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Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

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Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Pitit Margaud le Dim 11 Mai 2014, 22:06

Bonjour à tou-te-s,

Je me retrouve confronté une fois de plus à la souffrance de l'un de nos compagnons à poils, un chat roux adorable, qui a contracté une jaunisse vraisemblablement provoquée par une hépatite. De plus, Hakou, car c'est son nom, est positif au FIV (sida des chats) ce qui rend très compliqué ses chances de survie. Il est actuellement sous perfusion chez le vétérinaire et peut-être pourra-t-il se remettre de cette jaunisse, sans garantie, mais il gardera a priori une hépatite chronique compliquée par son FIV (si ce dernier n'en est d'ailleurs pas la cause, ce qui est aussi possible).

Bref, ce n'est pas la première fois que je dois faire face à la maladie et/ou à la mort que ce soit chez des humains proches ou des animaux et j'ai beaucoup évolué dans mon appréhension de la souffrance et de la mort d'autrui, j'éprouve moins d'angoisse alors qu'avant j'étais littéralement envahi par la souffrance, mais je dois dire quand même que ce n'est pas une partie de plaisir d'être confronté à la maladie d'un animal que l'on chérit tant. J'ai énormément de mal à faire avec cette souffrance, à lui trouver un quelconque sens (oui, le karma, je sais bien...), si bien que je vis des drames à chaque fois que cela se produit même si je finis par rebondir, mais en attendant, quelle tristesse, quelle douleur j'éprouve.

Je voudrais savoir comment vous-même réagissiez face à la maladie et la mort de proches ou d'animaux proches et éventuellement quelles pratiques vous mettez en oeuvre.
Pour mémoire, je suis dans le Dharma depuis un bon moment désormais mais pas un pratiquant très assidu à mon grand désarroi.

Merci de m'avoir lu.
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MionaZen
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par MionaZen le Lun 12 Mai 2014, 11:07

Je suis moi-même une personne hypersensible, donc ton récit me touche beaucoup. 
Tu ne peux réprimer tes émotions, et d'ailleurs ce n'est pas sain, donc aussi douloureuses soient-elles il faut les accueillir. 
Je te conseille la méditation pour t'aider à relativiser.
Peut-être trouveras-tu aussi du réconfort parmi les sujets de discussions relatifs à la mort: 
https://www.larbredesrefuges.com/search?search_keywords=mort
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Domino
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Domino le Lun 12 Mai 2014, 12:23

Et oui, nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre à la disparition d'un de nos proches ou animaux et ça fait mal, quelques fois même très mal.

Je vais vous raconter une histoire qui m'est arrivée il y a environ 3 semaines, peut-être cela pourra-t-il t'aider.

J'avais fini de déjeuner (midi) au travail et je me rend aux toilettes pour me brosser les dents. Depuis quelques jours nous étions envahis de fourmis sans savoir pourquoi et mes collègues pestaient contre elle. Bizarrement elles en avaient plein leur bureau sauf moi   . je finis de me brosser les dents et j'ouvre le robinet d'eau sans trop regarder le lavabo. Et hop une fourmi s'est prise dans le tourbillon de l'eau et s'engouffre dans le syphon. J'ai ressenti une telle compassion à ce moment là mêlée, teintée de "colère" contre moi de n'avoir pas été assez vigilante pour ne pas voir cette fourmi que je me suis mise à prier (Om Mani Padmé Hung) en lui souhaitant de tout mon coeur que sa mort lui offre une renaissance parmi les humains et qu'elle puisse un jour dispenser le Dharma.

Je me rend à mon bureau, j'avais bu du thé vert en mangeant que peu de temps après je refile aux toilettes mais pas pour la même chose. Je ferme la porte des toilettes, pas très attentive, un peu la tête dans les étoiles, je m'assois et je baisse les yeux. Et que vois-je, en file indienne, passer sous la fente de la porte, une armée de fourmis se mettre à mes pieds. Je me suis dis que ce n'était pas anodin et j'ai prié à nouveau dans le même état d'esprit en faisant le même souhait.

Chose incroyable elles se sont écartées, se sont mises en demi cercle à mes pieds et l'histoire s'arrête là car il fallait bien que je sorte des toilettes   . Dans l'après-midi elles avaient disparu et le lendemain matin je les ai toutes retrouvées mortes au pied des toilettes.

Alors oui ce sont des fourmis mais il ne faut jamais sous estimer la puissance de la prière et des souhaits. Ne soies par triste pour ton petit chat et souhaites lui le meilleur qui soit.
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Invité le Lun 12 Mai 2014, 13:17

Bonjour Dominique ,

D'abord j'espère que ton bon Hakou ne restera pas trop longtemps chez le vétérinaire , car les animaux ont souvent peur chez le vétérinaire . A la maison , tu pourras lui faire un coin tranquille et confortable, lui parler doucement , le caresser . 
A part rassurer et soulager , on peut beaucoup prier , cela apporte toujours du positif , crée une ambiance plus sereine , empreinte d'amour .
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Pitit Margaud le Lun 12 Mai 2014, 20:33

Merci pour vos réponses et votre soutien, ça fait du bien, nous avons pu passer du temps, ma compagne et moi, avec Hakou ce matin chez le vétérinaire. Il ne va ni plus mal ni mieux mais il était content de notre présence. Je dois dire que je suis quand même assez triste ce soir. On devrait le récupérer à la maison d'ici jeudi si tout va à peu près bien avec un traitement à lui faire suivre.
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Invité le Lun 12 Mai 2014, 20:41

Oh oui, je comprends ta tristesse . Je serais triste aussi si je devais laisser mon chat,malade, chez le vétérinaire .....allez, plus que deux jours , et vous pouvez le voir et le réconforter d'ici là ....courage .

seve
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par seve le Mar 13 Mai 2014, 07:29

Bonjour,

Etant propriétaire d'animaux je comprends tout à fait ce que vous pouvez ressentir.

