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Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

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Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par karma djinpa gyamtso le Ven 07 Sep 2012, 19:00

Bodycaryavatara (la marche vers l'éveil) par Trinlay Tulkou (extrait, juillet 2012)

Trinlay Tulkou

Trinlay Tulkou est un érudit et un maître de la tradition contemplative de l’ordre Karma Kagyu, identifié comme Tulkou (incarnation d’un hiérarque bouddhique) à l’âge de trois ans par le 16ème Karmapa. Trinlay Tulkou est un des rares occidentaux de ce rang. Durant plus de vingt ans il a suivi l’enseignement de nombreux maîtres importants. Trinlay Toulku a poursuivi une formation universitaire occidentale en philosophie et dans les sciences historiques et philologiques.



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hananou
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par hananou le Mer 19 Sep 2012, 18:30



_________________
Puisse la bodhicitta, le précieux esprit d’éveil, qui n’a pas été générée dans notre esprit être générée et croître,
Et puisse l’esprit d’éveil qui a été généré dans notre esprit et dans celui des autres ne pas dégénérer mais augmenter toujours plus.
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Hild-Rik
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Les commerciaux de "l'éveil"...

Message par Hild-Rik le Lun 24 Sep 2012, 16:04

Le Bouddhisme tibétain et ses grands maîtres réincarnés - Entretiens avec les grands Lamas Tulkous réincarnés (1)
ed. L’Harmattan-2011, de :
René Morlet, avec entre autre interview de Ananda Massoubre (T. Trinlay)
page 369

— à partir de la page 370
...
« R. M. : Mon lama-racine (1er Kyabdjé Kalou) ! Et l’un des grands maîtres propagateur du bouddhisme en Occident ! Votre mère vous a laissé aux lamas sans trop d’hésitation ?

Trinlay Ananda Massoubre : Très jeune, je m’habillais en moine, je voulais être lama et vivre avec eux au monastère et je le répétais à ma mère. Elle connaissait beaucoup de personnalités en France et aux USA et elle constatait que ces notables s’épuisaient dans une existence agitée, instable, qu’ils n’avaient ni bonheur ni vie épanouie, mais au contraire, ils restaient plongés dans un stress perpétuel... Par contre la sagesse des lamas et la profondeur de leurs enseignements l’avaient frappée. Elle a cédé à mes demandes et elle a agi pour mon bien, en comprenant que si un petit enfant insistait tellement en demandant la même chose pendant plusieurs années, c’est qu’elle se trouvait bien devant une vocation. Je vivais donc en partie à Darjeeling, et aussi en France et aux USA. J’ai appris à écrire en Tibétain.
Surtout, il faut bien admettre qu’un Tulkou choisit sa renaissance. Ayant “une mission” spirituelle à assumer en Occident, avant de me réincarner j’ai dû choisir comme parents un couple d’Occidentaux suffisamment évolués pour être capable de comprendre assez vite mon désir et d’accepter ma voie très à part...
...
R.M. : Dans cette période d’une existence soumise à une discipline spartiate, le plus souvent loin de votre mère, avec une visite mensuelle de votre père, seul enfant dans un milieu d’adultes, laissé en général sans aucun camarade de votre âge, loin de toute amitié équilibrante, placé en dehors d’une véritable socialisation, ne vous êtes-vous pas senti terriblement à part, frustré, bloqué dans une existence mélancolique de solitaire, qui a pu vous marquer ?
Trinlay Ananda Massoubre : Je le reconnais, dés ma petite enfance je me suis senti “différent” des camarades de mon âge, et j’ai toujours eu conscience de ma vocation très particulière... La pratique spirituelle m’a toujours semblé l’essentiel pour moi... et aussi pour les autres ! Mais eux l’ignoraient... Oui, prier, méditer, me paraissait capital pour chaque “homme” et ne pas le faire, c’était “perdre” sa vie... Enfant, je pensais que ma pratique était quasi magique, que je pouvais réaliser plein de vœux comme cela, exaucer “mes rêves”, vaincre les épreuves et les difficultés, réussir ma vie et dominer la mort...
Mais je ne suis pas enfermé dans un point de vue étroit et ce genre d’études n’a pas gêné mon cursus intellectuel. Je suis allé en FAC à Paris où j’étudie les philosophies occidentales, nihiliste, matérialistes, athées... Je compare mes connaissances métaphysiques bouddhiste si profondes à ces pensées, et mon existence, à celle des Occidentaux ordinaires. Ces confrontations m’ont tout à fait confirmé dans mes choix.
...
R.M. : Le Dalaï-Lama lui-même a rappelé que l’Institution Tulkou n’était pas une “croyance” relevant de la foi bouddhique, et qu’en matière de “réincarnation” il y avait 40% d’erreur ! Aussi a-t-il conclu “... chacun croit ce qu’il veut !...”. Selon cette perspective, les “tulkus” feraient simplement partie des “moyens habiles” que le Vajrayana propose à ses fidèles...
L’institution typiquement tibétaine des “tullku” qui a fini par contrôler tout le pays durant des siècles et par prendre le pouvoir politique central, ce qui n’existe pas dans tous les pays bouddhiste d’Asie : vous semble-t-elle indispensable au développement du bouddhisme en Occident ? La position profane des “tulkus” tibétains détenteur du pouvoir politique est inimaginable dans notre société laïque !
Trinlay Ananda Massoubre : Non, je ne pense pas que l’institution des “tulkus” soit indispensable au Dharma. Au Tibet, les Tulkus préservaient la succession grâce à cette institution ; dans les monastères, le patrimoine matériel et spirituel, les richesses des terres, les bâtiments, l’argent etc., tout était retrouvé automatiquement par le “légitime” propriétaire sans discussion possible entre les héritiers ! Et sans fiscalité à payer...
Au Tibet les Tulkus avaient un crédit, une réputation, un prestige et des droits incroyables ! Ce point de vue est tout à fait discutable... Surtout beaucoup de “tulkus” jouaient un rôle politique dans la vie de la région du pays. Aujourd’hui encore le Dalaï-Lama est aussi un chef d’Etat* qui mène une certaine politique pour revenir au pouvoir dans “son pays”...
Quant “il” vient en Occident, son action est souvent celle d’un “prêtre bouddhiste” utilisant le bouddhisme comme moyen d’action politique. Gandhi en Inde a agi de même et il a endossé le rôle traditionnel du “mahasiddha hindou” comme arme au service de l’indépendance de son pays.
R.M. : Tout à fait exact ; ce rôle religieux joué par Gandhi pour manipuler les masses hindoues à des fins purement politiques m’a été confirmé par de grands yogis hindou qui le déploraient. Alors qu’au contraire, en Occident, nous l’admirons pour cela, sans rien comprendre une fois encore à ces jeux asiatiques où religion et politique se mêlent...
Trinlay Ananda Massoubre : Par contre le Shamarpa ne demande rien, sinon prier, méditer, préserver et diffuser le “Dharma”, à travers des enseignements “purs”...
Le Shamarpa veut une séparation des pouvoirs religieux et politiques, comme c’est le cas en France, aux USA, dans l’Inde moderne etc. Le Shamarpa demeure le grand maître le plus important de la Lignée Kagyupa et le Karmapa a toujours reconnu le Shamarpa comme son égal en réalisation. Tous deux sont considérés comme “réincarnations” du même principe spirituel**. Rappelons-le à nouveau, le second Karmapa a affirmé qu’il reviendrait “en tant que deux personnes”. L’allusion est transparente !


