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LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

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LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Jeu 18 Oct 2007, 17:40



]SPINOZA


LA FOI NE VISE PAS LA VERITE
B. de Spinoza (1632 - 1677)
Vivre selon la raison : telle est pour Spinoza la voie qui mène à la
vérité, et donc à Dieu. Mais quel Dieu ? Et s'agit-il d'une religion ?
Il reste à montrer enfin qu'entre la Foi ou la Théologie et la
Philosophie il n'y a nul commerce, nulle parenté ; nul ne peut l'ignorer
qui connaît le but et le fondement de ces deux disciplines, lesquels sont entièrement différents.

Le but de la Philosophie est uniquement la vérité ; celui de la Foi,
comme nous l'avons abondamment montré, uniquement l'obéissance et la piété. En second lieu, les fondements de la Philosophie sont les notions communes et doivent être tirés de la Nature seule ; ceux de la Foi sont l'histoire et la philologie et doivent être tirés de l'Ecriture seule et
de la révélation (…).

La Foi donc reconnaît à chacun une souveraine liberté de philosopher ; de telle sorte qu'il peut sans crime penser ce qu'il veut de toutes choses ; elle condamne seulement comme hérétiques et schismatiques ceux qui enseignent des opinions propres à répandre parmi les hommes l'insoumission, la haine, l'esprit combatif et la colère ; elle tient pour fidèles, au contraire, ceux-là seulement qui, dans la mesure où
leur Raison et leurs facultés le leur permettent, répandent la Justice
et la Charité.


Baruch de Spinoza, Traité téologico-politique (1670),
trad. Ch. Appuhn, in Œuvres, t. 2,
éd. Garnier Flammarion, 1965, p. 246.

Pour Spinoza, la SUPERSTITION est l'ennemie de la Liberté et de la religion, si vous étes interressés, je propose un Topic ou nous pourrions a travers l'Oeuvre de ce Génie échanger sur les dangers de ces croyances au merveilleux, au présages, a l'Astrologie, aux tarots et autres balivernes toutes ennemies de la SPIRITUALITE qui elle se base sur LA RAISON et l'EXPERIENCE.

Si vous ne connaissez pas Spinoza je pourrais faire une rapide introduction, le débat est ouvert.

Jean Claude











Dernière édition par le Jeu 18 Oct 2007, 18:48, édité 1 fois


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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Jeu 18 Oct 2007, 18:33

Qu'est ce que la Superstition?

"Les hommes combattent pour leur propre asservissement". Spinoza.

Pour Spinoza la superstition est le résultat de notre refus d'accepter l'Incertitude, ce refus de l'insécurité quant a l'avenir engendre la crayance aux merveilleux, aux Présages, a l'Astrolgie, aux miracles etc.

Dans la Préface au Traité Théologico Politique il identifie 8 cause et conséquences en ce besoin qu'ont les hommes de trouver des explications a ce qu'ils ne peuvent maitriser:

1 L'expérience de l'incertitude engendre l' espoir et la crainte.

2 L'espoir et la crainte engendre la peur.

3 Plus la peur est forte plus la superstition est forte, l'homme se met a chercher des présages ou des prodiges pour vaincre sa peur.

4 Ils se mettent a observer la nature et attribuent aux Dieux ou a un dieu les effets naturels (Chats Noirs, Vols de Corbeaux, Transformation de l'Astronomie science Mathématique en Astrologie, faux prophétes etc, etc)

5 La superstition conduit les hommes a hair la Raison; les insensés se mettent a dépendre de ce qui ne dépend pas d'eux (le contraire de la sagesse stoicienne).

6 La Superstition s'institutionnalise en Religion qui entraine des cultes et des rituels CONTRAIRE A LA VRAIE RELIGION qui est CHARITE ET MORALE.

7 La superstition mêne automatiquement au despotisme car les Hommes cherchent des Hommes providentiels, des guides et en changent a chaque fois que leurs demandes ne sont pas satisfaitent (Elle ne peuvent l'etre) engendrant Guerres et persécutions.

8 Pour Spinoza seule la liberté de pensée garantit la vraie Foi, l'Homme doit annalyser lui même avec les outils de LA RAISON ce qui dépend de lui (ses actions) et ce qu'il ne peut maitriser (Sa finitude, La nature etc). L' homme oscillant entre le doute et la certitude doit ACCEPTER la dose d'incertitude inhérente a sa condition sans se protéger avec des Gris gris, des fausse prédictions etc. La seulement il devient LIBRE.

Je trouve (vous me direz ce que vous en pensez) que cela est trés proche de ce que je pense avoir compris de la Voie des Bouddhas (Voir la citation NE CROYEZ JAMAIS ETC en début du forum). Hélas force est de constater que beaucoup de cheminants sur la Voie tombent dans les piéges dénoncés par ce grand penseur.

Précision: Spinoza ne combat pas la religion au contraire il veut la faire revenir à l'essence de son message: Amour du Prochain, Charité, RAISON et fait du Christ un modéle et de la Bible un Livre de SAGESSE que les superstitieux ont transformé en livre de contes pour enfants (Quant ils l'ont lue y préférant souvent des histoires merveilleuses inventées par les prétres qui sont les principaux bénéficiares de cette crédulité: Dons, sacrifices etc).