Les animaux tout comme nous on leur karma. Ils doivent aller au bout de leur karma pour le purifier.
Nous devons l'accepter même si ce n'est pas toujours facile.

J'avais un vieux chat qui était vraiment en très mauvais état. Il souffrait vraiment beaucoup. Il avait plus de 20 ans mon pépère. J'ai du me résoudre à abréger ses souffrances. Je l'ai fait avoir une énorme douleur et beaucoup de tristesse. C'est la pire décision que j'ai eu a prendre dans ma vie. Je l'ai fait avec beaucoup d'amour et de compassion mais pas un jour passe sans que je me demande si j'ai bien fait. 
Mon maitre me disait que souvent on abréger les souffrances d'un animal car c'est nous même qui ne supportons plus de voir souffrir. Si l'animal ne va pas jusqu'au bout il devra à nouveau subir souffrance pour aller au bout de son karma. 
J'ai souhaitais à mon chat une meilleure renaissance et j'espère qu'il l'aura eu.

On a acceuillit un siamois en automne. Il a été empalé et gravement atteint en début d'année. On l'a opéré 2 fois et pendant un mois on ne savait pas si il allait s'en sortir ou non. Je l'ai accompagné avec beaucoup d'amour et compassion à nouveau. Je lui récitais des mantras, je lui ai fait des rituel de Tara.
Je lui ai mis un bracelet béni par sa sainteté de Dalai lama accroché à son collier.
Après presque 2 mois il était tiré d'affaire et en pleine forme. Il a repris sa vie de chat. 

Je vous souhaite que tout se passe bien pour votre chat et qu'il retrouve la santé. De toute façon quoi que vous fassiez pour lui vous le faite avec amour. Ca ne peut qu'être que bénéfique pour lui.

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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par MionaZen le Mar 13 Mai 2014, 09:56

Je suis contente de lire que vous allez récupérer d'ici peu votre Hakou. Je pense qu'il sera mieux avec vous, à la maison dans son univers, même si je n'en doute pas, il est très bien soigné chez le vétérinaire. C'est un peu comme nous, même si l'hôpital est nécessaire nous nous sentons tout de même mieux chez nous entouré de ceux qui nous sommes chers.
Courage à vous  
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par evi le Mar 13 Mai 2014, 16:52

Oui, ce sont des moments très difficiles que de voir nos compagnons à poil, à plumes et autres en souffrance et se rapprocher de la mort.
Ils ont besoin de notre protection, notre réconfort , notre "amour".
C'est bien d'éviter de leur faire ressentir notre peur, notre douleur. Ce sont des compagnons et on doit les accompagner jusqu'au bout.
Avec des prières et la récitation de mantras comme celui de Chenrezig par exemple. En leur souhaitant une renaissance auspicieuse.

J'ai une petite pensée aussi pour tous ces animaux qui meurent seuls dans des conditions atroces dans les laboratoires, dans ces abattoirs, dans ces usines à fourrure etc ...
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Invité le Jeu 15 Mai 2014, 14:42

à Pitit Margaud :

Hakou peut rentrer à la maison aujourd'hui ?
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Pitit Margaud le Ven 16 Mai 2014, 01:12

Coucou à tout le monde, Hakou est bien rentré à la maison depuis mercredi soir. Il va plutôt mieux et a bon appétit pour le moment. Nous prenons bien soin de lui. Il a rendez-vous chez le vétérinaire la semaine prochaine pour voir l'évolution. En tous cas, nous sommes très contents de l'avoir auprès de nous pour le cajoler.
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Invité le Ven 16 Mai 2014, 10:21

Je suis très contente pour vous et pour lui ! sunny 

Que tout aille bien .
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par MionaZen le Ven 16 Mai 2014, 20:20

Très contente pour vous  
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par vaygas le Sam 17 Mai 2014, 08:18

Je voudrais savoir comment vous-même réagissiez face à la maladie et la mort de proches ou d'animaux proches et éventuellement quelles pratiques vous mettez en œuvre.


La mort est juste une étape un portante de la vie, il n'y rien de catastrophique. La perte d'un être cher est toujours un moment douloureux. C'est pour cela qu'il faut "réussir" son deuil.
J'encourage tout le monde à s'intéresser à l'accompagnement en fin de vie, peut-être trouverez vous des solutions pour des aides et des soutiens.
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Je viens de perdre mon Kiwy :(

Message par Bodhi le Mar 30 Déc 2014, 00:59

Bonjour à tous,
Je remonte ce sujet car je viens de perdre mon animal de compagnie. Sad

