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Le Discours entre un Roi et un Moine : Les Questions de Milinda

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Le Discours entre un Roi et un Moine : Les Questions de Milinda

Message par Admin le Sam 20 Mai 2017, 15:18





Milindapañha






LES QUESTIONS DE MILINDA

Extraits du Milindapanha :

Controverse entre Nâgasena, maître bouddhiste et le Roi Bactrien Menandros (Milinda) qui régna au 2ème siècle avant J-C, dans le Nord-Ouest de l'Inde.

Introduction : Les thèmes choisis sont ceux qui reviennent régulièrement sur les listes de discussion bouddhistes : l'individu en tant que soi, la renaissance et le karma. Ce texte présente la vue Theravada (Hinayana) qui réfute un soi ou individu substantiel et autonome, mais qui à la différence des écoles postérieures croit à l'existence réelle des phénomènes.

Les questions de Milinda

Le roi Milinda s'approcha de Nâgasena et, lui ayant adressé les compliments ordinaires, il s'assit à son côté. Nâgasena lui rendit ses politesses, de sorte qu'il lui inspira des dispositions favorables. Alors le roi commença l'entretien

- Comment vous appelle-t-on, Vénérable? Quel est votre nom?

- On m'appelle Nâgasena : c'est ainsi que mes confrères me désignent. Mais, ô roi, bien que les parents donnent à leurs enfants un nom tel que Nâgasena, Sûrasena, Vîrasena, Sîhasena, c'est seulement une appellation, une notion vulgaire une expression courante, un simple nom! : il n'y pas là-dessous d'individu [de soi].

- Ecoutez, vous tous, les cinq cents Yonakas et les quatre-vingt mille moines! Voici Nâgasena qui dit : « Il n'y a pas là-dessous d'individu! » Est-ce possible de l'admettre? Mais, ô vénérable Nâgasena s'il n'y a pas d'individu, qui donc vous donne des robes, des aliments, des logements, des remèdes, des ustensiles, et qui en use? Qui pratique la vertu? Qui se livre à la méditation?Qui réalise 1e Chemin, le Fruit, le Nibbâna ? Qui se livre au meurtre, au vol, à l'impureté, au mensonge, à l'alcool ? Qui commet les cinq péchés ? Il n'y donc ni bien ni mal, pas d'auteur ou d'instigateur des actes salutaires et pernicieux, pas de fruit, pas de maturation des bonnes et des mauvaises actions !

Si, ô Nâgasena, celui qui vous tue n'existe pas, il n'y a donc pas de meurtre! Il n'y a rien chez vous ni maîtres, ni précepteurs, ni ordination!Quand tu dis : « Mes confrères m'appellent Nâgasena quel est ce Nâgasena dont tu parles ? Est-ce les cheveux qui sont Nâgasena ?

- Non, mahârâja.

- Est-ce les poils, les ongles, les dents, la peau, la chair, les tendons, les os, la moelle, les reins, le cœur, le foie, le derme, la rate, les poumons, l'in­testin, le mésentère, les aliments non digérés, les résidus de la digestion, la bile, le phlegme, le pus, le sang, la sueur, la graisse, les larmes, l'huile de la peau, la salive, le mucus nasal, la synovie, l'urine, le cerveau ?

- Non, mahârâja.

- Ou bien, est-ce la forme, la sensation, la perception, les formations, la conscience ?

- Non, mahârâja.

- Est-ce donc la réunion de ces cinq éléments - forme, sensation, perception, formations, conscience?


- Non, mahârâja.

- Est-ce une chose distincte des cinq éléments?

- Non, mahârâja.

-J'ai beau t'interroger : je ne vois pas de Nâga­sena. Qu'est-ce que Nâgasena? Un mot et rien de plus. Ta parole, ô Vénérable, est fausse et mensongère : il n'y a pas de Nâgasena!

- Tu es, roi, délicat comme un prince, très délicat. S'il t'arrive de marcher, à midi, sur la terre chaude, sur le sable brûlant, foulant aux pieds les aspérités du gravier, des tessons et du sable, tes pieds souffrent, ton corps est las, ton âme épuisée, et la conscience de ton corps s'accompagne de malaise... Es-tu venu à pied ou au moyen d'un véhicule ?

