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Titre-sujet Enseignement: Vivre le Dharma par SS le 17ème Karmapa

Message par Karma Trindal le Jeu 27 Aoû 2009, 16:42

Enseignement: Vivre le Dharma par SS le 17ème Karmapa DSC01402

Sa Sainteté enseigne sur « Vivre le Dharma »

(Du 13 au 15 janvier 2009, au Monastère Tergar, à Bodhgaya)


Sa Sainteté a enseigné sur le thème « Vivre le Dharma », le premier enseignement prodigué en Inde dédié aux occidentaux. Les enseignements se sont tenus à 9h et à 15h, précédés d’un quart d’heure de méditation.

Les enseignements ont été traduits simultanément du tibétain en anglais par Ringu Tulku Rinpoché.


Jour 1

Avant de commencer son enseignement, Sa Sainteté le Karmapa a souhaité la bienvenue à tout le monde en anglais et a ensuite continué en tibétain. Il a dit qu’il considérait tous les gens présents comme ses amis, et a commenté le fait que chacun venait de pays, de cultures et conditions différentes ; tous venus pour écouter ses enseignements sur comment « Vivre le Dharma ». Il a ajouté qu’en dépit de son jeune âge, il allait essayer de partager ses expériences. Il a commencé son enseignement avec cette question : “Qu’est-ce que le Dharma?”

Pratiquer le Dharma ce n’est pas seulement accomplir des rituels qui nécéssitent un endroit, un temps ou un instrument particuliers. À un niveau plus profond, le Dharma est quelque chose qui transforme notre esprit, c’est un processus ouvert par lequel nous examinons notre esprit, prenant conscience de nos émotions conflictuelles et de la présence des « trois poisons », nous essayons graduellement de devenir moins colérique, moins sujet à l’attachement, etc. La pratique du Dharma amène un changement progressif au niveau du corps, de la parole et de l’esprit. Comme c’est un changement qui se fait de l’intérieur, la pratique peut se faire n’importe où, même au travail; elle ne requiert pas de moment particulier. En effet, la pratique sur laquelle nous réfléchissons à nos aspirations, sur notre façon de penser, comment nous réagissons et nous nous relions aux autres, est très importante. Se basant sur son expérience, le Karmapa a confié que sa propre vie devenait de plus en plus occupée, et que le temps disponible pour travailler au bénéfice des autres, ou pour méditer, diminuait.

Alors, sa façon de pratiquer le Dharma ces temps-ci, était d’essayer d’aider la multitude de gens qu’il rencontrait quotidiennement, en restant vigilant à observer ses pensées et en essayant de vivre sa vie au quotidien avec l’intention d’être bénéfique aux êtres. Sa priorité étant le bonheur des autres, il a dit qu’il prenait soin d’examiner ses actions, son discours et son esprit. En essence, telle est sa pratique. Quand il était plus jeune, il avait le temps pour effectuer des pratiques formelles et réciter des prières, environ une heure tous les soirs et tous les matins ; mais ces temps-ci, avec peu de temps disponible pour une pratique formelle, il s’efforce de garder dans ses pensées toutes les personnes qu’il rencontre, qu’il soit en train de travailler, manger ou dormir. Cela lui semble être une façon vivante, réelle et très pratique pour pratiquer le dharma.

Il est une fondation importante pour la pratique que de garder vivant dans notre esprit les êtres sensibles, comme s’ils étaient là, sous nos yeux, sinon, nous pouvons perdre le contact avec les personnes que nous voulons aider et devenons paresseux dans nos efforts.

Un autre support important pour la pratique est d’utiliser les autres afin de réduire notre propre intérêt envers nous-mêmes. Contempler leur souffrance et leur bonheur amène à développer en nous un sentiment de responsabilité bienveillante face à leur bien-être. Ceci aide non seulement à équilibrer notre attitude d’attachement envers nous-mêmes, amenant la diminution de cette préoccupation constante que nous avons pour nous-mêmes, mais génère aussi le désir de nous transformer. Ce qui nous amène à un autre aspect fort important de la pratique : se transformer en travaillant sur nos états mentaux et sur nos émotions négatifs.

Il est parfois difficile de voir véritablement l’aspect négatif de ces états mentaux ou émotions, mais quand on y arrive, il est clair que l’on doit faire quelque chose pour y remédier. C’est comme devenir amoureux. Les gens ont toutes sortes de relations, mais il n’y a peut-être pas d’engagement, ou il y a peut-être de la confusion. Puis un jour, vous êtes amoureux. Les relations précédentes deviennent insignifiantes et il n’y a pas de doute dans votre esprit. Vous êtes amoureux de cette personne et vous voulez partager votre vie avec elle. C’est aussi simple que cela.

L’expérience de la bodhichitta est identique; c’est un joyau qui exauce les souhaits. Quand nous développons la bodhichitta, notre coeur se remplit de joie. Mais jusqu’à ce que nous trouvions ce joyau qui exauce les souhaits dans notre coeur, cela peut être difficile. Après cette découverte, la pratique du dharma devient facile et le but de sa vie devient clair.

Il y a plusieurs rapprochements à faire entre la vie et la pratique du Dharma. Dans la vie quotidienne, si nos buts sont confus ou ne sont pas clairs, nous n’arrivons pas à atteindre ce que nous désirons. De façon similaire, la pratique du Dharma a aussi besoin d’un objectif clair. De trop y penser n’est pas très bénéfique et ne fait que produire plus de pensées conceptuelles! L’essentiel est de travailler pour le bénéfice des êtres !

Les gens demandent souvent à Sa Sainteté ce qu’ils devraient pratiquer ; il suggère généralement les pratiques de Chenrézig ou de Tara. Mais, quand ils demandent : « À combien de bras ? » ou « De quelle couleur? », cela montre qu’ils passent vraiment à côté de la chose, et qu’ils ne comprennent pas la signification fondamentale de ces pratiques, qui n’est autre que la méditation sur l’amour bienveillant, en vue de transformer son esprit. Sans cette compréhension, toute pratique devient un objet de foi aveugle, et non un enseignement vivant. Alors, quand nous pratiquons le Dharma, il doit y avoir une relation profonde avec notre esprit; le Dharma doit s’unifier à notre vie.