C'était un gecko léopard nomé Kiwy. Un gentil petit lézard qui ressemblait à un petit dinosaure. Je l'ai adopté à 6 mois, c'était mon premier animal acheté avec mes sous, de ma propre volonté et responsabilité. J'ai investit dans du bon matériel pour reproduire son milieux naturel au mieux. Il a vécu avec moi partout où mes études m'ont emmenées. Partout où je déménageais, j’emmenais son terrarium avec moi. J'en ai toujours pris grand soin, l'ai bien nourrit et bien soigné. J'étais habituée à l'entendre chasser la nuit dans son terra, à voir son petit visage souriant se réchauffer à la chaleur de sa lampe le jour... Il avait 4 ans 1/2 quand il a commencé à ne plus manger, beaucoup dormir et maigrir. Deux mois après, il y a 3 jours il a perdu toutes ses forces, commençait à avoir des spasmes et à avoir de tout petits yeux. Les médicaments du vétérinaire n'ont rien fait. Alors je l'ai accompagné jusqu'à la fin... je lui faisais des bains tièdes pour calmer ses douleurs, l'ai nourrit à la seringue et l'ai mis dans son nid au chaud où il aimait dormir pour qu'il s'y sente bien. Je veillais sur lui chaque heure mais je le sentais partir petit à petit. Hier soir vers 1h du matin, il s'est éteint dans son petit nid et je l'ai enterré cet après-midi Crying or Very sad J'en tremble rien que de l'écrire.


J'ai lu il y a quelques mois, "le bouddhisme pour les nuls", et ai particulièrement relu la partie sur la mort. J'approuve totalement ce qui y est écrit. Chaque jour j'y pense, je positive, j'accepte et conçois que tout soit éphémère, que c'est l'attachement qui nous fait souffrir et qu'en prenant un point de vue extérieur, il n'y a pas de raison de souffrir. J'ai perdue ma grand-mère très aimée il y a 7 ans, c'était la première fois que je perdais un proche. On s'en remet c'est vrai, j'y pense souvent. J'ai déjà perdu 4 chats qui m'ont fait beaucoup de peine mais chaque fois je sais que la douleur passe et qu'on s'attache à une nouvelle bête. Je me dis souvent que je suis bien préparé à perdre un proche, que je suis forte et que je le vivrais plutôt bien. Hors la mort de mon gecko me perturbe beaucoup, je ne pensais pas que ça me ferrait du mal à ce point. Je suis déçue de moi même. Une si petite bête dont des milliers sur Terre n'ont aucune importance pour moi alors pourquoi tant de peine pour lui ? Est-ce par égoïsme parce que je l'ai vu grandir et que je lui ai donné une identité ? Est-ce par trop de compassion pour lui, car j'ai peur qu'il ait souffert et soit triste qu'il soit mort si jeune ? Est-ce que je culpabilise de ne pas savoir si il a succombé au manque de quelque chose dans ma manutention ? Comment vais-réagir à la mort de mes parents, de mes sœurs, si je réagit comme ça avec ce tout petit reptile ? Neutral

Ce que je lis dans les précédents messages sur le karma, je ne le comprend même plus alors que j'ai toujours bien accueillit ses principes. Je n'arrive pas à imaginer que mon gentil petit Kiwy, si innocent, puisse avoir mérité de souffrir ainsi. J'ai vraiment l'impression que c'est de ma faute. D'après un autre forum sur les reptiles, il pourrait avoir manqué de calcium et ce serait en partie de ma faute, je n'arrive pas à digérer ça. Je sais que je ferrais mieux la prochaine fois mais je n'arrive pas à accepter que Kiwy ait été un "cobaye". Ça me rend si triste de repenser à lui tout mou, à convulser... Je ne sais pas trop comment passer au delà de ça, et le pire c'est que forcement, les gens autour de moi ne comprennent pas vraiment pourquoi je me suis attaché à un reptile ! Ma pauvre petite bête ! Sad

J'ai l'impression de ne plus croire au karma, qu'après la mort il n'y a rien et que même si son esprit est quelque part il m'en veut et n'est pas près de moi. Crying or Very sad J'aimerais retrouver mes pensées positives et me faire de nouveau confiance sur ma capacité à accepter les mauvaises nouvelles dans l'immensité du Samsara. Quand je vois les gens à la TV (oui encore les infos tristes que je devrais éviter, je sais...) qui ont perdus (encore) leurs proches dans ce nouvel avion disparu, j'ai presque honte d'éprouver de la peine pour un reptile.
Le seul avantage que je vois à sa mort c'est que je me suis mise à penser que chaque bête sur Terre pourrait avoir été mon Kiwy et que j'aurais pu les aimer aussi fortement. Et que chaque bête transportée et tuée dans un abattoir, élevée en cage les unes sur les autres, malade, gavée ou encore torturée ne mérite pas tous cela. Ne pas les avoir connus ne dois pas être la barrière qui nous autorise à les tuer. Moi qui voulais petit à petit devenir végétarienne, ça m'aide à faire un pas supplémentaire.

Voilà, merci de m'avoir lu. Je lirais précieusement vos conseils et remarques si vous en avez. Namasté. Soyez en paix !




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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Lodro Ganden Losang le Mar 30 Déc 2014, 07:30

Bonjour Bodhi,

Je suis très touché par l'histoire de ce pauvre Kiwi!

Pauvre n'est peut-être pas le mot adéquate puisqu'il semble que tu lui aie donné le meilleur de toi même et de ce que tu pouvais lui apporter d'un point de vue matériel, tu y as investi du temps, et beaucoup d'amour.