- Je ne vais pas à pied, Vénérable, je suis venu en char.

- Puisque tu es venu en char, mahârâja, définis-moi ce char. Est-ce le timon qui est le char?

- Non, Vénérable.

- Est-ce l'essieu, les roues, la caisse de la voiture, le support du dais, le joug, les rênes, l'aiguillon ?

- Non, Vénérable.

- Est-ce donc la réunion de toutes ces choses ?

- Non, Vénérable.

- Est-ce une chose distincte de tout cela ?

- Non, vénérable.

-J'ai beau t'interroger : je ne vois pas de char. Qu'est-ce qu'un char? Un mot et rien de plus. Ta parole, mahârâja, est fausse et mensongère : il n'y a pas de char. Tu es le premier parmi les rois du Jambudîpa : de qui donc as-tu peur pour mentir ainsi ? Écoutez, vous tous, les cinq cents Yonakas et les quatre-vingt mille moines ! Le roi Milinda que voici a dit : « Je suis venu en char. » Or, invité à définir le char, il ne peut prouver l'existence du char.

Peut-on admettre cela?

A ces mots les cinq cents Yonakas acclamèrent Nâgasena et dirent au roi Milinda : « Maintenant, mahârâja, réponds si tu le peux! » Le roi reprit la parole.

- Je ne mens pas, Vénérable : c'est à cause du timon, etc., que se forme l'appellation, la notion commune, l'expression courante, le nom de « char.

- Très bien, mahârâja ! Tu sais ce qu'est le char. De même c'est à cause des cheveux, etc., que se forme l'appellation, la notion commune,

l'expression courante, le nom de « Nâgasena » : mais en réalité il n'y a pas là d'individu. La religieuse Vajirâ l'a dit en présence du Buddha :

"De même que la combinaison des pièces donne lieu au mot "char" ainsi l'existence des khandhas [agrégats] donne lieu à la convention d'être vivant."
.
- Merveilleux, Nâgasena! Admirable, Nâgasena ! Tu as répondu à tous les artifices de ma question. Si le Bouddha était ici il t'applaudirait. Très bien, très bien Nâgasena.

.../...

-Nâgasena, qu'est-ce qui renaît ?

-Le Nom-et-forme.

-Est-ce le présent Nom-et-forme qui renaît?

- Non. Le présent Nom-et-forme accomplit un acte bon ou mauvais; et en conséquence de cet acte un autre Nom-et-forme renaît.

-Si ce n'est pas le même Nom-et-forme qui renaît, le dernier ne se trouve-t-il pas ainsi affranchi des péchés antérieurs?

- S'il n'y avait pas renaissance, il le serait en effet; mais il y a renaissance, c'est pourquoi il ne l'est pas.

- Donne-moi une comparaison.

- Suppose qu'un homme prenne des mangues à un autre. Le propriétaire des mangues le saisit et le mène devant le roi en t'accusant de vol. Si l'accusé répond :"Ce ne sont pas les mangues de cet homme que j'ai emportées : autres les mangues qu'il a plantées, autres celles que j'ai emportées; je n'ai encouru aucune punition", cet homme est-il coupable ?

- Il l'est.

- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'il en dise, les dernières mangues sont solidaires des premières.

- De même, mahârâja, quand le Nom-et-forme accomplit un acte bon ou mauvais, c'est cet acte qui détermine la renaissance d'un autre Nom-et-forme; on ne peut donc dire que celui-ci soit affranchi des péchés antérieurs.

- Donne-moi une autre comparaison.

- Suppose qu'un homme prenne à un autre du riz ou des cannes à sucre : même raisonnement. Autre exemple : un homme, en hiver, allume du feu dans les champs. Il se chauffe, puis s'en va sans éteindre le feu, qui brûle le champ d'un autre. Le propriétaire du champ le saisit et le mène devant le roi en l'accusant d'avoir incendié son champ. Si l'accusé répond : "Ce n'est pas moi qui ai incendié le champ de cet homme : autre le feu que j'ai laissé sans l'éteindre, autre le feu qui a brûlé son champ; je n'ai encouru aucune punition", cet homme est-il coupable?