* Ce qui n’est plus le cas depuis l’été 2011, du moins officiellement... (car c’est vraiment beaucoup plus compliqué que cela et plus pernicieux surtout, l’emblème symbolique que représente le Dalaï-Lama est aussi et surtout historiquement, un “mythe” fondateur et fédérant du Tibet, comme le furent nos monarques en Europe, dont nombres de pays on gardé une institution monarchique d’apparat culturel et identitaire).
** tattva en skt : En général “principe”. Dans le tantrisme spéculatif, les “tattva” désignent les niveaux dans lesquels s’articule la manifestation de la “çakti”. (note glossaire, « Le yoga Tantrique », Julius Evola, éd. Fayard, doc. spirituels)

————————————

— Nous nous proposons de revenir ultérieurement sur les extraits de cet interview dans sa totalité, ainsi que plus tard sur l’ouvrage lui-même et son auteur. Pour l’heure nous nous bornerons à exprimer nos plus expresses réserves quant aux propos dont il est question pour l’instant. Notre regard est averti en la matière, puisque nous avons eu des contacts à la fois très proches ainsi que des liens “très puissants” dans la “fraternité Vajra” entre les années 1982 et 1988-89, avec les deux personnes en référence à savoir ; le Shamarpa en titre, en tant que maître-Vajra premier Régent traditionnel de la Lignée Kamtsang-Kagyu, et “Trinlay” Ananda Massoubre, alors enfant (ayant quatre jours de différence avec nos propres garçons jumeaux nés le 24 janvier 1975, et ils jouaient parfois ensemble alors, lorsqu’ils se rencontraient avec les autres enfants alentours lors des venues de Randjung Kunkhyab 1er Khyadjé Kalou, en France).
Nous essayerons dans ce qui suis de rester sur un point de vue neutre et respectueux autant que possible, de la charge sociétale des personnes citées précédemment, pour autant notre regard sera sans complaisance aucune, celle d’un Européen “lambda” avec un niveau de culture classique et très moyen du XXe siècle.
Nous allons traiter de ce qui est de cette originalité tibétaine des “tülku”* de l’ancien Tibet d’une part et comment nous pouvons tenter de voir les choses aujourd’hui, et d’autre part des propos tenus sur le Dalaï-Lama à ce sujet et assimilés de notre point de vue tout à fait abusivement à Mahatma Gandhi-dji, “Bapou” comme l’appelaient familièrement et affectueusement ceux qui se sentaient proche de lui.

— Le récit de A. Massoubre concernant son enfance “particulière” est assez révélateur de ce que l’on pourra développer plus loin. En effet au-delà du coté enfantin de la narration, quel enfant ne s’est pas senti un jour « ... “différent” des camarades de mon âge... », et vivant “une conscience de vocation très particulière”... Dans son cas tous les ingrédients ne pouvaient que nourrir ce genre d’attitude, sa parentalité de notables “au dessus du vulgus” en particulier. D’ailleurs en toute modestie il nous fait savoir que ses parents (qui divorcèrent quelque temps après sa naissance) ne pouvaient être qu' “un couple d’Occidentaux suffisamment évolués pour être capable de comprendre assez vite mon désir” (qu'entend-il par là exactement, par "mon désir" ? "souhaits non identitaires" sembleraient plus appropriés à la nature dont il se prétend ! Gautama prisait pas du tout les désirs egocentrés me semble-il... ! Ananda Massoubre prendrait-il lui aussi comme beaucoup d'autres dans la banalité, "ses désirs pour des réalités" ! ). Et finalement les questionnements de René Morlet restent sans véritable réponses, sur “... seul enfant dans un milieu d’adultes, laissé en général sans aucun camarade de votre âge, loin de toute amitié équilibrante, placé en dehors d’une véritable socialisation, ne vous êtes-vous pas senti terriblement à part, frustré, bloqué dans une existence mélancolique de solitaire, qui a pu vous marquer ? ... ».
Tout est éludé dans ce qui a été souligné avec tant de pertinence dans le remarquable ouvrage, « Le souffle ardent de la Dakîni » “Khandro khaloung”, de Judith Simmer-Brown, Université Naropa, U.S.A. à la page 45. (voir notre commentaire au chapitre “Lettre ouverte à mes disciples” de ce blog et dans le chapitre Paldenshangpa en première page).
- Osel Hita Torres né en 1985, lui nous en confie un peu plus...
"Osel Hita Torres a été intronisé en tant que lama bouddhiste tibétain à l'âge de deux ans.
On l'a habillé de robes et d'un chapeau jaune. Des adultes se sont prosternés devant lui et lui ont demandé des bénédictions.
Personne n'était autorisé à lui montrer de l'affection à moins qu'il ne l'ai lui-même initié. Il avait ses propres couverts de table spéciaux.
Je lui ai demandé : "Il devait être tentant de tirer avantage de cette situation pour mal agir"
"Oui," a-t-il répondu, "j'étais un tyran, un odieux morveux. Disons que j'étais assez autoritaire.
"

http://www.bbc.co.uk/news/magazine-19702122

http://www.bbc.co.uk/iplayer/episode/b01mx2sm/The_Reluctant_Lama/

Il est clair que ce garçon a vécu une vie d’enfance “d’un monde à part”, celui de privilégié digne de l’ancien régime de l’aristocratie d’avant la Révolution Française ! Et qui bien sûr perdure par tous moyens, notables opulents de la bonne société... de France et de Navarre !
Toutefois nous y découvrons que celui-ci côtoya la “plèbe” au Lycée et à la Faculté, et qu’il se pencha sur les philosophies “païennes” des gens “ordinaires” ! C’est intéressant en effet, et l’on fini par se demander si comme nos anciens “sang bleu” (des limules !) d’aristocrates, il ne se considérerait quand même pas un peu comme venant de la planète “Krypton” ! En outre son train de vie use très largement des fruits technologiques de ces dites “philosophies païennes”, mais bon, c’est sans doute les “moyens habiles” utilisés pour le bien des êtres uniquement, lui très porté par ailleurs sur l’activisme en “faveur des animaux” (lesquels on ne sait pas exactement, son chien, ça c’est sûr !). Est-ce que ceux qui sont détruits par les avions qu’il prend ou automobiles, trains etc... entrent en ligne de compte, je ne sais pas, en bref il nous le dit, il mange beaucoup de fruits et de légumes, et probablement qu’il ne le sait pas vraiment, mais pour faire pousser tout ça, nombre de bestioles passent à trépas ! Il faut bien se nourrir tant que nous devons habiter la boîte crânienne de notre carcasse, n’est-ce pas ! Une très belle pratique du Vajrayana y correspond d’ailleurs dans le « Champ-Pur » de Sanguyé-Menla “iTa-na sdug” en tib. (Sudarsana en skt.), et en particuliers l’émanation de Serzang.
Bref le simple fait d’exister sur cette Terre qui est notre bien commun à tous, crée et est cause de toute façon d’une manière ou d’une autre de douleurs inévitables à autrui, au moins essayons d’être la cause du moins de souffrances inutiles possibles et pas vraiment nécessaire. Nous devons par contre développer de façon quasiment scrupuleuse toutes maltraitances physiques, psychologiques, sous toutes ses formes, ça oui. Et le sujet et si vaste, la dégénérescence si profonde, si ancienne et dans toutes les cultures, que l’on est pas rendus !
René Morlet re-cadre l’institution des “tülkus”, citant le Dalaï-Lama actuel qui ne considère pas que cela fasse parti à proprement parler du bouddhisme traditionnel, et que cela est à considérer uniquement dans le cadre très particulier des pratiques du Vajrayana. D’ailleurs il est sans doute opportun de rappeler quel était la position du grand yogi-poète Dorjë Gyaltsen, plus connu sous le nom célèbre de Milarépa, sur cet aspect de ladite tradition, voici ce qu’il disait lui, de l’institution temporelle de convenance des “tulkü” :
Note page 221 : Le disciple (Bhiraja de Gnan dzong) demande et croit que Milarépa était déjà sorti de la transmigration, mais qu’il s’est réincarné pour la cause des créatures.
... Milà : « Je n’ai jamais eu nouvelle de qui j’incarnerai. Quand même j’incarnerai les trois enfers, vous devez partout voir en moi le Porte-Sceptre et les autres Bodhisattvas, et recevoir leur bénédiction avec dévotion. Cette croyance que je suis une incarnation est une bonne opinion de ma personne. Mais il n’est pas plus grande hérésie que cette croyance. C’est parce que vous ne connaissez pas les effets de ma doctrine. D’abord la loi est si vaste que quiconque eût été un grand pécheur comme je le fus dans ma jeunesse, et ayant ensuite cru aux causes et aux effets, eût renoncé au monde et eût médité dans la paix de son corps, de sa parole et de sa pensée, ne serait pas éloigné d’atteindre la Bodhi.
Mais plus particulièrement, si on a pu méditer sous la direction d’un Lama marqué de la sainteté après en avoir obtenu les formules et le pouvoir d’expliquer sans les obscurcir d’idées préconçues, mais jusqu’à les voir à nu, le sens réel et l’enseignement du plus court chemin des formules secrètes, alors on ne doutera plus si on sera Buddha ou non dans cette vie. »
p. 222
Extraits de , « MILAREPA » (traduction de Jacques Bacot) Ed. Fayard 1976.

