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    Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

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    Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

    Message par Karma Trindal le Dim 11 Mai 2008, 10:46



    La Mort selon les bouddhistes



    Que se passe-t-il au moment de la mort ? Mais sait-on au juste ce qu'est la mort et quand elle apparaît vraiment ?

    Par Tich Thien Châu

    Le point de vue du vénérable Tich Thien Châu, moine vietnamien

    Les phénomènes psychophysiques qui nous constituent naissent et meurent perpétuellement, à chaque instant pendant toute la durée de cette vie. En d'autres termes, la dissolution et la disparition sans cesse répétée de chaque combinaison psycho -physique momentanée.

    A propos de l'instantanéité de l'existence, Buddhagosa a écrit, dans le Visuddhimagga, VIII : "Au sens absolu, nous n'avons qu'un temps de vie très court. La vie ne dure que le temps d'un unique instant de conscience. Tout comme la roue d'un chariot, qu'il roule ou soit immobile, ne s'arrête jamais que sur un point de la jante. Ainsi, la vie d'un être ne dure qu'un unique instant de conscience. Dès que cesse cet instant, I'être cesse aussi". La biologie nous informe aussi qu'en un an 98% des cellules de notre corps changent. Ainsi, la mort en tant que rupture des facultés vitales d'une forme d'existence n'est que l'interruption temporaire d'une forme, d'une apparence ; elle n'est pas l'annihilation complète d'un individu ; elle est, bien plutôt, la manifestation du passage immédiat à une autre existence. Seules les formes des organismes cessent de fonctionner, mais l'énergie, la soif d'existence inclue dans la force karmique, continue de se manifester dans une autre forme de vie. En conséquence, la loi de cause à effet opère sans interrompre les processus de vie.

    L'individu est toujours responsable de ses actions et héritera de leurs résultats. En examinant la mort (la conception de la mort dans le Bouddhisme) à l'aide de ces points de doctrine, nous considérons de toutes façons la mort comme un phénomène aussi normal que la naissance. Sur ce sujet, voyons les explications du Bouddhisme concernant ce qui se passe au moment de la mort.

    Généralement les gens sur le point de mourir étant physiquement faibles, ne peuvent contrôler ou diriger leurs pensées. Aussi, des impressions provoquées par des événements importants de leur vie présente ou de leurs existences passées, apparaissent activement dans leur esprit qui se trouve incapable de les rejeter.

    Ceci constitue les trois sortes de pensées au moment de l'approche de la mort :

    1. Le souvenir d'actions importantes, bonnes ou mauvaises, accomplies précédemment (karma)

    2. Le symbole de ces actions (Kammanimitta), par exemple, le fusil avec lequel on a tué quelqu'un.

    3. L'image de l'endroit où l'on doit renaître (gatini mitta), par exemple le lieu de souffrance extrême (naraka) pour les meurtriers, ou le lieu bienheureux (devaloka) pour les généreux.

    Ces trois objets de pensée que l'on ne peut choisir consciemment apparaissent clairement dans l'esprit au moment de la mort. Ces pensées à l'approche de la mort constituent des actions près de la mort (maranasanna kamma) influençant et déterminant le caractère de l'existence à venir de la même façon que la dernière pensée précédant le sommeil peut devenir la première pensée au réveil.

    De même, les actions les plus importantes d'une vie (garuka kamma), ainsi que les actions habituelles, bonnes ou mauvaises deviennent les pensées actives et prédominantes dans les dernières minutes. Si quelqu'une de ces actions est absente au moment de la mort, l'action cachée (katatta kamma) constitue la force qui produit la naissance. Il y a ainsi quatre catégories d'actions (Kamma) qui conditionnent l'apparition des pensées qui précèdent la mort. Après que ce processus de pensée soit apparu dans la conscience directrice (tadalambana) dont la fonction est d'enregistrer les impressions réelles, la pensée de la mort (cuticitta) advient. C'est la fin de cette existence.

