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Fabrice Midal : “La méditation vise à nous délivrer du nihilisme

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Invité

Fabrice Midal : “La méditation vise à nous délivrer du nihilisme

Message par Invité le Mer 12 Fév 2014, 11:20

Fabrice Midal : “La méditation vise à nous délivrer du nihilisme”
06/02/2014 |

Longtemps perçue comme une forme de spiritualisme un peu barrée, la méditation séduit de plus en plus. Le philosophe Fabrice Midal déconstruit les lieux communs qu’on lui colle encore. La méditation aide, selon lui, à être plus clairvoyant, attentif à soi et aux autres. Une pratique politique intime en somme.

La méditation prônée par le philosophe Fabrice Midal, bien que née du bouddhisme, se veut ancrée dans le présent et la société occidentale. Elle n’est pas une échappatoire au mal-être, ni une forme de sagesse “new age” mais un moyen d’être plus présent à l’existence et au monde.

Fabrice Midal, écrivain et éditeur, l’un des plus importants enseignants de la méditation en France, a axé son travail philosophique à partir d’une réflexion sur Auschwitz qu’il considère comme un “séisme absolu  dans l’histoire de l’Occident” (Auschwitz, l’impossible regard – Seuil). Face à cette faillite de la rationalité, Fabrice Midal, marqué par la pensée de Heidegger, voit dans la méditation, comme dans la poésie ou l’art, une ouverture, la possibilité d’une renaissance hors du monde glacé du calcul et de la rentabilité. Rencontre.

La méditation, aussi répandue soit-elle, suscite chez beaucoup de gens méfiance et moquerie. Or, vous vous élevez contre une vision spiritualiste et zen de la méditation. Pourquoi ?

Fabrice Midal – Tout mon engagement consiste à dénoncer ces stéréotypes, cette méditation bête et lyophilisée qui effacerait notre stress en un coup de baguette magique. En réalité, la méditation consiste à faire attention de manière délibérée dans le moment présent, à s’ouvrir à ce qui est, tel que c’est, sans chercher à le transformer, à l’analyser, mais en cherchant à en faire l’expérience la plus directe et la plus entière – et ce pour agir de façon plus juste dans chaque situation. Cela n’a rien à voir avec une forme de relaxation, puisqu’il ne s’agit pas de se détendre, mais de développer une forme de clarté et d’intelligence de la situation.

D’où vient la méditation ?

Même si elle est aujourd’hui laïcisée, par exemple sous les noms de “pleine présence” ou “pleine conscience”, elle vient de la tradition bouddhique. Or dans cette tradition, la méditation est toujours comprise comme l’union de deux choses : le fait de se poser, afin d’apprendre à être plus disponible au monde, et la vue claire, le discernement. Méditer, c’est se poser pour voir clairement. Le problème qu’il y a à présenter la méditation comme un outil de gestion du stress, est qu’elle participe de la barbarie de notre temps.

En effet, vouloir être toujours plus efficace, plus performant nous conduit à tout instrumentaliser. Et cela devient monstrueux : on réduit l’être humain à une ressource, à un pur moyen. Il me semble que si la méditation doit jouer un rôle majeur aujourd’hui, c’est parce qu’elle nous invite à une révolution, à faire confiance dans l’expérience que nous avons des choses. Faire de la méditation un outil de contrôle encore plus efficace de tout ce qui est, est un produit du nihilisme. La méditation dont je parle, à l’inverse, vise à nous délivrer du nihilisme.

Comment expliquer son succès croissant ?

Le succès de la méditation vient d’abord de la manière dont la science a mesuré concrètement son impact. Les Occidentaux assez rétifs à toutes ces questions, inquiets de son côté un peu brumeux, exotique, ont été surpris par ses effets réels sur l’esprit humain. La méditation aide les gens en grande douleur, elle a un effet sur la rechute de dépression.

Plus fondamentalement, la méditation répond à un désir profond de l’Occident. Les grands penseurs, depuis la fin du XIXe siècle, se sont rendu compte que l’un des problèmes majeurs de l’homme occidental, c’était le fait d’être coupé de son corps et de son expérience, que tout soit médiatisé et rendu abstrait, mécanique. C’est ce que disent chacun à leur manière Bergson, Husserl,  ou encore Walter Benjamin dans son très beau texte Pauvreté et Expérience. Je crois que la méditation nous aide à interroger l’expérience telle qu’elle est, avant de la figer dans des catégories. Méditer, c’est habiter la possibilité d’un questionnement infini sur l’énigme qu’est pour tout être humain le fait de vivre.

En quoi la méditation peut-elle former, selon vous, une réponse à la crise de notre époque ?

Si on prend le nihilisme au sens de Nietzsche, du manque de dignité que les Occidentaux ont pour eux-mêmes, il nous manque quelque chose qui redonne confiance dans l’ampleur de la vie et dans un dessin collectif. La méditation peut redonner cela parce qu’elle nous renvoie à ce qui, en nous, est vivant. Elle est ainsi profondément démocratique en aidant chacun à revenir au cœur de sa propre existence, en n’étant pas seulement un consommateur-producteur prisonnier des diktats publicitaires et idéologiques. La grande question qu’il faut sans cesse reposer : quelle est l’idéologie qui, en moi, pense à ma place ! Méditer en ce sens, c’est regagner une liberté aujourd’hui menacée.