Le débat est ouvert, Jean Claude














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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par soleilamethyste le Jeu 18 Oct 2007, 20:10

Je dirais que pour moi, l'expérience est importante.

Ce qui risque d'être enfermant c'est la croyance aveugle , aussi les dogmes...
ne pas "croire" ainsi en effet...savoir se poser des questions sur ses propres "croyances" car en dehors des aspects strictement religieux voire aussi spirituels nous avons tous certaines "croyances"...

Mais surtout d'arriver à vérifier par soi-même ce qui est bon ou pas ...donc de faire l'expérience de cela...

L'important pour le cheminant sur la voie n'est il pas simplement de garder une certaine souplesse sans affirmer ses propres croyances...sans les imposer?!
Car c'est bien de cela qu'il est question dans une dictature par exemple...ou lorsqu'il est question de despotisme...une obéissance aveugle est exigée...

La question de l'"obéissance" se retrouve au coeur de beaucoup d'approches religieuses, de systèmes politiques et des différentes approches pédagogiques...

L'ouverture et l'évolution va dans le sens d'une prise de conscience intérieure croissante et d'une réappropriation de ses propres compétences etc...

Garder une souplesse et aussi la capacité de pouvoir entendre les enseignements de ceux qui peut-être nous précèdent sur le chemin...en conservant bien sûr son propre discernement...et en ayant des critériums...

bonne soirée dans la Paix...

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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Ven 19 Oct 2007, 08:06

Je n'ai en tant que cheminant aucune Croyance, le DAO (La voie) est a entendre comme un chemin a parcourir dont les Bouddhas nous ont montré comment le suivre et nos Maitres (au sens d'enseignant) nous guide sur ce chemin. COMMENT CROIRE A UN CHEMIN QUE L'ON SUIT, on marche dessus.

Maitre DOGEN raconte l'Histoire d'un éléve obtus qui posait plein de questions stupides sur la Vie, La mort, L'avenir etc, ce grand sage répondait chaque fois: "REGARDE TES PIEDS IDIOT", maitre DESHIMARU reprenait trés souvent cet enseignement, c'est le sens de VIVRE ICI ET MAINTENANT. L'important dans le Chemin, la seule chose qui vaille de le parcourir c'est la COMPASSION et la JUSTICE (au sens d'Ethique) pour TOUS les Etres, ce n'est ni une thérapie personnelle (Les psy sont la pour cela), ni l'espoir d'un quelquoncque salut ou la possibilité de négocier des avantages en faisant des offrandes a tel divinité.

Jean Claude











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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par djinpa le Ven 19 Oct 2007, 08:17

La frontière entre religion et superstition me semble si ténue....on le voit tous,même sur le forum........Comment être sûr(e) de son analyse puisque notre "vision" est partielle?
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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par soleilamethyste le Ven 19 Oct 2007, 09:05

Oui djinpa...je pense souvent que "chacun de son point de vue a toujours raison" donc que nous "possédons" tous et toutes une part de la vérité...pour ma part un de mes citères est de me demander : dans mon intime conviction, est ce que telle chose m'élève ou m'abaisse.? et d'apprendre à fermer les portes à ce qui m'abaisse et les ouvrir à ce qui m'élève...c'est évidemment extrêmement subjectif ...mais nous sommes tous et toutes différents et c'est ce qui fait la richesse...nous nous délectons de nos ressemblances et nous grandissons de nos différences...


Je n'ai rien d'autre que ce que je suis là où je suis avec tous mes sens pour apprendre, cheminer, avancer, faire des erreurs, en tirer les conséquences et recommencer...et tout fait partie de l'expérience...depuis ma petite expérience à moi...jusqu'aux enseignements des grands maîtres en passanr par les échanges sur ce forum....

JCB

Pour moi, écrire "je n'ai en tant que cheminant aucune croyance" est une croyance...mais pour moi aussi , la croyance n'est pas forcemment le mal absolu bien sûr...je vois plutôt la "croyance" comme "les dons de notre histoire qu'elle soit collective ou personnelle" et fort heureusement nous sommes tous inscrits dans une histoire qu'elle nous plaise ou non...elle fait partie de notre "héritage" avec lequel il faut bien composer tôt ou tard...

nous avons tous des "croyances" sur la vie, la mort, la spiritualité, les religions, sur les hommes, les femmes, le couple etc...ce n'est pas grave!...quoi de plus "normal"...ce qui me semble intéressant , c'est de marcher sur le chemin de la prise de conscience de ses croyances pour aussi mieux choisir et moins subir...
Je crois que la vie a un sens oui...et je crois aussi que la compassion et la justice sont des valeurs nobles...mais c'est une "croyance" qui s'appuie sur une expérience et non une ^croyance" dogmatique...
Mais j'ai aussi encore des "croyances" inconscientes à conscientiser pour mieux avancer encore sur mon chemin...

La vie m'interpelle avec générosité...et c'est une belle croyance...

amitiés (j'y crois aussi)

et belle journée de paix.

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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Ven 19 Oct 2007, 12:16

La frontiére entre spiritualité et superstition est calirement définié par Spinoza. Le superstitieux négocie avec ses présages ou ses divinités. Au moyen Age certains demandait des faveurs par un don a un Saint, si celui ci n'exacait pas ce don, on retournait sa statue face au mur pour le punir. Bruler de l'Encens a une idole pour gagner au tiercé, ne plus avoir mal au dents, se faire prédire l'avenir par un devin voila la SUPERSTITION.