Toutefois Ananda Massoubre, pose la question d’actualité de la pérennité du “Dharma” de forme tibétaine, et plus particulièrement dans le cadre du Vajrayana, dans les pays “occidentalisés”* ; ils n’ont pas besoin de cette institution des “tulküs”, et non seulement nous ne pouvons qu’être en plein accord avec cela, mais nous irons plus loin, cette institution est le ferment d’incompréhensions déséquilibrantes graves et très dommageables en nos pays occidentalisés, en ce qui concerne l’aspect à proprement parler du travail sur l’esprit vers l’accession de pleine et entière assimilation de ce que représente “la vacuité de l’Esprit” ainsi que la la “pensée de l’éveil” dans un labeur ardu au quotidien, de déconditionnement des structures d’habitudes de nos fonctionnements cérébraux, dans la réversion des saisies mentales de cet esprit. Et que propose-t-on de concret dans ce cadre ? Car actuellement c’est un vrai cloaque, et nous pesons nos mots !
Ceci le met lui-même dans un rapport a son statut de “tulkü”, dans une situation finalement très équivoque ; “reconnu” par Randjung Kunkhyab, yogi et maître de la Lignée de la Shangpa-Kagyu, celle-ci devait être prise en régence par le 3e Djamgon Khongtrul (Lodreu Tcheukyi Sengué Tenpaï Gotcha, né en 1954). Hélas sa fin prématurée et tragique en 92, fit que cela échoua à Bokar R. et Taï-Sitoupa pour des raisons historiques de lignage. La suite nous la connaissons tous plus ou moins bien. Quoi qu’il en soit le dauphin de Taï-Sitoupa qui occupe actuellement le titre de “second” Kalou Rinpoché, est en dissension totale avec Ananda Massoubre, du fait du schisme des régents de la Kamtsang-Kagyu du début des années 90, concernant la sinistre affaire des “Karmapas”. Et là nous allons embrayer sur la seconde partie de notre propos sur l’institution des “tulkü” formellement “reconnus” du Tibet, et l’inacceptable amalgame comparatif totalement abusif d’avec le Mahatma Gandhi-Dji en Inde, repris en écho par René Morlet.


(1) Samten G. Karmay (directeur de recherche au C.N.R.S.), dans son article « Le Grand cinquième » de la revue “Notre Histoire” (coédition-Télérama) n° 188 de mai 2001, nous apprend que finalement le Ve Dalaï-Lama Küga Migyur, fut reconnu “tulkü” en 1618 quand bien même il ne “reconnu” aucun des objets de son prédécesseur au titre, ce qui ne l’empêcha pas d’être celui que l’on sait, un personnage fondateur pour l’unité tibétaine et un être de spiritualité d’envergure qui très jeune (à 16 ans) rencontra le yogi et maître Nyingmapa Köngchog Lhündrup, dont le yoga tantrique n’est pas accepté et reconnu par l’école Géludgpa, et il se rend compte alors que ses études seront insuffisantes pour accéder à la réalisation complète d’un parachèvement spirituel.
* René Morlet n’est pas très bien inspiré de citer Osel Hita-Torres (voir la première page du blog), quand au “yangsi” de Lama Gendune de Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne, le peu que nous en savons est assez affligeant, c’est le marasme total ! « Circulez, il n’y a rien à savoir ! »

— Nous pourrions commencer à avoir un début d’explication ethnologique de cette “tradition” dans un documentaire fort intéressant de l’émission télévisuelle animée par Laurent Bignolas « Faut pas rêver » FR3 © septembre 2011 consacrée au Népal. Un documentaire dés plus édifiant et interrogateur sur le “rite d’intronisation” de la “Kumari” ou “déesse Durga” (Mahakali des Newars). Un “autre monde”... ! Où un certain “bouddhisme” issu d’une culture (région du Népal) peut en cacher un autre... !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kumari_%28d%C3%A9esse%29



— voir « Maître dans la diffusion et la transmission du bouddhisme tibétain en France » de Cécile Campergue, page 247, © 2012 ed.l'Harmattan, et:

« Bouddhisme, gouttes de rosée aux jardins du lotus : l'inversion de l'utopie... », Marc Bosche vers le milieu de l'ouvrage :

http://books.google.fr/books?id=EqkaGeZHkD8C&pg=PT81&lpg=PT81&dq=un+lama+tib%C3%A9tain+reincarne+en+auvergne&source=bl&ots=1AcNn7DuPd&sig=cMZu3ked0uiau-9sOP8QfM8yfak&hl=fr&sa=X&ei=SoIaUN2FEqW10QW3gYHoBQ&ved=0CE0Q6AEwAA#v=onepage&q=un%20lama%20tib%C3%A9tain%20reincarne%20en%20auvergne&f=false

