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Point utile sur le Village des Pruniers

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Point utile sur le Village des Pruniers

Message par Disciple laïc le Mar 10 Avr 2018, 08:04

Bonjour Smile

Cela faisait un moment que je me demandais à quoi se rattachait au juste le Village des Pruniers de Thay. Certes c'est du bouddhisme zen vietnamien mais même dans cette mouvance la "tradition du Village des Pruniersest à part. Ne serait-ce que parce que depuis des décennies Thay a eu des problème avec le gouvernement vietnamien et son ordre monastique n'est pas le bienvenu au Vietnam puisqu'il se refuse à adhéré à un quelconque "bouddhisme d'état" officiel. 

Néanmoins Thay parle de la "tradition" de son ordre. Hors pour moi le terme "tradition" sous entend une certain durée. Hors son ordre est plutôt récent, quelque décennies au plus. 

Par hasard j'ai découvert que dans un de ses livres (et apparemment c'est la seul fois ou il le mentionne), il se place dans la continuité du bouddhisme zen rizaï et considère que le fondateur de sa lignée est le maître ch'an Lin-tsi. J'avais déjà entendu arlé du fameux Lin-tsi. C'est lui qui avait dit la fameuse phrase : si tu le rencontres le Bouddha, tue le.  

Je posterais plus tard des informations là dessus. 



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Re: Point utile sur le Village des Pruniers

Message par Disciple laïc le Ven 13 Avr 2018, 12:15

"Sagesses Bouddhistes" du 23 décembre 2007

Enseignement de Maître Lin Tsi


Invité : Maître Taïkan Jyoji



Extraits de l’émission :


Sandrine Colombo : L’émission d’aujourd’hui est consacrée à l’un des plus grands maîtres du bouddhisme zen, le fondateur de l’école Rinzaï. Il s’agit de Lin Tsi, un moine chinois qui vécut au neuvième siècle, sous la dynastie Tang, une époque marquée par de nombreux troubles. On sait de lui qu’il fut moine très jeune et qu’il fut disciple de Houang-po dans la succession du sixième patriarche. Il séjourna dans plusieurs monastères, en Chine du Nord. Peu après sa mort en 867, son enseignement fut retranscrit par l’un de ses disciples et donna naissance à l’école qui porte son nom encore aujourd’hui, Lin Tsi en Chine et Rinzaï au Japon, où elle fut implantée au XIII ième siècle. C’est donc l’une des deux écoles du zen aujourd’hui. Pour parler de Lin Tsi et de ses enseignements, nous recevons aujourd’hui Maïtre Taïkan Jyoji. Vous représentez le zen Rinzaï en France et dans plusieurs pays d’Europe et vous enseignez dans le Centre que vous avez fondé en Ardèche, le Centre de la Falaise Verte. Alors pourquoi ce moine, dont on sait peu de choses en Chine, est-il à l’origine d’une école, l’école Rinzaï ?

Taïkan Jyoji : C’est bien difficile de donner les raisons, mais c’était un Maître prodigieux, qui lui-même a eu un Maître prodigieux. Ce n’est pas de son vivant qu’il est devenu le chef de file de l’école Rinzaï, mais c’est au fil des siècles que son enseignement s’est retransmis et les bonzes, qui devenaient Maîtres, se recommandaient de l’enseignement de Rinzaï.

S.C. : Qu’est ce qui faisait justement la force de son enseignement ?

T.J. : Aujourd’hui, l’école Rinzaï utilise des koans. Rinsaï ou Lin Tsi en chinois a laissé une phrase capitale qui est la suivante : " L’homme authentique est sans encombrements. " Tout l’enseignement de Rinzaï consistait à se dépouiller de ce qui encombre, se dépouiller de ce qui ne sert à rien, se vider du superflu. Bien évidemment cela ne se fait pas en un tour de main. Encore mieux aujourd’hui où l’on est dans une civilisation d’avoir, de posséder. En ce qui concerne la méditation, on pense souvent qu’il s’agit d’obtenir quelque chose, d’acquérir quelque chose. On imagine qu’en méditant, on va atteindre des sphères suffisamment hautes, mais en fait, la méditation, c’est supprimer ce qui ne sert à rien, en Soi et à l’extérieur de Soi.

S.C. : Donc son enseignement tournait autour de l’homme, c’est ce qui est nouveau par rapport aux enseignements qui précédaient ?

T.J. : Les enseignements qui précédaient ne sont pas très connus. Aujourd’hui, il reste deux écoles du zen sur les cinq qui ont marqué le zen en Chine, ce à partir du neuvième siècle. Le bouddhisme est arrivé en Chine au premier siècle, mais le zen s’est répandu à partir du cinquième siècle. Donc on ne sait pas très bien de quoi était fait l’enseignement des grands maîtres.

S.C. : On parle de sa volonté de rupture, de provoquer quelque chose dans l’élève ?