Sa Sainteté a alors suggéré une approche différente, qui pourrait être plus utile aux débutants, comme commencer à travailler sur sa propre vie, sur les difficultés que nous expérimentons, et de voir si le Dharma peut éclairer la situation. Ceci serait sûrement moins perturbant pour nos familles que de ramener soudainement à la maison des vajras, des damarous et des cloches, et faire des choses étranges! Si nous vivons avec l’intention d’être utile et d’aider les autres, le Dharma va prendre de la force dans notre vie, et elle deviendra une pratique du Dharma.

Toutefois, afin que le Dharma transforme notre esprit, nous devons recevoir les instructions essentielles d’un enseignant authentique. C’est une personne qui doit avoir réalisée le Dharma dans sa vie, quelqu’un qui représente un refuge authentique. Il y a aussi des gens qui ont une réalisation moindre, mais avec lesquels nous pouvons étudier. Il est dit que tout peut être un enseignant. Sa Sainteté a donné un exemple avec les saisons qui pouvaient devenir une source d’enseignement. À un niveau relatif, l’hiver amène le froid et les vêtements chauds, mais c’est également un exemple pour comprendre l’impermanence. Si nous ouvrons les yeux, nous pouvons apprendre beaucoup de choses sur le Dharma en observant la vie.

Sa Sainteté a conclu la matinée en présentant le manuel sur la protection de l’environnement et qui porte le titre « Conseils sur l’Environnement pour les Monastères, les Centres et les Communautés Karma Kagyu ».

Dans l’après-midi, le Gyalwang Karmapa à clarifier ses conseils sur la façon d’intégrer le Dharma dans la vie quotidienne. Il ne voulait pas dire qu’une pratique formelle ou une retraite ne soient pas importants, il voulait simplement expliquer qu’il n’était pas vraiment nécessaire d’effectuer une pratique formelle, car de nombreux occidentaux qui viennent le voir sont très occupés par leur travail et ont peu de temps pour méditer. Il serait donc inexact de donner l’impression que ceux qui s’engagent dans une pratique formelle, dans des retraites et la méditation, soient de « vrais » pratiquants.

Il a continué sur la manière d’intégrer une pratique formelle au sein de la vie quotidienne. En général, la pratique du Dharma ne se limite pas au temple, au monastère ou à notre autel. Cela peut être fait partout, en pique-niquant, au bureau, en prison. .. Certains grands maîtres ont dit que nous pouvons même pratiquer le Dharma dans notre sommeil, si nous savons le faire, ce qui est utile puisque la vie est mi-éveil, mi-sommeil. Si nous pouvons réserver du temps tous les matins pour une pratique formelle, alors notre journée prendra du sens.

Arrivé au travail, si nous nous engageons à travailler de façon à être utile et bénéfique à la société, notre travail devient une forme de don, et nous pratiquons donc alors la générosité. À la fin de la journée, quand nous retournons à la maison, si nous pouvons élever nos enfants de manière à bénéficier le monde, cela est aussi la pratique du Darma. Si nous réfléchissons sur l’amour que nous portons à notre partenaire et à notre famille, il est possible de transmettre cet amour bienveillant à d’autres êtres. (Sa Sainteté a donné l’exemple d’une personnes amoureuse). De la même façon lorsqu’une personne arrose des plantes, il y a une qualité liée à l’amour au travers de son geste.
Dans nos horaires intenses de notre vie quotidienne, nous devons créer du temps et un espace afin de reposer notre esprit, sinon il devient trop agité et perturbé. Ceci est le rôle de la méditation. La méditation peut nous amener à développer un esprit calme, pacifié et joyeux.

Le Gyalwang Karmapa est revenu sur un thème qu’il avait abordé durant les enseignements avant le Kagyu Mönlam, celui de bâtir une maison pour notre esprit; un lieu où il est possible de retourner, où notre esprit peut se reposer et se détendre. Lui-même n’a que peu de temps pour une pratique formelle ces temps-ci, mais lorsqu’il pratique, il le fait avec concentration ; rien ne peut le déranger. La pratique du Mahamoudra décrit un état libre de pensées conceptuelles, et il est important d’aspirer à atteindre cela.

Trop d’attachement aux choses est un grand obstacle à l’obtention de la paix de l’esprit, parce qu’il est alors impossible de séparer notre esprit de l’objet auquel nous sommes attachés. La colère est parfois présente, mais jamais tout le temps, alors que l’attachement est toujours présent dans notre esprit, ce qui accroît la difficulté de s’en détacher. Comme le dit un dicton tibétain: « Si nous le tenons, cela nous brûle les doigts. Si nous le lâchons, cela se brise ».

Le Gyalwang Karmapa a alors expliqué comment naît l’attachement et les difficultés que cette émotion engendre.
La première difficulté est que lorsque nous sommes attachés à quelque chose, nous n’en voyons que le côté positif, jamais le négatif. La chose à laquelle nous sommes attachés nous apparaît comme bénéfique et désirable. En fait, l’attachement nous prive de notre liberté. Nous voyons quelque chose que nous aimons par exemple, et nous ressentons le besoin de l’acheter. Dans un certain sens, nous sommes pris en otage par l’objet de notre attachement ; il nous emprisonne. Sa Sainteté décrit comment, lorsqu’il était enfant, on l’avait amené dans un grand magasin de jouets à Beijing. Il y avait là les plus beaux jouets. Il comprit alors comment les gens pouvaient en venir à voler. Ce qui nous apparaît comme désirable ou indésirable, n’est que le produit de notre esprit, peut-être aussi dû à notre conditionnement culturel ; nous surévaluons souvent les choses, comme si l’on était aveuglé par un diamant de pacotille, pensant qu’il est désirable à 100%, alors qu’il ne vaut rien.

« Est-ce que la compassion peut être vue comme une forme d’attachement ? » Sa Sainteté reconnaît qu’il y a des similitudes, mais que la différence fondamentale est que nous avons le choix d’être compasionné ou pas. De plus, les bases de la compassion sont authentiques, comme ne pas abandonner les êtres, alors que l’attachement c’est : « Je veux ! ».

Le Gyalwang Karmapa a raconté une histoire pour illustrer comment l’attachement mène à la souffrance. Il y a une règle monastique qui dit que les moines ne peuvent toucher aux femmes. Un jour, deux moines arrivent à une rivière où se tenait une jolie jeune femme qui demande de l’aide pour traverser, car l’eau est trop profonde. Le plus jeune proteste : « Non, non! Nous sommes des moines. Nous ne pouvons vous toucher. ». Mais le plus vieux moine la porte sans discuter, et la transporte sur son dos jusqu’à l’autre rive. Le jeune moine outré par ce comportement, ne peut s’empêcher après un moment de confronter le vieux moine. Celui-ci répond: « Je l’ai transporté uniquement à travers la rivière, mais toi, tu la portes encore ! ».