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— Tout d’abord établir un lien d’actions semblables entre le Dalaï-Lama actuel représentant d’un certain Tibet ancien et théocratique et Gandhi de l’Inde du XXe siècle est somme toute afficher une méconnaissance historique complète.
Gandhi est arrivé en Afrique du Sud mandé par une société commerciale en qualité d’avocat, vers 25 ans. Lui arrivent toutes sortes de déboires qui le mettent en contact avec les difficultés et les brimades dont sont victimes les Indiens dans ce pays.
Le procès fini, lors de la réception d’adieu donné en son honneur, il apprend que le droit de vote des Indiens va être supprimé. Il fait prendre conscience à ses amis de la gravité du fait et suscite leur enthousiasme quant à la nécessité d’agir. La soirée finit sur la décision de lancer une pétition. Gandhi décide de prolonger son séjour d’un mois (il y restera plusieurs années).
Il refuse d’être payé pour son service à la Communauté dans le cadre de cette action et compromis est trouvé par les commerçants qui lui versent une année d’honoraires pour ses services en tant qu’avocat de leurs sociétés.
Une association est créé : le “Congrès des Indiens du Natal”. Les Indiens auparavant isolés trouvent une identité dans cette association. Rapidement, Gandhi se met à défendre les intérêts des plus pauvres.
Naissance de son activité de défense des intérêts des Indiens. (voir chp. 16 du livre « Gandhi — Autobiographie... », ed. Puf)
Voilà pour la “genèse” de “l’homme public”, paradoxe car il se disait lui-même être d’une terrible timidité...
Gandhi est soucieux justement de ne pas inscrire le mouvement “Congrès” dans un parti politique quel qu’il soit, page 186, et il poursuit (page 198) :
« Si je me suis trouvé entièrement absorbé par le service de la communauté, la raison profonde en a été mon désir d’accomplissement de l’être. Servir est une “religion” ; et j’avais embrassé cette “foi”, dans le sentiment que ce n’était qu’en servant que l’on pouvait atteindre à “Dieu”. Et servir, pour moi, c’était servir l’Inde, parce que la chose, dans mon cas, allait de soi, parce que j’y étais naturellement porté. J’étais parti pour l’Afrique du Sud, afin de m’évader des intrigues du Kâthiyâvârn et de gagner ma vie. Mais, ainsi que je l’ai dit, je me retrouvai en quête de “Dieu” et luttant pour l’accomplissement de mon être. »
Et de nous dire en quatrième de couverture :
« J’accorde une haute valeur à mes expériences. Je ne sais si je suis arrivé à leur rendre pleinement justice. Tout ce que je puis dire, c’est que je n’ai pas épargné la peine pour que ce récit soit fidèle. Décrire la vérité, telle qu’elle m’est apparue, et la façon exacte dont je l’ai atteinte, voilà quel a été mon effort incessant. A cet exercice mon esprit a puisé une paix ineffable ; car mon espoir bien-aimé a été que les hésitants retrouveraient ici foi en la Vérité et en l’Ahimsâ.
L’uniformité de mon expérience m’a convaincu qu’il n’est d’autre “Dieu” que la Vérité. »
— Ainsi lui appliquer le terme de “mahasiddha* hindou” est tout à fait impropre, historiquement sans fondement.
Lors de la fondation de l’âshram dont il se proposait d’être fondateur quand il revint en Inde début 1915, il nous fait part de ceci, page 507 :
«... Nous avions pour credo ; dévouement à la vérité ; et notre activité se caractérisait par la quête de vérité et la volonté de vérité à tout prix**. Je voulais familiariser l’Inde avec les méthodes que j’avais éprouvées en Afrique du Sud, et je désirais déterminer empiriquement les limites dans lesquelles on pouvait les appliquer aux Indes. Si bien que mes compagnons et moi, nous optâmes pour le nom de “âshram du Satyâgraha”, parce qu’il exprime à la fois notre but et notre méthode de service. »
Et dans cet âshram, les “intouchables” étaient admis, dès lors qu'ils respectaient les règles comme tout un chacun ; et il faut bien comprendre ce que cela signifiai à l’époque et engendrait de troubles dans la société des castes de l’Inde en 1915, c’était d’un énorme courage !

* Mahâsiddha : nom donné aux maître indiens du Vajrayâna qui se manifestèrent entre le VIIe siècle et le XIIe pour établir les enseignements des tantra. (voir plus de détails page 336, « Dictionnaire du bouddhisme », ed. Seuil, de Ph. Cornu

** Il faut bien entendre de que cela signifiait pour Gandhi-Dji :
« Pour voir face à face, dans son universalité et son imprégnation de toutes choses, l'Esprit de Vérité, il faut être en mesure d'aimer comme soi-même la plus chétive des créature. Et qui aspire à cela, ne peut se permettre de s'exclure d'aucun domaine où se manifeste la vie. » p. 645
Ce qui cadre cet aspect dans les principes transformateurs tel que les énonces J. Kornfiels p. 154 dans « Le cœur sage » (Bouddha, mode d’emploi), la reconnaissance de ce qui EST, son acceptation, l’investigation introspective, sans identification.

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Ainsi nous ne pouvons voir dans ces extraits d’articles d’interview de René Morlet et d’Ananda Massoubre, que de la rancœur d’ambitions démesurées de factions rivales de castes empêtrées dans des conflits historiques où l’on aura bien du mal à discerner le “tattva” de la Lignée de Jowö Matipa, Milà-Djè, Rétchungpa, Tséring-ma, Rétchungma, Salé Öd, Tsang Nyön Herouka etc...
Désolé, mais nous ne pouvons adhérer à ce genre d’argumentations acrimonieuses, quand bien même les enseignements du Shamarpa puissent être authentiques, et fidèles à ce que lui a légué le XVIe Karmapa, tout ceci relève d’un esprit de parti pris. Reste que pour nous autres occidentaux, c’est absolument déplorable et rédhibitoire au possible !

Nous clôturerons nos réflexions sur une strophe du grand maître tibétain de la Lignée du Longchen Nyingthik du Dzogchen, Gyalwa Longchenpa (1308-1363) :
« Hélas ! Ayant autour de soi, par toutes sortes de “moyens habiles”,
Un large cercle de gens, on détient un domaine monastique florissant.
Mais c’est là source de querelles et la cause de grands attachements pour soi-même.
Rester seul est mon conseil du cœur. »
Strophe 3 du recueil « Trente conseils donnés du Cœur »
et nous finirons par Jamyang Dorjé (Nyoshül Khen R.), que nous avons eu le bonheur de côtoyer par deux fois de très près dans les années 86-90 :
« Au demeurant, elle (méditation et spiritualité d’une Lignée) ne saurait appartenir à personne, et il n’est que d’en lire les chroniques pour comprendre que les Tibétains (et d’autant plus les “Occidentaux” !) ne devraient pas faire tant de cas des hiérarchies ecclésiales. Les maîtres qui ont transmis le Nyingthik, en particulier avant l’époque de Longchenpa, ont souvent été d’une parfaite “obscurité”, autant que les hagiographies permettent d’en juger — adepte cachés plutôt “qu’illustres prélats” ! » (note page 15)
extraits de ; « Le Chant d’Illusion », ed. Gallimard-2000

Le Bouddhisme tibétain et ses grands maîtres réincarnés - Entretiens avec les grands Lamas Tulkous réincarnés (suite)
René Morlet, interview de Ananda Massoubre (T. Trinlay)-(fin)


Pages 374 et 75, l’entretient se poursuit :