Peu importe qu'il s'agisse d'un chat, d'un humain, ou dans le cas présent d'un lézard, nous nous attachons aux êtres qui nous entoures, c'est humain, mais malheureusement tout l'amour et les bons sentiments que nous pouvons nous offrir les uns aux autres ne peuvent pas empêcher la mort de faire son oeuvre.

Nous même nous allons devoir partir un jour, et nos familles et proches auront beau nous aimer et nous supplier de ne pas mourir, rien n'y fera!

C'est cela l'impermanence, ce petit Kiwi t'as apporté du bonheur mais ce fut temporaire, et toi tu lui a apporté chaleur, affection, et réconfort. Choses qu'il n'aurait probablement pas pu connaitre dans la nature et qui ont grandement soulagé les souffrances liés à sa condition de réptile. 

Ce fut son karma, il aurait pu naitre dans la nature, vivre beaucoup moins bien et moins longtemps, voué à être le jouet de chats ou autres prédateurs, mais non, il est arrivé chez toi, a eu la chance de connaitre l'affection et un foyer, tout cela aura un impact positif sur le développement de son esprit, et qui sait sa prochaine renaissance sera peut être humaine et il pourra découvrir le dharma, et un jour atteindre l'éveil. L'esprit continue son chemin, c'est sa raison d'être.

Comme le dit un adage Tibétain,"Le fleuve passe, la rive reste!"

Relativise et ne soi pas triste, je suis de tout coeur avec toi dans cette épreuve.

Amicalement

Lodro


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Bodhi le Mar 30 Déc 2014, 11:00

Bonjour Lodro,

Merci pour ce gentil message. Je ne l'avais pas vu de cet œil là car ma mère a beaucoup critiqué ma peine (je n'ai pas compris sa réaction d'ailleurs) et m'a dit que les bêtes ne devaient pas vivre en cage, et que dans la nature il n'aurait pas manqué de calcium... Mais moi je pense aussi qu'en captivité, dans de bonnes conditions, ils sont heureux car ils n'ont pas de prédateurs. Et au final, moi aussi je me considère comme un animal sauvage né en captivité ! Et pourtant j'essaie d'être heureuse dans cette vie où mon espèce est obligée de travailler et vivre dans des maisons ! 

Merci de m'avoir ouvert les yeux sur ce point là, ça m'aide à accepter.

Namasté.


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par MionaZen le Mar 30 Déc 2014, 13:25

Lol Bodhi moi aussi je me considère en captivité; dans cette société où l'on nous enferme un peu plus dans un moule acceptable. Mais acceptable pour qui ? Surement pas pour moi ! J'ai vraiment l'impression de ne pas être à ma place et ce sentiment s'accentue au fil du temps 
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Bodhi le Mar 30 Déc 2014, 14:13

Et oui Mionazen, nous sommes né en captivité et la nature ne devrait pas nous manquer comme elle ne manque pas animaux qui vivent en terra. Mais nous avons, nous humain, la capacité de partir en vacances, de voir ce qui se passe ailleurs et d'en avoir (pour certain) plus envie. C'est bien pour cela que même si moi non plus je ne suis pas pour la captivité des animaux, j'ai une passion pour les reptiles et je préfère que ceux qui sont nés dans les magasins vivent chez moi plutôt que chez quelqu'un qui les maintiendra mal. N'ayant pas connu la nature, je ne pense pas (et je n'espère pas) que ça leur manque. Je préfère penser que Kiwy était heureux avec moi, en tout cas, avec son œil frétillant et son petit sourire j'en suis convaincu.


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Invité le Mar 30 Déc 2014, 15:45

Bonjour Bodhi,

Sache que je comprends très bien ta peine .
Il y a plusieurs années , alors que j'avais déjà perdu mes deux parents , quelques amis et d'autres animaux , il m'est arrivé de perdre une petite canari que j'aimais beaucoup .
Je laissais le plus souvent sa cage ouverte et elle volait dans l'appartement .
Si je partais en vacances , je la confiais à un ami et si je partais pour le week-end , elle restait à la maison . Puis je suis partie pour un weekend de trois jours ( au lieu de deux les autres fois) où elle était restée seule à la maison et à mon retour elle ne semblait pas bien ....dans les jours suivants , j'ai vu qu'elle était malade . Je l'ai soignée , mais au bout d'un mois , elle est morte et sa mort m'a rendue profondément triste .
Et je m'en voulais de l'avoir gardée à l'intérieur ( je sais bien qu'elle serait morte rapidement de froid si elle avait été dehors et qu'elle était née en captivité , mais je m'en voulais quand même et surtout car elle était tombée malade après être restée seule trois jours ( avec toute la nourriture et l'eau dont elle avait besoin , mais sans présence humaine attentive à elle )

Voilà , on peut avoir un lien très fort avec un animal , et ce n'est vraiment pas une question de taille .

Et comme tu le dis ainsi que Miona , nous sommes aussi en quelque sorte " en captivité" . Ce qui me fait dire ça , c'est après avoir été émerveillée de la naissance d'un enfant , comme une arrivée magique , tout de suite après , il recevait déjà un numéro d'état civil , un nom , un prénom .
Ca m'a fait l'impression qu'on le mettait dans un petit tiroir étiqueté .