Revenant à la question de la pratique formelle, Sa Sainteté a souligné quelques pièges à éviter. Notamment pour les retraites, qui demandent une attitude et une motivation justes. Le but d’une retraite est de pacifier le corps, la parole et l’esprit, mais certaines personnes semblent voir une retraite comme une tradition ou quelque chose qu’ils se doivent de faire et aiment dire : « Oh, j’ai fait une retraite de trois ans. » Ce genre d’attitude n’engendre guère de bénéfices.

Finalement, la chose principale dans le Dharma est l’union de la sagesse et de la compassion. Ces deux aspects devraient également être unis dans notre vie. Nous devons reconnaître quelles sont les sources de la souffrance et ce qui va amener un bonheur véritable, de façon à savoir ce qui est à abandonner et ce qui est adopter.


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Message par Karma Trindal le Jeu 27 Aoû 2009, 17:09

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Jour 2

Le Gyalwang Karmapa a consacré une partie de la matinée à exposer sa préoccupation pour l’environnement. Plusieurs participants s’étaient d’ailleurs procurés le manuel sur les « Conseils environnementaux pour les Monastères, les Centres et les Communautés Bouddhistes Karma Kagyu ».
Le Gyalwang Karmapa

Il a parlé de la nécéssité de préserver les forêts, du danger que représente la fonte des glaciers de la région himalayenne, de la pollution des rivières, de la protection des animaux que l’on chasse pour leur fourrure, de la nécéssité d’être végétarien ou réduire au moins la quantité de viande que nous mangeons, ainsi que les changements climatiques dramatiques. Étant donné que les monastères n’ont pas une culture de gestion des déchets, il a affirmé son intention de leur procurer une formation dans ce sens, dans l’espoir qu’ils pourront devenir des exemples pour la communauté. Si nous nous engageons véritablement à travailler pour le bien-être des êtres, nous avons la responsabilité de protéger l’environnement, et la myriade d’êtres qui l’habitent.

Une période de questions-réponses a suivi :

Au cours de cette session, le Gyalwang Karmapa à expliqué plus longuement la manière de combattre les émotions conflictuelles. Il a expliqué comment le Dharma élimine les impuretés de l’esprit; il n’y a rien dans le Dharma qui ne soit un antidote direct aux émotions négatives. Différentes pratiques agissent sur différents poisons mentaux ; il y a en fait de nombreuses pratiques et méthodes pour chaque pratiquant selon leur capacité et niveau.
En général, les débutants ont tendance à vouloir éviter la confrontation avec les poisons de leur esprit. Alors, la chose à faire est de les mettre au défi. Ensuite, lorsque le pratiquant devient plus aguerri, il est approprié d’utiliser des moyens habiles.

Sa Sainteté a ensuite donné une réponse plus élaborée sur la question de l’attachement.

L’empreinte de l’attachement est ce sentiment comme : « Je dois l’avoir » et : « Personne d’autre ne doit l’avoir » ; voilà comment l’attachement crée de la souffrance. Sa Sainteté a donné l’exemple d’un couple qui s’aime. Lorsque l’épouse voit son mari parler à une belle femme, que pense-t-elle ? C’est cela l’attachement. Parce qu’il est centré sur des émotions telles que : « C’est à moi », l’attachement est fermé et limite la liberté. L’amour authentique signifie vouloir le bonheur des autres, vouloir que la personne que nous aimons obtienne ce qu’elle désire. Bien sûr même s’il y a de l’attachement, nous avons le désir de tout donner à la personne que l’on aime, mais donner de l’amour, c’est aussi donner la liberté. L’attachement ne peut pas être la base d’une relation heureuse, car l’amour authentique est ouvert et non pas fermé.

En ce qui concerne l’agression ou la colère, c’est une émotion plus facile à reconnaître parce que notre parole devient dure, et que notre visage et notre comportement changent. L’antidote à la colère est la patience. Il est souvent difficile de confronter la colère parce que nous avons la vue erronée que notre colère est légitime, comme lorsqu’une personne génère un comportement abusif envers nous. Une facon de désamorcer la colère est de porter notre attention ailleurs, par exemple en pensant à notre enseignant ou en se remémorant des enseignements qui nous ont inspirés. Si nous restons attachés à l’événement qui a généré de la colère, celle-ci ne va que croître. Il est donc important de briser cet engrenage, même si cela veut dire penser à toutes les choses qui nous mettent en colère.

Sa Sainteté a raconté une histoire pour illustrer cela : Il y avait un nomade qui essayait de rassembler un troupeau de moutons, mais ceux-ci ne voulaient pas lui obéir et gambadaient dans toutes les directions. Il devint tellement furieux qu’il se mit à en frapper un. Cela n’aidant pas, il en frappa un deuxième, puis un troisième, ainsi de suite jusqu’à ce qu’il en ait frappé une soixantaine. Il était si fatigué, et son bras lui faisait tellement mal qu’il ne put continuer. Il comprit alors combien sa réaction avait été ridicule, sa colère s’évanouit, et il éclata de rire.

En réponse à une question sur les deux vérités que sont la vérité ultime et la vérité relative, Sa Sainteté a parlé de l’interdépendance et de la relation entre tous les phénomènes. Ce qui est court existe uniquement parce que quelque chose de plus long existe. L’Est existe en relation à l’Ouest. Rien ne peut exister qui ne soit en relation avec quelque chose d’autre. Il a donné l’exemple d’un vase. Nous concevons le vase comme un objet indépendant, mais si nous y versons de l’eau, cela devient un bol d’eau, et si nous y versons du thé, cela devient une tasse de thé. Parler de la vacuité, c’est aussi parler de l’interdépendance. La nature des choses est vacuité. Mais la vacuité doit être comprise au niveau relatif, telle la lune qui se réflète dans l’eau. Il n’y a rien qui existe de façon indépendante. Un bon exemple pour illustrer notre vue erronée est la plante vénéneuse. Nous la classons comme vénéneuse parce que nous ne considérons pas la nature relative des choses; nous pensons qu’elles sont constantes, alors que certains animaux mangent de cette soit-disant plante vénéneuse et s’en trouvent fortifiés. Tout est donc relatif.
Sa Sainteté décida de consacrer aussi l’après-midi à répondre aux nombreuses questions de l’auditoire.

La première question concernait la manière d’expliquer la réincarnation à un non-bouddhiste.