- Il l'est.

- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'il en dise, le dernier feu est solidaire du premier. De même pour le Nom-et-forme.

- Donne-moi une autre comparaison.

- Un homme monte avec un flambeau à l'étage supérieur de sa maison et y prend son repas. Le flambeau met le feu au chaume du toit, le chaume à la maison, la maison au village. Les villageois se saisissent de l'homme : " Pourquoi as-tu incendié le village? - je n'ai pas incendié le village. Autre le feu à la lueur duquel j'ai mangé, autre le feu qui a brûlé le village." Tout en se disputant, ils viennent en ta présence. A qui adjugeras-tu le procès?

- Aux villageois.

- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'en dise la partie adverse, le feu qui a brûlé le village est sorti de l'autre.

- II en est de même du Nom-et-forme. Sans doute celui qui renaît est autre que celui qui meurt mais il en procède : on ne peut donc dire qu'il soit affranchi des péchés antérieurs.

- Donne-moi une autre comparaison.

- Un homme épouse une enfant, paie la dot et s'en va. La petite grandit, devient nubile : un autre homme la choisit, paie la dot et célèbre ses noces avec elle. Le premier revient et lui reproche d'avoir épousé sa femme : "Je n'ai pas épousé ta femme", dit le second mari; "autre la petite fille que tu as épousée et payée, autre la jeune fille nubile que j'ai épousée et payée." Tout en se disputant, ils comparaissent devant toi.

A qui, mahârâja, adjugeras-tu le procès?

- Au premier.

- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'en dise l'autre, la jeune fille procède de l'enfant. Il en est de même du Nom-et-forme.

- Donne-moi une autre comparaison.

- Un homme achète d'un vacher un pot de lait: il le lui laisse en dépôt et part, en annonçant qu'il viendra le chercher le lendemain. Le lendemain, le lait s'est changé en caillebottes. L'acheteur revient : "Donne-moi mon pot de lait. » L'autre lui présente des caillebottes. Il proteste "C'est du lait que je t'ai acheté et non des caillebottes!

- C'est que le lait s'est, à ton insu, changé en caillebottes! " Tout en se disputant ils comparaissent
devant toi : à qui, maharaja, adjugeras-tu le procès ?

- Au vacher.

- Pourquoi ?

- Parce que, quoi qu'en dise l'autre, les caillebottes procèdent du lait.

- II en est de même du Nom-et-forme.



Texte intégral !
Les antécédents Pubbayoga
Traduit du pali par Louis FINOT (1864-1935)
Directeur de l'École française d'Extrême
Orient et professeur au Collège de France


Dernière édition par Admin le Ven 26 Mai 2017, 16:18, édité 1 fois


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Re: Le Discours entre un Roi et un Moine : Les Questions de Milinda

Message par Admin le Ven 26 Mai 2017, 16:16



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Re: Le Discours entre un Roi et un Moine : Les Questions de Milinda

Message par tindzin le Dim 23 Juil 2017, 15:05

Bonjour,


J'ai tenté de mettre l'écrit ci-dessous comme propre sujet, mais je ne me rappelle plus comment l'on fait, puis en lisant le texte de ce sujet, je pense que mon écrit, sans prétention, mais sur la base de mes ressentis, va dans un sens complémentaire à celui.ci:


Cosmologie bouddhiste et point de vue scientifique actuel sur ce qu’est le Big bang, l’avant et la fin de l’univers:
 
Aujourd’hui je vais tenter par cet essai, de mettre en lien mes faibles connaissances, avec la cosmologie bouddhiste et le point de vue scientifique actuel sur ce qu’est le Big bang, l’avant et la fin de l’univers.
 
La cosmologie selon le bouddhisme défini que notre univers n’est pas un, mais multiple. Le  bouddhisme formule cela sous l’appellation du triple millier.
 