René Morlet ;
— En France l’église catholique a aussi instrumentalisé la religion, depuis le baptême de Clovis au Ve siècle ap. J.-C. Ce fut le cas dans toute l’Europe où le catholicisme romain a largement contribué à imposer une organisation politique et sociale. Puis, il y a eu conflit aux XVIIIe et XIXe siècle pour aboutir en France, aux lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 ! Aujourd’hui acceptées par tout le monde, y compris le clergé français. Ouf !
Trinlay Ananda Massoubre : Il faut rappeler que les Karmapas n’ont jamais dirigé le Tibet ; ce sont simplement leurs disciples qui ont été un temps les dirigeants du pays, aux XVIe et XVIIe siècles.
Etre moine et homme politique, c’est incompatible. Nous en voyons les résultats ; soulignons combien le Tibet, pays puissant au Moyen-Age, est resté archaïque, est devenu faible, sous le gouvernement religieux des Dalaï-Lama, pour devenir une sorte de vassal de la Chine !
R.M. : Et finir aujourd’hui en voie d’absorption avancée dans l’empire chinois... En résumé, le Karmapa et le Shamarpa sont des Tulkus qui ont renoncé à toute activité politique pour se consacrer à leur rôle spirituel, alors que des Tulkus comme le Dalaï-Lama, le Sitoupa et d’autres tulkus, demeurent partagés entre ces deux fonctions, avec parfois des prises de position pouvant déconcerter les pratiquants occidentaux habitués à la laïcité...
Autre difficultés, le peuple tibétain considérait les grands tulkus comme des “dieux” descendus sur Terre, des Bouddha vivants ! Les médias en occident reprennent ces vues erronées et les diffusent largement...
Trinlay Ananda Massoubre : Les occidentaux n’ont pas une perception juste du bouddhisme et il ne le voient pas tel qu’il est. Au sens strict du mot, selon la définition catholique, le bouddhisme n’est pas une église ; il n’a aucune structure centrale, aucun Vatican, aucun Pape, aucun enseignant parlant d’un Dieu créateur et l’imposant... Y a-t-il au moins une “église” tibétaine ? Non ! Pas d’avantage ! Le Dalaï-Lama n’est qu’un chef d’école parmis d’autres ; il ne représente que son école ! Qui a d’ailleurs un autre chef spirituel très important qui gère l’école Géludpa, le Ganden Tripa.
Restons bien fixés sur l’essentiel ; la cause du bouddhisme est différente de la cause du Tibet.
R.M. : Visiblement l’Occident a tenté de manipuler la “fonction Dalaï-Lama” et a imposé une “image utile”... Il y a au moins quatre cent cinquante millions de bouddhistes dans le monde et quatre millions et demi de bouddhistes au Tibet, soit 1% des fidèles du Dharma... Tout en admirant les grands tulkus impressionnants de spiritualité, bien des méditants occidentaux pensent comme vous qu’il est temps de tourner la page tibétaine trop politisée, pour recentrer la communauté bouddhiste occidentale sur la vie spirituelle. C’est la position confirmé du grand tulku Shamarpa et de Lama Jigmé Rinpoché.
Revenons au tulku occidental que vous êtes ; avez-vous pris les vœux du moins “bikshou*” (moine mendiant) ? Avec les deux cent cinquante-trois vœux à respecter impérativement sous peine de “rétribution karmique” négative...
Trinlay Anada Massoubre : J’ai choisi de ne pas être moine. La condition laïque convient à un tulku occidental vivant ici et maintenant et les très nombreuses règles monastiques bouddhistes très strictes seraient extrêmement difficiles à respecter dans ce type de société où par contre, l’on peut porter un authentique témoignage spirituel autrement, y compris en fondant une famille...
R.M. : Vous tenez les deux extrémités de deux univers profondément opposés, le monde matérialiste occidental devenu étranger à la spiritualité, ignorant ses lois, attiré par des pacotilles, et les impératifs spirituels des tulkus en “mission ici-bas” ; comment réussissez-vous à vivre votre “réalité de tulku” incarné à Paris aujourd’hui ?
Trinlay Ananda Massoubre : Très tôt j’ai senti que ma responsabilité de “tulku” c’était d’agir pour rendre le monde meilleur là où j’étais, pour inspirer aux gens qui m’entouraient avec compassion et fermeté ces qualités essentielles dans le bouddhisme. Je suis encore jeune et avec persévérance, j’espère arriver à des résultats positifs pour tous.
Je veux être utile ! Enseigner le dharma. L’Occident matérialiste a besoin de la réponse apportée par le bouddha, et moi j’établis un pont entre l’Orient et l’Occident. Je fais partie de ceux qui transmettront le “Dharma” ici, c’est une grande responsabilité et aussi une tâche exaltante !
R.M. : Vous avez tout à fait l’étoffe d’un “tulku” grand enseignant ! Avec la maturité, votre compassion et votre présentation du dharma seront très auspicieuses à tous !

*(moine mendiant, toutefois très impliqué dans le marche du monde "profane" de son époque, voir à ce sujet page 213 notemment, « Itinéraire d'un bouddhiste athée » de Stephen Batchelor)
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Le raccourci de l’histoire de France et de l’Europe de René Morlet est dans un simplisme culturel tel qu’il lui enlève toute consistance.
Le fondement temporel historique de l’Eglise Catholique Romaine se situe en 325 a-p J.C., lorsque l’empereur romain Constantin 1er (dit le Grand) convoqua le concile œcuménique fondateur de Nicée. Dès lors l’Eglise Catholique Romaine devint un des principaux pilier et soutien de l’Empire-Romain.
Pour “les Gaules” la situation était très trouble, la situation était une des plus sombre de l’histoire connu de l’Europe. Dans cette période du Ve siècle le vieil ordre romain se désintégrait, le Pape résidait à Byzance (aujourd’hui Istanbul), l’Italie était sous l’invasion dite “des Barbares” (Alamans, Burgondes et autres Goths et Wisigoths), Rome avait été saccagée (Vandales Sillings et Hasdings). Les Francs Saliens (dont Clovis, fils de Chidéric 1er [constitué des éléments franciques hild- « combat » et -rīk « puissant », est attesté sous la forme latinisée Childericus] devint le roi vers 482) venant de la Germanie, avaient envahi la Gaule Celtique. Ils vouaient une grande admiration pour la culture gréco-romaine, dont ils s’efforcèrent de promouvoir l’établissement. Mais en fin de compte ils ne finirent par leur rivalités internes sanglantes autour du pouvoir qu’à en précipiter la fin. C’est dans ce contexte que pris naissance la France et son royaume “chrétien”, le baptême de Clovis ayant eu lieu en 498, reçu le titre de “patrice” de l’Empeur d’Orient (Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale), et devint ainsi le premier roi “Barbare” Catholique réunissant un Concile en 511 à Orléans.
Voilà la genèse historique connue a ce jour, de la « France ».
Nous passerons sans plus nous y attarder sur les épisodes Cathares d’Occitan, Lutther et Calvin, l’Inquisition et les Camisards des Cévennes dans le bouillonnement de la Renaissance.
Quand au “concorda” et Loi de 1905, l’idée “d’une acceptation par tous le monde”(sic) nous a laissée les régions de l’est (Alsace-Moselle) sous une exception du régime. De fait prêtres et laïcs “en mission”, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef d’état. Et que dire des “lefébvristes” d’Ecône de la “fraternité saint Pie-X” ! Sans parler des écoles scolaires pudiquement appelées “privées”, où le moins que l’on puisse dire c’est que la notion de “laïcité” n’est pas vraiment leur “tasse de thé” !
La spiritualité authentique laïque reconnue est encore à “inventer”... !