Sa Sainteté a commencé par rappeler que le fait de croire à quelque chose qui continue à exister après la mort est une expérience commune à toute l’humanité. Mais comme c’est une idée qui est au-delà des preuves qui soutiennent le pour et le contre, alors il y a place au doute. Par contre, il y a des gens qui se souviennent de leurs vies antérieures et ce ne n’est pas forcément des personnes qui viennent des pays où la réincarnation fait partie de leur culture. Ainsi donc, ce sujet ne peut être expliqué de manière satisfaisante ou être rejeté ; c’est une question qui rentre dans la catégorie des choses ouvertes qui laissent place au doute.

D’un point de vue bouddhiste, il y a un argument logique. Lorsqu’un nouveau-né prend sa première bouffée d’air, il y a sans aucun doute une conscience qui agit, mais cela doit être la conséquence de causes et de conditions, et ces causes et conditions doivent être similaires à leurs résultats. Donc, la conscience du bébé doit être engendrée par des conditions similaires, par un moment antérieur de conscience. L’observation montre que la conscience ne peut être créée par la matière, alors la seule cause possible est celle d’une autre conscience. La matière a un continuum, si elle pouvait se transformer en conscience, alors toute matière produirait de la conscience, ce qui n’est pas le cas. La nature de la conscience même, est cognition et connaissance. On peut donc dire que le continuum de la matière et le continuum de la conscience sont séparés.

De nos jours les gens sont de plus en plus matérialistes, alors il est difficile de démontrer le continuum de l’esprit ; toutefois il y a quelques méthodes, dont notamment la méditation. Lorsque nous méditons, notre conscience au niveau grossier, devient plus subtile et il est possible de se souvenir des vies antérieures. Nous pouvons faire l’expérience de certaines mémoires qui appartiennent à des vies passées.

La question suivante concernait le sens de l’expression : « Donner la victoire aux autres ».

Le Gyalwang Karmapa a proposé deux aspects à cette question. Le premier est d’en faire l’expérience réelle; de poser le geste. Le deuxième est d’entraîner notre esprit et d’en faire l’expérience à travers la méditation; tel que de pratiquer le tonglen, qui implique de prendre sur soi la négativité des autres et de l’échanger contre notre propre mérite. Sa Sainteté a expliqué la visualisation à faire. Imaginant notre intérêt personnel et notre égoisme, tel un feu ou une lumière brûlant à niveau de notre coeur, nous prenons la souffrance des autres sous la forme de noirceur, de façon à ce que le feu de notre propre attachement soit éteint par cette noirceur. Cette puissante visualisation va graduellement changer notre attitude. Ensuite, il s’agit d’offrir sans retenu notre propre mérite aux autres, car tel est notre souhait. En réalité, nous ne prenons pas la souffrance des autres et ne perdons pas notre mérite, mais, nous entraînons notre esprit.

Il y a aussi des situations où un acte de générosité possède une application effective, tel qu’offrir un rein pour une transplantation ; mais nous devons avoir une compréhension juste, en examinant attentivement la situation. Il est certain que si nous pouvions donner un rein et ainsi sauver la vie de quelqu’un, cela nous rendrait vraiment heureux. Un autre exemple est lorsque deux personnes sont en compétition pour un même travail. Devrions-nous laisser l’autre personne l’obtenir ? Seulement si cette décision vient du coeur, et non pas parce-que nous nous sentons obligés, ou que nous croyons que c’est ce que nous devrions faire.

Une autre question concernait comment vivre en ville sans se sentir seul.

Se basant sur ses expériences lors son séjour aux Etats-Unis, le Gyalwang Karmapa a discuté du sentiment de dislocation et d’isolement qu’amène la vie moderne. Il a fait remarquer avec humour qu’à New York, nul besoin de consulter le calendrier pour savoir si c’est un jour de semaine ou de week-end, parce que les samedis et dimanches, on peut voir les gens se parler entre-eux dans la rue. Le restant de la semaine, ils sont trop occupés pour agir ainsi.

Il semble que la vie s’accélère. En Amérique, il s’est senti comme s’il venait juste de commencer le voyage, et c’était déjà la fin. Sa première journée en Amérique s’est déroulée à l’hotel Waldorf Astoria de New York. De la fenêtre de sa chambre, il ne pouvait voir le sol, tellement celui-ci était loin, tout en bas. C’était très étrange. Sa Sainteté a suggéré qu’au travers les activités incessantes de la vie moderne, nous devrions trouver du temps pour reposer notre esprit. Lui-même est de plus en plus occupé, mais il est capable de maintenir un esprit détendu et paisible. Nous devons apprendre à nous donner du temps. Il a donné l’exemple d’un cheval. Il peut courir plus vite qu’un homme, mais si ce dernier avance à une vitesse égale et de manière constante, le cheval va finir par se fatiguer et l’homme va arriver à le rattraper. Si nous sommes incapables de rester pleinement attentifs, nous allons nous sentir débordés.De la même facon, si quelqu’un tombe dans une rivière et se met à paniquer, cette personne peut se noyer. Si par contre, elle garde ses esprits et reste calme, elle peut rejoindre la rive et survivre. Maintenir notre attention peut réduire le stress.

La question suivante concernait la pratique de Chenrézig pour les nouveaux pratiquants.

Sa Sainteté a dit qu’il était important de recevoir une initiation avant d’entreprendre une pratique du Vajrayana. Ensuite, il peut être utile de recevoir des instructions et enseignements pour clarifier la pratique. Il pense que si la personne n’a reçu ni l’initiation, ni les instructions, cela peut ne pas lui être très utile de faire cette pratique.

Plusieurs des questions étaient liées aux difficultés de la vie quotidienne en Occident. Par exemple, comment agir face à l’attachement et à l’intérêt personnel des collègues de travail.

Sa Sainteté a répondu que la présence d’un bouddha pacifie les émotions conflictuelles des gens autour, parce que le Bouddha s’est complètement libéré de ses émotions négatives et est complètement éveillé. Les Sravakas font une prière d’aspiration afin que personne ne vivent d’émotions conflictuelles en leur présence, et cela diminue les émotions négatives des gens qui se trouvent à côté d’eux. Nous passons du temps à soigner notre apparence afin que les gens nous trouvent attirant. Il est tout aussi important d’avoir des qualités positives, un amour bienveillant et un intérêt pour les autres, afin que notre présence ne génère pas d’émotions négatives. Nous pouvons aussi donner l’exemple au travers de notre comportement, et cela pourra influencer les gens avec qui nous travaillons.