Nous avons bien sûr plus de liberté , nous les humains , pour décider par et pour nous mêmes , mais cette liberté reste quand même encadrée par les sociétés , leurs lois , leurs convenances ,leurs coutumes . Et nous y participons .
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Lodro Ganden Losang le Mer 31 Déc 2014, 10:14

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que nous sommes nous aussi nés en captivité, sauf les membres de certaines tribus qui sont restés loin de la société moderne.

La société occidentale nous a rendu complètement dépendant de tout un tas de choses sans lesquels, admettons le, nous aurions de grandes difficultés existentielles.

Cependant, nous avons complètement perdu notre lien avec la nature, les gens consomment des tas de produits de la nature sans savoir vraiment d'où cela provient si ce n'est du supermarché.
Nous vivons complètement hors-sol, de la même manière que les plantes que l'ont maintiens en hydroponie sous lumière artificielle.

Il me semble que nous sommes à présent incapables de nous adaptés à la nature, et de vivre en harmonie et dans le respect de celle-ci.

Les animaux s'adaptent à la nature, il font avec et lui apporte quelque chose en échange de ce qu'ils lui prennent.

Mais nous, nous avons besoin de tout bétonner, d'infrastructures pratiques diverses, et de matériels, sans lesquels nous serions aujourd'hui incapables de survivre, nous en sommes devenus totalement dépendant. Nous prenons sans cesse à la nature sans rien lui apporter en retour, ou alors pas grand chose. En bref nous adaptons notre environnement à notre convenance plutôt que de nous adapter à notre environnement! C'est à mon sens une grosse erreur que l'humanité devra payer tot ou tard!

C'est très triste!  


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Mouflette8 le Mer 31 Déc 2014, 16:53

Coucou Bodhi Bonjour ,




Je ne le fais pas exprès, mais tes écrits m'inspirent visiblement, et me touchent aussi, donc je te "harcèle" à nouveau Wink .




Pour ton lézard, "meilleures que 15 années passées sans amour, sans douceur, 4 ans et demi passées dans la chaleur, auprès d'un coeur aimant et bienveillant qui calme quand on le sent présent, et aussi bien accompagné jusqu'à la délivrance totale."


Il est certain que tu as fait un heureux cheers .


Tu as le droit de ressentir une partie de toi triste, mais toutes les parties de toi sont dignes d'être aimées, quoiqu'elles expriment. Hors, si tu as été une maman aimante pour ton lézard, tu l'es bien moins pour toi-même. Tu te divises en rejetant des parties de toi, en jugeant ta peine, en jugeant la manière dont tu t'es occupée de lui. Et çà, c'est ce qui me rend triste...
Au nom d'un détachement ou d'un enseignement spirituel, beaucoup rejette des parties d'eux ne collant pas à l'image mentale de la perfection qu'ils se sont faits inconsciemment, de ce que "nous devrions faire ou être" pour être justes, soi-disant. Je pense que la première chose à faire serait de redevenir des petits-enfants, et les enfants, ils peuvent être fiers, jaloux, tristes, puis joyeux, colériques puis euphoriques, dans l'instant, pis c'est tout, çà passe, çà passe vite fait bien fait, parce qu'ils ne s'y arrêtent pas, ils ne se jugent pas, ils ne se divisent pas, il  n'y a pas de bien ou de mal pour eux, ils sont ce qu'ils sont et vivent ce qu'ils sont, dans l'instant, tout simplement.
Trop de savoir nous fait reculer plus qu'avancer, parce qu'au nom d'une image mentale de perfection qu'on s'est crée, on rejettera ses parties de nous-même qui ne collent pas à cette image. Je suis triste?  Je ne devrais pas, je devrais être détachée, ce n'est pas bien, je suis déçue de moi, je rejette cette partie de moi parce qu'elle ne devrait pas être, donc je la réprime et contrairement au petit-enfant, je ne la laisse plus être, je l'etouffe, rajoute des couvercles par dessus, et du coup, je me fais bien plus souffrir...

L'enseignement, il est juste, mais on peut tous se tromper sur la manière dont nous l'utilisons, car notre regard sur lui peut nous pousser à nous diviser et à renforcer la dualité plus qu'à nous réunifier, d'ou l'importance à la base d'avoir un maître j'imagine. 
Le seul moyen de s'ouvrir et s'épanouir comme une fleur est d'accueillir toutes les parties de nous-mêmes qui se manifestent.
Elles en ont le droit, et pour les faire devenir les "serviteurs" de la lumière, il faut bien avant tout les réintégrer, nous réconcilier avec elles.
Je ne peux changer le décors de ma maison si je suis en dehors. Si je n'accueille pas un enfant dans ma famille, je ne peux pas faire son éducation ensuite. Il y a des choses simples dans la vie de tous les jours, que nous comprenons d'office, mais qui nous échappent dans notre démarche spirituelle, c'est-à-dire à l'intérieur de nous.
Il n'y a rien de mal à être un petit-enfant, laissant exister des parties de lui, et l'enseignement doit servir ensuite à éduquer ses parties, à les changer, dans l'amour, la foi. Quand nous sommes adultes, avec déjà en tête, une morale bien fixe du bien et du mal, le premier stade par lequel nous devons passer, c'est de re-devenir enfant, dans un état ou le bien et le mal n'existent plus, mais qu'on accueille inconditionnellement ce qui est, comme c'est.
Il ne nous viendrait pas à l'idée de juger un petit-enfant d'être triste et l'enfant lui-même ne se juge pas non plus, tout du temps que les parents ne lui disent pas qu'être triste c'est être faible ou ce n'est pas bien. Dès lors il ancrera en lui la croyance qu'être triste c'est mal, et il réprimera sa tristesse, ses larmes, il se jugera à chaque fois qu'il se sentira triste, il entrera en dualité en lui-même.
Pourquoi juges-tu  la partie de toi qui est aussi triste? A mon sens tu es dans la croyance que l'attachement c'est mal, et que si tu étais détachée, tu ne serais pas ainsi triste et ce serait bien. Mais partons du principe qu'il n'y a ni mal ni bien. Une tristesse a débarqué, alors spontanément tu l'accueilles comme l'enfant, tu la vis, tu la ressens, mais, contrairement au petit-enfant, tu as la possibilité de l'observer tout en la vivant, et de t'en détacher progressivement au travers cette observation, et le fait que tu l'accompagnes. Mais si tu ne la laisses pas exister, que tu la rejettes, parce que dans tes croyances, elle découle d'un attachement et que c'est mal, alors tu ne peux expérimenter le véritable détachement, puisque de toute façon, tu ne l'observes pas, tu la réprimes, lui jettes la pierre, tu t'en éloignes et t'éloignes également de ton centre.