Bon revenons à ce qui nous préoccupe ;
Trinlay Ananda Massoubre poursuit :
... “les Karmapas n’ont jamais dirigé le Tibet ; ce sont simplement leurs disciples qui ont été un temps les dirigeants du pays”...
— Alors là il faudrait quand même être un peu cohérent, voir honnête. Ananda Massoubre nous fait part du fait que le Karmapa et le Shamarpa sont ; “...le Karmapa a toujours reconnu le Shamarpa comme son égal en réalisation. Tous deux sont considérés comme “réincarnation” du même principe spirituel. Rappelons-le à nouveau, le second Karmapa a affirmé qu’il reviendrait “en tant que deux personnes...”(sic)
Hors, ils est clairement établit dans l’histoire du Tibet que le quatrième Shamarpa, Tcheukyi Trakpa (1453-1524) devint à 46 ans le souverain suprême du Tibet*. Soit à l’époque où se structurait les monastères de Drépung (1416) et Séra par les deux disciples majeurs de Djè Tsongkhapa (1357-1419) lui-même disciple du quatrième Karmapa Rolpaï Dorjè (1340-1383). Le pouvoir temporel monacal au Tibet était donc établi bien avant la constitution de l’ordre Géludpa, dites des “bonnets-jaunes”.
Ce qui est clair c’est que cette école n’a jamais pu souffrir la voie des mystiques, comme par chez nous en Occident le clergé séculier, il n’est que de s’en rapporter ce que nous dit Jacques Bacot, traducteur inégalé de la biographie de Milarépa (par ses proches disciples du XIIVe siècle), page 29-30 :
« Quelques-uns se croient pleins de mérites et sont fier d’être de bons religieux. Ce n’est que de l’orgueil mondain. Donner cent pour recevoir en mille, cacher aux yeux des hommes sa misère morale, c’est boire le poison... Ne poursuivez que la “sainteté”... La grandeur de l’un est l’humiliation des autres. Le silence sur soi évite les conflits... Rejetez ce que l’égoïsme fait paraître bien mais qui nuit aux créatures. Faites ce qui paraît péché mais profite aux créatures. En un mot agissez de manière à ne pas rougir de vous-même... A quoi bon méditer sur la patience si elle ne répond aux injures ?
La notion du néant engendre la pitié.
La pitié abolit la différence entre soi et les autres.
La confusion de soi et des autres réalise la cause d’autrui.»...
... Milà s’abîme dans la contemplation mystique. Trois siècles plus tard, Tsongkhapa, s’attaquera indirectement, au moyen d’une astreignante liturgie, au mysticisme même ; il fondera la théocratie et adaptera le bouddhisme au gouvernement temporel. »...
Ed. Fayard 1976
Quand au politique et au monastique et sa soi-disante incompatibilité, clergé dit “régulier” et clergé dit “séculier” ont toujours tourné autour des puissants du monde, du pouvoir et de la finance. Nous n’avons pas à juger l’histoire qui est ce qu’elle est, celle des humains, quel que soit leur rôle sociétal. C’est justement de cela dont Marpa, Milarépa parlaient de se déconditionner !
Et de là accuser l’institution des Dalaï-Lama d’être responsable du désastre actuel du Tibet, c’est non seulement développer et afficher là aussi une profonde ignorance de la réalité historique du Tibet, mais qui plus est, d’éluder totalement que le XIIIe détenteur du titre vers les années 1920 et ultérieures essaya vainement de lever des fonds sur les richesses des monastères tibétains (propriétaires de plus de 70% du foncier !) toutes écoles confondues, qui dans un acte de subversion et de félonie refusa de se soumettre à cette nécessité d’Etat, structurer une armée moderne pour garantir l’indépendance territoriale des peuples tibétains*.
L’institution des Dalaï-Lama est de fait dans l’histoire du Tibet éminemment politique, et juger cela en reviendrait chez nous à juger nos monarchies. Ce sont des faits de l’histoire des peuples, avec de plus ou moins bonnes et moins bonnes choses comme en tout, c’est la nature même de l’existence !

* - Charles Bell, agent politique du gouvernement Anglais des Indes, apporta sont soutient personnel entier au XIIIe Dalaï-Lama à ce sujet, dans un projet de formation militaire sur une vingtaine d’années. Si trahison il y a eu à la patrie du Tibet, c’est bien dans les hiérarques [système des “tulkü” en particulier] du Tibet féodal et crasseux qu’il faut chercher ! Consulter impérativement à sujet l’article de Georges Bataille, page 33 et suite, de la revue LungTa n° 6 © C. Besuchet février 1992, Suisse et le chapitre premier “Contexte de l’action politique du XIIIe D.-L.” de l’ouvrage remarquable de Heater Stoddard Karmay, publié par la société d’Ethnographie © 1985 Paris - “Recherches sur la Haute-Asie, 9” - « Le Mendiant de l'Amdo »

Poursuivant, René Morlet nous informe qu’il y aurait des Tulküs de haut lignages qui auraient “abandonné” toute implications dans les affaires du gouvernement en exil à Dharamsala, et d’autres qui s’y sentiraient encore fortement engagés. Officiellement depuis l’été 2011, le gouvernement est issue de la société civile tibétaine. Pour le reste, c’est comme par chez nous personnes n’est dupe, aucuns prélats ne songe à délaisser son statu, ses prérogatives, et aller habillé de leur seule robe monastique (ou autre vêtements) mendier le long des chemins comme le vivait celui dont ils se réclament... et d’autres au Tibet, plus récemment, comme Dza-Patrül fin du XIXe, par exemple. Déjà si certains faisait ne serai-ce que l’expérience de ce que c’est que de fournir un travail rémunéré dans un sociétal donné, nous nous en satisferions à titre de “fraternité”, mais il est vrai que le travail est “impur”, et le fruit de ce travail ils l’acceptent avec bienveillance, cela permet au travailleur, de “purifier” ses justes (ou pas) salaires.
Bon, laissons là ces allégations fumeuses... Cependant comprenons bien que l’implication du “lamaïsme” dans l’histoire culturelle et politique du Tibet depuis des siècles est telle, que “un abandon” de sa part en vers les peuples tibétains équivaudraient à une véritable infamie sans nom !

Ananda Massoubre nous confond dans une perplexité insondable quand il nous expose qu’il n’y a pas “d’église tibétaine” ; une multitude de prélats et de structures institutionnelles monastiques sans “Eglise”, au prétexte fallacieux d’un comparatif déplacé sur le contenu doctrinal qu’il n’y a pas de “Dieu créateur imposé” dans le Lamaïsme par ailleurs extrêmement hiérarchisé, et il sait de quoi il parle puisqu’il en fait parti !
Et alors quand il nous dit que le Dalaï-Lama “n’est qu’un chef d’école parmi d’autres ; il ne représente pas son école ! Qui a d’ailleurs un autre chef spirituel très important qui gère l’école Géludpa, le Ganden Tripa”(sic) on croit “rêver” !
Si le Dalaï-Lama, effectivement bien qu’issu de l’ordre monastique des Géludpa (une branche des Kadampa anciens, réformé sous Djè Tsongkhapa) n’a pas la possibilité de changer quoi que ce soit dans cet ordre directement, sauf à influer sur la nomination du Ganden-Tripa**, en revanche il a dans sa manifestation présente reçu fin des années 80, la quasi totalité (exception faite de ce qui pouvait contrarier ses vœux monastique directement) du grand yogi Khyabjé Dilgo Khyentsé détenteur des quatre lignées majeures du Vajrayana toutes les transmissions de celui-ci. Donc c’est une contre vérité que d’affirmer péremptoirement que le Dalaï-Lama actuel n’est porteur que de la tradition Géludpa, c’est tout simplement faux. Et nous trouvons ces propos quand nous, hostile et indigne d’une personne qui par ailleurs se réclame et était de fait, de la directe influence spirituelle du premier Khyabjé Kalou rinpoché. Nous n’avons pas peur de l’exprimer ici, et fermement, cette attitude et disposition d’esprit nous indispose profondément !

