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Plaidoyer pour le bonheur, Mathieu Ricard.

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Plaidoyer pour le bonheur, Mathieu Ricard.

Message par Renard sauvage le Jeu 05 Oct 2017, 14:52

Un très beau livre de Mathieu Ricard, clair et motivant, qui s'inscrit dans la série de ces différents plaidoyers, comme celui qu'il a écrit pour les animaux.




Ci-dessous, un extrait :


_____________________________




page 250 de l'édition pocket, chapitre 17 « Le Bonheur dans la tempête », sous-partie intutilée « Un exercice spirituel : observer la source des pensées)




"Comment pouvons-nous mettre fin au sempiternel retour des pensées perturbatrices ? La réponse se trouve dans les méthodes d'entraînement de l'esprit, grâce auxquelles la force des habitudes mentales peut diminuer et finir par disparaître. Khyentsé Rinpoché prend comme image le dégel :




" Pendant l'hiver, le gel fige les lacs et les rivières, et l'eau devient si solide qu'elle peut porter les hommes, bêtes et véhicules. Avec le printemps, la terre et les eaux se réchauffent : c'est le dégel. Que reste-il alors de la dureté de la glace ? L'eau est douce et fluide, la glace dure et coupante. On ne peut pas dire qu'elles soient identiques ni, non plus, qu'elles soient différentes, car la glace n'est que l'eau solidifiée et l'eau, de la glace fondue. Il en est de même de nos perceptions du monde extérieur. S'attacher à la réalité des phénomènes, être tourmenté par l'attirance et la répulsion, de même que par les préoccupations mondaines, voilà qui produit comme une embâcle dans notre esprit. Alors, faisons fondre la glace de nos frustrations, afin que sa fraîcheur adoucisse les feux de la passion" (Dilgo Khyentsé Rinpoché, Les Cent Conseils de Padampa Sanguié)




Nous nous sommes élevés sur un plan qui dépasse la douleur à tel point qu'elle en devient imperceptible. Sinon, en nous résignant à être en permanence la victime de nos pensées, nous ressemblons au chien qui court après chaque pierre qu'on lui lance. Étroitement identifié à chaque pensée, nous la suivons et la renforçons dans des enchaînements d'émotions sans fin. Pourtant, si nous examinons la situation avec un peu de recul, nous lui trouverions très souvent un aspect comique : en proie aux tourments de l'égo, nous sommes pareils à un gamin qui trépigne de rage parce qu'on a contrarié ses caprices.




Au lieu de nous agiter de la sorte, regardons simplement ce qui se trouve au fond de l'esprit, à l'arrière-plan des pensées. N'y-a-t-il pas là une présence éveillée, libre de fabrications mentales, transparente, lumineuse, qui ne troublent pas les idées relatives au passé, au présent, et au futur ? En essayant de rester dans l'instant présent, libre de concepts, en agrandissant peu à peu l'intervalle qui sépare la disparition d'une pensée de l'apparition de la suivante, il est possible de demeurer dans un état de simplicité limpide, qui, pour être libre de fabrications mentales, n'en est pas moins lucide, et qui, pour persister sans effort, n'en est pas moins vigilant.




Nous entraînant à l'observation de la source des pensées, nous réalisons que chacune d'elle surgit de cette pure conscience pour s'y dissoudre à nouveau, comme les vagues émergent de l'océan puis s'y dissolvent. Il n'est pas nécessaire d'aplatir ces vagues par la force, comme en voulant les couvrir d'un plateau de verre : elles se résorbent d'elles-mêmes. Il est en revanche salutaire de calmer le vent des conflits intérieurs qui forment ces vagues et les propagent. Nous avons déjà vu qu'en comprenant la vacuité d'existence propre des pensées il est possible de rompre leur enchaînement interminable. Nous ne sommes plus le chien courant après chaque pierre, mais le lion à qui on ne peut en lancer qu'une, car au lieu de la poursuivre, il se retourne vers le lanceur. La première pensée est comme une étincelle : elle n'acquiert de force que si on lui fournit le moyen de se propager. C'est alors qu'elle peut s'emparer de notre esprit.




Diglo Khyentsé Rinpoché racontait l'histoire d'un chef de guerre du Tibet oriental qui avait abandonnée toutes ses activités martiales et mondaines pour se retirer dans une grotte. Il y médita pendant plusieurs années. Un jour, une volée de pigeons vint se poser devant sa grotte. Il leur donna des céréales. Mais la contemplation de ces oiseaux qui se déplaçaient comme une petite troupe lui évoqua les légions de guerriers qu'il avait eu sous ses ordres. Cette pensée lui rappela ses expéditions et il éprouva une colère croissante contre ses anciens ennemis. Les souvenirs ne tardèrent pas à envahir son esprit. Il descendit dans la vallée, retrouva ses compagnons d'armes et partit guerroyer à nouveau. C'est là un exemple qui illustre de manière flagrante la façon dont une simple pensée anodine grossit jusqu'à devenir une obsession irrépressible, tout comme un minuscule nuage blanc se transforme en une énorme masse noire zébrée d'éclairs.




À moins que l'on intervienne au cœur même du mécanisme de l'enchaînement des pensées, de telles proliférations ne cessent de s'étendre. Comme l'explique Khyentsé Rinpoché :




« Livrées à elles-mêmes, les pensées créent le samsara. [enfer] Soustraites à tout examen critique, elles gardent leur apparente réalité, perpétuant la confusion avec toujours plus de force. Pourtant, aucune d'entre elles, qu'elle soit bonne ou mauvaise, ne possède la moindre réalité tangible. Toutes, sans exception, sont totalement vides, comme des arcs-en-ciel, immatérielles et impalpables. Rien ne peut altérer la vacuité, même quand des voiles superficiels la dissimulent à notre vue. En fait, il n'est pas nécessaire d'enlever ces voiles, il suffit de reconnaître qu'ils sont illusoires pour qu'ils disparaissent. Quand les pensées obscurcissantes s'évanouissent, l'esprit repose vaste et serein dans sa propre nature. » (Dilgo Khyentsé Rinpoché, Les Cent Conseils de Padampa Sanguié)




En se familiarisant peu à peu avec cette façon de gérer les pensées, on apprend à se libérer des toxines intérieures, de l'anxiété et du doute. L'esprit devient comme le ciel que ne trouble jamais la présence des nuages, qui n'entretient pas non plus l'espoir de voir apparaître des arcs-en-ciel et n'est pas déçu de n'en voir aucun. Les pulsions et les attachements qui nous affectaient jusqu'alors, apparaissent aussi lointains que les clameurs de la ville à celui qui est assis en haut d'une montagne. "



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