La question suivante a déclenché le rire de l’assistance: « Pourquoi les gens ont l’air de ce qu’ils ont l’air ? ».

Sa Sainteté a raconté qu’au Tibet, on dit que les personnes ont de longues oreilles parce que leurs professeurs leur ont tirés les oreilles lorsqu’ils étaient jeunes. Les bouddhas chinois ont de longues oreilles car c’est une marque de grâce.

Mais le fait que vos oreilles soient grandes ou petites est une question de race, d’environnement, et aussi de karma qui affectent le corps la parole et l’esprit. En général, on enseigne que le karma du corps et de la parole créent les conditions pour obtenir un corps harmonieux. C’est pourquoi Chenrézig sourit tout le temps; il a engendré de nombreuses actions vertueuses au niveau du corps et de la parole. Sa Sainteté se tut un instant…..« On dit que je ne souris pas beaucoup, j’ai bien peur de ce que j’aurai l’air dans le futur! », dit-il en plaisantant.

La question suivante était liée à la signification de la phrase du Bouddha : « Je prends la terre comme témoin » lorsqu’il eut atteint l’éveil.

Le Gyalwang Karmapa a expliqué que la terre est une base pour tous les êtres. La terre est totalement neutre; elle est comme une mère pour chacun de nous. Le Bouddha a atteint l’éveil, a touché la terre, et celle-ci a vibrée six fois.

Finalement, quelqu’un s’est enquéri d’une prière qui contient la requête de se réincarner en tant que mâle, et si cela n’entrait pas en contradiction avec l’aspiration de Tara d’atteindre l’éveil sous une forme féminine ?

Sa Sainteté a d’abord expliqué que la prière en question reflétait les souhaits de certaines personnes, et que c’était un désir du temps où la femme avait un statut inférieur et peu de liberté sur sa vie. D’où le désir de se réincarner en tant qu’homme. Nous pouvons prier pour tout ce que nous voulons, et dans ce cas-ci, il est important de faire la différence entre les désirs des gens et la pensée bouddhiste.

Il a suggéré que si nous le désirons, nous pouvons prier afin que tous les hommes se réincarnent en tant que femme- ce qui a provoqué beaucoup de rires- à partir du moment qu’il y ait une bonne raison pour cette aspiration, et que cela soit fondée sur le souhait d’aider les autres.

Ceci a conclu le deuxième jour.


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Message par Karma Trindal le Jeu 27 Aoû 2009, 17:15

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Jour Trois

Sa Sainteté a commencé la dernière journée d’enseignement en annonçant qu’il allait donner la Prise de Refuge, la transmission du texte des Pratiques Préliminaires qu’il avait composé l’année dernière, ainsi que les Voeux de Bodhisattva, mais que pour la matinée, il allait continuer de répondre aux questions de l’auditoire.

La première question concernait la signification profonde de la récitation de « Karmapa Khyéno ».

Sa Sainteté a tout d’abord expliqué ce que signifie le mot « karma », activité ou action, et le suffixe « pa », celui qui exécute cette activité. Il a expliqué comment cent mille dakinis ont tissés la Coiffe Noire avec leurs cheveux, l’ont consacrée, et l’ont offert au Premier Karmapa, Dusoum Khyènpa. Le Karmapa est celui qui incarne les activités des bouddhas et des bodhisattvas des trois temps et dix directions. Sa Sainteté a également expliqué que le Karmapa ne désigne pas nécessairement une seule personne, mais que c’est un nom donné à tous les maîtres Vajras, qui mettent en pratique les activités d’un bouddha. C’est un titre qui peut s’appliquer à tous les maîtres authentiques. Le Bouddha avait prédit que lorsque le Dharma serait près de l’extinction, il reviendrait sous la forme de maîtres Vajras, afin d’accomplir ses activités de bouddha. L’activité des bouddhas fait ressortir le côté radieux et positif des gens, et permet à la nature de bouddha de chacun d’émerger. Alors lorsque nous récitons « Karmapa Khyeno », le but est de faire émerger l’aspect lumineux de notre nature.

« Khyeno » a la connotation d’une supplication qui signifie « Pensez-à moi, je vous en prie ». Le but de cette prière est de se remémorer encore et toujours les qualités positives de notre enseignant et de prier pour que celui-ci se souvienne de nous. Il n’est pas nécessaire de faire la récitation à haute voix, mais de la faire avec son coeur. Milarépa a dit : « Quand je suis seul, j’appelle mon lama de tout mon cœur ».

Il y avait ensuite quelques questions que Sa Sainteté a remis à plus tard, et une question sur la façon d’aider un non-bouddhiste qui approche le moment de la mort.


Sa Sainteté a répondu que chacun a la possibilité d’une renaissance positive, que l’on soit bouddhiste ou non. Il n’est pas nécessaire de pratiquer le bouddhisme pour renaître dans des circonstances positives. La chose la plus importante est notre état d’esprit au moment de la mort. Il est donc bénéfique que les gens qui entourent le mourant créent les meilleures conditions pour que celui-ci expérimente un bon état d’esprit. Même si la personne n’a pas beaucoup pratiqué au cours de sa vie, si elle approche la mort avec un esprit positif, cela peut faire une grande différence. Sa Sainteté a raconté l’histoire d’un boucher qui avait tué beaucoup d’animaux au cours de sa vie, mais approchant la mort, il entendit les enseignements du Bouddha et fut si inspiré qu’il mourut avec une main faisant le moudra de la prosternation. Il prit renaissance sous la forme d’un petit cochon, mais avec une main humaine. On l’amena à un monastère et sa vie fut épargnée. Sa Sainteté a insisté sur le fait que c’était une histoire vraie et qu’il avait vu une photo du cochon avec une main d’homme.

Quelques autres questions furent laissées de côté.

Sa Sainteté a ensuite donné la transmission orale des Pratiques Préliminaires. Il a dit que les étudiants présents étaient venus de tant de lieux éloignés et différents, qu’ils devaient repartir avec une pratique qu’ils pourraient continuer en retournant chez eux. Plusieurs personnes commencent la pratique du Ngondro, alors il a décidé d’enseigner sur Vajrasattva et le Gourou Yoga l’après-midi. La dernière fois que Sa Sainteté avait enseigné sur le Ngondro, il n’avait pas souhaité que ses enseignements sur le Gourou Yoga soient enregistrés, mais que cette fois, il allait enseigner de façon à ce que cela soit possible.