Pourquoi dans vos deux livres, insistez-vous sur la manière dont la méditation vous semble particulièrement éclairante pour apprécier une œuvre d’art ?

Ecouter un morceau de musique, voir un tableau, nous plonge dans un état de présence qu’on ne pourra jamais comprendre comme un problème technique mais qui a pourtant un sens très profond. Comment apprendre à s’accorder à ce que nous montre l’œuvre d’art ? Le piège est de croire qu’il faut en passer par l’explication — et au lieu de regarder une exposition on écoute des commentaires sur les œuvres. C’est en raison de cette cécité que l’on fait de l’art une sorte de produit culturel accessoire. Or l’art nous parle du plus essentiel : comment vivre ici et maintenant ? Et la méditation nous apprend à vivre en poète dans l’instant présent, dans le souci de ce qui est.

Votre enseignement ne produit-il pas un effet déceptif chez ceux qui viennent en pensant que la méditation apprend à être zen ?

L’illusion n’est-elle pas trop forte ? Au contraire. Si je suis devenu l’un des plus importants enseignants de la méditation en France, c’est que les gens sont contents qu’on leur dise la vérité. Il n’y a pas de potion magique qui guérisse de la souffrance d’être humain. Je ne suis pas un gourou qui promet le contraire. Je suis un être comme tout le monde, qui a ses difficultés et qui parle simplement de ce que vingt-cinq ans de méditation lui ont appris.
C’est cet ancrage dans la réalité, la manière dont elle nous aide concrètement à revenir à soi, à être plus ouvert, et aussi à développer plus de douceur et de bienveillance envers soi et le monde, à être davantage en rapport à son désir le plus profond, à avoir davantage de courage, qui explique son impact. Je ne promets pas qu’en pratiquant vous allez devenir un autre – parfait, toujours souriant, calme et serein – mais que vous allez apprendre à être un peu plus pleinement qui vous êtes.
La plus belle phrase sur la méditation, à mon avis, est de Rilke : “Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux… ”  Voilà ce que je ne cesse d’apprendre. Non pas détruire tous les dragons grâce à des techniques mais approcher avec une attention bienveillante ce qui fait peur. Au lieu de vouloir tout contrôler, et si nous apprenions à être attentifs ?

Peut-on voir un lien entre le succès de la méditation et la question de l’attention, du soin, en vogue dans les sciences sociales ?

Absolument ; l’intérêt est le même. Le “soin” ou la notion de “care” permettent de reparler aujourd’hui de bienveillance en tenant compte des pertinentes critiques qui ont été menées au XXe siècle sur la duplicité des bons sentiments. En leur nom, combien de manipulations ont été faites. Mais nous ne pouvons pas en rester à ce cynisme, pour lequel il n’y aurait aucune bonté, aucune confiance, aucune dignité de l’être humain. On est arrivé au bout d’un système fondé sur l’égoïsme extrême, sur l’idée que tout acte de générosité ou d’altruisme gêne le marché. Car c’est, en dernière instance, une certaine conception du capitalisme qui a imposé l’idéologie selon lequel l’égoïsme seul est rationnel et légitime. Mais comment parler de cela sans être complètement “gnangnan” ? Voilà le défi.
La méditation qui n’est pas une doctrine, une croyance mais une manière d’apprendre à explorer la réalité, est ici une aide incomparable. Elle nous fait vivre de manière concrète, tangible et toute simple une bonté d’être et nous ouvre ainsi aux autres.

Comment articuler la méditation à l’horizon politique ? Prendre le monde tel qu’il est, n’est-ce pas une forme de dépolitisation absolue du réel ?

Je ne pense pas que la méditation consiste à prendre le monde tel qu’il est. C’est même cette idée que je dénonce. Certes dans la méditation, on commence par voir les choses telles qu’elles sont, mais certainement pas pour les accepter ; mais au contraire pour savoir ce qu’il y a à faire en étant un peu plus libre de l’idéologie ambiante.
Je ne suis pas du tout stoïcien ; pour moi, la méditation doit questionner les mécanismes d’aliénation. Je suis très sensible aux derniers textes de Michel Foucault sur le souci de soi. Le souci de soi, y explique-t-il, loin d’être un repli sur soi, un égoïsme, nous permet de découvrir que nous sommes beaucoup plus libres que nous le pensons.
Mais aujourd’hui, nous sommes arrivés à une impasse : la volonté de toute-puissance et le contrôle de tout sur tout détruisent tout : la terre, les animaux et maintenant les hommes. Or nous sommes encore très prisonniers d’une pensée politique très dix-neuviémiste ; les outils de pensée politique me semblent très datés. Il faut les renouveler.

Fabrice Midal, Frappe le ciel, écoute le bruit, ce que vingt-cinq ans de médiation m’ont appris (Les Arènes, 244 p, 17 €) ; La Méditation (Que sais-je, PUF)

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