    Du raisonnement aux preuves "Que se passe-t-il après la mort ? " A ce propos, le Bouddha a exposé la "doctrine de la renaissance". Cette doctrine a son origine dans l'illumination du Bouddha et non dans aucune des croyances pré-bouddhistes avec lesquelles elle a souvent été, à tort, confondue. D'après cette doctrine de la renaissance, la mort est une porte qui s'ouvre sur une autre forme de naissance. Les deux existences sont réunies par la conscience de renaissance (patisandhi-vinnana) qui est conditionnée par la pensée précédant la mort (maranasanna javanacitta) et qui réapparaît au moment de la conception, c'est à dire avec la formation d'une nouvelle vie dans la mère. Cette conscience est identifiée comme "l'être à naître" (gandhabha). Immédiatement après, elle disparaît dans le courant subconscient de la nouvelle vie (bhevangasota) qu'elle conditionne sans interruption. C'est ainsi la conscience de renaissance qui détermine le caractère latent d'un individu. Il faut remarquer que le Bouddhisme ne dénie nullement l'hérédité parentale, mais insiste sur le fait que l'hérédité essentielle est la force karmique incluse dans le troisième facteur, qu'on appelle couramment "l'être à naître" (gandhabha), de la conscience de renaissance. De la mort à la renaissance, le courant de conscience est transmis sans l'intervention d'aucun intermédiaire (antarabhava). De même, la conscience de renaissance ne transmigre jamais d'une existence passée à une existence ultérieure. Il peut être utile de comparer cela à des phénomènes tels que l'écho, la lumière d'une lampe, l'impression d'un sceau ou l'image dans un miroir. Les deux existences consécutives ne sont ni identiques ni différentes (Milindapanha p. 40).

    Comme la conscience de renaissance est conditionnée par la force karmique, on peut renaître après la mort dans l'une ou l'autre des cinq possibilités suivantes :

    1. le lieu de souffrance extrême

    2. le règne animal

    3. les esprits

    4. l'humanité

    5. les mondes célestes.

    Il est bon de dire à ce propos que la doctrine de la renaissance qui est une théorie de la continuité de l'être après la mort, est différente de la doctrine de la réincarnation ou de la transmigration Hindoue ; car c'est en effet une doctrine séparée et tenant le milieu entre les deux extrêmes :

    La théorie de l'éternité (sassataditthi) qui admet l'existence d'un ego persistant ou d'une personnalité existant indépendamment de ses processus psychophysiques.

    La théorie de l'anihilation (uccedaditthi) qui, à l'opposé, admet l'existence d'un ego ou d'une personnalité qui s'identifie entièrement à un processus psycho-physique et, par conséquent, est annihilé par la mort. La doctrine de la renaissance n'est pas un dogme qui doit être accepté d'avance, mais plutôt un principe qui peut être vérifié. Les 20 cas de renaissance recueillis et analysés par le Docteur Ian Stevenson Department of Neurology and Psychiatry School of Medicine, University of Virginia, et publiés sous le titre de "20 cases suggestive of reincarnation" en constituent une preuve.

    Tich Thien Châu

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    Re: Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

    Message par Karma Jimpa Dreulma le Lun 07 Juil 2008, 21:23

    La mort est un sujet trés interressant bien que pour ma part pleins de questions me trotte encore dans la tête comme beaucoup d'autre personne je supose!
    La mort ne fait plus vraiment peur ,bien que je ne m'en réjouisse pas du tout ,j'ai été confrontée ses dernier temps a plusieurs décès autour de moi et cela m'a assez pertuber l'esprit ,mais j'essaie de gérer ,mais ce n'est pas évident du tout !

    Merçi pour cet article ,j'vous fais un gros bisous a chacun de vous ! bonne soirée


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    Re: Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

    Message par tindzin le Sam 22 Mai 2010, 21:23

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je vous livre un texte que j'ai débuté à écrire tôt ce matin à mon réveil et que je viens de terminer.

    Bonne soirée à vous toutes et tous.

    tindzin


    Des Enfers :

    Ainsi une interrogation m'interpelle. Il est dit dans le cas d'une renaissance en tant qu'être humain, que le principe conscient qui se trouve dans le Bardo en ce moment, voit ses futurs parents accouplés et que s'il est attiré par la mère il naîtra homme et s'il est attiré par le père, il naîtra femme.

    Cela indique clairement donc, que les bouddhistes pensent où plutôt affirment, qu'au passage de la mort, si la plupart d'entre nous perdons toutes traces de notre vie précédente, qu'en tous cas dans le Bardo, nous avons conscience d'où nous allons renaître.

    Ainsi ma question est:

    Lorsque s'ouvre devant nous les Enfers, est-on pétri d'effroi ou au contraire accueille t'on ce nouveau lieu d'existence avec enthousiasme?

    Pour ma part (mais c'est une logique par rapport à mon présent), je pencherais que l’on est pétri d'effroi, mais que l'on ne puisse rien faire pour inverser l'inéluctable, à cause sans doute, avoir vécu une ou plusieurs existences de fuites en avant successives, afin d'éviter toutes les situations pénibles dans lesquelles nos mauvaises actions passées nous ont empêtré.

    Ainsi naturellement, nous nous trouvons confronté, à cette effroyable destinée.