(Depuis lors les “pratiques publiques” de “Dorjé Shougden” au sein des monastères de la lignée des Guelud-pa, furent interdites, mais le Dalaï-Lama en laissa la libre pratique à titre personnel. En effet cette “divinité tutélaire irascible”, est principalement dévolue chez les Guélud, à “réduire à merci” les téméraires qui se risqueraient à suivre des enseignements des “hérétiques” du Dzo-tchen et autres mystiques du Tcha-djà Tchen-po !
voir a ce sujet pages 126 à 127 et 257, de Stephen Batchelor, « Itinéraire d'un bouddhiste athée », ed. Seuil © février, 2012)

* page 141, « Karmapa », © 1976 Arché-Milano, Nik Douglas et Meryl White (trad. française Georges Driessens - 1979) avec lettre introductive du XVI Karmapa en date de 1973 page VIII et IX

** voir à ce sujet sur ce blog “L’institution des Dalaï-Lama" page 2

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Ananda Massoubre :
“ ...l’essentiel ; la cause du bouddhisme est différente de la cause du Tibet...”
— Le bouddhisme est-il “une cause” à défendre ?
“Pratiquer” le bouddhisme n’implique pas de le “défendre”, nous tentons de le vivre au-delà de la définition elle-même, c’est un état auquel nous aspirons. “Défendre” n’est pas transmettre, ce n’est plus se mettre au service de... et présenter, mais prendre un parti. Cela n’est plus proposition et inspiration pour l’existence !
René Morlet parle de “communauté bouddhiste occidentale”... là nous avons une profonde interrogation quand à ce quoi dont il parle, et si cela recouvre seulement une réalité objective ? Par exemple : le Zen Nippon est-il à inclure et où ? Occident ? Extrême-Orient ? Le Japon d’aujourd’hui étant tellement au carrefour de ses traditions ancestrales et de la “modernité” qu’il serait bien difficile d’en dire quoi que ce soit ! Rien qu’en France, nous avons rencontré des enfants de l’Indochine, des expatriés de familles princières du Laos... Nous avouons là ne pas du tout appréhender de quelle “communauté” il s’agirait ? Faire une équation quantitative et comparative avec les ressortissants du Tibet nous semble complètement incongrue, d’autant que si l’on parle de “Dharma” nous devons y inclure toute ce qui s’y rapporte de l’Inde, et alors là nous “explosons” les chiffres ! Que nous sachions, aucune “communauté” de cette catégorie générique n’était représenté à Assise le 27 octobre 1986, il y avait de nombreux représentant des traditions près-citées s’y rapportant dont le Dalaï-Lama actuel, mais rien de semblable !
Que signifie exactement “tourner la page tibétaine trop politisée” ? Se diriger vers un bouddhisme Vajrayana des pays Occidentalisés, autonome dans leurs structures temporelles ? Qui va fédérer cela, sous quelle forme, dans quel cadre des législations diverses des pays concernés ? Pour ce qui nous concerne l’U.B.F. de France ? Tout ceci reste obscur, confus, dans des arcanes tortueuses, voire très douteuses.
Ananda Massoubre nous assure que nos types de sociétés à l’occidentale son “porteuses” d’authentiques témoignages dans la vie laïque, et particulièrement au sein d’une famille.
Nous en sommes bien convaincu, mais hélas la réalité de l’expérience est tout autre, et ce à commencer par l’entité du lignage auquel il se déclare être rattaché actuellement, soit Dhagpo Kagyu Ling, où nous avons pu y vivre l’expérience très exactement opposé à l’extrême ! Mais qu’il se rassure Kagyu-Ling n’était pas mieux, et franchement mis à part Khyabjé Dilgo Khyentsé et Jamyang Dorjë (Nyoshül Khen R.), nous n’avons jamais eu droit à un quelconque respect de pratiquant du Vajrayana. Mais ces deux maîtres incomparables ont largement suffit à compenser pour ce qui nous concerne le déficit patent par ailleurs. Ce fut beaucoup plus compliqués et douloureux pour nos quatre enfants et notre ex-épouse.
René Morlet semble s’engloutir dans des clichés de mauvais alois quand il nous fait part de ses états d’âmes ; “... deux univers profondément opposés, le monde matérialiste occidental devenu étranger à la spiritualité...”(sic), nous finissons par nous demander dans quel monde il vit exactement lui aussi ! Il n’y a pas de “mondes opposés”, il y a des manifestations diversement obscures partout sur cette Terre. Quand aux “missionnés d’ici-bas”, nous avons eu tout loisir au cours de notre existence atypique d’en éprouver la teneur, mieux vaut ne pas trop s’attarder en leur compagnie ! Nous nous satisferions amplement que ceux et celles qui sont “au service” de ce dont ils se réclament, fassent leur travail avec sérieux, compétence, attention, écoute et respect, plutôt que d’avoir des préoccupations d’un tout autre ordre dans le règne du “paraître” !
Ananda Massoubre nous affirme être un pont entre l’Occident et l’Orient, nous lui serions reconnaissant d’essayer d’être un lien authentique entre les “kayas” vers cette dimension... :
« La méditation, c’est la somme de toute énergie. Ce n’est pas l’énergie créée par la pensée à l’occasion des frictions qu’elle suscite, mais l’énergie qui se manifeste dès qu’il n’y a plus trace de conflit au sein de l’esprit. Le mot religieux est sans doute celui qui décrit le mieux l’acte de rassembler toute son énergie afin d’agir avec attention. Un esprit religieux sait être attentionné, c’est à dire qu’il fait preuve d’égards, d’attention, il sait regarder, observer. Et cette observation est pleine d’affection, de compassion. »
Jiddhu Krishnamurti, « Cette lumière en nous, la vrai méditation », page 50 - Ed. Stok © 2000

http://camisard.hautetfort.com/index-2.html


Dernière édition par Hild-Rik le Jeu 11 Oct 2012, 12:43, édité 4 fois
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par Pema Gyaltshen le Sam 29 Sep 2012, 12:57

Là, c'est du bon travail de recherche et d'analyse, je ne puis que témoigner de mon respect Hild Rik !

Toutefois, si je puis me permettre, le précieux texte du sujet, le Bodhicaryavatara de Shantideva est lui, absolument une merveille qu'il convient d'étudier...





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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par Hild-Rik le Sam 29 Sep 2012, 19:31

Bonjour,

Oui nous avons eu la possibilité de recevoir cette précieuse transmission, fin août 1991, du Dalaï-Lama actuel sur la côte-de-Jör en Dordogne. Ce fut un événement mémorable dans son ensemble...





... nous en avons vidéo et le texte attenants hérité du lignage de Dza-Patrül « La marche vers l'éveil » de Shàntideva, ed. Padmakara 07-1991.
« Les hommes vaincus par l'orgueil sont des lâches et non des orgueilleux : car l'homme orgueilleux ne se rend pas à son ennemi, et ceux-là acceptent le joug de leur ennemi : l'orgueil. »
p. 63, stance 56

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- Il va de soi que je ne m'exclue pas de cet aspect qui afflige (parmi d'autres états) la nature humaine, je me suis borné là à soulever des éléments qui selon ma personne, justifiaient un recadrage d'écriture, de personnes pour qui par ailleurs j'ai eu du respect en son temps, un temps qui nous à éloigné, et je le regrette, pour nous tous, cela m'attriste profondément, comme bien d'autres choses dans mon humble vie, essayant chaque jour de métamorphoser cela en sagesse compassionnelle. Ce sont des personnes qui sont sous de lourdes responsabilités, ce qui n'est évidemment pas mon cas, aussi nul jugement dans mes commentaires, cela ne « collait pas », c'est tout. Nous souhaitons mieux d'eux, et pour eux... et pour nous...!

Pour le reste je fait confiance, la spiritualité du Dharma est un joyau qui continuera à abreuver bien des êtres, d'un façon ou d'une autre... c'est la gratitude qui m'habite au jour le jour, quand j'arrive à être bien disposé, étant affligé d'un tempérament qui peut se révéler pénible pour autrui et moi-même, mais je travaille dessus, et j'ai des ami(e)s qui m'aident à ce sujet aussi ! Alors soyons heureux de cela...

