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Le Dharma et la vie, extraits

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Le Dharma et la vie, extraits

Message par Karma Trindal le Mer 21 Nov 2007, 22:32



Le Dharma et la vie, extraits


La tradition du Bouddha

Comment présenter brièvement la tradition du Bouddha ?

La tradition du Bouddha se dit en sanscrit “Dharma”. C’est, selon la définition traditionnelle tibétaine, “nangpé tcheu” c’est-à-dire : “la science de l’intériorité”, ou “la connaissance de ce qui nous est intérieur”. Ce n’est ni une approche religieuse ni une spiritualité au sens habituel de ces termes, ni une approche psychologique ou philosophique, bien que le dharma touche à tous ces domaines à la fois. La connaissance intérieure qu’il propose est celle de l’esprit. C’est le sujet central de tout l’enseignement et ce qui lui donne son universalité car, qui que nous soyons, oriental ou occidental, nous avons un esprit fondamentalement similaire, nous sommes donc tous concernés par cet enseignement.

Les autres traditions

Quelle est la position de la tradition du Bouddha vis à vis des autres religions et des autres voies spirituelles ?

Pour le dharma, les différentes voies spirituelles, les différentes traditions authentiques sont envisagées comme autant de voies parallèles allant dans une même direction. Certaines peuvent conduire à des états divins, d’autres à la délivrance, toutes contribuent à la progression spirituelle. Celles qui sont complètes sont des chemins d’accès à la vérité de l’ultime expérience informelle. Celle-ci est une voie qui transcende les noms et les formes, et se situe complètement au-delà des théologies, des métaphysiques, des philosophies, et de toutes les doctrines qui sont particulières à chacune et qui permettent d’y accéder.

Cette réalité transcendante n’est pas l’apanage ou le monopole d’une tradition à l’exclusion des autres, pas plus du bouddhisme que de n’importe quelle autre. Le dharma considère qu’au fil des siècles, de nombreux êtres sont arrivés à l’éveil et ont connu la réalisation suprême. Ils l’ont ensuite exprimée différemment en fonction du contexte ambiant : des concepts parlant pour leurs contemporains, du milieu socio-culturel, de la langue etc. Ils avaient tous en vue, derrière cette variété d’expressions, une même réalité.

De ce point de vue leur diversité n’est que contingente, elle a une fonction pédagogique, didactique, et c’est en fait une richesse qui permet d’adapter le même message à la variété des entendements et des réceptivités des êtres. Il y a ainsi une unité transcendante des traditions qui est dans l’au-delà des concepts et des représentations.

C’est une expérience a-temporelle à jamais accessible dans l’immédiateté de l’instant présent.

La tradition du Bouddha, une religion ?

Peut-on parler de la tradition du Bouddha comme d’une religion et comment la définir ?

La tradition du Bouddha est « dharma » : ce qui n’est exactement ni “religion » ni “spiritualité ni “psychologie ni science, mais qui pourtant recoupe ces différents domaines. Dharma signifie fondamentalement et principalement “réalité”, “ce qui est”. Son sens le plus courant est celui “d’enseignement”, entendu comme exposé “de la réalité”, “de ce qui est” ou “de comment sont vraiment les choses et les êtres”. Il n’y a a priori là rien de bien “religieux” au sens habituel.

Si l’on se pose néanmoins la question de savoir si le dharma est une religion, il faut d’abord s’interroger sur ce que ce mot recouvre pour nous. Dans l’esprit commun, il évoque un ensemble de croyances, de dogmes, de formalismes et de morales. Dans cette perspective le dharma n’est certainement pas une religion. En effet, son approche n’est pas fondée sur la foi au sens de l’adhésion à une croyance posée comme a priori. Il n’est ni dogmatique, ni formaliste, ni moraliste.

Par contre, si l’on entend le mot religion dans son sens étymologique comme “ce qui relie au divin ou à l’ultime”, le dharma est religieux car il permet de réaliser et d’atteindre “l’ultime nature de l’esprit”.

Maintenant : “Est-ce que le dharma est une voie spirituelle ?” Là aussi, il y a des problèmes car le spiritualisme se présente souvent en opposition au matérialisme. Dans cette optique, le dharma n’est pas non plus vraiment une approche spiritualiste car il ne prêche pas l’esprit contre la matière. Nous avons défini, tout à l’heure, le mot dharma comme signifiant “réalité”. On peut dire que le dharma est une approche “réaliste” : c’est l’étude de la réalité essentielle des choses. Si l’on entend maintenant par spiritualité : l’étude de l’esprit et des pratiques qui y sont associées, le dharma est une spiritualité. Il se définit même souvent comme “science de l’intériorité” ou “science de l’esprit, mais comme nous l’avons dit, pas de l’esprit opposé à la matière, mais de l’esprit comme processus cognitif dans lequel les notions habituelles d’esprit et de matière sont incluses.

