pas seulement des legumes mais de la viandes aussi
Bye
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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par Pema Gyaltshen le Lun 06 Aoû 2012, 14:12

Comme nous l'avons écrit mainte fois, il n'est pas obligatoire d'être végétarien pour être Bouddhiste.

Sauf si vous avez pris des voeux de ne pas manger de produit animal.

C'est seulement un conseil, une orientation.

Mais dans certains monastères la règle est stricte,c'est selon

Ce qui est important c'est d'avoir la conscience de ce que nous mangeons, et de la souffrance animale.

C'est important de ne pas tuer, mais il y a des degrés d'accumulation karmique.
Et naturellement, si l'on tue pour vous, vous êtes karmiquement impliqué.






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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

Message par D.ferrere le Lun 06 Aoû 2012, 15:43

Oui c sûr merci encore!!

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Re: Comment un bouddhiste doit-il se nourrir ?

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