Toutes les parties de toi que tu réintègreras, que tu accompagneras, sans les classifier, sans les juger, tu apprendras d'elles, et à mieux te connaître également.

La personne qui se divise en morceaux, jugeant ce qui est bien, ce qui est mal, en elle même, court le risque de créer plus de dualité en elle que de se réunifier, si elle lit des enseignements : je ne suis pas détachée, ce n'est pas bien, alors je rejette. Je suis fière ce n'est pas humble alors je rejette et je cache. Ainsi voit-on des êtres penser être des maîtres alors qu'ils n'ont pas encore passé le stade du petit-enfant. Il n'y a en eux que du contrôle, une façade, un masque, afin que le monde extérieur ne les voient pas dans ce qu'ils pensent être des vulnérabilités (orgueil, fierté, vanité) et ils pensent inconsciemment que ce sont des vulnérabilités, justement parce qu'ils ne sont pas redevenus des petits-enfants pour qui il n'y a ni bien, ni mal, juste ce qui est.


Alors accueille d'abord, ta honte, ta culpabilité, même si tu ne sais pas vraiment comment et que c'est flou, faut parfois seulement en avoir la volonté et avoir la foi.
Rien ne sert de te faire autant de mal.


Ta tristesse a le droit d'exister, elle fait partie de toi présentement, elle a sa raison d'être, et tu peux l'apaiser toi-même, si d'abord, tu décides de l'accueillir et de la prendre dans tes bras comme tu l'as fait avec  ton lézard, tu restes avec elle, tu l'accompagnes, jusqu'au bout,
apporte toi la douceur de la mère à son enfant, ne la rejettes pas, et tu ne t'inquiètes pas non plus, tu n'as pas régressé.

Il y a une raison à tout, et d'être bousculé par la vie est bénéfique, c'est qu'elle nous aime pour nous donner des opportunités de nous connaître nous-même. La vie est une grande école, tu as le droit de faire des erreurs, nous en avons tous fait, on dira qu'on est même là pour çà, car sans erreur, sans avoir pris un jour le mauvais chemin, comment finirions-nous par percevoir ou est la voie du milieu, la vraie voie?
Ce n'est même pas dit que tu ais fait une erreur en réalité, dans ce cas-ci.  Moi, par contre, j'ai fait décéder mes deux hamsters par négligence. Et quand j'étais petite, j'essayais de fermer la porte des toilettes sans m'apercevoir que si elle coinçait, c'était parce que j'étais en train d'écraser le hamster de quelqu'un d'autre. (Oui, décidément, j'ai quelque chose contre les hamsters dans cette vie  ).
J'aurais bien plus à me culpabiliser que toi. Je pars du principe que j'ai le droit de faire des erreurs, c'est comme çà qu'on apprend. N'est-ce pas ce qu'on dit aux enfants parfois?
J'ai mangé de la viande pendant plus de 20 ans et puis un jour, suite à un changement intérieur assez rapide, j'ai pris conscience de ce que j'avais dans l'assiette, je mangeais de la peur, de la mort, et j'étais tout à coup reliée à la souffrance animale comme si c'était la mienne. Tu crois que je devrais me culpabiliser des 20 ans que j'ai passé en ayant été responsable aussi de la mort de certains animaux? Et toutes les choses que j'ai pris conscience de moi-même, que je ne savais pas "ce que je faisais", ni "ce que je disais", que j'ai  blessé des gens par ignorance, que j'ai approfondi leur dualité intérieure, aurais-je dû me culpabiliser? Si je l'avais fait, je n'aurais plus avancer. Je suis toujours une aveugle, et je risque à tout moment de prendre conscience que je suis en plein dans une erreur et que je ne m'en suis jamais rendue compte. C'est ainsi. Ce ne sera pas un risque en fait, mais une bénédiction de le vivre, d'y voir plus clair. Personne ne nous juge à part nous-même. On ne juge toujours que nous-même. J'estime qu'il n'est pas nécessaire de se juger de notre ignorance, car nous le serons toujours à différents degrés, mais qu'il est plus important de trouver quelque chose d'enrichissant à comprendre de nos expériences, et de trouver quelque chose à apprendre, connaître de nous-même, même si ce n'est qu'accompagner notre tristesse, et de lâcher ses fausses croyances du bien et du mal. Et si vraiment nous faisons une faute, que nous en avons conscience et que nous pouvons réparer, alors réparons, tout simplement. On ne peut changer ce qui a été fait, mais on peut l'accepter comme ce fut fait et grandir de cela.