Le dharma comme science de l’intériorité est une approche rationnelle, fondée sur un raisonnement, et une vérification expérimentale. Ce n’est pas une science extérieure du mesurable, mais une science tournée vers l’intérieur avec ses outils propres qui sont les différentes pratiques de la méditation. Cette science du dharma a une dimension extrêmement moderne, en tant que connaissance de la connaissancefaisant une étude critique éminemment fine et profonde de nos perceptions et de notre connaissance.

Le non-attachement

Le non-attachement n’est-il pas finalement de l’indifférence ?

Le non-attachement dont il est question dans la tradition du Bouddha n’est pas un détachement indifférent, il est même à l’antipode de l’indifférence. L’indifférence est une attitude d’attachement à son confort personnel : on désire être tranquille, à l’abri dans son cocon, évitant soigneusement toutes formes d’irritation. L’indifférence, c’est : “Ça m’est égal", “Je ne veux pas savoir", “Laissez-moi tranquille"…

Le non-attachement consiste, lui, à ne pas être attaché à quoi que ce soit : ni aux objets extérieurs, ni à soi-même. Le non-attachement véritable est en fait la liberté intérieure. Libre d’attachements, on est sans liens, pleinement disponible aux situations qui se présentent. On est pleinement réceptif, et ainsi en parfaite adéquation à l’instant présent.

Cette adéquation à l’instant présent, développée par la pratique de la méditation, est l’état dans lequel l’action et la vie quotidienne peuvent se dérouler d’une façon optimum.

Les passions

Que deviennent les émotions et les passions dans la méditation ?

La pratique de la méditation est l’apprentissage d’une relation juste à notre esprit et à nos expériences sensorielles. C’est un processus de libération puis de transmutation des attachements émotionnels. Les expériences sensorielles sont fondamentalement des énergies, c’est possédées par l’ego, la sensation de soi, de coupure, qu’elles nous enchaînent au samsara, c’est-à-dire à l’existence conditionnée, alors que libérées de ses fixations elles deviennent finalement une énergie de sagesse. C’est la perspective du vajrayana dans laquelle l’énergie des émotions se met au service de la sagesse, qui est le niveau final des enseignements du Bouddha. C’est une transformation des énergies spirituelles ; lorsqu’elle est devenue effective, non seulement les gratifications sensorielles ne sont plus des obstacles, mais elles deviennent même, selon une expression traditionnelle, “du bois apporté au bûcher de la sagesse”.

Mais l’important est d’abord de réaliser le véritable non-attachement et, avant même, la discipline extérieure, qui est le cadre dans lequel peut se développer la pratique de la méditation et dans celle-ci, une attitude intérieure de non-attachement par rapport à notre environnement et à nous-même.

La vacuité

Qu’entend-on par vacuité ?

Il faut faire attention car il y a de gros risques d’erreurs, la plus importante est celle qui concevrait la vacuité comme une approche nihiliste.

Le dharma présente plusieurs approches de la vacuité, elles sont même nombreuses ; mais, fondamentalement, la vacuité est le dépassement des concepts et des représentations. L’approche de la vacuité est l’absence d’appui conceptuel, c’est plus qu’une philosophie parmi d’autres car elle débouche sur une pratique qui effectue une “sortie” hors des philosophies et des approches intellectuelles.

Finalement la vacuité n’est pas une vérité intellectuelle, le concept de vacuité est encore une représentation et la vacuité est vide d’elle-même. La vacuité ne peut être conçue : la connaissance conceptuelle ne peut concevoir l’absence de concepts ! L’absence de conceptions ne peut se concevoir !

Il y a un moment où il faut accepter les limites de l’intellect, c’est un acte d’humilité par lequel il faut passer. Il permet de découvrir la possibilité d’une approche autre que la réflexion intellectuelle : celle de l’expérience méditative.

La prière

La prière existe-t-elle dans la tradition du Bouddha ?

Oui, elle est présente dans les différents aspects du dharma et particulièrement dans le vajrayana. Dans le cadre de certaines pratiques, les pratiquants se tournent vers un aspect du bouddha, une divinité, en utilisant une formule, une prière. Mais cette requête n’est pas du tout une demande faite à une personne dans un sens anthropomorphe tel que nous l’avons décrit précédemment. Il est clair que la prière n’y est pas une conversation avec Dieu. On ne lui formule pas une question et n’entend pas une réponse. Une telle pratique “d’interrogation de Dieu”, “de concertation avec Dieu”, est sans doute un bon moyen de réfléchir et de faire appel à son intuition, mais pour le dharma ce n’est pas la véritable prière. Dans ce genre de conversation, l’interlocuteur n’est pas Dieu mais en fait nous-même.