    Pour exemple, je prendrais une situation forte, ceux se trouvant dans cette présente existence en position haute, comme par exemple les employeurs qui lorsqu’ils retournent des dossiers de candidatures non retenus, pour la plupart emploient la formule de «politesse », c'est à regrets..., alors que ceux-ci, de regret n'en ont très certainement aucun.

    A mon sens ceux-ci n’ont pas le moindre sens des convenances et certainement pas de politesse, ni respect des autres, à commencé par la propre estime d'eux-mêmes.

    A mon avis, la politesse serait d’énoncer clairement les raisons pour lesquels ils n'ont pas retenus tel dossier, afin de permettre au postulant de combler ses manques.

    Pour moi cet exemple banal dénote juste l'état de notre monde, et le niveau de conscience qu’ont la plupart des gens, soit un repli sur soi, sur ça si précieuse et délicate personne, et ses petits besoins.

    Aucune ouverture à attendre, ni envers les autres, ni envers le monde.

    Tout comme ces directeurs administratifs, qui reportent leur responsabilité de non engagement où de non entrée en matière à la décision d’un tiers, comme souvent eux-mêmes pour se couvrir le disent, démontre à mon sens, que cela tient plus à leur manque total de clairvoyance et d’éducation, qu’à leur hypocrisie.

    Aussi important soit le personnage que nous croyons être, comment pourrons-nous espérer obtenir pour nous même après cette existence, si nous nous comportons ainsi avec autrui, sans même être directeur, une place autre qu'une renaissance chez les animaux, les fantômes affamés, voir en Enfer?

    Que dire alors de ceux qui suite à leurs choix passés, ont été placés dans des situations extrêmes, qui à cause du caractère éprouvant de telles situations, n’ont su en compensation de celles-ci, qu'écraser, mentir, trahir, voler ou tuer, en un mot détruire autrui, pour préserver et augmenter leur unique profit et bienêtre.

    Eh bien ceux-ci ayant succombé à leur égocentrisme, leur narcissisme, leur vengeance et leurs bas instincts, sans pouvoir conserver aucune noble attitude, ni détachée, ni altière, ni faire face à la vie avec retenue autant que rigueur, droiture et responsabilité, n’auront donc ni compris l’opportunité unique d’avoir pu obtenir ce corps humain et encore moins tenté le but ultime de dominer leur esprit.

    Bien que l'on puisse demander des comptes à ceux ayant choisi de nous faire payer leurs erreurs, rien ne nous autorise cependant à les voler, les trahir ou les détruire.

    Autrement le jour où se dressera l’obstacle autant magnanime et impartial, que monstrueux et incontournable, nous n’aurons d’autre à maudire que nous même.

    L’Enfer ne sera en fait finalement que le reflet de notre propre conscience et la sévérité ne sera également, que proportionnelle aux souffrances que l'on aura fait endurer à autrui.

    Le cas des suicidés comme je l'ai déjà exprimé et aussi très intéressant.

    Car en opposition aux escrocs qui projettent contre autrui leurs violences, leurs insatisfactions et leur impossibilité d'assumer leurs responsabilités, les suicidés eux, retournent leur violence et leur impossibilité de faire face à leurs responsabilités, contre eux-mêmes.

    Puis la plupart du temps il choisissent soit une mort qu'il croient douce, tranquille et lente, soit s'endormir paisiblement, mais surtout définitive en absorbant des cachets, où tout au contraire choisissent une mort violente, mais supposée rapide, et c'est là que j'ai un gros doute, car pour qui a eu un accident de la route, sur le nombre pour ma part que j’en ai eu, à deux reprises, y compris une fois avec un passager, alors que pour les observateurs extérieurs la scène ne dura que quelques fractions de secondes, j'ai vécu et gardé le souvenir, ainsi que mon passager, d'une interminable lancée où la percussion du véhicule nous barrant la route, notre point d'arrêt inéluctable, se rapprochait de nous au ralenti, comme dans un cauchemar inextricable.

    Par extension j’imagine la balle traversant un crâne, l'être broyé sous les roues d'acier d'un train, la chute dans le vide avec où sans corde au cou, etc...

    Au-delà de ces morts ni douce, ni enviable, qui ultimement ne sont en aucun cas libératrices, aussi malheureux et effroyable que cela puisse être pour les proches restant, elles portent surtout en elles, les germes d’une renaissance direct en Enfer.

    Mon intuition pourtant me dit, que dans la pensée bouddhiste, ces Enfers ne sont pas ultimement des lieux de punissions, même s’ils sont perçus comme tel, mais au contraire ceux-ci sont des lieux de compassion et de bienveillance, puisque au-delà d'être des lieux de souffrances, ce sont des lieux de décharge, de purification, de rétablissement rédempteur, donnant accès à un futur cycle et d’autres possibles.