Ne pas croire encore une croyance vieil argument (Saint Anselme de Cantorbery 11 éme sciécle).Il semble que la différence entre croire et savoir soit bien nébuleux alors que SPINOZA, DESCARTES, KANT, et tous LES SAGES BOUDDHISTES: Nagajurna, Dogen et surtout SHAKYAMUNI lui même ont donné la réponse simple: LA RAISON (la Méthode pour penser librement pas la divinité Raison).

Amicalement (Je n'y CROIS pas j'essaye de pratiquer des actes qui montrent a mes amis le souci que j'ai d'eux sans attendre de contrepartie.)

Jean claude









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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Sam 20 Oct 2007, 12:21



Un texte de l'ETHIQUE sur la perception qui pourrait clarifier bien des concepts, a méditer.

"Il faut d'ailleur remarquer que ces notions ne sont pas formées par tous de la même façon, elles varient chez chacun selon la chose qui a le plus souvent affecté son corps, et que l'esprit imagine ou se rapelle plus facilement. Par exemple ceux qui on été généralement frappés par la maniére de se tenir (statura) des Hommes entendrons sous le nom d'Homme un animal de stature droite, tandis que ceux qui d'ordinaire consirérent autre chose se formeront des Hommes une image commune comme par exemple: L'Homme est un animal qui rit, un animal a deux pieds sans plumes, un animal raisonnable; et de même pour les autres choses, chacun, selon la disposition de son corps, s'en forgera des IMAGES universelles. C'est pourquoi il n'est pas étonnant qu' entre les philosophes qui ont voulu expliquer les choses naturelles par LES SEULES IMAGES DES CHOSES, se soient élévées tant de controverses."

Spinoza "l'Ethique" Edit Gallimard page 121.

proposition XXVI:

"Tout ce a quoi nous nous efforçons selon la Raison n'est rien d'autre que comprendre (Intelligere): et l'esprit en tant qu'il se sert de la Raison, ne juge pas qu'autre chose lui soit utile, sinon ce qui le conduit a comprendre.

Idem Page 266

Proposition XXVII

Nous ne savons avec certitude rien qui soit bon ou mauvais, sinon ce qui conduit réellement à comprendre, ou ce qui peut empécher que nous comprenions.

Idem page 267

"Aussi plus nous nous efforçons de vivre sous la conduite de la Raison, plus nous nous efforçons de moins dépendre de l'espoir, de nous libérer de la crainte, de commander autant que nous pouvons, a la fortune et de diriger nos actions suivant le sur conseil de la raison.

Idem page 292 (définition de la liberté de penser pour Spinoza).

Sans faire de ce génie un Cheminant, voila une pensée COMPATIBLE LOGIQUEMENT avec la pensée philosophique >Bouddhiste, enfin c'est ce que me dicte ma Raison mais comme dit dans le premier extrait elle n'est pas LA VERITE mais la perception que j'ai de MA VERITE.

Bon Weeck end Jean Claude












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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Invité le Sam 20 Oct 2007, 14:46

je ne sais plus qui a écrit que la veritable foi prennait racine dans la connaissance.

(qq de non bouddhiste me semble t'il, Krisnamurti, Cheik Bentounes ? Rudolf Steiner ? un autre philosophe ?)

cette personne faisait la difference entre croyance (1er niveau de la religion, pour les "esprits les + simples"
et la foi (2eme niveau ),

la foi ne pouvant s'acquerir que s'il y a eu auparavant connaissance et certitude dans cette connaissance.

sinon notre soit disante foi n'est que croyance et cela genere l'intolerance religieuse, les guerres massacres croisades
et autres fanatismes religieux

je partage entièrement cette manière de penser c'est pour cela que les enseignements bouddhistes me plaisent


Je m'apercois de + en + que pour poursuivre mon chemin spirituel 'il me faut re apprendre ...
ou re decouvrir ... la philosophie, qu'on m'avait fort mal enseignée au lycée
(je sors de section scientifique et malgrè un 15 en philo qui m'a permi d'avoir mon bachot, je n'y connais rien)

JCB peux tu me conseiller un bon bouquin mais qui soit d'une approche simple et claire ?
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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Sam 20 Oct 2007, 17:09

CROIRE SANS SAVOIR EST ABSCENCE DE FOI Augustin (ST pour les catholiques).

Ce que je connais de mieux c'est l'Histoire de la Philosophie a la Pléiades en 3 Volumes chez Gallimard (Chere mais la qualité se ppaie). Chaque Philosophie est présentée par le spécialiste de l'Auteur traité ou de l'Ecole abordée.

Un lien intéressant pour télécharger les textes:

http://t.m.p.free.fr/TMP/Accueil.html

On apprend au Lycée LA philosophie alors qu'il faudrait apprendre A philosopher. Kant a écrit de trés belle pages sur l'erreur de vouloir assimiler une penséesans avoir d'abord compris LA LOGIQUE a l'origine de cette production.. Il me faut parfois plusieurs semaines pour assimiler quelques pages d'un texte, je suis toujours abasourdis de voir des personnes qui prétendent avoir ASSIMILES la logique de tel philosophe en une seule lecture. Pour SPINOZA il m'a fallut 2 ans de cours avec Gilles DELEUZE a Paris VIII pour assimiler PARTIELLEMENT les démonstrations de l'Ethique. Cela s'apelle travailler un texte, pas se mettre a croire ce que l'auteur raconte (Aussi prestigieux soit'il sous prétexte que son nom nous impressionne)

Bonne lecture et bon courage Ami Michel, plus nous échangeons plus il me semble qu'au dela de nos différences nous somme sur une Voie qui nous rapproche.