Dans le dharma, la prière est l’expression d’un mouvement d’abnégation de l’ego, d’abandon et d’ouverturede son esprit à ce qui le dépasse.



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Message par Karma Trindal le Mer 21 Nov 2007, 22:32

La progression

Quelles sont plus précisément les différentes étapes de la progression du dharma ?


Lorsqu’on a éveillé la motivation qui permet de commencer un cheminement effectif, celui-ci comprend des niveaux de cheminement appelés yana, ce sont : le hinayana, le mahayana, et le vajrayana.
Hinayana signifie “voie étroite” ; ses pratiques font appel à la rigueur, et mettent l’accent sur la discipline extérieure de conduite et intérieure d’attention et de vigilance dans la méditation. Le hinayana constitue le fondement de la voie. La progression se poursuit avec une dimension universelle, ouverte et altruiste qui est celle du mahayana.

Mahayana signifie “grand véhicule”, “voie ouverte” ou “véhicule universel” ; il est fondé sur le vœu de bodhisattvaqui est l’engagement à travailler avec les autres, à s’ouvrir aux autres et au monde dans une attitude d’amour et de compassiondépassant les préoccupations égocentrées.

Les pratiques du mahayana ont deux pôles : l’amour, d’une part, et la connaissance immédiate, d’autre part. Ces deux qualités d’amour et de connaissance, aussi appelées les deux aspects de l’esprit d’éveil, se pratiquent dans les six perfections : le don, la discipline, l’énergie, la patience, la méditation et l’intelligence transcendante. Les tantras sont un autre aspect du mahayana qui constituent le tantrayana ou voie des tantras.

La voie des tantras est le vajrayana, le “véhicule adamantin” ou la “voie fulgurante”. Ses pratiques opèrent une transmutation de l’esprit habituel et de ses émotions, en esprit et sagesses éveillés. Ces trois yana sont des niveaux complémentaires : le hinayana est la base du cheminement, le mahayana en est le corps, et le vajrayana la superstructure. Ce dernier prend appui sur les fondements du hinayana et s’inscrit dans l’esprit du mahayana dont il constitue un aspect spécial, caractérisé par des méthodes spécifiques.

Il y a ainsi une continuité du petit au grand véhicule et du grand véhicule au véhicule adamantin. Les principes fondamentaux du premier se développent dans le second, lequel prend à son tour son expression la plus forte dans la présentation des tantras, ces derniers formant le sommet des enseignements bouddhistes, leur point culminant et leur aboutissement final.

La compassion

Qu’entendez-vous par compassion ?

La compassion est une attitude de douceur bienveillante et chaleureuse, d’ouverture au-delà de l’égocentrisme.

Habituellement, on aurait tendance à dire que le contraire de la compassion ou de l’amour est la haine, ce qui n’est pas faux, mais au fond l’opposé de l’amour est l’égocentrisme. En effet, la compassion est fondamentalement l’attitude du “cœur-esprit” capable de dépasser ses préoccupations individuelles et son intérêt égoïstement personnel.

Le terme que l’on traduit par compassion est en sanscrit “karuna”, en tibétain “ninedjé”. Selon l’étymologie tibétaine, “nine” signifie “cœur” et “djé” “noblesse”, c’est donc la “noblesse du cœur”. Notons néanmoins que “nine” a aussi le sens “d’essence”, “ce qui est le plus intérieur”. En fait, le cœur dont il s’agit ici n’est pas seulement le siège des sentiments et de la compassion, c’est aussi le siège de l’esprit pur.

Traditionnellement, si la tête et le cerveau qu’elle abrite sont bien le siège de l’esprit discursif, de l’intellect raisonnant et conceptuel, le cœur est, lui, le siège de l’esprit pur et non discursif. Il est ainsi symboliquement le siège de l’amour-compassion comme du pur esprit. La pratique de la compassion est ouverture aux autres, elle consiste à reconnaître la réalité de l’autre, à reconnaître l’autre comme étant important, vraiment important, et digne de toute notre considération. Celui-ci devient aussi important que nous et même finalement plus important que nous. La compassion est l’état d’esprit dans lequel on devient capable de faire ce que l’on appelle l’échange de soi pour autrui.

Cela signifie d’abord l’aptitude à se mettre à la place de l’autre ; puis surtout la capacité à renverser l’attitude égocentrée, à échanger les prérogatives du moi, “mes prérogatives”, pour celles de l’autre.