Pour moi, tout, autour de nous, est amour pour nous, ne veut que notre bien, ne vise qu'à nous permettre de retrouver notre vraie demeure ou nature, la lumière. Tu pourrais te dire que la présence de ton lézard dans ta vie te donne à comprendre qu'autant tu l'as accompagné jusqu'à sa libération, autant il est important d'accompagner toutes les parties de toi jusqu'à leur libération également. Quelque soit ce qui s'exprime en toi, ne condamne rien.
Pour moi, Bouddha, Jésus, ont vu s'exprimer la tristesse, l'orgueil, la jalousie, la vanité, en eux-mêmes, peut-être même qu'un jour, ils se sont identifiés à cela, mais que par accueil et observation, ils s'en sont détachés. Si çà n 'avait pas fait partie d'eux à un moment ou à un autre et s'ils avaient rejetés ces parties d'eux-mêmes sous prétexte que c'est anti-spirituel, ils ne se connaîtraient pas aussi bien eux-mêmes, ils n'auraient pu faire de leur ego le serviteur de la lumière. Il n'y a qu'en apprenant à le connaître qu'on peut comprendre comment s'en libérer. Mais le connaître, c'est l'observer, l'accueillir inconditionnellement, comme un ami, qu'importe soit le déguisement qu'il a.  Et alors on commence à comprendre comment agir pour s'en libérer. C'est comme un pays qui est envahi par des ennemis. Les habitants leur ouvrent la porte, parce qu'ils savent que s'ils ripostent, ils se feront éjecter et l'ennemi aura le dessus. Alors, ils accueillent ses ennemis comme des amis, leur donnent même à manger, apprennent à les connaître, mais c'est dans le but secret de s'en  libérer. On ne peut pas échapper à "l'ennemi" qui nous habite déjà et qui nous fait devenir comme un bouchon au milieu des vagues, mais on peut apprendre à le connaître pour comprendre comment s'en libérer et agir dessus, afin de reprendre "le pouvoir" sur lui.

Tout ayant une raison d'être et est parfait comme çà arrive, ton reptile était là pour t'apprendre quelque chose, toujours est-il que lui est en paix, c'est toi qui ne l'es pas et j'aime à penser que de là ou il est, il préférerait te voir t'accompagner aussi bien que tu l'as fait avec lui et ce serait là une leçon à intégrer assez enrichissante pour que tu contactes en toi finalement une partie heureuse de ce qui s'est passé, comme çà s'est passé.

Je connais un maître qui disait que nous sommes vraiment libérés d'une épreuve que quand nous arrivons pleinement à nous en réjouir.



Mon coeur t'accompagne, prends soin de toi,
Mouf geek


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Pitit Margaud le Jeu 01 Jan 2015, 18:43

Bonjour Bodhi,

Ton message est très touchant. J'imagine combien ça a dû être difficile et le fait que ce soit un reptile, même petit, ne change rien à ce que l'on éprouve à l'égard de nos compagnons de vie. Tu as fait tout ton possible, il n'y a aucune honte à avoir et si des erreurs ont été faites (j'en ai fait pour ma part par le passé, avec un geai notamment, malgré toute ma bonne volonté), c'est bien difficile de le savoir et quoi qu'il en soit, aucun d'entre nous n'est parfait.

Tout ce que je pourrais te dire, c'est d'accueillir ta tristesse, de la ressentir en prenant des moments pour laisser aller la peine que tu éprouves sans la cultiver pour autant, juste en portant ton attention sur ta tristesse (à moins que la douleur soit insupportable, auquel cas, il vaut peut-être mieux se changer les idées dans un premier temps). Cela demande de la douceur avec soi et de prendre son temps. Mon papa est décédé il y a deux ans (le 25 décembre), et ça a été dur, c'est vrai, mais, pour ma part, ni plus ni moins qu'avec la mort de chacun de mes compagnons. On ne peut pas savoir précisément à l'avance comment on réagira.


Quant à l'après mort, personne n'en est vraiment revenu pour tout nous raconter m'avait dit un maître zen, même si les textes donnent des enseignements à ce sujet, mais ce qui importe, c'est tout de même d'être ici et maintenant, d'être aussi à peu près bien dans ses baskets je dirais dans cette vie même, sans qu'il soit nécessaire de se projeter dans des éventualités.

Mais je vois que tu as déjà eu des réponses très développées. J'espère qu'elles pourront t'aider.

De tout coeur avec toi. Bises. Prends soin de toi.
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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

Message par Bodhi le Ven 02 Jan 2015, 17:41

Bonjour à tous et merci pour vos messages !  bisou

manila a écrit:Voilà , on peut avoir un lien très fort avec un animal , et ce n'est vraiment pas une question de taille .

[...] après avoir été émerveillée de la naissance d'un enfant , comme une arrivée magique , tout de suite après , il recevait déjà un numéro d'état civil , un nom , un prénom . Ca m'a fait l'impression qu'on le mettait dans un petit tiroir étiqueté
.

Merci pour ton soutien Manila et pour ton témoignage sur la "captivité humaine", jusqu'ici j'étais la seule à avoir ce point de vue. Lire cela me "rassure".