T.J. : Rinzaï ou Lin Tsi avait rassemblé une grande communauté de bonzes qui travaillaient dur pour essayer de parvenir à la réalisation. Et parfois ils avaient envie de se confronter au Maître, de voir où ils en étaient de leur propre Eveil et ils demandaient audience à Rinzaï, qui souvent les envoyait promener, parce que c’était un maître remarquable et qu’il fallait atteindre son niveau. Parfois il les renvoyait en poussant une interjection, par exemple on cite le " Khât " de Rinzaï, c’était percutant, ça ébranlait l’élève et le bonze retournait sur son coussin et continuait à approfondir sa méditation, à approfondir sa réalisation.

S.C. : Pour illustrer ce que vous dites et pour se rapporter aux entretiens de Lin Tsi lui-même, on va lire un de ses enseignement pour montrer la brièveté et l’aspect très déconcertant de ce texte : " Le maître étant monté en salle, un moine demanda quelle était la grande idée du bouddhisme. Le Maître leva son chasse mouche, le moine fit " khât ", le maître le battit. "

T.J. : Je pense que ce " khât " que le disciple a proféré, était un trop faible, cela manquait de piquant, de détermination. Dans l’enseignement de Rinzai, on peut lire quelque chose qui peut être déconcertant pour nous : c’est que, si on veut obtenir cet état d’homme libre sans encombrement, il faut tuer tout ce qui nous a été inculqué, sans qu’on ait pu le vérifier. Beaucoup d’idées sont reçues sans qu’on les ait véritablement expérimentées par nous-mêmes. Et c’était le sens profond de l’enseignement de Rinzaï.

S.C. : En fait, il veut provoquer à l’Eveil et non pas enseigner la voie ?

T.J. : Absolument. Et aujourd’hui, on est toujours beaucoup plus pavlovisé qu’on ne l’imagine. On répète régulièrement des choses que l’on n’a pas vraiment expérimentées. Par exemple, quand une personne est un peu enrhumée, grippée ou fébrile, elle n’a pas faim. Et son entourage lui dit qu’il faut manger et prendre des forces. C’est ce qu’on entend toujours. Cela n’est pas vrai. Il ne faut pas manger pour prendre des forces, au moment où le corps n’a pas envie de manger. C’est un peu dans ce sens que réside l’enseignement : arriver à sentir les choses par soi-même, par ce qu’on a approfondi dans sa pratique.

S.C. : Il y a une phrase-clé de l’enseignement de Lin Tsi que vous avez apportée. Est-ce que vous pouvez nous la lire ?

T.J. : J’ai apporté une calligraphie faite par mon Maître. Le premier idéogramme signifie le vide. L’homme authentique est sans rien. Le dernier caractère est le rien qui représente l’être humain et cette calligraphie est un enseignement en soi, comme beaucoup de calligraphies écrites par les maîtres du zen. Si on n’est pas un spécialiste de la calligraphie, on ne comprendra pas ce qui est écrit. Les Japonais eux-mêmes ne seront pas capables de lire cette calligraphie, si on n’a pas étudié particulièrement les idéogrammes. Par contre, il émane quelque chose de ce rouleau. On peut le regarder même sans comprendre, il y a quelque chose de fort qui émane de cela. C’est peut-être pour nous une représentation abstraite, mais en réalité, si vous avez chez vous une calligraphie qui représente un enseignement du zen, au bout d’un certain temps, vous êtes imprégné du sens de cette calligraphie. Et c’est un peu le but. Au-delà des siècles, l’homme, dans le sens de l’être humain, est sans encombrement.

S.C. : Est-ce que Lin Tsi lui-même utilisait la calligraphie pour enseigner ?

T.J. : Non. Du moins on ne sait pas, car Lin Tsi n’a pas laissé d’enseignement écrit. Il se pourrait que Lin Tsi n’ait jamais rien écrit, ni jamais rien calligraphié. En tous cas, aujourd’hui, on n’a pas de traces de calligraphie de Lin Tsi.

S.C. : Ses enseignements ont été retranscrits par un de ses élèves ?

T.J. : Voilà. Est-ce que cet élève est resté un an, deux ans, cinq ans avec Lin Tsi, on ne sait pas, étant donné que le livre qu’on a de lui est relativement peu épais. Si c’est sur une vie entière qu’un disciple prend note des dits de son maître, cela donnerait un nombre beaucoup plus important d’ouvrages.

S.C. : Est-ce que les entretiens de Lin Tsi sont une base pour l’enseignement du zen Rinzaï aujourd’hui ?

T.J. : Aujourd’hui, on peut dire que le zen Rinzaï utilise comme méthode d’enseignement les koans. Mais à l’époque de Lin tsi, les koans n’existaient pas encore.

S.C. : C’était son enseignement, qui restait très obscure et difficile aujourd’hui. Est-ce que c’est pour cela qu’il perdure, parce qu’on n’arrive pas à résoudre tout de cet enseignement ?

T.J. : Je pense. C’est sûrement une de ces raisons pour laquelle Lin Tsi est encore actif au Japon avec l’école Sôtô. L’absence de mots fait que l’enseignement subsiste.

S.C. : Je vous remercie, Taïkan Jyoji d’avoir répondu à nos questions.


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