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    Re: Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

    Message par Pema Gyaltshen le Sam 22 Mai 2010, 22:55

    Aux commentaires du Vén. Thich Thien Châu, j'ajoute ceux de Matthieu Ricard :

    Jeudi 14 janvier 2010

    Tout d’abord, il faut bien comprendre que ce qu’on appelle réincarnation dans le bouddhisme n’a rien à voir avec la transmigration d’une “entité” quelconque, rien à voir avec la métempsycose.
    Tant que l’on raisonne en termes d’entités plutôt que de fonction, de continuité de l’expérience, le concept bouddhiste de renaissance ne peut pas être compris. Il est dit “qu’aucun fil ne passe au travers des perles du collier des renaissances.”
    Il n’y a pas identité d’une “personne” au travers de renaissances successives, mais conditionnement d’un flot de conscience

    Conventionnellement, on peut parler de conscience “individuelle” même si l’individu n’existe pas en tant qu’entité autonome, car l’absence de transfert d’une entité discontinue ne s’oppose pas à la continuation d’une fonction.

    Que le moi n’ait pas d’existence propre, n’empêche pas qu’un courant de conscience particulier ait une histoire et des qualités qui le distinguent d’un autre. Qu’il n’y ait pas de barque flottant sur le fleuve n’empêche pas celui-ci d’être chargé de sédiments, pollué par une usine de papier, ou clair et limpide. L’état du fleuve à un moment donné est l’image, le résultat de son histoire. De la même façon, les courants de conscience individuels sont chargés du résultat des pensées positives ou négatives, ainsi que des traces qu’ont laissé dans la conscience les actes et les paroles issues de ces pensées. Le propos de la pratique spirituelle est de purifier ce fleuve, peu à peu.
    L’état ultime de limpidité est ce qu’on appelle la réalisation spirituelle. Toutes les émotions négatives, tous les voiles qui masquent la connaissance sont alors dissous. Il ne s’agit pas d’anéantir le “moi”, lequel n’a jamais véritablement existé, mais simplement de démasquer son imposture. En fait, si ce “moi” avait une existence intrinsèque, on ne pourrait jamais le faire passer de l’existence à la non-existence.


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    Re: Naissances et vies: La mort selon les bouddhistes

    Message par tindzin le Dim 23 Mai 2010, 00:09

    Salut Péma Gyaltshen,

    Je suis en accord parfait avec le texte que tu as déposé, et pas parce que celui-ci a été rédigé par Matthieu Ricard, en fait le sujet naissance étant intimement lié à celui de karma, que je me permets ci-dessous de reproduire un extrait, en fait la fin d'un texte de mon cru, que j'ai déjà posé en commentaire dans le post de : La Loi du karma.

    Bonne soirée à vous toutes et tous, ainsi qu'à toi Péma Gyaltshen et merci encore pour le texte très clair et limpide que tu as ci-dessus, déposé.

    tindzin


    "D’après mon intuition, la notion de pardon comporte de grands risques, dont celui qu’est la notion d’oubli, alors plutôt que pardonner et oublier, l’on peut utiliser me semble t’il cette énergie issue du conflit, voir de l’atteinte et la mise en péril de notre propre personne et avoir plutôt une attitude compatissante, celle-ci mettant en lien et activera les processus expansifs et dynamiques favorisant une ouverture, une reconnaissance de l’autre, qui se trouve à ce moment là, dans une pénible situation, voir dans une délicate et périlleuse détresse mentale, l’ayant conduit à commettre un ou toutes sortes d’actes erronés, l’enfermant et le conduisant plus que dans une impasse, mais dans un couloir confusionnel qui va le desservir pour longtemps, jusqu’à ce que cet être retrouve son point d’équilibre, inversera et invalidera ses comportements négatifs, pour à son tour se libérer de l’illusion, de ses conditionnements erronés et finalement du samsara.

    A vrai dire, tout s’élevant de l’énergie non née et non créée nommée dans le bouddhisme Dharmakaya, ultimement selon mon intuition les karmas n’existent pas, mais il se pourrait cependant, qu’un processus énergétique, dynamique et fluides, engendre pour chaque « conscience » s’élevant et agissant dans l’illusion du samsara, des charges positives et négatives qui leur serait associées et qui véhiculerait une fréquence spécifique et unique, d’un état (monde) à un autre en fonction de divers conditionnements et appétences, que dans le bouddhisme nous attribuons, et nommons sous la dénomination référentielle de karmas".

      La date/heure actuelle est Dim 20 Mai 2012, 08:12