Jean Claude












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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Invité le Dim 21 Oct 2007, 20:06

3 volumes ??? ou la la...
des nuits blanches en perspectives
merci en tout cas
Frere-ami JCB
ce sera peut être un cadeau de noel que je me ferais ou que je réclamerais

conforme à mon éthique en tout cas pour le recevoir !
(voir le fil de discussion sur Noel autrement)

apprendre à philosopher devrait aussi être pour moi une matière obligatoire au lycée
(et non apprendre la philosophie)

sur la croyance la foi et la connaissance ...

je ne sais plus qui a écrit que la veritable foi prennait racine dans la connaissance....

ce n'est pas un de ceux que je pensais qui l'a ecrit mais
le maître de Soto Zen DOKUSHO ROSHI
disciple du maître DESHIMARU
lors des rencontres Interreligieuses ISLAM DHARMA à Karmaling en Savoie en juin 2003.

ou il y avait le Cheik Khaled Bentounes...

un livre est sorti aux editions prajna
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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Mar 23 Oct 2007, 15:41



Pour alimenter la réflexion voila le texte complet de la préface:

PRÉFACE du TRAITE THEOLOGICO POLITIQUE
Si les hommes étaient capables de gouverner toute la conduite de leur vie par un
dessein réglé, si la fortune leur était toujours favorable, leur âme serait
libre de toute superstition. Mais comme ils sont souvent placés dans un si
fâcheux état qu’ils ne peuvent prendre aucune résolution raisonnable, comme ils
flottent presque toujours misérablement entre l’espérance et la crainte, pour
des biens incertains qu’ils ne savent pas désirer avec mesure, leur esprit
s’ouvre alors à la plus extrême crédulité ; il chancelle dans l’incertitude ; la
moindre impulsion le jette en mille sens divers, et les agitations de
l’espérance et de la crainte ajoutent encore à son inconstance. Du reste,
observez-le en d’autres rencontres, vous le trouverez confiant dans l’avenir,
plein de jactance et d’orgueil.
Ce sont là des faits que personne n’ignore, je suppose, bien que la plupart des
hommes, à mon avis, vivent dans l’ignorance d’eux-mêmes ; personne, je le
répète, n’a pu voir les hommes sans remarquer que lorsqu’ils sont dans la
prospérité, presque tous se targuent, si ignorants qu’ils puissent être, d’une
telle sagesse qu’ils tiendraient à injure de recevoir un conseil. Le jour de
l’adversité vient-il les surprendre, ils ne savent plus quel parti choisir : on
les voit mendier du premier venu un conseil, et si inepte, si absurde, si
frivole qu’on l’imagine, ils le suivent aveuglément. Mais bientôt, sur la
moindre apparence, ils recommencent à espérer un meilleur avenir ou à craindre
les plus grands malheurs. Qu’il leur arrive en effet, tandis qu’ils sont en
proie à la crainte, quelque chose qui leur rappelle un bien ou un mal passés,
ils en augurent aussitôt que l’avenir leur sera propice ou funeste ; et cent
fois trompés par l’événement, ils n’en croient pas moins pour cela aux bons et
aux mauvais présages. Sont-ils témoins de quelque phénomène extraordinaire et
qui les frappe d’admiration, à leurs yeux c’est un prodige qui annonce le
courroux des dieux, de l’Être suprême ; et ne pas fléchir sa colère par des
prières et des sacrifices, c’est une impiété pour ces hommes que la superstition
conduit et qui ne connaissent pas la religion. Ils veulent que la nature entière
soit complice de leur délire, et, féconds en fictions ridicules, ils
l’interprètent de mille façons merveilleuses.
On voit par là que les hommes les plus attachés à toute espèce de superstition,
ce sont ceux qui désirent sans mesure des biens incertains ; aussitôt qu’un
danger les menace, ne pouvant se secourir eux-mêmes, ils implorent le secours
divin par des prières et des larmes ; la raison (qui ne peut en effet leur
tracer une route sûre vers les vains objets de leurs désirs), ils l’appellent
aveugle, la sagesse humaine, chose inutile ; mais les délires de l’imagination,
les songes et toutes sortes d’inepties et de puérilités sont à leurs yeux les
réponses que Dieu fait à nos vœux. Dieu déteste les sages. Ce n’est point dans
nos âmes qu’il a gravé ses décrets, c’est dans les fibres des animaux. Les
idiots, les fous, les oiseaux, voilà les êtres qu’il anime de son souffle et qui
nous révèlent l’avenir.