Le triple millier ce défini ainsi :
 
Base unitaire : un monde, soit un système solaire avec des planètes où s’est développé au moins une civilisation, telles que les êtres humains sur la planète Terre.
 
Stade 1 : un univers représente selon le bouddhisme, mille mondes comme notre monde (soit mille systèmes solaire habités d’au moins une civilisation développée par monde, soit mille civilisations). Au stade 1 c’est mille univers de ce type.
 
Stade 2 : Mille univers d’univers de stade 1.
 
Stade 3 : Mille-deux univers d’univers, d’univers de stade 1. Cela représente un total de 1002 milliards de mondes de base unitaire et autant de civilisations développées.
 
Maintenant, selon quelques vidéos trouvées sur You tube concernant le Big bang, les scientifiques estiment que notre galaxie, la voie lactée, compte en son sein 200 milliards d’étoiles (de soleil), dont seulement 6 milliards posséderaient un système planétaire comme notre système solaire.
 
Ces mêmes scientifiques s’accordent sur le fait que notre univers, sa partie visible, compte environ 125 milliards de galaxies, ce qui, si chacun de l’ensemble des systèmes solaires planétaires de l’univers possédait en son sein au moins une civilisation développée comme la notre sur Terre (ce qui au vu de nos connaissances et des systèmes solaires planétaires que les scientifiques ont déjà observé, ne semble pas le cas), cela représenterait pour l’ensemble de l’univers, notre univers, 750 milliards de milliards de systèmes solaires planétaires et autant de civilisations.
 
A ce point il y a plusieurs manières de comprendre et d’interpréter :
 
1/ L’on peut partir sur l’idée qu’il n’y a qu’un seul univers et que le bouddhisme a soit été trop optimiste quant au nombre d’univers, soit que le bouddhisme part d’une autre manière de compter, bien que, selon les connaissances actuelles des scientifiques, tous les systèmes solaires planétaires qu’ils ont déjà pu observés, en fait ce n’est pas le cas, les scientifiques n’ont observé que quelques centaines d’exo planètes et pratiquement aucun ne seraient susceptible de recevoir la vie telle que nous la connaissons, et jusque-là aucune de ces planètes n’ont démontré qu’en leur sein s’était développé une civilisation développée telle que la notre sur Terre.
 
2/ L’on pourrait aussi dire qu’une partie de la visibilité de notre univers nous échappe et qu’il nous est impossible de voir l’émergence de lumière au-delà d’une certaine distance, et qu’ainsi, des milliards de galaxies sont hors de notre champs de vision.
 
3/ L’on pourrait aussi penser qu’il y a beaucoup moins de civilisations développées dans notre univers que ce que l’estime les scientifiques, où que les conditions ne sont pas encore réunies pour que celles-ci apparaissent, soit pour que puisse ce développer la vie dans des mondes potentiellement viables dans le futur, où simplement que nos capacités d’observation et d’analyse ne sont pas encore suffisamment développés pour les voir, ou que depuis, un certain nombre de celles-ci, tout comme ce que l’on commence à appréhender sur Terre, des civilisations développées aient existé et depuis longtemps ce sont déjà éteintes. Où que ces civilisations, bien qu’évoluant dans le même univers, évoluent dans un autre champs de fréquences, ce qui les places hors de notre perception.
 
4/ Ou alors, c’est comme le proclame le bouddhisme, que notre univers, n’est qu’un parmi beaucoup d’autres.
 
Pour ma part j’opterais pour une vision médiane, soit qu’il est possible que la distinction du triple milliers d’univers selon le bouddhisme, aie uniquement été décrite de telle sorte que l’esprit humain puisse arriver à assimiler la vastitude que représente l’univers, partant qu’il serait difficile pour l’être humain d’appréhender l’infini si l’on parle directement de tout, sans oublié par exemple qu’au Tibet le nombre 100'000 ne représentait rien d’autre qu’un grand nombre où l’infini, car 100'000 c’était déjà un nombre que les tibétains n’arrivaient pas semble t’il à assimiler cognitivement, tout comme cela devait aussi être le cas dans l’Inde de l’époque du Bouddha quelques siècles auparavant. Ainsi, parler par image, avec des symboles de multiples répétés à l’identique toujours plus grand, serait la manière la plus simple de permettre à notre esprit d’intégrer des concepts très compliqués et trop nombreux pour que l’on puisse les concevoir.
 