Finalement, Sa Sainteté a donné les Voeux de Refuge à l’assemblée, en expliquant tout d’abord le but de la prise de refuge. Le refuge signifie que nous pouvons trouver support et sécurité, tout comme nos parents qui nous ont donnés leur amour. En prenant refuge, nous nous sentons encouragés et recevons un nouvel espoir, de l’assurance et du courage. Le monde passe au travers de plusieurs crises, et les gens perdent confiance, ils ne se sentent pas en sécurité, comme s’il n’y avait rien sur quoi ils pouvaient compter. Un vrai refuge génère de l’espoir et de la confiance.

Prendre refuge peut être comparé à un jeune enfant qui court vers sa mère et crie : « Maman !» lorsqu’un événement indésirable survient. De la même façon, lorsque nous sommes confrontés aux difficultés et à la souffrance du samsara et aux grands problèmes de ce monde, et que nous sentons qu’il n’y a pas de refuge ou de protection possibles, nous devons trouver, non pas un refuge extérieur, mais un refuge intérieur, spirituel, qui nous donne force et protection. Le Bouddha Shakyamouni nous a quitté il y a de cela 2500 ans, nous ne pouvons donc pas le rencontrer aujourd’hui, mais la puissance de ses enseignements subsistent toujours. Son rayonnement et ses représentations existent de nos jours. Lorsque nous pratiquons, il n’est pas suffisant de savoir que ses enseignements soient toujours présents; il est nécessaire de pratiquer l’amour bienveillant. Nous devons nous en remettre à cette pratique et étudier avec des maîtres authentiques. Si nous faisons cela, c’est comme rencontrer le Bouddha lui-même et nous trouverons la protection et la confiance à l’intérieur de nous-mêmes.

Sa Sainteté a fait une comparaison à propos des Trois Refuges. Il a dit que le cerveau humain a considérablement évolué et ce, pour trois raisons. Premièrement, les expériences des générations précédentes nous ont été transmises; nous avons appris des gens qui nous ont précédés. Deuxièmement, nous n’avons pas seulement copiés, mais nous avons utilisé notre intellect et trouvé de nouvelles façons de réaliser les choses, et cela au travers de notre propre sagesse. Dernièrement, la vie dans ce monde est pleine de hauts et de bas, de souffrances et d’expériences positives. Nous comptons sur nos amis pour partager nos bons et nos mauvais moments, cela est un support et une aide dans notre développement. De la même façon, nous avons besoin de l’expérience des bouddhas du passé pour nous enseigner comment nous libérer de la souffrance, et comment atteindre un bonheur et une paix durables. Ceci est le premier refuge.

Le second refuge est le Dharma, les enseignements qui nous aident à travailler sur nous-mêmes pour trouver le bonheur. Ensuite, il y a les amis, avec qui nous pouvons travailler et trouver un support sur la voie du Dharma, qui représente le troisième refuge (la Sangha).

Avec ces trois refuges, nous sommes sur la voie du Dharma; nous pratiquons une voie spirituelle. Nous devons ressentir que le Boudha est l’enseignant, le Dharma est la Voie, et que la Sangha est l’Ami spirituel qui nous accompagne sur le chemin. Sa Sainteté a conseillé à ceux qui prenaient refuge, d’observer les Voeux de Refuge, de suivre ce qui est prescrit et d’éviter ce qui est proscrit. Il a alors complété la matinée en disant que les petites roches qui avaient été apportées de partout dans le monde pour construire l’autel au pied de l’arbre de la Bodhi durant le Kagyu Mönlam, étaient remplies de bénédictions, et qu’il allait les distribuer à tous les participants, en en donnant une à chacun à la fin de la dernière session. Ils pourront ainsi emmener ces pierres dans le monde, porter nos prières et répandre des bénédictions de paix.

Dans l’après-midi, Sa Sainteté a commencé par enseigner sur la Bodhicitta, l’Esprit d’éveil, et a ensuite donné les Voeux de Bodhisattva. Il a dit qu’il y avait plusieurs liturgies pour donner ces voeux, mais que celle du Bodhicaryavatara était la plus simple et la meilleure. Il a commencé par expliquer comment générer la bodhicitta dans nos coeurs. Pour cela, il est important de comprendre en premier lieu le lien de cause et d’effet en sept points, ainsi que le fait que chaque être sensible ait été notre mère dans le passé. Nous devons réfléchir à la bonté immense d’une mère, en éprouver de la gratitude, ressentir l’égalité entre soi et les autres, et comprendre l’importance d’échanger le soi avec les autres. Nous devons générer une grande compassion pour faire naître le désir d’éliminer la souffrance de tous les êtres. Il y a deux étapes pour accomplir cela: en premier lieu, se libérer soi-même, et ensuite, travailler pour la libération des autres. Une puissante aspiration doit être générée dès le début.

Sa Sainteté a dit que si nous pensons principalement à bénéficier tous les êtres qui souffrent, nous devons aussi penser au contenant de ce monde, dans lequel vivent les êtres. Celui-ci a la capacité de pourvoir à tout ce dont nous avons besoin. Nous devons être conscients de l’environnement et de sa destruction. Il a décrit comment les forêts étaient détruites de façon terrible sans aucune compassion, et comment avec une mauvaise compréhension, nous devenions ignorants face à ce qui doit être rejeté et ce qui doit être adopté. Nous devons savoir ce qui doit être fait pour bénéficier les autres. Si nous générons l’aspiration de travailler pour les autres, c’est bien, mais nous avons besoin de plus que cela. Nous devons compléter cette aspiration en nous engageant à travailler pour les êtres. Nous devrions nous entraîner et mettre en action les Six Paramitas. C’est ce qu’on entend par le mot action. Et celle-ci doit être accomplie selon notre niveau et selon la force de notre esprit.