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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Mar 23 Oct 2007, 15:43

SUITE:

Tel est l’excès de délire où la crainte jette les hommes. La véritable cause de
la superstition, ce qui la conserve et l’entretient, c’est donc la crainte. Que
si l’on n’est pas satisfait des preuves que j’en ai données, et qu’on veuille
des exemples particuliers, je citerai Alexandre, qui ne devint superstitieux et
n’appela auprès de lui des devins que lorsqu’il conçut des craintes sur sa
fortune aux portes de Suse (voyez Quinte-Curce, liv. V. ch. 4). Une fois Darius
vaincu, il cessa de consulter les devins, jusqu’au moment où la défection des
Bactriens, les Scythes qui le pressaient et sa blessure qui le retenait au lit,
vinrent de nouveau jeter dans son âme la terreur. " Alors, dit Quinte-Curce
(liv. VII, chap. 7), il se replongea dans les superstitions, ces vains jouets de
l’esprit des hommes ; et plein d’une foi crédule pour Aristandre, il lui donna
l’ordre de faire des sacrifices pour y découvrir quel serait le succès de ses
affaires. " Je pourrais citer une infinité d’autres exemples qui prouvent de la
façon la plus claire que la superstition n’entre dans le cœur des hommes qu’avec
la crainte, et que tous ces objets d’une vaine adoration ne sont que des
fantômes, ouvrage d’une âme timide que la tristesse pousse au délire, enfin que
les devins n’ont obtenu de crédit que durant les grandes calamités des empires
et qu’alors surtout ils ont été redoutables aux rois. Mais tous ces exemples
étant parfaitement connus, je ne crois pas nécessaire d’insister davantage.
De l’explication que je viens de donner de la cause de la superstition, il
résulte que tous les hommes y sont naturellement sujets (quoi qu’en disent ceux
qui n’y voient qu’une marque de l’idée confuse qu’ont tous les hommes de la
Divinité). Il en résulte aussi qu’elle doit être extrêmement variable et
inconstante, comme tous les caprices de l’âme humaine et tous ses mouvements
impétueux, enfin qu’il n’y a que l’espérance, la haine, la colère et la fraude
qui la puissent faire subsister, puisqu’elle ne vient pas de la raison, mais des
passions et des passions les plus fortes. Ainsi donc, autant il est facile aux
hommes de se laisser prendre à toutes sortes de superstitions, autant il leur
est difficile de persister dans une seule ; ajoutez que le vulgaire, étant
toujours également misérable, ne peut jamais rester en repos ; il court toujours
aux choses nouvelles et qui ne l’ont point encore trompé ; et c’est cette
inconstance qui a été cause de tant de tumultes et de guerres. Car ainsi que
nous l’avons déjà fait voir, et suivant l’excellente remarque de Quinte-Curce
(liv. VI, ch. 18) ; " Il n’y a pas de moyen plus efficace que la superstition
pour gouverner la multitude. " Et voilà ce qui porte si aisément le peuple, sous
une apparence de religion, tantôt à adorer ses rois comme des dieux, tantôt à
les détester comme le fléau du genre humain. Pour obvier à ce mal, on a pris
grand soin d’entourer la religion, vraie ou fausse, d’un grand appareil et d’un
culte pompeux, pour lui donner une constante gravité et imprimer à tous un
profond respect ; ce qui, pour le dire en passant, a parfaitement réussi chez
les Turcs où la discussion est un sacrilège et où l’esprit de chacun est rempli
de tant de préjugés que la saine raison n’y a plus de place et le doute même n’y
peut entrer.
Mais si le grand secret du régime monarchique et son intérêt principal, c’est de
tromper les hommes et de colorer du beau nom de religion la crainte où il faut
les tenir asservis, de telle façon qu’ils croient combattre pour leur salut en
combattant pour leur esclavage, et que la chose du monde la plus glorieuse soit
à leurs yeux de donner leur sang et leur vie pour servir l’orgueil d’un seul
homme, comment concevoir rien de semblable dans un État libre, et quelle plus
déplorable entreprise que d’y répandre de telles idées, puisque rien n’est plus
contraire à la liberté générale que d’entraver par des préjugés ou de quelque
façon que ce soit le libre exercice de la raison de chacun ! Quant aux séditions
qui s’élèvent sous prétexte de religion, elles ne viennent que d’une cause,
c’est qu’on veut régler par des lois les choses de la spéculation, et que dès
lors des opinions sont imputées à crime et punies comme des attentats. Mais ce
n’est point au salut public qu’on immole des victimes, c’est à la haine, c’est à
la cruauté des persécuteurs. Que si le droit de l’État se bornait à réprimer les
actes, en laissant l’impunité aux paroles, il serait impossible de donner à ces
troubles le prétexte de l’intérêt et du droit de l’État, et les controverses ne
se tourneraient plus en séditions.


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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Mar 23 Oct 2007, 15:45

SUITE:

Or ce rare bonheur m’étant tombé en partage de vivre dans une république où
chacun dispose d’une liberté parfaite de penser et d’adorer Dieu à son gré, et
où rien n’est plus cher à tous et plus doux que la liberté, j’ai cru faire une
bonne chose et de quelque utilité peut-être en montrant que la liberté de
penser, non-seulement peut se concilier avec le maintien de la paix et le salut
de l’État, mais même qu’on ne pourrait la détruire sans détruire du même coup et
la paix de l’État et la piété elle-même. Voilà le principe que j’ai dessein
d’établir dans ce Traité. Mais pour cela j’ai jugé nécessaire de dissiper
d’abord divers préjugés, les uns, restes de notre ancien esclavage, qui se sont
établis touchant la religion, les autres qu’on s’est formés sur le droit des
pouvoirs souverains. Nous voyons en effet certains hommes se livrer avec une
extrême licence à toutes sortes de manœuvres pour s’approprier la plus grande
partie de ce droit et, sous le voile de la religion, détourner le peuple, qui
n’est pas encore bien guéri de la vieille superstition païenne, de l’obéissance
aux pouvoirs légitimes, afin de replonger de nouveau toutes choses dans
l’esclavage. Quel ordre suivrai-je dans l’exposition de ces idées, c’est ce que
je dirai tout à l’heure en peu de mots ; mais je veux expliquer avant tout les
motifs qui m’ont déterminé à écrire.
Je me suis souvent étonné de voir des hommes qui professent la religion
chrétienne, religion d’amour, de bonheur, de paix, de continence, de bonne foi,
se combattre les uns les autres avec une telle violence et se poursuivre d’une
haine si farouche, que c’est bien plutôt par ces traits qu’on distingue leur
religion que par les caractères que je disais tout à l’heure. Car les choses en
sont venues au point que personne ne peut guère plus distinguer un chrétien d’un
Turc, d’un juif, d’un païen que par la forme extérieure et le vêtement, ou bien
en sachant quelle église il fréquente, ou enfin qu’il est attaché à tel ou tel
sentiment, et jure sur la parole de tel ou tel maître. Mais quant à la pratique
de la vie, je ne vois entre eux aucune différence. En cherchant la cause de ce
mal, j’ai trouvé qu’il vient surtout de ce qu’on met les fonctions du sacerdoce,
les dignités, les devoirs de l’Église au rang des avantages matériels, et que le
peuple s’imagine que toute la religion est dans les honneurs qu’il rend à ses
ministres. C’est ainsi que les abus sont entrés dans l’Église, et qu’on a vu les
derniers des hommes animés d’une prodigieuse ambition de s’emparer du sacerdoce,
le zèle de la propagation de la foi se tourner en ambition et en avarice
sordide, le temple devenir un théâtre où l’on entend non pas des docteurs
ecclésiastiques, mais des orateurs dont aucun ne se soucie d’instruire le
peuple, mais seulement de s’en faire admirer, de le captiver en s’écartant de la
doctrine commune, de lui enseigner des nouveautés et des choses extraordinaires
qui le frappent d’admiration. De là les disputes, les jalousies ; et ces haines
implacables que le temps ne peut effacer. Il ne faut point s’étonner, après
cela, qu’il ne soit resté de l’ancienne religion que le culte extérieur (qui en
vérité est moins un hommage à Dieu qu’une adulation), et que la foi ne soit plus
aujourd’hui que préjugés et crédulités. Et quels préjugés, grand Dieu ? des
préjugés qui changent les hommes d’êtres raisonnables en brutes, en leur ôtant
le libre usage de leur jugement, le discernement du vrai et du faux, et qui
semblent avoir été forgés tout exprès pour éteindre, pour étouffer le flambeau
de la raison humaine. La piété, la religion, sont devenues un amas d’absurdes
mystères, et il se trouve que ceux qui méprisent le plus la raison, qui
rejettent, qui repoussent l’entendement humain comme corrompu dans sa nature,
sont justement, chose prodigieuse, ceux qu’on croit éclairés de la lumière
divine. Mais en vérité, s’ils en avaient seulement une étincelle ils ne
s’enfleraient pas de cet orgueil insensé ; ils apprendraient à honorer Dieu avec
plus de prudence, et ils se feraient distinguer par des sentiments non de haine,
mais d’amour ; enfin, ils ne poursuivraient pas avec tant d’animosité ceux qui
ne partagent pas leurs opinions, et si en effet ce n’est pas de leur fortune,
mais du salut de leurs adversaires qu’ils sont en peine, ils n’auraient pour eux
que de la pitié. J’ajoute qu’on reconnaîtrait à leur doctrine qu’ils sont
véritablement éclairés de la lumière divine. Il est vrai, je l’avoue, qu’ils ont
pour les profonds mystères de l’Écriture une extrême admiration ; mais je ne
vois pas qu’ils aient jamais enseigné autre chose que les spéculations de Platon
ou d’Aristote, et ils y ont accommodé l’Écriture, de peur sans doute de passer
pour disciples des païens. Il ne leur a pas suffi de donner dans les rêveries
insensées des Grecs, ils ont voulu les mettre dans la bouche des prophètes ; ce
qui prouve bien qu’ils ne voient la divinité de l’Écriture qu’à la façon des
gens qui rêvent ; et plus ils s’extasient sur les profondeurs de l’Écriture,
plus ils témoignent que ce n’est pas de la foi qu’ils ont pour elle, mais une
aveugle complaisance. Une preuve nouvelle, c’est qu’ils partent de ce principe
(quand ils commencent l’explication de l’Écriture et la recherche de son vrai
sens) que l’Écriture est toujours véridique et divine. Or, c’est là ce qui
devrait résulter de l’examen sévère de l’Écriture bien comprise ; de façon
qu’ils prennent tout d’abord pour règle de l’interprétation des livres sacrés ce
que ces livres eux-mêmes nous enseigneraient beaucoup mieux que tous leurs
inutiles commentaires.