Habituellement je me vis, “moi”, comme le centre du monde, et mon activité tend à se déployer pour me gratifier et me sécuriser. Tout est vécu d’une manière égocentrée et égoïste : moi d’abord et les autres ensuite. La compassion renverse cette situation. C’est la transformation de l’attitude égocentrée en une attitude “allocentrée”.

La compassion est une attitude empreinte de douceur et de non-agressivité, aussi bien vis-à-vis de nous-mêmes que des êtres et même de l’environnement. Cette non-agressivité est le reflet d’un état intérieur qui n’est pas fondé sur l’appétit et l’avidité de l’ego, prêt à agresser, à sacrifier l’autre, ou à tout détruire pour se nourrir et se satisfaire. Elle permet, dans une attitude de douceur et de gentillesse, d’accueillir l’autre, de s’ouvrir à lui, et ainsi de le rencontrer dans sa réalité. Cette rencontre instaure une communication véritable.

La compassion et l’amour authentiques ne sont possibles que dans le dépassement de l’ego qui permet l’expérience véritable de l’autre et la participation à sa réalité. Autrement, ce n’est pas l’autre que nous aimerions mais notre version de lui. Nous projetterions sur lui toutes sortes d’idées ou d’idéaux : notre idéal féminin, notre idéal masculin, ou toute autre image, et nous aimerions en lui cette image ou ces idées que nous lui appliquons. Ce genre d’attitude conduit à différentes perversions de l’amour et de la compassion.

Le couple

La vie de couple et la sexualité sont des situations dans lesquelles nous investissons une grosse partie de notre énergie. Quels conseils pratiques peut-on donner à ceux qui veulent réussir cette communion entre deux êtres ?

La sexualité et la vie conjugale peuvent, suivant qu’elles sont bien ou mal vécues, être des aides ou des obstacles au cheminement.

La vie en couple est une situation particulièrement intense dans laquelle il y a à la fois toute la force attachée à la sexualité et toutes les possibilités de confrontation associées à la proximité intime de deux personnes. L’attirance pour une personne d’un autre sexe est tout à fait saine. Les problèmes viennent de l’attachement et des passions qui en découlent. Lorsqu’ils viennent se greffer sur la relation, ils amènent toutes sortes de complications. Aussi, les disciplines extérieure et intérieure sont-elles très importantes : respecter la première permet de rester à l’écart des situations passionnelles, et pratiquer la seconde développe la liberté intérieure dans laquelle leur emprise est dépassée. En général, la pratique de ces deux disciplines se complète, la première est le cadre dans lequel la seconde peut s’épanouir.

Il est essentiel d’avoir avec son conjoint une communication profonde, condition indispensable d’un échange et d’un partage véritables. Un véritable amour est la rencontre de deux êtres dans une communication authentique et sincère à tous les niveaux. Ce partage amène la possibilité d’une compréhension de l’autre et d’une connivence extrêmement profonde. La vie de couple peut devenir alors un véritable compagnonnage spirituel : deux personnes qui partagent une aspiration commune et qui ont cette communication élective peuvent s’entraider sur la voie.

La façon de traiter la sexualité est différente au niveau du hinayana, du mahayana, et du vajrayana. Finalement, au niveau du vajrayana, la relation entre homme et femme acquiert une dimension sacralisée. Chacun reconnaît en l’autre son complément, non pas uniquement au niveau sexuel mais aussi sur le plan relationnel et spirituel. Chacun reconnaît la nature saine et sacrée du conjoint. La relation sexuelle prend alors une dimension d’offrande de joie et de plaisir non-égoïste.

Extraits du « Dharma et la vie », de Lama Denys, éditions du Relié.

Source:


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Re: Le Dharma et la vie, extraits

Message par Karma Trindal le Mer 21 Nov 2007, 22:34

Bonsoir à tous Smile

J'ai trouvé ce texte très intéressant, je pense que cela répond assez clairement et brièvement à beaucoup de questions que nous pouvons nous poser à propos du Dharma, de son étude et de sa pratique.

Qu'en pensez-vous?

Je vous souhaite une agréable lecture,


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Re: Le Dharma et la vie, extraits

Message par Karma Jimpa Dreulma le Dim 25 Nov 2007, 16:57

Oui Karma Trindal je suis du même avis que toi , ce texte répond à beaucoup de nos questions et est trés interessant ,il est bien de le lire.


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Ne cherchez pas le passé, ne cherchez pas le futur; le passé est evanoui, le futur n'est pas encore advenu. Mais observez ici cet objet qui est maintenant. (Bouddha)
Karma Yönten Dolma
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Re: Le Dharma et la vie, extraits

Message par Karma Yönten Dolma le Dim 25 Nov 2007, 22:00

Ce texte est une aide précieuse.
Merci à toi Karma Trindal Very Happy


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Re: Le Dharma et la vie, extraits

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