Sa Sainteté a expliqué qu’il est bon de générer de la bodhicitta et de prendre les Voeux de Bodhisattva, mais que si nous ne savons pas comment travailler à notre niveau, cela n’est pas très utile. Si nous sentons que nous devons faire quelque chose qui est au-delà de nos forces, que nous ne serons pas capables de l’accomplir, alors il faut définir quelles sont nos capacités. Nous convions en quelque sorte tous les êtres comme des invités, il est donc très important de tenir notre promesse envers eux. Nous devons donc travailler progressivement, car si nous abandonnions, ce serait comme décevoir les êtres. Sa Sainteté a mis l’accent sur le fait que nous devrions travailler et nous entraîner étape par étape, sans abandonner. Il est dit que si l’on génère véritablement la bodhicitta, et que si celle-ci avait une forme, l’espace entier ne pourrait la contenir. Même lorsque nous dormons et que nous ne faisons rien, de grands bénéfices en découleront. Sa Sainteté a expliqué que cette description du but et des bienfaits de la bodhicitta n’était pas seulement des mots, mais qu’elle portait en elle une signification très profonde. Cela signifie que partout où il y a de l’espace, il y a des êtres sensibles, et que partout où il y a des êtres sensibles, il y a du karma, des kléshas (émotions négatives) et de la souffrance. Alors, il est essentiel d’avoir de la compassion et de la bienveillance. La bodhicitta contient tous les lieux où il y a des êtres sensibles, et ces êtres sont partout, là où il y a de l’espace. Ainsi, la bodhicitta est omniprésente.

Sa Sainteté a parlé du Tibet des années avant 1959 et a expliqué que la plupart des gens là-bas n’avaient aucune conscience du reste du monde, mais qu’ils avaient la conscience que partout où il y a de l’espace, il y a des êtres qui ont besoin d’amour, d’être libérés de leur souffrance, et qui ont besoin de compassion et de bonté. Lorsque nous générons cet esprit d’éveil, l’amour recouvre tout ce que l’espace recouvre ; alors nous pouvons dire que lorsque nous générons la bodhicitta, le mérite est aussi vaste que l’espace. Il est juste d’affirmer cela.

Sa Sainteté a ajouté qu’il n’est nul besoin d’ajouter quoi que ce soit, nos vies sont pleines de discours, alors passons à l’acte, agissons ! Il a dit qu’il allait réciter les versets de la prise des Voeux de Bodhisattva, d’abord trois fois en tibétain, à cause de son « Égo » (a-t-il dit en anglais) – car il ne se sent pas encore à l’aise pour lire l’anglais- et ensuite une fois en anglais, pour que le sens en soit bien clair.

Après avoir conféré les Voeux de Bodhisattva, Sa Sainteté a mentionné que nous avions été très chanceux de recevoir la conduite du bodhisattva, et que nous devrions nous réjouir comme si nous venions de recevoir un grand trésor. Si de petites choses négatives se produisent, le fait de posséder les Voeux du Bodhisattva va rendre les choses plus faciles, nous allons être en mesure de lâcher prise plus facilement et de faire avec. Alors nous devrions reconnaître la valeur de ces voeux et nous réjouir. Nous devrions ressentir que maintenant nous pouvons vraiment faire des choses concrètes.

Sa Sainteté a poursuivi avec le texte court des Pratiques Préliminaires qu’il a composé, à travers le texte des Ngondro du Cinquième Karmapa, puis a commencé à enseigner sur la pratique de Vajrasattva. Il a expliqué que le but de la pratique de Vajrasattva est de purifier les actions négatives et les obscurcissements de l’esprit. Si nous nous en remettons aux quatre antidotes ou pouvoirs, notre pratique deviendra alors plus forte et plus efficace. Les quatre pouvoirs sont :

1. Le pouvoir du support
2. Le pouvoir de s’en remettre à l’antidote
3. Le pouvoir de regretter ses actions négatives
4. Le pouvoir de s’engager à ne pas répéter ces actions négatives.

Le premier pouvoir, le support, se réfère aux Trois Joyaux dans lesquels nous prenons refuge. Nous devrions prendre refuge brièvement avant de commencer la pratique de Vajrasattva. Le second pouvoir, qui est lié à l’antidote, est la visualisation de Vajrasattva et la récitation de son mantra. Cette pratique est décrite dans le texte. Nous devrions percevoir la présence de Vajrasattva au-dessus de notre tête, en tant que l’union de la compassion et de la vacuité. Sa Sainteté a insisté sur l’importance de ressentir que Vajrasattva est vraiment présent. Nous devons ressentir que nos actions négatives sont purifiées grâce à l’ardeur de notre requête, et qu’ensuite un nectar s’écoule du gros orteil de Vajrasattva, entre par le sommet de notre crâne, et emplit notre corps. Nous devons ressentir que tous nos obscurcissements sont complètement purifiés et que notre corps est clair comme une bouteille. Sa Sainteté a particulièrement dit que si nous avons commis une action très négative ou avons brisé nos voeux et samayas, nous devrions penser à cette action et ressentir qu’elle a été purifiée, et que la pratique a vraiment eu un effet. Le troisième pouvoir est de générer un grand regret envers les actions négatives que nous avons commises. Sa Sainteté a insisté sur l’importance de cette partie de la pratique, et a comparé cela à avoir une maladie grave et à entreprendre une chirurgie ou un traitement afin de la supprimer. De la même façon, les actions négatives doivent vraiment être éliminées. S’engager à ne pas répéter l’action négative dans le futur est le quatrième pouvoir. Si cette intention n’est pas présente, même si nous nous purifions, le processus de purification n’est pas complet. Le quatrième pouvoir est la façon d’éradiquer totalement les actions négatives. Entreprendre de ne pas répéter l’action est une chose très difficile à faire, toutefois la manière de se résoudre à le faire, est de voir le côté négatif de l’action, de générer du dégoût pour celle-ci, et de s’engager fermement à ne pas la répéter. Ceci est la base d’une purification authentique.


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Titre-sujet Enseignement: Vivre le Dharma par SS le 17ème Karmapa (suite et fin)

Message par Karma Trindal le Jeu 27 Aoû 2009, 17:16

Enseignement: Vivre le Dharma par SS le 17ème Karmapa Enseignements6


La pratique de Vajrasattva est employée pour purifier toute action négative, mais elle est particulièrement indiquée pour la purification des voeux et des samayas brisés. Les samayas sont la base de nos réalisations, et il est de la plus haute importance de les respecter, de même que nos engagements, et de ne pas fermer les yeux sur nos écarts de conduite, mais de les purifier immédiatement. Dans le Vinaya, si nous maintenons intacts nos vœux de Vinaya, nous n’obtiendrons peut-être pas un haut niveau de réalisation, tel que celui de réaliser sa conscience éveillée dans cette vie, mais nous l’obtiendrons dans notre prochaine vie. Ceci est clairement démontré par la vie de Sharipoutra. Il entendit un mot de Dharma et il atteignit immédiatement la « Voie de la Vision ». De même dans le Vajrayana, si nous maintenons nos samayas, même si nous ne méditons pas ou ne pratiquons pas beaucoup, dans huit ou seize vies nous allons atteindre la « Voie de la Vision ». Sa Sainteté a souligné que l’aspect le plus important de la pratique de Vajrasattva n’est pas de visualiser les couleurs ou les moudras, mais de générer un sentiment de regret et de se résoudre à ne pas répéter l’action négative. Dans la pratique du Vajrayana, il est important d’avoir une visualisation claire, mais dans la pratique de Vajrasattva, si les quatre pouvoirs ne sont pas présents, ce n’est pas une vraie pratique de purification. Il a expliqué que le long mantra est celui qui doit être accumulé, alors que le mantra court ne doit être récité que quelques fois à la fin de la session.