@Lodro Ganden Losang a écrit:
Il me semble que nous sommes à présent incapables de nous adaptés à la nature, et de vivre en harmonie et dans le respect de celle-ci.[...]C'est à mon sens une grosse erreur que l'humanité devra payer tot ou tard!

De même Lodro, il est bien sage de le reconnaître, mais j'ai l'impression que nous ne sommes pas une majorité. Quand je dis que j'aurais aimé naitre en Amazonie, sans connaître la technologie car elle ne me manquerait pas, on me rit au nez. Mais de plus en plus, l'Amazonie et ses peuples autochtones sont en danger, par la faute des humains civilisés. Par cela, j'aime et je déteste en même temps l’espèce humaine.


@Mouflette8 a écrit:Je pense que la première chose à faire serait de redevenir des petits-enfants

Merci Mouf. Je n'avais jamais vu la chose de cet œil et j'apprécie beaucoup l'idée. Cela montre bien que notre intelligence a un prix. Elle n'est pas encore au point lorsqu'on est enfant. En grandissant elle devient la base même de notre compassion, de notre admiration pour la Vie et l'Univers, et aussi notre pire ennemie, la cause de notre souffrance, notre attachement.

@Mouflette8 a écrit:Pourquoi juges-tu  la partie de toi qui est aussi triste? A mon sens tu es dans la croyance que l'attachement c'est mal, et que si tu étais détachée, tu ne serais pas ainsi triste et ce serait bien. Mais partons du principe qu'il n'y a ni mal ni bien.

Je ne sais pas pourquoi je me juge. J'ai le sentiment qu'être triste est nécessaire pour extérioriser les sentiments, car pleurer fait un bien fou, pas besoin de le dire ! Mais je culpabilise d'être triste sûrement plus à cause du jugement que me porte certaines personnes. Certains me comprennent, d'autre pas du tout, et les gens qui me parlent de perdre un chien ou un parent, doivent me juger aussi. Je culpabilise aussi personnellement en pensant que sa mort est de ma faute comme je l'ai annoncé plus haut. Lorsque j'aurais accepté mes erreurs et reconnues qu'elles n'étaient pas volontaires, je pense que je serais déjà moins triste.

@Mouflette8 a écrit:Toutes les parties de toi que tu réintègreras, que tu accompagneras, sans les classifier, sans les juger, tu apprendras d'elles, et à mieux te connaître également.

J'ai connaissance du principe d'observation extérieur des sentiments, de les accueillir comme une mère avec son enfant, mais je n'ai pas encore suffisamment de pratique. Je n'arrive pas encore à me concentrer sur cela, je pense trop à mon Kiwy en train de convulser et souffrir, à lui vivant en pleine santé, puis mort tout raide, dans la tombe que j'ai creusé... Ça me fait donc du bien de relire encore et encore vos conseils sur l'observation neutre des sentiments. Je dois m'y exercer.

@Mouflette8 a écrit:Je connais un maître qui disait que nous sommes vraiment libérés d'une épreuve que quand nous arrivons pleinement à nous en réjouir.

J'ai posé une question à mon copain hier qui était "est-ce que tu crois que faire son deuil correspond à un moment dans sa vie où on passe d'une phase ou on ferrait n'importe quoi pour faire revenir l'être aimé à une phase où on se dit que si la personne/l'animal revenait, ce serait dérangeant car quelqu'un d'autre habite sa maison, un autre animal a pris sa place, les gens, les événements ont changés et le Monde à retrouvé son équilibre malgré l'absence et que finalement cette personne est très bien là où elle est ?" il m'a répondu qu'il ne savait pas mais qu'il pensait que ce n'était pas ça. Ça m'a beaucoup déçu car sur le coup je pensais avoir trouvé la réponse à une grande question philosophique. J'en suis persuadée car c'est le sentiment que j'ai par rapport à mes chats et à mes grands-parents maintenant que cela fait plusieurs années qu'ils sont partis. Je pense que la tristesse que j'éprouve est justement due à ma conscience qu'on finit par "accepter" alors que je suis dans une phase où je me dis "non, je ne peux pas accepter ma négligence, je ferrais tout pour qu'il ne meurt pas si je pouvais revenir en arrière et je ne veux pas accepter sa mort, je ne veux pas qu'il devienne un souvenir lointain et que je me dise à présent que c'est très bien qu'il soit mort" Pourtant je sais bien que c'est ce qui va arriver plus tard, mais je ne suis pas encore prête. Au moins, ce que tu écris me rassure.

@Pitit Margaud a écrit:On ne peut pas savoir précisément à l'avance comment on réagira.
Quant à l'après mort, personne n'en est vraiment revenu pour tout nous raconter m'avait dit un maître zen, même si les textes donnent des enseignements à ce sujet, mais ce qui importe, c'est tout de même d'être ici et maintenant, d'être aussi à peu près bien dans ses baskets je dirais dans cette vie même, sans qu'il soit nécessaire de se projeter dans des éventualités.

Merci Pitit Margaud, je vais essayer de ne pas spéculer, il est vrai que ça ne sert à rien. Vivre l'instant présent est le plus important et je dois pratiquer plus pour l'appliquer aux moments difficiles. Cela me fait du bien de le relire encore.


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Re: Faire face à la souffrance d'un animal et à la mort

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