Ainsi si l’on reprend les chiffres des calculs des scientifiques, combien de civilisations développées y aurait-il dans notre univers, soit 125 milliards multiplié par 6 milliards de systèmes solaires par galaxie, cela représente 750 milliards de milliards, soit 750 suivit de dix-huit zéros …. (si je ne me trompe pas).
 
Et si l’on en retenait déjà 100 civilisations par galaxie recensées ? Eh bien, 125 milliards de galaxies fois 100, cela donne déjà un chiffre impossible à se représenter de 12'500 milliards de civilisation développées dans l’univers, contre les 1002 milliards de civilisations développées dans le fameux triple milliers d’univers du bouddhisme.
 
Maintenant je mets un autre aspect de la cosmologie bouddhiste en rapport aux vues scientifique actuelles concernant le Big bang ou non seulement il est dit que l’ensemble de l’univers visible s’est développé à partir de l’énergie contenu dans une particule subatomique, mais aussi, que dans 100 milliards d’années, l’univers devrait être froid et noir à notre vue et à la vue de n’importe quel point de vue dans l’univers visible, partant que son expansion ne permettra plus de voir la moindre étoile, ni galaxie dans le ciel, les galaxies et les étoiles s’étant trop éloignées les unes des autres, voir mortes par disparition de toute leur énergie.
 
Partant de mes propres réflexions, je dirais déjà, que le Big bang ne situerait pas la naissance de l’univers, mais uniquement le déploiement du Nirmanakaya, soit le troisième niveau de déploiement à l’intérieur de la base incréée et non née à partir de laquelle s’est déployé l’énergie, qui dans le bouddhisme est nommée auto-puissance dynamique.
 
D’abord cette auto-puissance dynamique s’est déployé en un premier niveau totalement éveillé, le Dharmakaya, symbolisé par le bouddha Samanthabadra, nu et bleu, soit les qualités et la couleur de l’espace, puis dans la phase suivante, l’auto-puissance dynamique déploie son second niveau, sa nature, sous forme de lumière totalement éveillé également, le Sambhogakaya, symbolisé par le bouddha Vajrasattva de couleur blanche en union avec sa parèdre Vajragharvi.
 
A mon sens ces deux niveaux sont deux champs invisible à nos sens communs qui dépendent de l’esprit « sem », notre esprit ordinaire lié au fourvoiement et à l’ignorance originelle qui sont les tenants et aboutissant de l’apparition et du déploiement du samsara, il est dit de l’esprit voilé, qu’il est marigpa, car les fréquences vibratoires des deux plans que sont le Dharmakaya et le Sambhogakaya sont trop subtiles pour sem, mais ce n’est plus le cas lorsque l’on s’ouvre à rigpa qui est la nature de l’Esprit au-delà du mental.
 
Ainsi sous certaines conditions et avec les acquis de certaines pratiques spécifiques, l’on peut littéralement voir les champs purs qui se situent au plan du Sambhogakaya.
 
Le troisième niveau, Nirmanakaya totalement éveillé également, est le point où l’auto-puissance dynamique devient énergie.
 
D’après-moi, c’est le point d’entrée en action que l’on a nommé Big bang, où la lumière se déploie en matière et en autres fréquences et champs vibratoires.
 
C’est dans ce plan, le Nirmanakaya, que se déploie l’ensemble des consciences qui ne se sont pas perçues comme reflets de la lumineuse sagesse auto-connaissant déployée à partir de la base incréée et non née, mais comme entités séparées, existantes et permanentes, créant à partir de là, sur la base de ce fourvoiement du à l’ignorance, le déploiement voilé de l’éveil sous la forme du samsara et de l’ensemble des mondes de la forme et des mondes sans formes. Peut-être un certain nombre de ces plans évoluent dans un univers inversé d’antimatière, où dans la matière noire, dont les scientifiques supposent l’existence.
 