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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Mar 23 Oct 2007, 15:46

SUITEet FIN

Ayant donc considéré toutes ces choses ensemble, savoir, que la lumière
naturelle est non-seulement méprisée, mais que plusieurs la condamnent comme
source de l’impiété, que des fictions humaines passent pour des révélations
divines, et la crédulité pour la foi, enfin que les controverses des philosophes
soulèvent dans l’Église comme dans l’État les passions les plus ardentes, d’où
naissent les haines, les discordes, et à leur suite les séditions, sans parler
d’une foule d’autres maux qu’il serait trop long d’énumérer ici ; j’ai formé le
dessein d’instituer un examen nouveau de l’Écriture et de l’accomplir d’un
esprit libre et sans préjugés, en ayant soin de ne rien affirmer, de ne rien
reconnaître comme la doctrine sacrée que ce que l’Écriture elle-même
m’enseignerait très clairement. Je me suis formé à l’aide de cette règle une
méthode pour l’interprétation des livres sacrés, et une fois en possession de
cette méthode, je me suis proposé cette première question : qu’est-ce que la
prophétie ? et puis, comment Dieu s’est-il révélé aux prophètes ? pourquoi Dieu
les a-t-il choisis ? est-ce parce qu’ils avaient de sublimes idées de Dieu et de
la nature, ou seulement à cause de leur piété ? Ces questions résolues, il m’a
été aisé d’établir que l’autorité des prophètes n’a de poids véritable qu’en ce
qui touche à la pratique de la vie et à la vertu. Sur tout le reste leurs
opinions sont de peu d’importance. Je me suis demandé ensuite pour quelle raison
les Hébreux ont été appelés élus de Dieu. Or, m’étant convaincu que cela
signifie seulement que Dieu leur avait choisi une certaine contrée où ils
pussent vivre commodément et avec sécurité, j’ai appris par là que les lois
révélées par Dieu à Moïse ne sont autre chose que le droit particulier de la
nation hébraïque, lequel par conséquent ne pouvait s’appliquer à personne qu’à
des Juifs, et auquel même ceux-ci n’étaient soumis que pendant la durée de leur
empire. Puis, j’ai voulu savoir si l’on peut inférer de l’Écriture que
l’entendement humain soit naturellement corrompu ; et pour cela j’ai recherché
si la religion catholique, je veux dire, la loi divine révélée par les prophètes
et par les apôtres à tout le genre humain, est différente de celle que nous
découvre la lumière naturelle. Ce qui m’a conduit à me demander si les miracles
s’accomplissent contre l’ordre de la nature, et s’ils nous enseignent
l’existence de Dieu et la Providence avec plus de certitude et de clarté que les
choses que nous comprenons clairement et distinctement par leurs causes
naturelles. Mais n’ayant rien découvert dans les miracles dont parle l’Écriture
qui ne soit d’accord avec la raison ou qui y répugne, voyant d’ailleurs que les
prophètes n’ont rien raconté que des choses très simples dont chacun peut
facilement se rendre compte, qu’ils les ont seulement expliquées par certains
motifs, et embellies par leur style de façon à tourner l’esprit de la multitude
à la dévotion, je suis arrivé à cette conclusion que l’Écriture laisse la raison
absolument libre, qu’elle n’a rien de commun avec la philosophie, et que l’une
et l’autre doivent se soutenir par les moyens qui leur sont propres. Pour
démontrer ce principe d’une façon irrécusable et résoudre à fond la question, je
fais voir comment il faut interpréter l’Écriture, et que toute la connaissance
qu’elle donne des choses spirituelles ne doit être puisée qu’en elle-même et non
dans les idées que nous fournit la lumière naturelle. Je fais connaître ensuite
l’origine des préjugés que le peuple s’est formés (le peuple, toujours attaché à
la superstition et qui préfère les reliques des temps anciens à l’éternité
elle-même), en adorant les livres de l’Écriture plutôt que le Verbe de Dieu.
Puis, je montre que le Verbe de Dieu n’a pas révélé un certain nombre de livres,
mais seulement cette idée si simple, où se résolvent toutes les inspirations
divines des prophètes, qu’il faut obéir à Dieu d’un cœur pur, c’est-à-dire en
pratiquant la justice et la charité. Je prouve alors que cet enseignement a été
proportionné par les prophètes et les apôtres à l’intelligence de ceux à qui le
Verbe de Dieu se manifestait par leur bouche ; et cela, afin qu’ils pussent le
recevoir sans aucune répugnance et sans aucun trouble. Après avoir ainsi reconnu
les fondements de la foi, je conclus que la révélation divine n’a d’autre objet
que l’obéissance, qu’elle est par conséquent distincte de la connaissance
naturelle tant par son objet que par ses bases et ses moyens, qu’ainsi donc
elles n’ont rien de commun, que chacune d’elles peut reconnaître sans difficulté
les droits de l’autre, sans qu’il y ait ni maîtresse, ni servante.
Or l’esprit des hommes étant divers, celui-ci trouvant son compte à de certaines
opinions qui conviennent moins à celui-là, de façon que l’un ne trouve qu’un
objet de risée dans ce qui porte un autre à la piété, j’aboutis finalement à
cette conséquence qu’il faut laisser à chacun la liberté de son jugement et le
pouvoir d’entendre les principes de la religion comme il lui plaira, et ne juger
de la piété ou de l’impiété de chacun que suivant ses œuvres. C’est ainsi qu’il