Bien cordialement.
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Côte-de-Jör fin août 1991

Message par Hild-Rik le Mar 02 Oct 2012, 11:09








Pour le reste comme nous le font savoir si charitablement, « Pema Gyaltshen » :
« … Il ne suffit pas d'avoir eu le merveilleux karma de rencontrer des êtres comme Dilgo Khyentsé Rinpoché pour s'éveiller n'est-ce pas ? Il faut pratiquer ensuite... »
Ainsi que « karma Djinpa Gyamtso » :
« … personnellement je n'ai pas besoin de défendre mes idées car au fond de moi je sais qu'elles sont juste.
Navré de ne pas avoir la pointure pour vous éclairer davantage, pourtant il y en aurait vraiment besoin. »

- Nous sommes bien conscient de notre mécréance, athée laïc à la conscience opaque, et de n'avoir non seulement rien assimilé correctement du « Lamaïsme tibétain », est finalement n'en n'avoir rien compris et être dans une espèce de pratique simiesque et grotesque... aux « samaya » bidons !
Nous sommes vraiment navré de nous avoir impliqué(e)s dans cette tradition et dérangé ses représentants professionnels et officiels, c'était vraisemblablement un gros malentendu !








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L'intégrisme "lamaïque"... ?

Message par Hild-Rik le Jeu 04 Oct 2012, 17:34

Bonjour,

Voilà des propos tenus qui seront appréciés à leur juste valeur... par les personnes concernées de près ou d'à côté...

Réné Morlet : Acceptez-vous l'avortement généralisé, prescrit médicalement pour le confort des gens ?
Shamarpa : La mort d'un fœtus est la mort d'un être humain... C'est un acte négatif. Pour un bouddhiste, seule la contraception est un acte positif.


Le Bouddhisme tibétain et ses grands maîtres réincarnés - Entretiens avec les grands Lamas Tulkous réincarnés
ed. L’Harmattan-2011, de :
René Morlet, avec interview du Shamarpa
page 349


- Il y aurait donc des "gens" (du genre féminin par voies de nécessité !) qui se font avorter « par confort »... !? Vous en connaissez-vous des femmes qui ont recours à l'avortement pour leur confort !?
Nous avions les « cathos » intégristes, nous avons maintenant le « lamaïsme » intégriste... quelle avancée... ! Toute fois la contraception est tout de même accepté... c'est une grande avancées certes, mais qui ne vient pas de la culture scientifique du "lamaïsme" que je sache...
Les choses sont un peu plus compliquées et délicates dans notre monde moderne séculier, mais il s'avère que chacun finalement vit dans le sien « de monde »... et fait en sorte de le promouvoir par tous moyens... alors bon, chacun sa route...
Quand à définir ce qui serait « un être humain » en conscience et ce qui ne l'est pas, ou en devenir, l'avortement d'une humanité qui se fige dans des institutions fossiles et du gâchis sans nom qui en résulte, vaste sujet philosophique qui ne nous avance pas beaucoup sur notre possibilité de nous libérer concrètement ici et maintenant des conditionnements de notre civilisation, et des fonctionnements de notre cerveau... Quel est la nature de notre conscience quand notre cerveau est mort ainsi que notre personnalité unique et sans précédant et non reproductible à l'identique... ?
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par karma djinpa gyamtso le Jeu 04 Oct 2012, 17:45

Hild Rick je crains que le votre (cerveau) fonctionne un peu trop. Quant au livre que vous citez a plusieures reprises, personnellement je l'ai commencé et n'ai pas pu le terminer tellement il m'a soulé, pour parler franchement.

Bonjour
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par Pema Gyaltshen le Ven 05 Oct 2012, 07:04

Oui, j'en connais des femmes qui se sont fait avorter par confort...c'est assez courant malheureusement !


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Les "macho-man"...

Message par Hild-Rik le Sam 06 Oct 2012, 00:38

"j'en connais des femmes qui se sont fait avorter par confort..."

- Oui... vous par exemple, et je n'en doute pas... ! Laughing Laughing Laughing
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par Pema Gyaltshen le Sam 06 Oct 2012, 09:04

Ha ha ha...que c'est drôle Rolling Eyes

j'en profites d'ailleurs pour dénoncer le rôle parfois très néfaste des "assistantes sociales" et "conseillères de planning familial" qui encouragent des femmes en moment de détresse en les influençant vers la solution de l'avortement de "confort" justement, pour éviter de résoudre les problèmes économiques.
Je connais , en effet différents cas où cela s'est produit, avec des femmes qui au départ voulaient garder leur enfant puis après consultation des " psy" de services ont changé d'avis...c'est lamentable.

Fuir son karma n'est pas une solution "confortable" à long terme...celles et ceux qui ont compris la base de la loi du karma comprendront.



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engagements inutiles...

Message par mahii le Sam 06 Oct 2012, 15:27

Bonjour "karma Djinpa Gyamtso",

« Hild Rick », tiendra vos engagements de ne plus répondre à ses interventions... !

https://www.larbredesrefuges.com/t8462-enseignement-de-lama-guendune-rinpocthe-dhagpo-kagyu-ling#71030

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Le confort de la détresse...

Message par Hild-Rik le Sam 06 Oct 2012, 18:43

... "conseillères de planning familial" qui encouragent des femmes en moment de détresse en les influençant vers la solution de l'avortement de "confort" justement, pour éviter de résoudre les problèmes économiques.

- Oui, évidemment si vous parlez des "conseilleurs", et non pas des "payeurs", en l'occurrence, l'institutionnel, c'est une autre vision des choses. Les institutions qui prennent des décisions de conforts pour elles mêmes, aux détriments des personnes concernées, cela nous connaissons bien, ce que nous dénonçons par ailleurs, et qui ne semble pas soulever plus d'indignations que cela, nous avons pu le constater effectivement sur ce forum...

Question : Dans la réalité de l'état de détresse, la notion de décision de « confort » est elle recevable pour la/les personne(s) concernée(s), dans la mesure où l'une s'adresse à l'essentialité de Vie, et l'autre au superflu et au non vital... ?

(question subsidiaire : avez vous eu à « charge » d'enfant(s) d'avant leur conception, venue au « monde », éducation, accompagnement quelque soit les circonstances, jusqu'au delà de leur mort ?)
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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par hananou le Lun 08 Oct 2012, 09:17




C'est un Trésor d Amour merci KDG


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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par hananou le Lun 08 Oct 2012, 09:21



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Re: Bodycaryavatara - Trinlay Tulkou

Message par hananou le Lun 08 Oct 2012, 09:26



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l'institution en question des "tulkus"

Message par mahii le Jeu 11 Oct 2012, 19:09

Bonjour,

http://www.bbc.co.uk/news/magazine-19702122

http://www.bbc.co.uk/iplayer/episode/b01mx2sm/The_Reluctant_Lama/


Ces témoignages de Osel Hita Torres sont vraiment intéressants, touchants et poignants, et devraient porter à une profonde réflexions sur l'évolution de cette institution tellement anachronique et a la dérive dans nos sociétés de cultures occidentales moderne.

Bonne soirée.
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Droits de l'enfant

Message par Hild-Rik le Ven 12 Oct 2012, 12:08

Bonjour,

Oui, en effet Osel Hita Torres pose la question du droit de l'enfant dans nos sociétés occidentalisées, à jouir de l'affection de ses proches dans la construction équilibrante de sa personnalité, qui se développe en conscience vers les trois ans. Et plus tard d'être en relation adéquat avec son environnement culturel et éducatif.
Il laisse entendre clairement que l'on doit dans un cas de figure comme celui-ci, laisser en dernier recours à l'enfant le soin de décider de son devenir à l'approche de la majorité légale du droit commun.
Nous développons une extrême sympathie pour ce jeune homme, souhaitant qu'il puisse vivre une synthèse harmonieuse de sa nature humaine en toute liberté de conscience.

Bien vous...

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