Ainsi, autant la toile de fond dont nous parlons lorsque l’on pense aux limites invisibles de l’univers, serait la base non née et incréée, et le futur sombre dont nous parlent les scientifiques sur l’avenir de cet univers, sans lumière, où semble t’il ne pourrait plus se développer la vie matérielle telle que nous la connaissons, serait sous d’autres fréquences vibratoires, peut-être la fin du samsara, mais pas forcément la fin du Nirmanakaya en tant que plan matériel, ou peut-être que celui-ci sous sa forme matérielle actuelle ne serait plus nécessaire, le samsara ayant été totalement vidé des consciences voilées, subsisterait alors un Nirmanakaya de type Sambhogakaya, dans un plan de lumière et de matière avec et sans forme, où évolue nombre d’êtres totalement éveillés.
 
A mon sens, le Nirmanakaya continuerait d’exister, mais uniquement contenu d’êtres éveillés, qui à loisir, passerons du plan sans forme du Sambhogakaya à celui avec formes dans certains champs Nirmanakaya et inversement.
 
Le Dharmakaya étant l’expression de l’éveil absolu, à mon sens il demeure l’interface entre la base incréée et non née et les plans visibles de l’Eveil que constituent le Sambhogakaya et le Nirmanakaya. A mon sens, les consciences éveillées peuvent se déplacer à leur gré dans les trois plans.
 
Finalement il est rappelé que rien ne s’est jamais déployé de la base incréée et non née, tout autre compréhension n’étant qu’illusion, reflet dans le miroir. Rien ne s’étant déployé, quoi peut donc prétendre, exister ?
 
Partant uniquement du point de vue spirituel. En fait nous avons bien une conscience, mais pas d'âme, tout comme nous ne sommes pas des êtres individués, mais des consciences en évolution.
 
L’approche non théiste ne se prononce pas sur l’existence ou non d’un dieu  tout ce qui est contenu admettons dans l'univers, n’est selon le bouddhisme qu'une répartition de l'énergie à différentes fréquences vibratoires.
 
Selon cette tradition, tout s’est déployé à partir d’une base incréée et non née, en trois plans éveillés qui sont : essence, nature et énergie.
 
L'essence représente le premier niveau de l'énergie sous forme d'auto-puissance dynamique, c'est le plan le plus subtile de l'éveil d'un bouddha et il est représenté par le Bouddha primordial Samanthabadra qui est nu et de couleur bleu, les deux représentant l'espace, ce niveau est nommé Dharmakaya.
 
Ensuite le déploiement se poursuit, l'énergie devient lumière, le bouddha est Vajrasattva de couleur blanche, il est enlacé à sa parèdre Vajragharvi. C'est le niveau Shambogakaya de l'éveil.
 
Enfin la lumière sous l'effet de différente fréquences vibratoires devient matière, c'est le niveau des bouddhas mondains comme le quatrième Bouddha sur les mille annoncés dans cet âge d'or, qui n'est autre que le Bouddha historique Sakyamouni, né dans le sud du Népal près de Lubini, il y a (selon les dernières découvertes) presque 3000 ans.
 
Selon le bouddhisme, dès le déploiement du Dharmakaya, simultanément se déploie la lumineuse sagesse auto-connaissant sous la forme d’un nombre infini de consciences.
 
A ce point il y a deux sortes de consciences. Celles qui instantanément se reconnaissent être reflet de la lumineuse sagesse auto-connaissant et demeurent instantanément dans l'éveil et celles qui succombent dans l'instant à un insignifiant fourvoiement du à l'ignorance ou elles se voient comme séparées individuelles et existantes. A partir de là se déploie sujet et objet, les cinq skhandas, les sens, les pensées, les émotions.
 