sera possible à tous d’obéir à Dieu d’une âme libre et pure, et que la justice
et la charité seules auront quelque prix.
Ayant ainsi montré que la loi divine et révélée laisse à chacun sa liberté,
j’arrive à l’autre partie de la question, c’est-à-dire à faire voir que cette
même liberté peut être accordée sans dommage pour la paix de l’État et les
droits du souverain, et même qu’on ne pourrait la détruire sans péril pour la
paix publique et sans dommage pour l’État. Pour établir cette démonstration, je
pars du droit naturel de chacun, lequel n’a d’autres limites que celles de ses
désirs et de sa puissance, et je démontre que nul n’est tenu, selon le droit de
nature, de vivre au gré d’un autre, mais que chacun est le protecteur né de sa
propre liberté. Je fais voir ensuite que nul ne cède ce droit primitif qu’à
condition de transférer à un autre le pouvoir qu’il a de se défendre, d’où il
résulte que ce droit passe tout entier entre les mains de celui à qui chacun
confie son droit particulier de vivre à son gré et de se défendre soi-même. Par
conséquent, ceux qui occupent le pouvoir ont un droit absolu sur toutes choses ;
eux seuls sont les dépositaires du droit et de la liberté, et les autres hommes
ne doivent agir que selon leurs volontés. Mais comme personne ne peut se priver
du pouvoir de se défendre soi-même au point de cesser d’être homme, j’en conclus
que personne ne peut se dépouiller absolument de son droit naturel, et que les
sujets, par conséquent, retiennent toujours certains droits qui ne peuvent leur
être enlevés sans un grand péril pour l’État, et leur sont toujours accordés par
les souverains, soit en vertu d’une concession tacite, soit en vertu d’une
stipulation expresse. Après cela, je passe à la république des Hébreux, afin de
montrer de quelle façon et par quelle autorité la religion a commencé à avoir
force de loi, et je m’étends en passant à plusieurs autres choses qui m’ont paru
dignes d’être éclaircies. Je prouve enfin que les souverains sont les
dépositaires et les interprètes, non-seulement du droit civil, mais aussi du
droit sacré, qu’à eux seuls appartient le droit de décider ce qui est justice et
injustice, piété ou impiété, et je conclus que pour garder ce droit le mieux
possible et conserver la tranquillité de l’État, ils doivent permettre à chacun de penser ce qu’il veut et de dire ce qu’il pense.
Tels sont, lecteur philosophe, les objets que je propose à vos méditations ; je
m’assure que vous y trouverez de quoi vous satisfaire, à cause de l’excellence
et de l’utilité du sujet de cet ouvrage et de chacun de ses chapitres ; et
j’aurais sur ce point bien des choses à dire encore ; mais je ne veux point que
cette préface devienne un volume. Je sais d’ailleurs que je m’entends au fond,
pour le principal, avec les philosophes. Quant aux autres, je ne ferai pas grand
effort pour leur recommander mon Traité ; je n’ai aucun espoir de leur plaire ;
je sais combien sont enracinés dans leur âme les préjugés qu’on y a semés à
l’aide de la religion ; je sais qu’il est également impossible de délivrer le
vulgaire de la superstition et de la peur ; je sais enfin que la constance du
vulgaire, c’est l’entêtement, et que ce n’est point la raison qui règle ses
louanges et ses mépris, mais l’emportement de la passion. Je n’invite donc pas
le vulgaire, ni ceux qui partagent ses passions, à lire ce Traité, je désire
même qu’ils le négligent tout à fait plutôt que de l’interpréter avec leur
perversité ordinaire, et, ne pouvant y trouver aucun profit pour eux-mêmes, d’y
chercher l’occasion de nuire à autrui et de tourmenter les amis de la libre
philosophie. Je dois pourtant faire une exception pour un seul point, tous les
gens dont je parle étant convaincus que la raison doit être la servante de la
théologie ; car je crois que par cet endroit la lecture de cet ouvrage pourra
leur être fort utile.
Du reste, comme plusieurs n’auront ni le loisir ni l’intention de lire tout mon
Traité, je suis obligé d’avertir ici, comme, je l’ai fait aussi à la fin de
l’ouvrage, que je n’ai rien écrit que je ne soumette de grand cœur à l’examen
des souverains de ma patrie. S’ils jugent que quelqu’une de mes paroles soit
contraire aux lois de mon pays et à l’utilité publique, je la retire. Je sais
que je suis homme et que j’ai pu me tromper ; mais j’ose dire que j’ai fait tous
mes efforts pour ne me tromper point et pour conformer avant tout mes écrits aux
lois de ma patrie, à la piété et aux bonnes mœurs.
Baruch SPINOZA


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Date d'inscription : 23/02/2007

Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

Message par Karma Yeshé Gyatso le Sam 27 Oct 2007, 12:11

Quelques réflexions de grands penseurs pour nourrir le débat:

Henri ATLAN

https://www.youtube.com/watch?v=EEbgv7AijX0

Gilles DELEUZE:

https://www.youtube.com/watch?v=RsIkYZa8_7U

https://www.youtube.com/watch?v=w25IVQb0xUk

Bon Weeck End Jean claude







_________________
Le sot gagne t'il en intelligence,
Elle ne fait que causer sa perte,
détrusiant sa bonne fortune.
Lui faisant eclater la tête

Dhammapada

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Re: LA SUPERSITION ennemie de la Religion: SPINOZA

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