Il a aussi dit que les prosternations semblent être très difficiles pour certaines personnes. Si c’est le cas, et qu’il y a vraiment un problème, un minimum de 1,000 prosternations devrait être complété. Il a ajouté cependant que dans la mesure du possible, 100,000 était le nombre à atteindre, et celui-ci devrait être diminué à 1,000 uniquement s’il y a une réelle difficulté physique.

Certaines personnes avaient aussi demandé des enseignements sur le Gourou Yoga, mais Sa Sainteté a dit que le temps manquait pour cela. Il a ajouté en plaisantant : « OM STOP SVAHA !!! ». Mais après les cris de prostestations de l’auditoire, il a recommencé à enseigner.

Sa Sainteté a expliqué qu’il y avait le Gourou Yoga Spécifique qui fait partie des Six Yogas de Naropa, et le Gourou Yoga ordinaire, qui est la quatrième pratique des Pratiques Préliminaires. Le Vajrayana est un raccourci, une voie rapide, et son essence en est la dévotion. On dit parfois qu’il est plus efficace de visualiser l’enseignant tel qu’il est maintenant, sous sa forme actuelle, sans le transformer en un bouddha, mais ici, dans les Pratiques Préliminaires, l’enseignant est visualisé sous la forme de Dorjé Chang.

Nous le visualisons ainsi de façon à ne pas le percevoir comme un être ordinaire. Sa Sainteté a expliqué que dans le Vajrayana, nous transformons notre façon habituelle de voir les choses, ainsi nous nous visualisons aussi sous la forme d’un yidam. Dans la tradition Karma Kamtsang, Vajravahari est le yidam principal. La façon correcte de visualiser est de maintenir la vue de l’union de la vacuité et de l’apparence en même temps; la sagesse et les moyens habiles ensemble. S’ils sont séparés, cela n’a que peu d’effet. Alors, en visualisant l’enseignant en tant que Dorjé Chang au-dessus de notre tête, nous devons réciter la Prière à Sept Branches et l’offrir à notre maître. Lorsque nous pratiquons le Vajrayana et visualisons le yidam, la pratique doit être imprégnée de la vue de l’union de la sagesse et des moyens habiles. Nous devrions voir que tout est vacuité, et même si nous ne comprenons pas parfaitement ce que cela signifie, nous devrions aller dans ce sens autant que possible. Grâce à cette vue, qui est la façon correcte de comprendre les phénomènes, cette clarté, cette conscience se transforme en la déité.

La conscience exécute deux activités en même temps: l’activité des moyens habiles et l’activité de la sagesse. La déité a les qualités du résultat- de l’être éveillé- Ce sont ces qualités qui apparaissent en tant que déité. Ceci est la caractéristique, très particulière, du Vajrayana; c’est sa spécificité que d’utiliser le résultat au commencement.

Dans le Soutrayana, nous parlons de l’inséparabilité de la sagesse et de la compassion, mais il n’y a pas de mention de la cause en tant que résultat. Sa Sainteté a insisté sur le fait que la bodhicitta doit être également présente. Nous nous générons en tant que déité avec clarté et fierté divine. Nous visualisons le maître au-dessus de notre tête ; peut-être que le sentiment de fierté peut diminuer un peu, mais l’aspect de clarté doit demeurer très puissant. Nous offrons alors la Prière à Sept Branches au maître. Nous devrions le percevoir en tant qu’incarnation des Quatre Kayas, mais si nous ne savons pas très bien comment visualiser cela, nous pensons aux qualités que possède le maître et nous concentrer sur celles-ci. Nous faisons ensuite la prière de notre coeur. De la lumière est émise des trois portes (front-gorge-cœur) de l’enseignant, et pénètre respectivement nos trois portes. Le Karmapa s’est alors interrompu et a dit qu’il n’y aurait pas assez de temps pour distribuer les pierres, et qu’il serait obligé de les lancer à chacun, ce qui a fait rire l’assemblée! Il a ajouté comment ces roches provenant de 101 pays, l’avaient rendu très heureux.

Il a mentionné que ce qu’il a dit n’était pas si important, mais que la chose la plus importante était de se voir, de se rencontrer et d’être tous ensemble dans un même lieu. Il a exprimé sa joie de rencontrer tout le monde en personne. Sa Sainteté a dit qu’il avait pris plaisir à partager ces trois jours d’enseignement avec nous et qu’il sentait qu’il avait établit une connexion avec chacun d’entre nous, surtout en lisant et en répondant aux questions. Il a remercié tout le monde pour leurs questions et a dit que même s’il n’avait pas eut le temps de répondre à toutes, qu’il les avait toutes lues. Il a exprimé le souhait de revoir tout le monde encore et encore, en espérant que tous puissent revenir au prochain Kagyu Mönlam. Il a suggéré à l’assemblée de prier et de dédier le mérite qui a avait été accumulé. Il espère que les prières récitées durant le Kagyu Mönlam n’étaient pas uniquement de simples mots, mais que ces mots allaient se transformer en lettres d’Or qui émanent de nos coeurs et fleurir dans le monde entier pour procurer à tous, bénédictions et bienfaits.

En ce qui concerne les roches, Sa Sainteté a dit qu’en les distribuant à chacun, quel que soit l’endroit où nous les amènerons, le simple fait de les transporter dans d’autres pays va étendre le message d’amour et de compassion dans tous les coins du monde. Sa Sainteté a ajouté qu’il ressentait notre présence dans son coeur et qu’il espère que nous allons devenir une grande lumière qui brille dans la nuit, de façon à ce qu’il puisse nous reconnaître où que nous soyons, comme des étoiles dans le ciel. Et que la brillance de ces étoiles supprimera l’obscurité et éliminer la souffrance et la tristesse de ce monde.

Source: Enseignement: Vivre le Dharma par SS le 17ème Karmapa 254666


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