L'espace éveillé disparaît au profit de l’esprit voilé qui est contenu dans un espace limité nommé roue des existences (Samsara). Dans cette roue dominée par l'ignorance, l'agression et le désir, se forme une infinité de combinaisons de pensées et d'émotions, puis six grandes classes d'êtres, qui en ordre descendant sont: les dieux, les titans, les êtres humanoïdes, les animaux, les fantômes affamés et les enfers subdivisés en 17 chauds et 17 froids.
 
Ainsi, tant que l'on a pas retrouvé la voie de l'éveil et surtout que l'on ne l'a pas obtenu, au moins d'avoir eu un aperçu et ressenti que nous ne sommes pas des entités individuées, l'on tourne d'un monde a l'autre des six classes d'êtres, sans fin.
 
Un Bouddha, un être éveillé quant à lui, passe d'un plan a l'autre à sa convenance.
 
L'important à savoir est que tous possédons la graine d'éveil en nous, sans quoi l'on ne pourrait obtenir celui-ci.
 
Ce qu'il faut encore savoir sur le Samsara, c'est qu'il fait partie intégrante des plans éveillés, dont il est l’écho voilé.
 
Pour ma part, je suis convaincu que l'ensemble de ces différents plans et niveaux ne se trouvent pas éloignés les uns des autres mais se trouvent à l'instant même, à l'endroit où nous nous trouvons.
 
Mon impression est confortée par l'enseignement affirmant qu'en réalité rien ne s'est jamais déployé de la base incréée et non née, dont pour ma part je pense qu'il s'agit de l'espace infini au sens large du terme incluant tout.
 
Comment arrive t'on à ressentir la présence éveillée de la lumineuse sagesse auto-connaissant. Par la méditation et plus spécifiquement par la Vue Dzogchen (Atiyoga).
 
Le point clé est ressentir que nous ne sommes pas des êtres individués, mais reflet de l'unité diversifiée. L'observateur qui a ce point ressent cette qualité, n'est autre que la lumineuse sagesse auto-connaissant qui s'élève au-delà du mental et que l'on nomme rigpa.
 
Mon ressenti me dit par l'intuition, qu'il n'y a jamais eu de voyage, ni d'espace, ni de temps, que tout est comme il est dit, reflet dans le miroir, illusion.
 
C'est encore plus fort que le film Matrix. Une fois encore la réalité dépasse la fiction...!
 
En fait tout ce que nous percevons et nous entoure, comme Naimkai Norbu le décrit si bien dans son livre "le cycle du jour et de la nuit", Editions du Seuil, collection point sagesse, Sa 186, n'est qu'ornements, reflets sur la surface du miroir et aussi notre réelle condition d'existence, dans cette condition notre conscience est pareille au Dharmakaya.
 
Ne serait-ce pas cela le point clé : « condition d'existence », soit notre conditionnement lorsque l’on voit avec l’esprit sem, et réelle condition d’existence lorsque l’on voit par la nature de l’Esprit, rigpa, aussi appelé Dharmakaya.
 
Je m'explique, si ce que nous interprétons comme ce qui est réel, est uniquement basé sur l'expérience que nous délivre nos sens, nous pouvons alors admettre que ce n'est pas une réalité absolue, mais bien une réalité relative.
 
Sur la base de ce que j'ai décrit plus haut, selon moi, le Samsara, les trois plans éveillés des Nirmanakaya, Sambhogakaya et Dharmakaya, ne sont pas dispersés chacun dans des recoins de l'univers et de l'espace, mais agissent et se sont déployé simultanément dans le même espace, juste à des niveaux de fréquences vibratoires différents.
 
Il nous est aussi dit, qu’en fait, rien ne s'est jamais déployé de la base incréée et non née.
 
L'on pourrait donc affirmer, que si tout cela est bien le cas, alors notre réelle condition d'existence, soit tout ce que nous percevons et expérimentons, ne sont bien que reflets dans le miroir qu'est cette base incréée et non née.
 
Dès lors que rien n'a jamais été né ou créer, l' ensemble des expériences que nous vivons, que se soit du Samsara ou des trois plans éveillés, le sont à partir de la base incréée et non née dans laquelle nous évoluons et que nous n'avons jamais quitté.
 
A vous toutes et tous, bien à vous.
 
   
tindzin

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